Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

dimanche 16 décembre 2012

La main au-dessus

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

4 Tévet 5773

Pourim et Hanouka sont des fêtes très différentes. ‘Hanouka est une affaire spirituelle: huile, lumière et chants de louanges. Pourim est du domaine matériel : de l’argent aux pauvres, de la nourriture à des amis, un grand repas festif et beaucoup, beaucoup de vin.

Mais ces fêtes ont un dénominateur commun intéressant : elles incluent toutes deux dans leurs coutumes un jouet qui tourne. À ‘Hanouka, on joue traditionnellement à la toupie, une toupie sur laquelle sont inscrites des lettres hébraïques qui forment l’acronyme de la phrase « Un grand miracle s’est produit là-bas. » À Pourim, nous faisons tourner une bruyante crécelle pour étouffer le nom du méchant Haman.

Pourtant, il y a une différence entre ces deux objets : la toupie est lancée par le haut, tandis que la crécelle est tournée par le bas.

À ‘Hanouka, D.ieu a violé toutes les lois de la nature pour nous sauver, accordant à un petit groupe de combattants la victoire sur l’une des armées les plus puissantes sur terre et une petite cruche d’huile brûla pendant huit jours. À Pourim, le salut est venu à travers ce qui pourrait facilement être considéré comme une série de coïncidences : le roi Assuérus se met en colère contre sa femme et choisit Esther comme reine à sa place ; Mordekhaï entend fortuitement des hommes comploter pour tuer Assuérus et sauve la vie du roi ; Haman se trouve « au mauvais endroit au mauvais moment » juste quand l’acte de Mordekhaï est lu au roi insomniaque ; Esther met sa position et son influence à profit pour retourner le roi contre Haman, et ainsi de suite. En fait, on remarque à peine que le nom de D.ieu n’est même pas mentionné dans le Livre d’Esther! En d’autres termes, à ‘Hanoucca le salut divin est venu « d’en haut », alors qu’à Pourim il est venu «d’en bas», dissimulé dans les événements ordinaires.

Hanouka célèbre le fait que notre engagement envers D.ieu, et le Sien envers nous, transcende tous les liens naturels. Pourim célèbre le fait que notre relation imprègne également les détails les plus ordinaires de notre vie quotidienne.


Que D… fasse que notre engagement envers D…. perçu depuis sa source ou tel qu’il s’exprime à travers ses différents détails sur terre nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Basé sur un enseignement du maître ‘hassidique Rabbi Tsvi Elimelekh de Dinov (auteur du “Bnei Yissakhar” ; d. 1841).

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

'Hanouka : l'histoire intérieure

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

3 Tévet 5773

« L'âme de l'homme est la lanterne de D.ieu. »

Proverbes 20, 27

Une âme est placée dans un corps et dans le monde pour qu'elle diffuse sa lumière à toute la création.

À l'époque du Temple, les flammes de la Ménorah diffusaient une lumière sainte au monde entier.

À la différence de la Ménorah du Temple qui comprenait sept flammes, celle que nous allumons aujourd'hui à ‘Hanouka en comprend huit. De plus, la Ménorah du Temple était placée à l'intérieur de ce dernier, tandis que la Ménorah de ‘Hanouka doit être placée «sur le seuil extérieur de la porte», ou devant une fenêtre bien visible de la rue.


· La Ménorah 

Les sept flammes de la Ménorah font référence à la perfection telle qu'elle se décline dans l'ordre naturel, illustrée par les sept jours de la semaine et les sept attributs de la psychologie humaine.

Au sein de la très diversifiée communauté des humains, certains brillent par leur 'Hessed (amour, bonté), d'autres par leur Guevourah (rigueur, crainte de D.ieu); d'autres encore personnifieront Tiferet (harmonie, compassion), Netsa'h (ambition), Hod (humilité, dévotion), Yessod (communication) ou Mal'hout (royauté, réceptivité).

