Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

dimanche 17 mars 2013

La Matsa Chemoura : Aliment de la foi, aliment de la guérison

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

6 Nissan 5773

Le mot Chemoura signifie surveillée. La Matsa Chemoura de Pessa'h est ainsi appelée car la farine utilisée pour sa fabrication a été attentivement surveillée depuis que le blé a été moissonné. Tout ceci afin d’éviter tout contact avec l’eau qui pourrait rendre la farine ‘hamets. Ces matsot sont rondes, elles ont été façonnées à la main. Elles ressemblent à celles que les enfants d’Israël consommèrent lorsqu’ils quittèrent l’Égypte. Elles ont été ensuite cuites sous stricte surveillance rabbinique, car le risque existe de les voir lever à ce moment.

D’après le Zohar, la Matsa est l’aliment de la Foi et l’aliment de la Guérison. En effet, elle manifeste la confiance absolue que nos ancêtres ont mise en D.ieu. Elle affirme que nous plaçons tout notre espoir en Lui. La Matsa a le pouvoir de renforcer notre foi. Cela est nécessaire, car c’est le fondement de toutes les Mitsvot, de toute véritable vie juive.

Le Rabbi demande que la Matsa Chemoura soit au moins consommées pendant les deux nuits du Seder.


Que D… fasse que notre intention de manger cet aliment de foi et de guérison durant Pessa’h nous donne le mérite de vivre dès aujourd’hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia’h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch – Pessa’h

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 14 mars 2013

Servir D-ieu avec le cœur

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

3 Nissan 5773

Le service de D-ieu réalisé dans le Beth Hamikdach expiait les fautes des enfants d'Israël et apportait la bénédiction dans chaque foyer. Avec sa destruction nous avons été privé de ces bienfaits. Pour autant notre service spirituel au quotidien se substitue à celui réalisé matériellement dans le temple. Il amène de nouveau dans notre vie, bénédiction et prospérité dans tout ce que nous réalisons.

En quoi consiste ce service de D-ieu ?

A l'époque du temple, un agneau accompagné d'un peu de farine et de vin était offert deux fois par jour sur l'autel extérieur. Son financement était réalisé grâce à une contribution apportée par chaque membre du peuple juif. Ce qui ramenait à un faible coût la part de chacun ! Pour autant, cette infime participation permettait à chaque juif de voir la bénédiction de D-ieu se déposer dans ses activités.

Que justifiait une telle bénédiction ?

L'effort financier? Il était pourtant faible! Mais il était réalisé avec cœur par chaque participant. C'est cette prédisposition à vouloir offrir un sacrifice à D-ieu qui valait ce déluge d'abondance envers chaque enfant d'Israël.

Aujourd'hui encore, l'Eternel souhaite que seulement une faible partie de nos revenus comme de notre personne Lui soient offerts. Pour autant ce qui justifiera qu'Il déverse toutes ses bénédictions sur nous est le fait que nous l'ayons fait avec le cœur.


Que D… fasse que se réalise notre souhait le plus profond, recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol III - Paracha Vayikra

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


mardi 12 mars 2013

Biographie du Rabbi Rachab

2 Nissan 5773 

Rabbi Shalom Dov Ber Schneersohn naquit à Loubavitch, le 20 Mar 'Hechvan. Quelques mois plus tôt, sa naissance avait été annoncée en rêve à sa mère, par l'Admour Haemtsahi et sa fille la Rabbanit Sarah, qui lui demandèrent de faire écrire pour l'occasion un Séfer Thora. Celui-ci fut achevé discrètement, après Yom Kippour et, quelques semaines plus tard, le Rabbi Rachab naquit. Sur l'ordre de son père, le Rabbi Maharach et sur le conseil du Mohel, sa circoncision fut repoussée jusqu'au troisième jour de 'Hanouccah. Elle fut célébrée discrètement, tout comme la conclusion du Sefer Thora.

