Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

dimanche 22 juillet 2012

Le Beth –Hamikdach (temple)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

3 Menahem Av 5772


Durant les trois semaines, il est une coutume d'étudier les lois qui régissent la construction du Beth-Hamikdach (temple) :

" Au matin, un peu avant l'aube, le responsable du Temple réveillait les Cohanims (prêtres) qui étaient dans une des salles du Beth-Hamoked... (Un d'eux) prenait les clés et ouvrait la porte de la cour du Temple... 

Les Cohanims entraient avec dans leurs mains des torches. Ils se séparaient en deux groupes. Le premier se dirigeait vers l'est et l'autre vers l'ouest. Ils vérifiaient que tout était en ordre dans le Temple. Puis les deux groupes se rejoignaient près de la chambre où l'on préparait les 'Havitin (galettes offertes tous les matins sur l'Autel par le Grand Prêtre). Ils se disaient les uns aux autres : Chalom (Bonjour) ! Tout est en paix !

... On suivait cet ordre toutes les nuits, sauf la nuit de Chabbath. Alors les Cohanims ne portaient pas de torches. Ils s'éclairaient grâce aux lumières qui étaient allumées depuis la veille du Chabbath."

(Rambam - Conclusion des lois Beth Habé'hira).



Le Rambam conclut les lois de Beth Habé'hira par le sujet de la garde du lieu saint. Pourquoi ? Car selon Maïmonide, la garde du Temple n'est pas un des services du Temple puisque D-ieu n'a aucun besoin d'être gardé. Mais cette action avait pour but d'ajouter dans la splendeur au Sanctuaire, puisque le fait d'avoir des gardiens devant un palais révèle l'attention que les hommes portent pour ce lieu.

Mais un enseignement profond se trame dans ces quelques lignes. En effet, nous savons que la Mitsva de construire le Temple ne sera accomplie de façon optimale qu'au moment de l'édification du troisième Beth-Hamikdach. Ceci pourrait nous décourager et nous amener à penser que les actions menées aujourd'hui n'ont en fait que très peu de valeur par rapport à celles des Temps Messianiques.

C'est pourquoi le Rambam nous enseigne à travers la loi qui conclue le thème de la construction du temple, que durant le Chabbath - Les Temps Messianiques - les Cohanims seront guidés et éclairés par les lumières qui furent allumées la veille - à savoir par les Mitsvoth faites aujourd'hui à la veille de la délivrance ultime.

Nous devons donc être conscients que le troisième temple ne pourra voir le jour que grâce à nos actions durant l'exil.


Que D-ieu fasse que durant ces trois semaines où nous Lui demandons de reconstruire Sa Maison, nous ayons le mérite de voir le périple de l'exil se conclure aujourd'hui même en recevant dès à présent notre juste Machia'h. 


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Si'hots Vol XXI - Lois sur la construction du temple (Hil'hots Beth Habe'hira) 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Construire par l'étude le Beth Hamikdache (Temple)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

1er Menahem Av 5772

" Demandez la paix pour Yérouchalayim. Que soient heureux ceux qui t'aiment ! " 

(Psaumes 122 - 6)


C'est par ce verset que Maïmonide ouvre le Sefer Haavoda, livre dans lequel il décrit le Temple et les différents rites qui s'y déroulaient.
 

En rapportant ce verset, Maïmonide nous indique l'intérêt de l'étude de ces lois en période d'exil : en recherchant la paix de Yérouchalayim aujourd'hui, nous mériterons de vivre les heureux événements de la Guéoulah (délivrance ultime).

C'est dans cet esprit que le Midrash Tan'houma commente le verset (Lévitique 6-2): "Ordonne à Aaron et à ses fils : ceci est l'enseignement pour la Öla...
" Par l'expression : " Zoth Torath " qui signifie « ceci est l'enseignement », Hachem sous-entend à Moché que lorsque les Bnéi-Israël n'auront plus les moyens d'offrir les sacrifices - car le Beth-Hamikdach sera détruit- ils pourront cependant étudier les lois relatives aux sacrifices et D-ieu considérera leur étude comme un sacrifice.

Il en est de même pour la construction du Temple. C'est par l'étude de ses formes et mesures pendant le temps de l'exil que nous préparons la révélation du Troisième Beth-Hamikdach. 

Ainsi, pendant la période du premier exil à Bavel, D-ieu révéla à Yé'hezkiël les mesures du Temple afin qu'il les transmette au peuple Juif malgré l'exil, car c'est en étudiant maintenant ces lois que nous méritons la révélation prochaine du Sanctuaire éternel. 