La Ménorah du Temple fut ciselée à partir d'un seul bloc d'or, à l’instar des âmes qui proviennent toutes d'une seule et même source. Les flammes étaient tournées vers le centre de la Ménorah, tout comme les âmes restent orientées vers leur unique source, aspirant toutes au même but ultime. Toutes sont pareillement « une parcelle du divin d'En-Haut », chacune avec sa propre personnalité.

À l'époque du Saint Temple, quand la Divinité était dévoilée, les sept lampes constituaient une illumination suffisante.

Toutefois, les lumières de ‘Hanouka qui repoussent l'obscurité de l'exil doivent transcender les limites de l'ordre de la nature. Une telle lumière est produite par les huit bougies que nous allumons à ‘Hanouka. Car le chiffre huit désigne une lumière qui transcende toute limite.

· L'Huile 

L'huile symbolise l'essence d'une chose. Elle est distincte et séparée, pourtant elle infiltre tout ce qui l'entoure : l'huile flottera à la surface de tous les autres liquides, mais, alors que les autres liquides restent en place une fois répandus, l'huile, comme l'âme, pénètre tout, s'infiltre au plus profond de tout. En souillant l'huile sacrée de la Ménorah, les Grecs tentèrent de détruire l'essence de l'âme juive.

· La Mèche 

Une mèche sans huile ne produit qu'une faible lumière. Une vie sans Torah et Mitsvot – bien que brûlant du désir de se lier à D.ieu – est incapable d'entretenir sa flamme. Elle peut éprouver d'intenses moments d'extase spirituelle, mais manquant de l'huile essentielle de la substance du divin, elle s'éteint bien vite, ne réussissant pas à amener une lumière durable dans le monde. Mais lorsque la mèche est trempée dans l'huile puis allumée, elle se fait le vecteur de cette huile et la transforme en une lumière régulée et stable.


· Les Flammes 

Les lumières de ‘Hanouka sont sacrées. Nous n'avons pas le droit d'en faire un quelconque usage, seulement de les regarder. Ainsi affirmons-nous la suprématie de la lumière divine sur nos humanités limitées.

L'effort de la vie est de canaliser la lumière du jour pour qu'elle illumine la nuit : nous nous efforçons de cultiver tout ce qui est bon et divin, et de diriger ces ressources positives pour surmonter et transformer les aspects négatifs du « côté obscur » de la création. Ce processus était symbolisé par l'allumage de la Ménorah du Temple : allumée avant la fin du jour et placée dans le Sanctuaire, la Ménorah irradiait son éclat divin par-delà les murs du Temple vers le monde obscur au dehors.

Il y a des fois où l'obscurité envahit le Temple comme une marée noire submergeant un phare, éteignant la Ménorah et souillant son huile sainte. Des circonstances où nous ne pouvons plus puiser dans le jour pour éclairer la nuit.

Dans des moments pareils, nous devons chercher la « petite fiole d'huile pure » là où elle se cache, l'essence de la création qui est intacte et inaltérable. Nous devons dépasser les dimensions apparentes du « jour » et de la « nuit » afin de dévoiler la particularité originelle de la lumière et des ténèbres.

Placée en un endroit d'où elle peut être vue de la rue, la Ménorah de ‘Hanouka nous enseigne que nous devons diffuser la lumière de la Torah à tout notre entourage.

Allumée après la tombée de la nuit, la Ménorah de ‘Hanouka nous rappelle que même dans nos moments les plus sombres, la lumière de la connaissance peut briller intensément.


Que D… fasse que notre volontè à puiser notre identité dans la Torah et les Mitsvots au quotiden nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – ‘Hannoucah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Le message éducatif de 'Hanouccah

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

1er Tévet 5773

Hanouccah est associée à deux idées. Un peuple qui décida de tout faire pour allumer la menorah du Beth Hamikdach avec de l'huile pure, alors que d'après la loi juive cet allumage était envisageable avec une huile impure, et la détermination d'une nation qui désirait entamer de nouveau le service de D.ieu dans le temple.


C'est grâce à cette seconde décision que la fête de 'Hanouccah est associée à l'idée de «'Hinou'h-éducation». Il est ici question de débuter quelque chose de nouveau sur des bases solides. Que ce soit dans le Beth Hamikdach à l'époque des 'Hachmonayims ou aujourd'hui dans notre vie quotidienne.