Dès son plus jeune âge, tous remarquèrent sa profonde crainte de D.ieu et sa grande ardeur à l'étude. Le décès de son grand-père, le Tséma'h Tsédek le choqua profondément et il demanda à son professeur l'autorisation d'assister à la prière de son père, pendant toute l'année de deuil. En 5634 (1874), il célébra sa Bar Mitsvah, qui fut particulièrement joyeuse. Il possédait alors de très profondes connaissances talmudiques et hala'hiques, ainsi que de bonnes notions de 'Hassidout. Dès 5636 (1875), il répétait lui-même les commentaires publics de son père.

Il épousa la Rabbanit Shterna Sarah, la plus jeune fille de son oncle, Rabbi Yossef Its'hak, le samedi soir 11 Elloul 5635 (1875). Le mariage eut lieu à Avroutch.

C'est en 5640 (1880) qu'il commença à prendre en charge les besoins communautaires et devint, dans ce domaine, le confident de son père. Son action fut intense et multiple. En 5625 (1892), il multiplia les démarches pour annuler l'expulsion des Juifs de Moscou. Il parvint à la retarder jusqu'à l'été et, pendant ce temps, collecta des fonds pour permettre aux expulsés de s'installer dans leurs nouvelles implantations.

Comme son père, il multiplia les voyages pour résoudre les problèmes des Juifs. C'est ainsi qu'il se rendit en 5654 (1894) dans la région de 'Herson, en 5658 (1898) à Kiev et à Odessa. Dépassant même les frontières de la Russie, il visita, en 5661 (1901), l'Allemagne, la France et la Hollande. Il participa, en 5668 (1908), à la réunion des responsables communautaires, qui eut lieu à Berlin, en Allemagne.

Il prit, en 5643 (1883), la tête des 'Hassidim 'Habad. En 5655 (1895), son fils, Rabbi Yossef Its'hak, devint son secrétaire particulier, pour tous les problèmes communautaires.


Il fonda, le dimanche 15 Elloul 5657 (1897), la Yeshiva Tom'heï Temimim, afin que la Guemara et la 'Hassidout puissent être étudiées en un seul et même endroit. Ce fut là la grande oeuvre de sa vie. Son enseignement est particulièrement important. Il développa les idées de la 'Hassidout et les présenta de manière structurée. C'est à ce titre qu'il fut appelé le "Maïmonide de la 'Hassidout". Ses très nombreux discours sont désormais pour la plupart imprimés.

A l'issue du Shabbat Vayikra, veille du dimanche 2 Nissan 5680 (1920), à trois heures trente du matin, il quitta ce monde. Il est enterré à Rostov sur le Don. Dans les trente jours suivant son décès, un incendie détruisit la maison qu'il habitait à Loubavitch, avant de partir pour Rostov. Il eut un fils unique, Rabbi Yossef Its'hak, le Rabbi Rayats, qui lui succéda.


Que D. fasse que le mérite du Rabbi Rachab comme de tous les Rébbéims nous donnent le mérite de recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h.

Issu de plusieurs livres traitant de la vie du cinquième Rabbi de Loubavitch : le Rabbi Rachab


 
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Le rétrécissement de l’homme, Est-ce une bonne chose que nous soyons devenus si petits?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

1er Nissan 5773 

Autrefois, l’homme était très grand. Les étoiles étaient de petites lumières attachées au «ciel», qui était une sorte de toit bleu, suspendu des centaines de kilomètres au-dessus de sa tête. La terre sur laquelle il se tenait avait environ le quart de la taille qu’elle a aujourd’hui. Et tout au plus était-il conscient de l’existence de quelques centaines de milliers d’autres êtres humains (le mot « million » n’existait même pas dans son vocabulaire). Il était manifestement ce qu’il y avait de plus important au monde : les pierres n’étaient que des pierres et les animaux, que des animaux. Il était tout aussi évident qu’il se tenait au sommet de la création et que tout le reste n’existait que pour servir ses propres besoins.