Que D. fasse que le troisième Beth-Hamikdach devienne palpable, en recevant dès aujourd'hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ot Vol XVII

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

La qualité de chaque Beth Hamikdach (temple)

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29 Tamouz 5772

" Na'hamou ! Na'hamou Ami ! Consolez ! Consolez Mon peuple, dit l'E-ternel." (Isaïe 40-1)


Le Midrash précise que le mot Na'hamou est répété car la consolation doit être double: une fois pour la destruction du premier Temple et une seconde fois pour la destruction du deuxième Beth-Hamikdach. Pourquoi cette consolation devrait-elle être double

En fait, chacun des Temples avait une qualité qui lui était propre et qui le plaçait à un statut supérieur par rapport à l'autre. Il existe deux façons différentes de raffiner la matière et de la sanctifier ; ceux sont précisément ces deux manières distinctes que reflétaient les deux Temples.

La première méthode est le produit d'une illumination de l'Au-delà. Le deuxième procédé de raffinement de la matière consiste à ce que la création prenne conscience par elle-même de la Divinité qui l'habite. Cette démarche a l'avantage d'imprégner de spiritualité les dimensions les plus physiques.

Nous saisirons facilement, maintenant, la différence entre les deux Temples. Pendant la période de la construction du premier Temple par Salomon, les Juifs étaient au niveau de Tsadikim (justes). En conséquence, la Révélation était celle de l'Au-delà, tandis que le potentiel - qui dort dans la matière pour rejoindre la Divinité n'était pas encore dévoilé.

Cependant, le deuxième Temple fut construit à la suite de la Téchouva (repentir) des Bné-Israël. Le deuxième Sanctuaire étant donc le fruit de l'élan personnel des pénitents; c'est le monde matériel avec toutes ses qualités physiques qui se transforma en sainteté et édifia la Résidence de D-ieu

Ainsi, le troisième Beth-Hamikdach constituera une double consolation, car il fera l'harmonie entre les caractères particuliers des deux Temples précédents: la Révélation intense du premier et la sublimation de la matière apportée par le second. 


Que D-ieu fasse que nous puissions avoir le mérite dès aujourd’hui de voir le troisième temple reconstruit à Yerouchalayim en recevant dès à présent notre juste Machia'h.


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Si'hots Vol IX 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 18 juillet 2012

La tentative d'Amalek

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28 Tamouz 5772

Le décès d'Aharon fut une grande perte pour notre peuple. Par son mérite, des nuées célestes avaient entouré et protégé les enfants d'Israël durant leurs trente-huit années de pérégrinations dans le désert. Avec son départ, elles disparaissaient et le peuple juif devenait alors vulnérable.


Un peuple comprit alors l'opportunité qui s'offrait à lui, c'était les Amalécites. Haïssant le peuple juif depuis toujours, ils avaient là une nouvelle occasion de pouvoir livrer bataille aux enfants d'Israël. Tous les peuples avoisinants craignaient les enfants d'Israël, mais Amalek était prêt à tout pour nuire au peuple juif.

Là était la première conséquence dramatique de la mort d'Aharon, la guerre que pouvait alors nous livrer Amalek. C'est cette idée que souligne le passouk : « Le cananéen entendit (21,1 cf. Rachi) » dans la sidra de 'Houkat.

Un peu plus loin dans la Torah (Massei 33,40), l'attaque d'Amalek est mentionnée pour la seconde fois. Elle nous est de nouveau présentée comme un combat qu'aurait voulu nous livrer un peuple de canaan. Amalek s'était en effet déguisé en cananéen. Pour autant, la formulation de rachi dans ce second passage laisse entendre qu'Amalek nous livra bataille, au même titre que tous les peuples avoisinants auraient pu nous déclarer la guerre !

Comment une telle chose était-elle devenue envisageable ? N'étions-nous pas craints par l'ensemble des peuples voisins ?

Avec le décès d'Aharon, les nuées disparurent. Toutes les nations crurent alors qu'elles avaient maintenant l'autorisation de livrer bataille au peuple juif. C'est Amalek qui choisit concrètement de se manifester. Pour autant cela aurait pu être n'importe quelle autre nation. En effet la haine et l'insolence d'Amalek n'étaient plus nécessaires pour pouvoir s'attaquer aux enfants d'Israël. La disparition des nuées célestes avait fait du peuple juif une nation vulnérable.

Là est la seconde perte que suscita la mort d'Aharon. Avec son départ, les nuées célestes disparurent et n'importe quelle nation put croire un moment qu'elle pouvait nous livrer bataille. Tel est le sens du rachi dans la paracha massei (33.40).

Pour autant là encore D-ieu nous protégea et Moché intervint afin que nous soyons de nouveau protégés grâce aux nuées célestes.

Dès lors aucune nation ne put de nouveau envisager de nous nuire. Que ce soit celle d'Amalek accompagnée de son éternel haine à l'égard des enfants d'Israël ou que ce soit tout autre nation qui aurait pu voir dans le peuple juif une nation un instant vulnérable.


