Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 22 février 2012

Le Temple à la maison, La sainteté du foyer juif

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

30 Chevat 5772

Le foyer juif est appelé « un petit Sanctuaire ». Il possède la qualité du Temple d’être une demeure pour D.ieu. La lecture de la Paracha de cette semaine décrit le Sanctuaire que Moïse et le peuple juif allaient construire. Ils l’édifièrent avant de quitter la région du Sinaï et le transportèrent avec eux pendant leur périple de quarante ans dans le désert. Puis ils l’emmenèrent en Terre d’Israël. Il fut plus tard remplacé par le Temple construit à Jérusalem.

Dans le commandement de construire le Sanctuaire, D.ieu dit à Moïse : «Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai en eux.»

D.ieu ne dit pas « Je résiderai en lui », dans le Sanctuaire, mais « en eux ». Les Sages expliquent que cela signifie que D.ieu réside dans le cœur de chaque Juif, homme ou femme. Chaque personne est sacrée, et la maison dans laquelle elle réside l’est également.

Le Sanctuaire ou le Temple possédait trois caractéristiques fondamentales qui se retrouvent potentiellement dans chaque maison juive.

Tout d’abord, c’était une source de connaissance de la Torah : dans le Saint des Saints étaient déposées les Tables de la Loi sur lesquelles sont gravés les Dix Commandements que Moïse avait ramenées du Sinaï. De plus, lorsque Moïse acheva l’écriture du rouleau de la Torah, un exemplaire en fut placé dans le Saint des Saints.

En second lieu, le Temple est appelé une « Maison de Prière ». Il est la Porte du Ciel, car toutes les prières dirigées vers D.ieu passent par cette Maison. À travers les générations, quel que soit le pays où ils vécurent, les Juifs se sont toujours tournés vers le Temple de Jérusalem en priant. À l’intérieur du Temple, le service accompli chaque jour exprimait une dévotion absolue au Divin, l’essence de la prière.

Enfin, dans le Temple se trouvait la Table d’Or sur laquelle étaient posés douze pains. Cela exprime le fait que D.ieu envoie un flux de bénédictions dans le monde pour pourvoir aux besoins de chaque créature. Ce flux de bénédiction passe par le Temple puis il irradie à l’extérieur vers le monde, prodiguant la nourriture et subsistance à tous.

Chacune de ces trois idées est liée d’une certaine manière lien au foyer. Voyons comment.

Le foyer juif est un centre d’étude de la Torah en puissance, où le mari, la femme et les enfants consacrent régulièrement du temps à explorer les enseignements de la Torah. Les livres juifs font naturellement partie du mobilier. De fait, de nombreuses personnes organisent des groupes d’étude ou des cours de Torah chez eux.

Et qu’en est-il de la prière ? Les offices principaux n’ont-ils pas lieu à la synagogue ? Certes, mais de nombreuses prières sont faites à la maison : les bénédictions du matin, celles que l’on prononce avant et après manger, et le Chéma avant de se coucher. Pour ceux qui ne vont pas à la synagogue, quelles qu’en soient les raisons, la maison est le lieu idéal pour prier.

D.ieu répand des bénédictions dans le Temple, d’où elles se déversent ensuite dans le monde entier. La bénédiction divine qui se répand dans la maison juive est également partagée, à travers une hospitalité chaleureuse et des actes de bienfaisance et de bonté. La boîte de charité placée à la maison exprime ce concept, de même que tous les actes de générosité qui s’y déroulent, dirigés vers les personnes étrangères au foyer.

C’est ainsi que la maison juive est réellement « un petit Sanctuaire ». Tout comme le Temple, elle est un centre de Torah, de prière et de générosité. À la maison, comme dans le Temple, réside la Présence Divine.


Que D… fasse que nos petits sanctuaires, nos maisons, soient les réceptacles qui nous permettront de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu de la Lettre publique du Rabbi de Loubavitch “Entre le 10 et le 15 Chevat” 5747.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.
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mardi 21 février 2012

Non idolâtrie, Les Chérubins du Temple contreviennent-ils aux Dix Commandements ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

29 Chevat 5772

Il n'y a rien de plus étrange : D.ieu nous dit qu'Il hait les idoles – et Il veut que nous les haïssions également. Son message est « Ne faites pas d'idoles. Ne l'imaginez même pas. Et si vous tombez sur des idoles, brûlez-les, détruisez-les, déracinez-les. Donnez vos vies plutôt que de conférer une quelconque crédibilité à ces idoles. »

Mais ensuite, dans la pièce la plus reculée de Son temple, l'endroit qu'Il appelle le « Saint des Saints », Il nous dit de placer deux figurines en or, portant des ailes, l'une d'apparence masculine et l'autre d'apparence féminine.