Au fil des siècles, l’homme a rétréci. Son monde devint plus grand. Soudain, il y avait tous ces autres gens, et toutes ces autres espèces, qui diminuaient d’autant son importance. En même temps, ce monde devenait de plus en plus petit jusqu’à ne plus être qu’un point infinitésimal dans un univers d’une immensité écrasante.

L’homme devint-il plus humble ? Sommes-nous devenus moins imbus de nous-mêmes ? Il est assez intéressant d’observer que le rétrécissement de l’homme eut l’effet diamétralement opposé. Des idéaux comme la dévotion ou le sacrifice devinrent des «faiblesses humaines». L’orgueil, autrefois un péché, devint un signe de bonne santé psychologique. Les gens commencèrent à se demander si l’avidité était réellement inférieure à la vertu, jusqu’à ce que l’avidité devienne une vertu, ce qui mit fin au débat. Comment se fait-il que plus nous en sommes venus à réaliser notre insignifiance, plus nous sommes devenus égoïstes ?

En y regardant de plus près, ce n’est pas un paradoxe. La personne qui se considère comme étant le pivot de la création, comme quelque chose d’une importance suprême dans le grand plan divin, est poussée à remplir ce rôle et à réaliser ce plan ; celui qui croit que tout existe pour servir sa propre existence est sûr que celle-ci sert un but qui transcende la simple existence.

En revanche, si l’homme est insignifiant, il ne sert alors aucun but supérieur. « Je ne suis rien » peut être une manière différente de dire « Rien d’autre n’existe à part moi ».


Cela ne signifie pas pour autant que celui qui se considère comme le centre de la création n’est pas sujet à l’égoïsme ou à l’autoglorification. Cela ne veut pas non plus dire que des sentiments de non-importance ne peuvent jamais s’accompagner d’un comportement altruiste. Le point est qu’un sentiment d’insignifiance ne rend pas une personne humble. En fait, les formes les plus virulentes d’égocentrisme dérivent d’un manque d’estime de soi. Inversement, l’estime de soi peut conduire à l’arrogance ou à l’humilité, en fonction de la façon dont la personne considère sa propre valeur.

La différence, explique le maître ‘hassidique Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, est celle qui existe entre deux alephs. Dans le verset qui ouvre le Livre des Chroniques, le nom «Adam» est écrit dans la Torah avec un aleph surdimensionné. Dans le premier verset du Lévitique, le mot vayikra, qui se réfère à D.ieu appelant Moïse, se termine par un aleph miniature.

Adam et Moïse étaient tous deux de grands hommes, pleinement conscients de leur propre grandeur. Adam était « l’œuvre de D.ieu », façonné d’après « l’image divine ». Sa perception de soi comme sommet de la création divine fut ce qui le conduisit à sa chute, quand il comprit que cela signifiait que rien n’était hors de portée de son entendement.

Moïse était bien conscient du fait que, de toutes les créatures de D.ieu, il était la seule à qui D.ieu s’adressait « face à face ». Il savait que c’était à lui et à travers lui que D.ieu communiquait Sa sagesse et Sa volonté au monde. Mais plutôt que de susciter le aleph démesuré d’Adam, cette connaissance évoqua en lui l’humble aleph de vayikra. Moïse se sentait diminué par ses propres dons, rendu humble par l’effrayante responsabilité de s’en montrer digne. Comme l’atteste la Torah, « Moïse était l’homme le plus humble sur la surface de la Terre » – non pas malgré sa grandeur, mais à cause de sa grandeur.


L’homme d’antan était à la fois béni et maudit par l’évidence manifeste de sa grandeur. L’homme moderne est à la fois béni et maudit par l’évidence croissante de sa petitesse. Le défi qui s’offre à nous est de profiter des deux bénédictions : associer à notre conscience de combien nous sommes réellement petits celle de combien nous pouvons grandir. Devenir humblement grands, ce qui est la plus haute forme d’humilité.


