Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

jeudi 17 mars 2011

Nos vraies relations

11 Adar II 5771 – Paracha : Tsav / Chabbat Zakhor
« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »

Fête : Jeûne d’Esther Jeudi 17 mars / Début : 05h26 – Fin : 19h29
Pourim -14 adar II –Dimanche 20 mars 2011


 Le décret d'Haman intervint à une période où rien ne le laissait supposer. Esther était la reine de l'empire, tandis que Morde'haï  faisait partie des ministres du royaume. On pouvait le trouver à la porte du palais. Il était aussi président du grand tribunal rabbinique. Pour autant, c'est précisément durant cette période tant prometteuse pour notre peuple, que parvint le décret le plus terrible que nous n'ayons jamais connu.
Une menace qui plana sur l'ensemble du peuple juif. Elle s'étendit à toute la planète et ne nous laissa aucune échappatoire puisque tout devait se réaliser en un seul jour ! Même l'esclavage égyptien ne constitua pas pour nous une aussi grande menace. Seuls les garçons étaient alors menacés par le décret de Pharaon, non les filles ! Durant les autres exils que nous avons connu, seule une partie de notre peuple fut menacé par un éventuel décret. La possibilité de migrer vers des contrées plus clémentes était toujours envisageable.
Ce n'était pas le cas sous le règne d'A'hachevéroch ! Pourquoi un tel décret ?
C'est que notre destin ne dépend pas des règles cartésiennes du monde. Attachés à la thora, nul ne peut nous atteindre. S'associant au festin du roi A'hachvéroch où les ustensiles du temple furent alors profanés, les plus hautes relations dans les sphères de l'état ne valaient plus rien pour nous.
Esther et Morde'haï le savaient. C'est pourquoi ils incitèrent le peuple juif à revenir vers D-ieu de tout son coeur. C'est alors que les démarches diplomatiques d'Esther eurent une amplitude, et que les enfants d'Israël furent définitivement sauvés. 

Que D. fasse que de même que la génération de Morde'haï et Esther a été sauvé grâce à son attachement à la thora et aux mitsvots, qu'ainsi aujourd'hui encore D-ieu nous donne la force d'avoir définitivement le dessus sur cet exil en nous faisant vivre le grand mariage de D-ieu avec son peuple en recevant dès à présent notre juste Machia'h.   

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- -Likoutei Sih'ot Vol I - Pourim.



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 16 mars 2011

La grandeur de la Reine Esther

10 Adar II 5771 – Paracha : Tsav / Chabbat Zakhor

« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »
Fête : Jeûne d’Esther Jeudi 17 mars / Début : 05h26 – Fin : 19h29
Pourim -14 adar II –Dimanche 20 mars 2011


 La reine Esther intercéda auprès du roi A'hachevéroch afin qu'il accepte d'annuler le décret établi par son ministre Haman. A travers un plan macabre, Haman avait prévu de détruire l'ensemble du peuple juif le 13 Adar. La reine Esther batailla de toutes ses forces afin de faire échouer le dangereux projet d'Haman. Pour s'être très fortement investie dans ce combat pour sauver son peuple de cette menace, elle a eu le mérite de voir la Méguila porter son nom : Méguila Esther.

Pour autant, pourquoi le jeûne du 13 Adar qui précède Pourim s'appelle-t-il lui aussi : Le jeûne d'Esther ?

En fait, lorsqu'à la demande de Morde'haï, la reine Esther dut se présenter devant le roi afin de faire annuler le décret, elle décida de jeûner durant trois jours et demanda à tous les juifs de Suze de suivre son exemple. Cette préparation d'ordre spirituel précéda son apparition dans la salle du trône du 14 au 16 Nissan. Cependant, en suivant ce décompte trois jours avant le 14 Nissan ne nous ramène pas au 13 adar mais au 11 nissan !

Dès lors pourquoi son nom est associé au jeûne du 13 Adar ?