Et lorsque nous étions en conflit avec D.ieu, et Lui avec nous, ces statuettes détournaient leurs visages l'une de l'autre. Mais lorsque nous étions en harmonie avec Lui, les prêtres du temple ouvraient les rideaux et nous montraient l'enlacement de ces deux figurines. Et ils disaient alors, « Voyez comme vous êtes aimés par votre D.ieu. »

Cela signifiait que l'un de ces anges nous représentait, quant à l'autre…

Nous sommes obligés de dire que ce n'est pas les images en tant que telles qu'Il souhaite que nous haïssions. Après tout, cela ne ferait-il pas de nous une autre sorte d'idolâtres : ceux qui idolâtrent la destruction des idoles ? Alors, quand Il nous dit « Faites deux anges en or », nous le faisons. Tout ce qu'Il nous demande, parce que c'est à Lui que nous nous attachons.

En fait, ce qu'Il déteste avec tellement de virulence, c'est tout ce que nous pourrions mettre entre nous et Lui. C'est cela l'idolâtrie : accepter qu'il y ait quoi que ce soit ou qui que ce soit d'autre dans notre relation.

Ce qui fait que ces deux figurines jouent un rôle exactement à l'opposé de l'idolâtrie. Ce sont des non-idoles. À travers elles, Il nous dit, « Si vous avez un problème, si vous voulez en parler, à chaque fois que vous avez du mal à surmonter votre monde, n'allez voir personne d'autre que Moi. Pas la lune, pas le soleil, pas un ange, pas même le PDG de votre groupe. Parce que Je ne peux supporter que quoi que ce soit ou qui que ce soit s'interpose entre nous. Je veux être unis avec vous – où que vous soyez, et seulement avec vous. Et je veux que vous soyez unis avec Moi comme si rien d'autre n'existait à part vous et Moi. Parce que, en vérité, telle est la réalité. »

Pour exprimer une telle union, il n'existe pas d'autre métaphore dans tout l'univers matériel que l'union physique de deux conjoints amoureux.

Comme le dit la Genèse, « D.ieu fit Adam à Son image, homme et femme Il les créa ».


Que D… fasse que nous qui avons toujours le regard tourner vers D…, implorant à chaque instant de pouvoir recevoir notre juste Machia’h, voyons cette demande exaucée aujourd’hui même.

Basé sur Ohr Hatorah du Tséma'h Tsédek (Rabbi Mena'hem Mendel de Loubavitch, 1789-1866), Parachat Térouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Le bois de la folie, Le sanctuaire du coeur

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28 Chevat 5772

Seul à seul avec D.ieu, sur le Mont Sinaï, Moïse apprit les détails de la construction du Sanctuaire, le Temple portatif décrit dans la paracha de cette semaine. Il allait s’agir de l’épicentre spirituel pour les Juifs, et en fait pour le monde entier : le lieu où la Chekhinah, Présence divine, se révélerait.

Le Sanctuaire était fait de lourdes planches de bois, disposées verticalement. Chaque planche était soutenue à sa base par deux lourds blocs d’argent dans lesquels elle s’encastrait. Les planches étaient recouvertes d’or et solidement fixées les unes aux autres. Elles formaient les murs du Sanctuaire et des tentures superposées en constituaient le toit.

À l’intérieur du Sanctuaire se trouvaient la Menorah, une table pour les « pains de proposition » et un autel pour les encens, tous faits en or. Derrière un rideau magnifiquement brodé, se trouvait le Saint des Saints, renfermant l’Arche d’or. À l’intérieur de celle-ci se trouvaient les tables en saphir sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements et que Moïse avait rapportées du mont Sinaï.

Le Sanctuaire construit par Moïse exista il y a bien longtemps et, sous la forme du Temple, il sera à nouveau édifié à Jérusalem. Mais il existe également un Sanctuaire intérieur, dans le cœur de chaque homme et de chaque femme. Les détails du Sanctuaire matériel décrits dans la paracha nous aident à comprendre comment nous pouvons construire ce Sanctuaire intérieur pour que la Présence de D.ieu s’y révèle également, à l’intérieur de chacun d’entre nous.

Le bois d’acacia, avec lequel était fabriqué le Sanctuaire, possède, en hébreu, un nom étrange : atsé chittim. On peut le traduire par « le bois de la folie ».

Ce nom peut nous aider à comprendre le but du Sanctuaire et celui de la vie.