Que D… fasse que la plus grande humilité qui vit en nous nous permette de recevoir avec joie notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch-Vayikra

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 10 mars 2013

Crise identitaire, Savez-vous qui vous êtes?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

29 Adar 5773

L’amnésie est une maladie effroyable. Imaginez-vous oublier qui vous êtes: vous n’avez soudain plus de famille, plus d’histoire, et plus d’identité. Ceci peut survenir à un individu, et aussi à une nation. Il y a eu des cas dans notre histoire où il a semblé que nous avions oublié qui nous étions et d’où nous venions. Et, bien trop souvent, nous semblons incertains quant à notre destination.

Dans les premiers chapitres du Lévitique, nous lisons l’expression Nefech ki te’heta:«Lorsqu’une personne fautera.» La Torah décrit ensuite les différents sacrifices expiatoires nécessaires pour absoudre le fauteur de ses manquements.

L’œuvre classique de la Kabbale, le Zohar, donne de cette phrase une lecture à la fois littérale et spirituelle. Nefech est interprété comme ne signifiant pas simplement une personne, mais une âme. Et le verset se termine par un point d’interrogation. Ainsi la Torah demande-t-elle Nefech ki te’heta ? Une âme peut-elle fauter ? Est-ce qu’une âme juive, une yidishé néchama, une étincelle de divinité, peut réellement et véritablement s’avilir en commettant un misérable péché ? Comment est-ce possible ?

La seule possibilité que cela arrive, c’est quand nous oublions qui nous sommes. Quand nous ne sommes plus en contact avec notre spiritualité. Quand nous commençons à souffrir d’amnésie spirituelle.

Et malheureusement, cela arrive. En fait, ce n’est pas si difficile à concevoir. Après tout, nous vivons dans une société laïque et matérialiste. Les murs des anciens ghettos ne sont plus là pour nous isoler. Nous sommes exposés au vaste monde avec toutes ses diversions, en apparence plus alléchantes les unes que les autres. Même si nous nous marions avec un/une coreligionnaire, nous devenons culturellement assimilés. Lentement mais surement, dans ce cas, même une nefech, une âme juive, se met à oublier qui elle est et peut tomber dans les filets du péché.

Vous vous rappelez du « sage » de Chelm et de son problème ? Il craignit qu’en se rendant au bain public où tout le monde est déshabillé, il ne sache plus qui il est. Sans ses habits qui le distinguent des autres, il pourrait souffrir d’une crise d’identité. Alors il conçut un plan. Il attacha un fil rouge à son gros orteil de sorte que, même au bain public, il demeurerait différent. Hélas, en prenant sa douche, l’eau et la mousse détendirent la ficelle qui glissa de son orteil. Pire encore : le fil rouge flotta jusqu’à la douche suivante et s’enroula autour du gros orteil du bonhomme qui s’y trouvait.

Soudain, notre génie de Chelm s’aperçut que sa ficelle n’était plus là. Il se mit à paniquer, en proie à une sérieuse crise identitaire. C’est alors qu’il vit que son voisin portait son fil rouge. Sur quoi il se planta devant lui et lui cria « Je sais qui tu es, mais moi, qui suis-je ? »

Qui êtes-vous ? Vous êtes un Juif, une Juive ! Un fils d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, une fille de Sarah, Rebecca, Rachel et Leah. Vous êtes un membre du « royaume de prêtres et de la nation sainte ». Vous avez été libéré(e) d’Égypte et vous vous êtes tenu(e) au Sinaï. Vous avez survécu à d’innombrables assauts contre votre vie et votre foi. Vous avez émergé des cendres d’Auschwitz pour vivre de nouveau. Et vous demandez « Qui suis-je ? » C’est là un sérieux cas d’amnésie nationale.

Alors le saint Zohar nous rappelle que nous ne sommes pas seulement « une personne qui pourrait fauter ». Nous sommes une âme, et une âme pourrait-elle fauter ? Une âme est par définition une partie et une parcelle du divin. Et, pour l’âme divine à l’intérieur de nous, nous éloigner de notre source est absolument inconcevable.