Le 13 Adar correspond à une autre date. Ce fut le jour du combat. En effet cette date avait été originellement fixée par Haman afin de porter atteinte à l'existence du peuple juif. Finalement ce fut le jour où notre peuple livra combat à tous ceux qui tentèrent de nous agresser à ce moment. Ce jour là, chaque enfant d'Israël aurait du à la fois jeûner et se battre. Jeûner afin d'amener sur lui une aide divine accrue et se battre afin d'éradiquer physiquement les ennemis d'Israël. Pour autant, la seule qui put jeûner ce jour-là fut la reine Esther. Seule elle qui séjournait au palais n'était menacé par aucun ennemi. Elle n'avait donc pas besoin de garder ses forces pour livrer bataille. Elle pouvait donc jeûner.

Par contre le reste du peuple ne put suivre son exemple, devant consacrer toute son énergie pour le combat. Ils durent reporter ce jeûne à plus tard.

C'est pourquoi Esther fut la seule à jeûner ce 13 adar. Pour cette raison cet événement aussi porte son nom. 

Que D. fasse que de même qu'à Pourim notre peuple a eu le dessus sur tous ses ennemis, qu'ainsi aujourd'hui encore D. nous donne la force d'avoir définitivement le dessus sur cet exil en nous faisant vivre le grand mariage de D-ieu avec son peuple, en recevant dès maintenant notre juste Machia'h.
   
 Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch-  Lettre du 11 Adar II 5730.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 15 mars 2011

Amalek : un danger perpétuel

9 Adar II 5771 – Paracha : Tsav / Chabbat Zakhor

« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »
Fête : Jeûne d’Esther Jeudi 17 mars / Début : 05h26 – Fin : 19h29
Pourim -14 adar II –Dimanche 20 mars 2011 


La thora nous révèle, qu’Amalek cherchera à livrer combat à notre peuple à quatre reprises au cours de l’histoire :
1.   A visage découvert, à Refidim alors que nous venions de quitter l’Egypte.
2.   Sous l’aspect de Kenaanim, après nos périgrinations dans le désert durant quarante ans. Nous nous préparions alors à entrer en Israël.
3.   Sous le règne du roi Chaoul, alors que nous nous installions en Israël. Avant que débute la construction du Beth Hamikdach (temple).
4.   A la fin de l’exil, Amalek livrera combat à la génération qui vivra à l’époque du Machiah’.
L’histoire se répète. De même qu’avant d’entrer en Israël, Amalek nous avait attaqué en utilisant comme subterfuge une autre identitée. Ainsi en sera t-il lors du dernier combat qu’il nous livrera à la fin de l’exil.
Pour autant qu’y a t-il de différent dans sa démarche, lorsqu’il masque son identité ? Son but avoué est malheureusement toujours le même, nous nuire physiquement !
Il existe malgré tout une différence :
1.    Lors de sa première attaque à Refidim, il chercha à briser notre enthousiasme pour la thora. Pourquoi accomplir la thora avec tellement de joie ? Pour des lois d’autant plus, dont nous ne saisissons pas bien souvent le bien-fondé ! Il serait préférable de chercher tout d’abord à les comprendre nous murmure-t-il. Nous pourrons alors les accomplir calmement !
Derrière cette démarche décourageante, se cache Amalek qui cherche à éradiquer physiquement notre peuple.
2.    Avant d’entrer en Israël, il se déguisa en Kenaanéen. A ce moment de l’histoire Il chercha à briser notre façon d’aborder le monde matériel. Oubliez donc que D-ieu guide chacun de vos pas dans le travail. Que votre seul devoir est de faire un récéptacle adéquat, pour que D-ieu y dépose Sa bénédiction. Apprenez que dans le monde du travail ce qui compte, c’est la capacité à pouvoir ne compter que sur soi, nullement sur D-ieu !?
Derrière cette approche nouvelle pour nous se cache ici aussi le même Amalek. Celui qui cherche à nous détourner du chemin de la thora, afin de tenter de nous détruire physiquement, comme l’envisagea Haman.
3.    De même à la fin de l’exil, c’est à travers des chemins détournés qu’Amalek cherchera à nous détourner de notre thora et de nos mitsvots. Sachons ne pas tomber dans ses pièges redoutables, afin de mériter le dévoilement de notre juste Machiah’.
Que D-ieu fasse que de même qu’à Pourim notre peuple a eu le dessus sur tous ses ennemis, qu’ainsi aujourd’hui encore D-ieu nous donne la force d’avoir définitivement le dessus sur cet exil et nous fasse vivre les temps messianniques avec la révélation de notre juste Machia’h.
   
Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch –Likoutei Sih’ot Vol I- Pourim.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 14 mars 2011

L'exemple à suive

8 Adar II 5771 – Paracha : Tsav / Chabbat Zakhor

« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »
Fête : Jeûne d’Esther Jeudi 17 mars / Début : 05h26 – Fin : 19h29
Pourim -14 adar II –Dimanche 20 mars 2011


Nos Sages enseignent que le Miracle de Pourim, qui renversa le décret divin pour les Juifs, de la mort à la vie, physiquement et spirituellement, fut provoqué par le fait que Mordekhaï avait rassemblé 22 000 enfants juifs pour leur enseigner la Torah et implorer avec eux la miséricorde de leur Père Céleste. Il implanta en leur coeur un profond sentiment d'abnégation, si fort qu'ils s'écrièrent tous à l'unisson : « Dans la mort comme dans la vie, nous serons avec toi, Mordékhaï ! »
Rappelons-nous que Mordekhaï était l'un des dignitaires du Sanhédrin, le plus grand Juif de son temps, tant dans l'érudition, la piété et tous les attributs possibles de grandeur, tel Moïse en son temps. Malgré cela, il mit tout de côté pour renforcer les fondements de l'éducation, allant en personne enseigner la Torah avec piété et Mésirout Néfèche (Ndr - au risque de sa vie) aux petits enfants.
Le profond message que ceci recèle pour nous est le suivant : quelle que soit la situation de chacun d'entre nous dans la vie, quelle que soit l'importance de ses activités, chacun et chacune a un devoir primordial de consacrer au moins une partie de son temps et de ses forces à la plus importante des causes : sauver notre jeune génération en implantant en elle la dévotion pour tout ce qui est saint et a été sacré pour nous depuis le temps où nos ancêtres ont reçu la Torah au mont Sinaï, une dévotion telle qu'elle implique le sacrifice de soi.
C'est uniquement de cette façon que nous pourrons assurer que cette jeune génération restera fidèle à D.ieu et à Sa Torah, et, par là même, assurer la pérennité de notre peuple. De plus, c'est en cela que réside notre force contre tous les « Haman » de l'Histoire et notre sécurité sous la protection divine.

 Que D-ieu protège miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, qu'Il voit la souffrance de nos frères et de nos soeurs  en Israël comme partout dans le monde,  et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu en recevant dès à présent  notre juste Machia'h.  

Issu d'une Correspondance du Rabbi de Loubavitch - 7 Adar 5712 (1952)


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 10 mars 2011

Servir D-ieu avec le coeur

4 Adar II 5771 – Paracha : Vayikra

« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »


 Le service de D-ieu réalisé dans le Beth Hamikdach expiait les fautes des enfants d'Israël et apportait la bénédiction dans chaque foyer. Avec sa destruction nous avons été privé de ces bienfaits. Pour autant notre service spirituel au quotidien se substitue à celui réalisé matériellement dans le temple. Il amène de nouveau dans notre vie, bénédiction et prospérité dans tout ce que nous réalisons. 
En quoi consiste ce service de D-ieu ? 
A l'époque du temple, un agneau accompagné d'un peu de farine et de vin était offert deux fois par jour sur l'autel extérieur. Son financement était réalisé grâce à une contribution apportée par chaque membre du peuple juif. Ce qui ramenait à un faible coût la part de chacun ! Pour autant, cette infime participation permettait à chaque juif de voir la bénédiction de D-ieu se déposer dans ses activités.
 Que justifiait une telle bénédiction ? 
L'effort financier? Il était pourtant faible! Mais il était réalisé avec coeur par chaque participant. C'est cette prédisposition à vouloir offrir un sacrifice à D-ieu qui valait ce déluge d'abondance envers chaque enfant d'Israël. Aujourd'hui encore, l'Eternel souhaite que seulement une faible partie de nos revenus comme de notre personne Lui soient offerts. Pour autant ce qui justifiera qu'Il déverse toutes ses bénédictions sur nous est le fait que nous l'ayons fait avec le coeur.  

 Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol III - Paracha Vayikra.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 9 mars 2011

Une source constante de bénédictions

3 Adar II 5771 – Paracha : Vayikra
« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »


Deux fois par jour, le sacrifice perpétuel (korban tamid) était offert sur l'autel extérieur du temple, le matin et l'après-midi. Réalisé au nom de tout le peuple juif, il apportait bénédiction et réussite dans tout ce que les enfants d'Israël réalisaient. 
Qu'il soit source de bénédictions au moment de son offrande, cela se conçoit. Mais qu'est-ce qui permettait que cette réussite se manifeste tout au long de la journée ? 
Avec le réveil matinal débute notre journée. « Modé ani. mélé'h. (Je te suis reconnaissant Roi de l'univers.) » Sont les premiers mots que nous prononçons. Un homme ne peut se définir comme le sujet de son Roi que s'il lui est soumis. Tel doit être notre engagement à l'égard de D-ieu dès notre éveil.
Dotés d'une telle prédisposition nous avons l'assurance que notre soumission à D-ieu nous ouvrira bien des portes. A commencer par les bénédictions que véhicule le sacrifice perpétuel. Il n'était pourtant offert que deux fois par jour. Mais notre annulation à l'Eternel nous permet de voir son action s'étendre à toute la journée !
Ce sacrifice porte bien son nom « offrande (dite) perpétuelle », il amenait la bénédiction au peuple juif de façon constante. 
Que D. fasse que la constance avec laquelle Il nous a toujours protégé nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol III - Paracha Vayikra.


 En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 8 mars 2011

Les temps messianiques

2 Adar II 5771 – Paracha : Vayikra

« Dès que rentre le mois d'adar, nous cherchons à être plus joyeux »


Avec l’entrée du Chabbat, nous récitons le cantique « Le’ha dodi likrat kalla…- Va mon bien-aimé au devant de ta fiancée…  ».    
Ce chant invite D-ieu le fiancé, à aller à la rencontre de sa futur épouse, le peuple juif. Même si au fil des générations l’ultime rencontre n’a pu se faire, rien ne la contredit aujourd’hui.
Pour autant qu’est ce qui a pu empêcher un si grand mariage durant toutes ces années?
Peut-être qu’aux yeux de son bien-aimé  la fiancée avait des « défauts »? Même si cette hypothèse était envisageable, rien de tout cela n’est aujourd’hui d’actualité. Les efforts que le peuple juif a réalisé durant toutes ces années d’exil l’ont lavé de toute imperfection. Il est telle cette fiancée, chez lequel son bien- aimé ne découvre que des qualités.
Le mariage entre D-ieu et les enfants d’Israël - les temps messianiques- ne peut donc être retardé !
Parce ce que cette union est imminente, le prophète Yéchayahou affirme : « Ainsi déclare l’Eternel : Gardez la loi et faites la justice, car Ma délivrance est proche ». « Faites la justice » est à comprendre comme, faites un commandement positif de plus. « Gardez la loi » comme, ne transgressez plus un interdit Cet ultime effort peut permettre au monde entier de basculer vers la fin du verset « Ma délivrance est… » effective, et non plus seulement « proche ».
C’est dans ce même esprit que nous devons nous pencher sur les textes qui exposent dans le détail les temps messianiques. Ils nous permettent de nous imprégner de cette période à venir. Ils nous offrent non seulement la possibilité de précipiter cette étape, mais plus encore, ils nous permettent de les vivre dès à présent.
Pour toutes ces raisons, « vivre avec son temps » prend aujourd’hui un nouveau sens. Celui de prendre le temps de découvrir une époque pleine de bonheur qui nous guette. Cet enrichissement doit nous ravir jusqu’à pouvoir déjà faire de cette perception notre quotidien, durant ces derniers instants d’exil !
Que D-ieu fasse que, tous les efforts que nous avons développé afin de faire la volonté du Rabbi, à savoir « se préparer (pleinement) à recevoir le Machia’h », nous donne le mérite de le recevoir dès à présent.   

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Pninei Haguéoula- Chap. Annonce et Préparation.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.