Il existe un niveau de comportement ordinaire et civilisé. C’est la norme. Un comportement bas, vil et grossier signifie agir d’une façon inférieure à la norme : c’est une forme de folie. Tout mal et tout péché proviennent de cette forme inférieure de folie.

Mais il existe une autre forme de folie qui implique d’aller au dessus de la norme. On l’appelle «sainte folie». Par foi, dévouement, dévotion et amour, la personne dépasse la norme de son comportement. Elle commet des actes qui paraissent exceptionnels. Imaginez un homme décidant de mettre les Téfilines chaque jour ou une femme entreprenant de transformer toute sa cuisine pour la rendre complètement cachère.

Le Judaïsme est basé sur la force engendrée par de telles décisions. Nous avons survécu des milliers d’années grâce à la force de cette « sainte folie » qui est notre volonté d’aller, en certaines occasions, au-delà de la norme de la rationalité conventionnelle. Le bond en avant que nous effectuons alors répare les erreurs et les excès de notre folie inférieure et déplaisante. Le mal se voit transformer en bien et l’obscurité en lumière. C’est par ce processus que nous construisons notre Sanctuaire intérieur.

C’est la raison pour laquelle le Sanctuaire décrit dans notre paracha était construit de ce bois d’acacia, « le bois de la folie ». Dans notre désir de progresser, nous allons au-delà de la raison dans le domaine de la « sainte folie », transformant notre folie grossière et matérielle en quelque chose de spirituel. De la sorte, nous révélons la Chekhinah, la Présence de D.ieu. Celle-ci illumine le Sanctuaire de notre cœur, notre foyer, notre vie et, en fin de compte, depuis le Temple de Jérusalem, le monde entier.


Que D… fasse que nos efforts au quotidien pour faire de ce monde une Demeure pour D… nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Basé sur un discours de Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn “Bati Légani”, ch. 5.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 20 février 2012

Le rôle des ustensiles dans le Temple

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27 Chevat 5772

Le Beth Hamikdach (temple) était une maison emplie de bons nombres d'ustensiles. Pour autant, les décisionnaires tels que le Rambam ou le Ramban considèrent uniquement l'injonction de construire une demeure à D.ieu comme faisant partie des 613 commandements, mais ignorent dans ce décompte l'obligation d'y réaliser les ustensiles appropriés. 

Pour quelle raison?

Ils ont tous deux une vision différente de la première raison d'être du Beth Hamikdach. Pour le Rambam, la maison de D.ieu doit être érigée pour y offrir des sacrifices. Tous les ustensiles présents dans cette sainte demeure sont là pour contribuer à la réalisation d'une unique tâche, servir D.ieu. 

Il n'est donc pas nécessaire de considérer leur réalisation comme un commandement à part entière. Ils font partie d'un grand projet : Eriger une maison pour D.ieu . Tout ce qui s'y trouve répond à la même injonction : « Vous me ferez un sanctuaire ». 

Pour le Ramban, le Beth Hamikdach est le lieu où réside la Chéh'ina (présence divine). Auquel cas, seule une maison est nécessaire pour cela. C'est pourquoi la thora décompte la construction de cette demeure comme une des 613 mitsvots, et ne considère pas comme une mitsva, la réalisation de ses ustensiles. Eux qui ne sont pas nécessaires pour faire résider l'Eternel dans cette demeure. 

Dès lors, la présence des ustensiles dans le Temple révèle pour le Ramban l'existence d'une seconde Mitsva : Réaliser des tâches dans le Beth Hamikdach pour servir D.ieu . Par exemple : Allumer la menorah, offrir des encens sur l'autel en or. Pour cela il sera nécessaire que nous ayons un candélabre et un autel. Il faut donc les avoir fabriqué auparavant. Leurs constructions s'inscrit alors comme une « préparation à une mitsva », mais non comme une mitsva à part entière. 

Ceux sont pour ces deux raisons différentes que le Rambam et le Ramban ne considèrent pas la réalisation des ustensiles du temple comme une mitsva indépendante. Mais soit comme faisant partie d'un tout (selon le Rambam), ou comme une préparation à une autre mitsva (selon le Ramban). 


Que D. fasse que l'ensemble des mitsvots que notre peuple a réalisé au fil des générations, considéré par l'Eternel comme un important mérite, nous permette de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol XI- Sih'a II-Paracha Terouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

samedi 18 février 2012

Aller plus loin

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27 Chevat 5772

Le juste milieu est la mesure à adopter dans toutes les circonstances. C'est une règle que nous enseigne le Rambam. Pour autant, une personne qui a fauté ne peut conserver comme ligne de conduite le juste milieu. Elle doit adopter un comportement où les limites de l'intellect sont dépassées

Pour autant pourquoi est-il nécessaire d'adopter un changement aussi radical dans notre façon de vivre ? 