De quelle autre façon pourrions-nous expliquer le fait qu’après 70 ans d’athéisme communiste, les Juifs de l’ancienne Union Soviétique embrassent aujourd’hui avec ferveur la foi de leurs ancêtres ? Ou que, après des années d’apathie, des Juifs occidentaux de tous âges, sont désespérément en quête de spiritualité ? Ou encore que la renaissance de la vie juive est devenue une réalité dans le monde entier ? Certes, il y a des gens de bien dans ces endroits qui allument des feux et soufflent dessus jusqu’à ce qu’ils soient des brasiers de foi. Mais ces feux ne prendraient pas s’il n’y avait pas une braise ardente dans chaque âme juive, une braise qui, quoi qu’il advienne, ne peut jamais s’éteindre.

Alors si jamais il vous arrive de douter de qui vous êtes, rappelez-vous du Zohar. Vous êtes une âme. Et une âme ne meurt jamais.


Que D… fasse que notre désir constant voit le jour aujourd’hui dans la joie et l’allégresse, recevoir notre juste Machia’h en cet instant

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Vayikra

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

samedi 9 mars 2013

Le véritable sacrifice n'est pas celui que vous croyez

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

28 Adar 5773

Servir D.ieu signifie-t-il qu’il faille Lui sacrifier sa vie ? Est-ce devenir une personne que l’on n’est pas réellement ? Est-ce effacer complètement sa personnalité ?

Rien d’étonnant à ce que cela ne paraisse pas attrayant : ce n’est pas seulement erroné, c’est l’opposé absolu des principes fondamentaux du Judaïsme. Dans la Paracha de cette semaine, Vayikra, nous apprenons l’approche essentielle de la manière dont chacun d’entre nous peut et devrait servir D.ieu. Mais plutôt que de présenter une image idyllique d’un rêve spirituel, le livre de Vayikra (le Lévitique) nous plonge dans un sujet qui suscite plus facilement la confusion, voire pour certains la répugnance, que le sublime.

Dans ce livre, nous pénétrons dans le monde sanglant du grand Autel du Saint Temple à Jérusalem, où les Juifs apportaient des sacrifices animaux pour faire expier leurs péchés. Quel lien possible peut-il y avoir entre ces abattages de bœufs ou de moutons et le fait d’établir une relation féconde avec D.ieu ?

Le Ramban, l’un des commentateurs classiques de la Torah, nous dit que lorsqu’une personne devait apporter un korban (un sacrifice animal) en offrande au Beth Hamikdache, «cette personne devait considérer que ce qui arrivait à l’animal aurait dû lui arriver à elle.» Puisque c’est nous qui aurions besoin d’être purifiés de nos méfaits – une purification de notre sang, de notre chair, et de notre graisse – D.ieu, dans Sa grande miséricorde, nous a donné une alternative : nous pouvons être substitués par un animal, lequel subira à notre place ce processus.

Mais la Torah n’est pas une leçon d’histoire ancienne ; chacun de ses mots est éternel et pertinent pour chacun d’entre nous, à toutes les époques. Dans un monde sans Temple, il nous faut nous pencher un peu plus profondément sur son enseignement pour découvrir quelle est la relation entre ces sacrifices et notre vie contemporaine.

Il existe deux forces opposées en chacun de nous : une force qui désire les plaisirs matériels et une force qui aspire à la spiritualité et à la Divinité. En termes simples, notre quête de sens et notre aspiration à servir D.ieu sont en conflit constant avec «l’animal » qui est en nous, cette partie de nous-mêmes qui préférerait s’adonner à nos passions égocentriques que de consacrer notre temps et nos ressources à des causes plus nobles. La centralité des sacrifices animaux dans le Temple reflète l’essence de notre mission divine : soumettre l’animal qui est en nous à D.ieu.