Pour autant l'inauguration du temple comme l'éducation de nos enfants par exemple doit-elle vraiment être envisagée sans concession, ou bien avec souplesse et digression?

Le miracle de 'Hanouccah nous donne la réponse. La première exigence qu'eurent nos frères juifs fut de réaliser l'inauguration du temple en allumant la menorah avec de l'huile pure. Toute concession était exclue lorsqu'il fut question d'inaugurer le temple. Même si la loi juive l’autorise, les juifs placèrent D.ieu dans une situation où ils Le «forcèrent» à réaliser un miracle. Une telle approche plut à D.ieu et le miracle de 'Hanouccah eut lieu.

Sans concession, c'est aussi de la sorte que doit s'envisager l'éducation de nos enfants. Cette approche nous invite à construire leur avenir dès leur plus jeune âge. Ne pas reporter à plus tard leur engagement dans la thora et les mitsvots.

De même que les 'Hachmonayims n'acceptèrent pas d'allumer la menorah en utilisant les voies de la flexibilité pourtant tolérées par la loi juive, de même les parents d'aujourd'hui doivent avoir la force de choisir très tôt ce qu'il y a de plus beau dans le judaïsme pour leurs enfants.

S'inscrire dans une attitude dite sans concession a permis à maintes générations de grandir dans le chemin de la thora et des mitsvots. Ce message est celui de la fête de 'Hanouccah. Nous nous devons de l'appliquer à nous-mêmes comme à nos élèves et à nos enfants.


Que D. fasse que de même que notre peuple est toujours resté attaché aux valeurs de la thora sans ne jamais s'en détourner, qu'ainsi D. réalise Sa promesse « le temps de votre délivrance est arrivée » grâce à la réception de notre juste Machia'h dès à présent, sans la reporter d'un instant.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Si'hots Vol I- 'Hanouccah.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 13 décembre 2012

La fête de 'Hanouccah

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

29 Kislev 5773

Le miracle de 'Hanouccah, c'est cette fiole pure d'huile trouvée par les 'Hashmonayim dans le Beth Hamikdach (temple). Elle brûla miraculeusement durant huit jours alors qu'elle ne pouvait durer qu'un jour. C'est pourquoi nos sages ont instauré que nous allumions la 'Hanoucciah pendant huit jours.


Pour autant quelles sont les causes qui donnèrent à ces huit jours un statut de fête ? Les commentateurs sont partagés à ce propos.

« Rachi » comme « le Tour » considèrent que la notion qui donna naissance à cette fête est d'ordre spirituel. En effet une seule fiole d'huile pure fut découverte dans le Beth Hamikdach (temple). Toutes les autres huiles avaient été rendues impures au contact des grecs. Or la notion de pureté et d'impureté est avant tout une dimension spirituelle.

Pour le « Rambam » la fête de 'Hanouccah est le fruit de deux événements. La victoire militaire des 'Hashmonayim sur les grecs et la découverte de la fiole d'huile pure dans le Beth Hamikdach. Pour ce commentateur, c'est une première raison d'ordre matériel et une seconde d'ordre spirituel qui sont à l'origine de cette réjouissance.

Cependant tous les avis s'accordent sur le fait que la victoire militaire des 'Hashmonayim fut miraculeuse ! Pourquoi dès lors « Rachi » et « le Tour » ne la cite-t-elle pas parmi les causes de cette fête ?

C'est que pour eux cette supériorité militaire fut la réaction à une oppression journalière. Ces hommes ne supportaient plus d'être bafoués pour leurs convictions religieuses. C'est pourquoi ils se révoltèrent contre l'occupant. Leur motivation était donc d'ordre spirituel. Ils se battirent matériellement afin d'être libérés spirituellement. C'est pourquoi « Rachi » comme « le Tour » voient dans tous les miracles de 'Hanouccah une seule cause : une dimension d'ordre spirituel.