Les chemins qu'emprunte l'homme pour fauter ne sont pas basés sur la raison. Ils sont le fruit d'une tentation où l'intellect est absent. Les idées qui foisonnent alors sont même dénuées du juste milieu qui articulait sa vie jusqu'à présent. Pour prendre le contre-pied d'une telle dérive, il doit adopter un comportement où la décision rationnelle est outrepassée. 

Notre patriarche Yaacov reçut une bénédiction allant dans ce sens. « Et tu t'étendras à l'ouest comme à l'est, vers le nord comme vers le sud ». En quoi cette bénédiction dépassa-t-elle celles que reçurent ses aïeux Avraham et Itsh'ak? 

« Oufaratsta - et tu t'étendras » souligne la possibilité accordée à notre ancêtre Yaacov de pouvoir s'étendre au-delà des barrières déjà existantes. Même si ces limites sont celles de la sainteté, Yaacov reçut de D.ieu la promesse de pouvoir les franchir. En cela, il reçut l'aptitude de pouvoir s'élever davantage que ses pères. 

Cette bénédiction vaut pour chacun d'entre nous. Que nous ayons fauté ou que nous soyons toujours restés fidèles à l'Eternel, nous pouvons et devons outrepasser nos limites, seraient-ce celles de la sainteté ! 

C'est dans cette optique que nous devons concevoir notre vie juive au quotidien. « Aller plus loin » selon la formule énoncée, car D.ieu nous en a donné les moyens à travers les bénédictions qu'Il a donné à nos ancêtres. 


Que D.ieu fasse que les limites de l'exil déjà brisées s'estompent pleinement aujourd'hui même en recevant notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol I-Paracha Terouma 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 16 février 2012

La pièce de feu, Est-ce la vôtre ?

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25 Chevat 5772

L'Éternel parla à Moïse en ces termes : « ...chacun [des Enfants d’Israël] paiera au Seigneur le rachat de sa personne... Voici ce qu’ils donneront, tous ceux qui seront compris dans le dénombrement : un demi-shekel » – Exode 30, 11-13

D.ieu prit une monnaie de feu de sous Son trône de gloire et la montra à Moïse, lui disant: « Telle que celle-ci, ils donneront. » – Midrache

Au total, ce furent 611 commandements qui furent transmis aux Juifs par l’intermédiaire de Moïse. Parmi ceux-ci, de nombreuses mitsvot impliquaient divers objets ou créatures physiques, mais c’est seulement à cinq reprises que D.ieu dû donner à Moïse une présentation visuelle du sujet qu’il devait enseigner. Cela concerna des thèmes très difficile à transmettre verbalement. Par exemple: D.ieu fit voir à Moïse la nouvelle lune pour lui montrer ses dimensions précises au moment où le nouveau mois doit être consacré. Toutefois, le cas de ce demi-shekel est intriguant: qu’y avait-il donc de si difficile dans cette mitsva qui nécessitât que D.ieu en fit une démonstration visuelle à Moïse ?

Les sages français du Moyen-âge des Tossafot expliquent la confusion de Moïse. Le don du demi-shekel devait effectuer l’expiation du plus grave des péchés, le péché du Veau d’Or. Comment un simple demi-shekel peut-il expier un flagrant péché d’idolâtrie ? se demanda Moïse.

D’autre part, il est évident que tous les Juifs n’eurent pas la même part dans la fabrication du Veau. Certains furent plus enthousiastes que d’autres, et certains participèrent plus que d’autres. Comment alors le moyen d’en effectuer l’expiation pourrait-il être « à taille unique », un demi-shekel pour chacun ? De plus, ne serait-on pas en droit d’attendre un repentir plus rigoureux de la part des érudits et des chefs, qui furent certainement plus coupables que la masse qui ne pouvait pas totalement comprendre la portée de ses actions ?

D.ieu répondit en montrant à Moïse une pièce de feu. En bref, la réponse de D.ieu à Moïse fut: Ne te fie jamais aux apparences... Il peut y avoir une pièce faite d’or ou d’argent, et il peut y avoir une pièce faite de feu. Extérieurement, elles peuvent paraître semblables, toutes les deux valent un demi-shekel, mais l’une est un morceau de métal froid, alors que l’autre est brûlante de passion et d’amour. Il y a beaucoup plus dans une mitsva que l’acte, son corps ; il y a une âme de feu qui l’anime – et chaque feu a sa propre danse.