Que D-ieu fasse que de même qu'Il nous a toujours protégé des peuples mal intentionnés à notre égard, qu'ainsi aujourd'hui encore Il nous protège pleinement et définitivement en nous permettant de vivre dès à présent les temps messianiques en recevant dès cet instant notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Si'hot Vol VIII- Sih'a I - Paracha Massei

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 16 juillet 2012

D-ieu se soucie de nous

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27 Tamouz 5772

Dans la paracha Matot, D-ieu ordonne à Moché d'envoyer douze mille hommes livrer bataille au peuple de Midiane. Ils vengeront ainsi l'esprit de débauche que cette nation a tenté d'implanter au sein d'Israël. Victorieux à la guerre, ils reviennent chargés d'un butin conséquent. Il est composé en autre de captifs et de bétail. Moché leur imposa de partager cet acquis selon la règle qui suit : la moitié reviendra aux combattants, la seconde partie sera la propriété du peuple.


De plus, les guerriers devront offrir à l'Eternel 1/500 de leurs « trésors ». Quant à la communauté, elle devra prélever pour D-ieu 1/50 de sa « part ». La Torah nous livre dans le détail à combien s'éleva la part des combattants (la première moitié) comme celle du peuple (la seconde partie). Elle nous enseigne aussi quel était le montant du tribut (selon la base de 1/500) que les soldats livrèrent à l'Eternel. Mais elle ne calcule pas le montant de l'impôt selon la base d'1/50 que le peuple dut offrir à l'Eternel.

Pourquoi cette omission ?

La raison est simple. Ce qui est divisible par 500 l'est aussi par 50. C'est pourquoi la Torah se contente de calculer le montant du premier tribut. Celui établi sur la base de 1/500. Nous saurons alors par nous-mêmes que le second impôt (sur la base de 1/50) est calculable selon le même modèle. Nous pourrons définir son montant.

Une question subsidiaire persiste. Lorsque la Torah définit le tribut à offrir à l'Eternel pour chacun des deux camps, elle n'envisage pas la possibilité que la division de ces « parts » par 500 ou par 50 connaisse un reliquat ! L'inverse aurait été plus juste comme cela est généralement le cas.

Pourquoi la Torah omet-elle volontairement d'en parler ?

Cette série de calculs et de divisions arithmétiques met en lumière une idée merveilleuse. Afin que tous ces calculs tombent juste, il fallait que D-ieu se soucie bien longtemps auparavant qu'un certain nombre de moutons, d'ânes, d'êtres humains voient le jour dans le pays de Midiane. Ceci, afin qu'une fois saisis par le peuple juif lors du combat, le montant du tribut que les deux communautés livreraient à D-ieu tombe juste!

C'est pour cette raison que la Torah n'envisage pas que le calcul des tributs puisse générer un reliquat. Cela nous enseigne, combien D-ieu se soucia longtemps auparavant de Ses enfants, en faisant de sorte qu'ils puissent accomplir en son temps le commandement du « tribut » dans toute sa splendeur !


Que D-ieu fasse, que de même qu'Il a toujours été à nos côtés dans les moindres détails, qu'ainsi aujourd'hui encore nous ayons le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch Likoutei Sih'ots Vol XIII, Sih'a I - Paracha Matot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Notre propre périple

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26 Tamouz 5772

La paracha Massei nous présente les quarante-deux étapes qui articulèrent le long voyage des enfants d'Israël dans le désert. Elles nous sont présentées comme « des voyages ». Il eut été plus juste que ces arrêts soient associés dans le texte à des «campements» ? Somme toute, lorsqu'ils stoppèrent leurs pérégrinations, c'est une halte qu'ils réalisèrent, non un voyage ?


Pourquoi cette appellation « voyage » ?

Cette expédition à travers le désert avait pour seul but d'entrer en Israël. Chaque détail faisait partie de cet ultime dessein. En ce sens, les haltes faisaient partie d'un grand voyage. C'est pourquoi elles nous sont présentées elles aussi comme une partie de ce périple.

Chaque idée enseignée dans la Torah constitue pour nous un enseignement dans le service de D-ieu. Quels messages nous délivrent ces « voyages » ?

1. En s'habillant dans un corps, l'âme se découvre une aptitude qu'elle ne possédait pas auparavant. Grâce au travail que fournit le corps où elle réside, elle peut connaître une élévation spirituelle, à laquelle elle ne pouvait avoir accès avant de descendre ici-bas. En cela, sa venue sur terre lui permet enfin de « voyager » sans restriction. Ceux sont là ses « voyages » au sens spirituel du terme.