Lorsque nous lisons les mots qui nous commandent d’apporter un sacrifice sur l’Autel, «Adam ki yakriv mikem», nous trouvons une curieuse formulation : au lieu de dire «Lorsqu’une personne d’entre vous apportera une offrande», la Torah dit «Lorsqu’une personne apportera une offrande d’entre vous». Ce « d’entre vous » nous enseigne qu’en amenant un animal pour être sacrifié sur l’Autel, nous amenons sur l’Autel notre animal intérieur.

Nous offrir nous-mêmes, offrir l’animal qui est en nous, à D.ieu, est la pierre angulaire de tout le Judaïsme. Mais comment l’accomplir ? Faut-il écraser nos passions et nos plaisirs animaux et vivre une obscure vie de privations et de misère ? La réponse à cette question réside dans la racine du mot korban. Bien que ce mot soit communément traduit par «sacrifice», son sens véritable vient de sa racine kirouv qui signifie «rapprocher».

Nous faisons de nous-mêmes un korban en « rapprochant » de D.ieu l’essence même de l’animal qui est en nous. Nous ne l’annihilons pas, nous l’utilisons pour nous aider à nous rapprocher du divin, et du but essentiel pour lequel nous avons été créés. Un animal ne peut se comporter autrement que de la façon dont D.ieu l’a créé. Les taureaux sont agressifs, les agneaux sont hédonistes et les chèvres têtues. Mais l’animal en nous a le choix. Nous pouvons être un « bœuf » odieux, ou bien nous pouvons canaliser nos passions dans un puissant amour pour D.ieu. Nous pouvons adonner à une recherche des plaisirs digne des moutons ou trouver du plaisir à aider les autres et à vivre une vie pleine de sens.

Au cœur de chaque force agissante dans notre vie – même de celles qui ont une expression négative – réside une essence noyau qui peut être dirigée vers une cause constructive et divine. Ce que nous « sacrifions » effectivement est l’objet de nos désirs, les attitudes immatures ou mesquines que nous affichons, notre ignorance et nos faiblesses – de sorte que notre véritable nature puisse émerger.

Devrions-nous « renoncer » à la vie pour D.ieu ? Certainement pas ! Ça, c’est un sacrifice. Nous ne devons pas renoncer aux talents et aux aptitudes que D.ieu nous a donnés, nous devons les rapprocher de leur quintessence. Quand vous devenez un korban, vous avez la possibilité de transformer chaque aspect de vous-même, de devenir la meilleure personne qu’il vous est donné d’être ; une personne qui n’avance plus parmi les animaux, mais main dans la main avec D.ieu.


Que D… fasse que le plus beau dépassement de notre personne nous soit donné de pouvoir réaliser en recevant dès cet instant notre juste Machia’h.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - Vayikra

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

vendredi 8 mars 2013

Un silence qui résonne plus que des mots

26 adar 5773 

Le 27 Adar ( chabbat 9 mars 2013) marque un triste anniversaire. Ce jour-là, en 1992, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, « le Rabbi », subit un grave accident vasculaire cérébral, qui lui ravit la faculté de parler. C’est la date à laquelle la voix qui éduqua, inspira et encouragea des millions de Juifs et de Non-Juifs fut réduite au silence.

Comme le Rabbi nous l’a toujours enseigné, c’est vers la paracha de la semaine que nous nous tournons pour enrichir notre compréhension et notre perspective. Or, de manière tout à fait remarquable, la lecture de la Torah de cette semaine offre un message aussi clair que puissant concernant cet anniversaire, ainsi que l’état apparent d’« absence de direction » du mouvement Habad-Loubavitch.

Cette semaine, nous avons une paracha double, composée des portions Vayakhel et Pekoudei. Le Rabbi a souligné à maintes reprises que ces deux noms véhiculent un message important. Vayakhel signifie « rassembler » et « se rassembler ». Moïse a rassemblé la nation en un kahal, une communauté. Le tout est plus que la somme de ses parties ; la communauté est une nouvelle entité qui, comme dans un mariage, est supérieure à la somme de ses membres. Chacun et chacune d’entre nous est une partie de ce grand corps qu’est le peuple juif, unifiée, mélangée et fondue avec toutes les autres.