La mitsva de donner le demi-shekel nous enseigne une précieuse leçon. Les humains, qui avec leurs yeux de chair peuvent seulement percevoir l’acte physique d’une mitsva, ont tendance à juger les actions d’autrui sur une base quantitative. Mais D.ieu voit au-delà de la surface des choses, et Il juge sur la base du feu qui a été investi dans la mitsva.


Que D… fasse que l’intensité avec laquelle nous attendons quotidiennement de recevoir notre juste Machia’h, nous donnent le mérite de vivre cet évènement en cet instant présent. 


Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Ma’hatsit Hachékel

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



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mercredi 15 février 2012

La réalisation d'une prophétie

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24 Chevat 5772

Au 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème, la guerre était un sport international. Les invasions et l'impérialisme étaient franc-jeu. La victoire revenait au plus fort. En Europe, la paix était maintenue par un délicat équilibre des pouvoirs, et lorsque cet équilibre vacillait, le carnage éclatait. La Première Guerre mondiale fit 15 millions de morts, pour des questions de pouvoir et de territoire. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bilan était de 78 millions de morts.

Pourtant, en 1990, lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït pour résoudre les problèmes financiers de l'Irak, le monde s'en indigna. Ce genre de démarche était définitivement passé de mode. Quelque chose avait changé dans notre perception morale.


Les Nations Unies ont fourni un nouveau moyen de résoudre les conflits. Établies en 1945, elles ont pour but de constituer un espace de dialogue entre les nations et de minimiser la nécessité du recours à la guerre. Alors que depuis des temps immémoriaux, la guerre avait constitué la manière naturelle de régler les conflits, il était désormais évident que la guerre n'était qu'une option de dernier ressort.

Le Rabbi de Loubavitch évoqua la création des Nations Unies comme annonciatrice de l'ère messianique. Il fit remarquer que, sur le mur faisant face à leur quartier général, sont gravés les mots « Et ils transformeront leurs épées en socs de charrue... », un verset de la prophétie d'Isaïe décrivant l'ère messianique. Le monde a été raffiné, dit le Rabbi, au point où la paix et la bienfaisance envers les nécessiteux sont devenues des nécessités évidentes dans la mentalité de la plupart de gens.

En février 1992, une conférence eut lieu aux Nations Unies qui réunissait les représentants de nombreuses grandes puissances. À l'issue de cette conférence, les chefs d'État résolurent de diminuer leurs dépenses militaires et de réaffecter ces ressources à la production alimentaire. De nouveau, le Rabbi souligna cette manifestation très concrète de la prophétie d'Isaïe, la transformation d'« épées » en « socs de charrue ». Et la prophétie continue de se réaliser.

Des satellites conçus pour espionner l'ennemi depuis l'espace sont maintenant utilisés pour détecter les ressources souterraines et ainsi développer l'agriculture dans de nouveaux territoires. Des millions de dollars de budget pour la recherche en matière de défense sont désormais consacrés à adapter les technologies militaires à des usages civils et commerciaux. C'est tellement évident. Pourtant, cette idée qui apparaît aujourd'hui tellement sensée semblait jadis irrationnelle.

La Torah fait allusion à l'évolution de l'éthique dans le premier verset de la paracha de Michpatim, qui traite de nombreux commandements divins rationnels.

D.ieu dit à Moïse : « Et ceux-ci sont les préceptes que tu placeras devant eux. »

Le Midrache (cité par Rachi) délivre un enseignement basé sur les deux premiers mots de ce verset, « Et ceux-ci » :

« Partout où il est écrit : "et ceux-ci", le texte implique un ajout à ce qui précède. De même que ce qui précède [les Dix Commandements] fut proclamé au Sinaï, ceux-là aussi furent proclamés au Sinaï. »

La Torah inclut un « et » apparemment superflu pour souligner que ces préceptes rationnels furent également donnés au Sinaï. En d'autres termes, de peur que l'on s'imagine que ces lois sont un code d'éthique engendré par quelque conscience humaine, D.ieu précise qu'elles sont bien d'origine divine, tout autant que les lois « irrationnelles ».

La seule différence est que D.ieu nous a fait la grâce de pouvoir saisir la raison de ces mitsvot, alors que la compréhension d'autres mitsvot nous est refusée.

Mais à mesure que nous progressons dans le continuum temporel et que nous approchons de l'ère messianique, nos esprits sont de plus en plus en phase avec la sagesse divine. C'est pourquoi les nations conçoivent aujourd'hui « naturellement » qu'il est « évident » qu'il faut transformer « les épées » en « socs de charrue ».


Que D. fasse que la pleine réalisation de cette prophétie nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même. 

Issu du Discours du Rabbi de Loubavitch - Chabbat parachat Michpatim 5752 (1992)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.