2. La sidra présente toutes ces « expéditions » comme celles qui permirent aux enfants d'Israël de quitter l'Egypte. « Voici les étapes (voyages littéralement) que réalisèrent les enfants d'Israël en sortant d'Egypte» (bamidbar 33,1). Pourquoi associer ces quarante-deux étapes à la sortie d'Egypte ? Seule Ramsès constitue la première étape qui succéda à la sortie d'Egypte. Nullement les quarante et une autres étapes !

En fait une personne sait qu'elle a réellement atteint l'étape suivante, lorsqu'elle ressent avoir quitté son précédent état. C'est cet esprit que souligne la Torah, lorsqu'elle nous enseigne les quarante-deux étapes que les enfants d'Israël réalisèrent afin de quitter l'Egypte !

Durant chacune des quarante-deux étapes, ils quittèrent davantage à chaque étape l'Egypte et ses limites.


Que D-ieu fasse que durant ces trois semaines où nous Lui demandons de reconstruire Sa Maison, nous ayons le mérite de voir le périple de l'exil se conclure en recevant dès à présent notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol XXIII, Sih'a I - Paracha 
Massei

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 15 juillet 2012

La proposition de Gad et Réouven

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25 Tamouz 5772

Les tribus de Gad et Réouven révélèrent à Moché avoir des vues sur les terres de Si'hon et d'Og. Elles qui venaient d'être conquises par les enfants d'Israël. Bien que ces terres regorgeant de pâturage étaient situées à l'est du Jourdain, ces deux tribus insistèrent pour recevoir leur part de ce côté du fleuve et non en Israël comme les choses étaient initialement prévues pour toutes les tribus d'Israël.


Après discussion, Moché adhéra à la proposition de ces deux tribus. Elles s'installèrent à l'est du Jourdain. Même si Moché reprocha plus tard à ces deux tribus leur choix (cf. midrach rabba matot chap. 22,9), il invita la moitié de la tribu de Menaché à s'installer elle aussi à l'est du Jourdain !?

Comment comprendre cette nouvelle proposition de Moché ? Lui qui y était opposé, quand les tribus de Gad et Réouven lui avaient soumis l'idée?

La tribu de Menaché aimait la terre d'Israël. Cela pu se vérifier lorsque les filles de Tsélofrad demandèrent à Moché qu'elles puissent elles aussi recevoir une part en Israël, bien qu'elles n'avaient plus de père. De même, le midrach rabba (paracha nasso) souligne: les sacrifices apportés par cette même tribu pour l'inauguration du michkan (tabernacle) exprimaient son attachement à la terre d'Israël. Les « Deux gros bétails » offerts par la tribu de Menaché font allusion à cette tribu qui héritera des terres, de part et d'autre du Jourdain.

Dès lors qu'y a-t-il de si important à s'installer à l'est du Jourdain pour que la thora en fasse l'éloge ?

D-ieu a promis à Avraham un pays peuplé alors par dix peuplades. A l'époque de Yéhochoua, Il nous donna un territoire qui regroupait les propriétés de sept nations. Avec la venue de Machia'h, l'Eternel nous livrera les terres des trois autres peuples. Ceux seront celles des Kénis, Kenizis et Kadmonis. Elles correspondront au pays d'Amone, Moav et Edom.

Moché connaissait l'amour que portait la tribu de Menaché à la terre d'Israël. C'est pourquoi il désira lui donner deux parcelles de terre. Une première en Israël, une seconde à l'est du Jourdain.

Les terres de Sih'on et Og situées de cet autre côté du fleuve font partie des territoires d'Amone et Moav. Ceux sont ces étendues que D-ieu nous donnera avec la venue du Machia'h. En leur offrant un pied à terre à l'est du Jourdain, Moché leur donnait la possibilité de recevoir une étendue que D-ieu ne devait nous livrer qu'à l'époque messianique.

A travers cette proposition, Moché leur permit de recevoir dès leur entrée en terre sainte, une part du « grand Israël », celui qui s'étendra sur les terres des dix peuples, comme D-ieu l'a promis à Avraham.

Les tribus de Gad et Réouven ont eu quant à eux, une démarche terre à terre. Ils désiraient ces mêmes aires pour leurs pâturages. Elles répondaient aux besoins de leurs nombreux troupeaux. Cette idée matérialiste déplu à Moché. Mais la proposition en elle-même avait un sens. Il fallait la présenter différemment. C'est ce qu'il soumit à la tribu de Menaché, comme à celle de Gad et Réouven !


Que D-ieu. Fasse que nos prières maintes fois présentées devant le Créateur soient dûment présentées et ainsi sans nul doute acceptées, à commencer par la réalisation dès aujourd'hui de la promesse qui nous a était faite, recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol XXVIII-Paracha Matot- Massei.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.