Le « Rambam » quand à lui considère que même si la cause de cette révolte matérielle fut d'ordre spirituel, il faut donner à ce combat une place à part entière. C'est pourquoi il considère qu'il existe deux causes distinctes qui donnèrent le jour à cette fête.

'Hanouccah est la fête de la lumière. Matériellement, le nombre de bougies que nous allumons chacun des huit jours croît. Spirituellement, ces jours de fête sont là pour nous permettre de nous investir chaque jour un peu plus dans l'étude de la thora et l'accomplissement des mitsvots.


Que D. fasse que la lumière de 'Hanouccah apporte définitivement la lumière dans le monde avec la réception dès à présent de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol X -'Hanouccah.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 11 décembre 2012

La 'Hanoucciah symbole de 'Hanouccah

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

28 Kislev 5773

Avant que se produise le miracle de 'Hanouccah, le conflit qui opposait les grecs aux habitants d'Israël plaçait le peuple juif dans une situation difficile. Il était spolié, ses enfants malmenés, son identité religieuse contestée.


Les 'Hachmonayim s'opposèrent à ces envahisseurs comme à leur culture helléniste. Ils se battirent contre une puissante armée afin de demeurer pleinement attachés à la thora et aux mitsvots.

De toutes ces souffrances comme de toutes ces délivrances, nos Sages ont retenu un fait qu'ils ont édifié comme « le miracle » de 'Hanouccah. Lorsque les 'Hachmonayim pénétrèrent dans l'enceinte du temple, ils découvrirent le lieu spolié et les ustensiles impurs. Finalement ils ne trouvèrent qu'une seule fiole d'huile pure pour allumer la ménorah. Elle ne pouvait brûler qu'un jour, elle le fit miraculeusement durant huit jours.

Quelle raison justifie que nos sages aient retenu ce miracle comme celui à fêter chaque année, et non le fait que nos frères fussent libérés des autres méfaits qu'ils subissaient?

Bien des mitsvots sont apparentées au groupe des lois qui n'ont pas de raisons - « les 'Houkims ». Pour autant il est difficile de les dénommer toutes précisément, car nous pourrions trouver pour certaines d'entre elles une explication cartésienne. Dès lors, elles quitteraient le groupe des « 'Houkims » pour migrer vers les autres catégories de mitsvots.

C'est pourquoi nos sages ont retenu pour fêter 'Hanouccah un miracle. Celui de la fiole demeurée pure. A travers cette notion de pureté et d'impureté, tout le monde s'accorde pour reconnaître qu'il s'agit là de l'émanation de la volonté de D.ieu. Nul ne voit dans cette loi un raisonnement intellectuel. En cherchant à respecter cette loi, les 'Hachmonayim soulignèrent qu'ils demeureraient attachés aux commandements de D.ieu parce qu'Il nous l'a ordonné et nullement parce que l'idée nous semble cartésienne.

C'est pourquoi la fête de 'Hanoucca évolue avant tout autour des flammes de la 'Hanoucciah.


Que D. fasse que la lumière de 'Hanouccah nous permette de révéler ici-bas celle du Machia'h. Que cela se concrétise par sa réception dès aujourd'hui.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Chaarei Hamoadims - 'Hanouccah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 10 décembre 2012

La détermination des ‘Hachmonayim

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

27 Kislev 5773

Le miracle de ‘Hanouccah eut lieu grâce à la détermination des ‘Hachmonayim d’allumer la Menorah du Beth Hamikdach avec une huile pure. La loi juive ne les y forçait pas. Cependant ils désiraient inaugurer le service de D… avec une huile qui exprime leur attachement aux commandements de D.ieu.


Notre demeure est elle aussi un sanctuaire. Elle est le lieu où réside la « Chéh’ina-présence divine». Dans ce lieu nous devons avoir à cœur de n’utiliser que des éléments « purs » pour notre service de D.ieu.

Nous pourrions croire que seul le résultat compte. Prier D.ieu, étudier la thora est notre devoir ultime. Pour autant nous aurions pu supposer qu’il n’y a rien de grave si la nourriture qui nous donne la force de servir le Créateur laisse à désirer. Ne pas être vigilant sur la cacherout des aliments qui nous permettent de faire les mitsvots n’est peut-être pas aussi grave que cela ?!