Une fois ceci établi, nous passons à Pekoudei, « nombres » : le dénombrement et le comptage de chaque ustensile du Sanctuaire. Certes, le total est supérieur à la somme de ses parties, mais Moïse compte les ustensiles individuellement, car chaque élément individuel possède son importance propre. La même chose est vraie de la nation juive : chaque Juif est doté par le Créateur d’une personnalité dont la valeur est unique, et qui possède une importance au niveau individuel, et pas seulement comme partie de l’ensemble. Chaque Juif sert D.ieu d’une manière unique et inimitable. Aussi bien Vayakhel, la communauté, que Pekoudei, l’individu, sont des éléments absolument essentiels dans la construction d’un tabernacle où la présence de D.ieu sera manifeste.

En 1950, le Rabbi fut couronné comme septième leader du vénérable mouvement ‘Habad-Loubavitch. À ce moment, ‘Habad possédait une histoire prestigieuse, mais pas vraiment de présent, et ne paraissait pas avoir un brillant avenir devant soi. Ce mouvement glorieux, qui avait autrefois compté des centaines de milliers d’adhérents à travers l’Europe, avait été presque entièrement décimé par la Gestapo et le KGB soviétique. La « grande » synagogue Loubavitch à Brooklyn où le Rabbi priait et discourait ne pouvait pas accueillir confortablement plus de 150 personnes !

Au cours des décennies qui suivirent, le Rabbi développa ‘Habad, le faisant devenir l’un des plus grands mouvements juifs des temps modernes. Il le fit à travers « Vayakhel » : en unissant tous les Juifs en s’adressant à l’âme juive collective. Le Rabbi parlait le langage de l’âme et, dans le monde entier, des âmes entendirent son appel et affluèrent par milliers vers sa synagogue en éternelle expansion. Le Rabbi retira ensuite les couches de rouille qui les ternissait, révélant des âmes juives d’une beauté époustouflante.

Je me souviens très bien des rassemblements publics du Rabbi. Mon cœur saigne encore quand je me rappelle le sentiment de « Vayakhel » en me trouvant au milieu d’une mer de milliers de Juifs qui avaient « perdu » leurs identités individuelles, leurs egos, leurs talents, leurs désirs, etc, et se retrouvaient pris dans une atmosphère de sainteté et de pureté qui transcendait leur propre existence. Je ne répète pas là des histoires que j’ai entendues de mon père ou de mon maître, ni des contes d’une autre génération ou d’un pays lointain... J’exprime ce que mes propres yeux ont vu et ce que ma propre âme a vécu.

Aussi beau et exaltant que fût tout cela, pour que la présence divine se révèle, nous devons désormais passer en mode « Pekoudei ». Il nous appartient maintenant de prendre le message du Rabbi et, au lieu de l’utiliser pour transcender nos êtres pour devenir une partie d’un tout, laisser ce message pénétrer et transformer les forces et les capacités uniques que D.ieu nous a données. La passion et le feu du Rabbi doivent maintenant être la lumière qui fera étinceler et danser les millions de couleurs uniques du kaléidoscope de notre peuple.

De manière incroyable, le dernier discours du Rabbi fut prononcé le Chabbat Vayakhel. La semaine suivante, le Chabbat Pekoudei, la voix du Rabbi était silencieuse. Peut-être peut-on dire qu’elle peut maintenant être entendue à travers les voix de tous ses innombrables disciples et admirateurs qui vivent son message, et attendent en cet instant qu’ils soient réunis avec lui, en le recevant comme Machia’h dès cet instant.


Par Rav Naftali Silberberg, auteur et directeur du département des programmes du Rohr Jewish Learning Institute.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.