Après tout, ce repas pris loin des lois du judaïsme nous a quand même permis de servir 
D.ieu !? En quoi notre attitude est si contestable ?

Cette même réflexion s’applique à notre accoutrement. Notre approche de D.ieu changera-t-elle si nous ne portons pas d’habits tissés de lin et de laine tel que nous l’interdit la thora ? Même si nous outrepassons cette loi de la thora, notre approche de D.ieu demeurera toutefois emplie de sincérité. Pourquoi voir dans cette dérogation à la loi juive une attitude fortement contestable !?

Le comportement des ‘Hachmonayim vient répondre à cette interrogation. Ils méritèrent que D.ieu leur fasse un miracle pour s’être imposés auparavant de ne faire briller la Menorah du Beth Hamikdach qu’avec de l’huile pure. Même s’ils durent pour cela affronter de nombreuses difficultés, ils restèrent fidèles à leurs engagements. En retour D.ieu leur vint en aide miraculeusement.

Cet enseignement est aussi valable pour nous. A travers les efforts que nous développerons pour faire briller notre « sanctuaire », nous mériterons de voir l’Eternel venir à notre secours de façon miraculeuse dans tout ce que nous réaliserons.


Que D.ieu fasse que les lumières de ‘Hanouccah amènent sur notre peuple et sur le monde entier la lumière de Machiah’ en le recevant immédiatement.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Chaarei Moadims - ‘Hanouccah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

La spécificité des lumières de ‘Hanouccah

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

26 Kislev 5773

De nombreuses lumières ont depuis toujours illuminé le chemin du peuple juif. Que ce soit les lampes que nous allumons dans la synagogue afin d'honorer ainsi l'endroit, ou celles que nous allumons à l'entrée du Chabbat. Ces dernières viennent pour faire régner la paix au sein du foyer. Les lumières de la Menorah (candélabre) allumées dans le Beth Hamikdach étaient là elles aussi pour briller et faire savoir au monde que la Chéh'ina (présence divine) résidait dans le peuple juif.


Les bougies de 'Hanouccah se distinguent de toutes ces lumières par leur particularité. Elles viennent exclusivement pour briller et pour aucune autre raison. Le devoir que nous avons de les allumer à une heure où les passants pourraient les apercevoir est une dimension supplémentaire. Il vient se greffer à notre première obligation, allumer les bougies de 'Hanouccah.

Pourquoi une telle différence entre toutes ces « flammes » ? L'histoire de 'Hanouccah nous donne la réponse.

A travers le don de leur personne les 'Hachmonayim révélèrent le lien qui les liaient à D.ieu. Un attachement démuni de toute condition où l'essence de l'âme juive s'exprime. Cette âme qui ne fait plus qu'un avec son créateur car elle est une partie de Lui.

Se fondre avec le Tout-puissant, c'est aussi dans cet esprit qu'eut lieu le miracle de 'Hanouccah. Le grand prêtre trouva une fiole d'huile pure qui ne pouvait durer qu'un jour. Elle brûla pendant huit jours ! Ce miracle qui dépassait toute logique était la réponse de l'Eternel à l'attitude des 'Hachmonayim qui ignorèrent les règles cartésiennes de ce monde. 

A travers les siècles nos frères ont toujours trouvé la force d'allumer les bougies de 'Hanouccah. Elles témoignèrent leur attachement à D. au-dessus des limites imposées par l'exil. Aujourd'hui encore elles attestent de notre adhésion sans concession aux valeurs de la thora.

Durant chacun des huit jours de fête, 'Hanouccah nous enseigne comment nous pouvons nous frayer un chemin dans la thora et les mitsvots. A une époque où de nombreux obstacles essaient de se dresser devant nous. 

Nous comprenons dès lors en quoi se distinguent les bougies de 'Hanouccah de celles de Chabbat ou des luminaires éclairant nos synagogues.


Que D. fasse que la lumière de 'Hanouccah nous permette de recevoir dès aujourd’hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol III -'Hanouccah.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.