Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil
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lundi 19 septembre 2011

La Valeur Du 18 Eloul


Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

20 Eloul, 5771

Durant le mois d’Eloul il nous est plus facile de revenir vers D…. . Ce mois possède aussi un caractère spécial, dont la signification est grande pour le monde ‘hassidique, et, à travers lui, pour tous les Juifs. Car le 18 Eloul célèbre la fondation du mouvement 'hassidique. En effet c'est à cette date, en 1734, que Rabbi Israël Baal Chem Tov commença à répandre et à promouvoir, officiellement et publiquement, les enseignements et les pratiques du 'Hassidisme.

Comme tel, ce jour devint une date significative de notre calendrier, car ce n'est pas seulement le jour anniversaire de la naissance du Baal Chem Tov, mais aussi celui du mouvement et de l'école de pensée attachés à son nom ; mouvement qui apporta tant de lumière, de réconfort et de détente spirituels à tous les Juifs du Monde.

Ce même jour, le 18 Eloul 1745, naquit aussi Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, fondateur du 'Hassidisme ‘Habad actuellement plus connu sous le nom de Loubavitch. Une signification particulière s'attache au nombre 18, dont l’équivalent hébraïque du point de vue des lettres de l'alphabet est חי'('Haï – vivant).

Aussi cette date fut-elle connue sous le nom de « ‘Haï Eloul », et est interprétée comme le jour qui apporte au mois d'Eloul sa vie et sa signification, rendant vivants et significatifs tous les jours de ce mois, en particulier les douze jours qui restent encore à courir après cette date jusqu’à Roch Hachana. En effet chacun des douze jours qui restent correspondent aux douze mois de l'année finissante : un jour pour chaque mois, chaque jour avec ses tâches et ses objectifs propres.

Cette interprétation symbolique de ‘Haï Eloul (donner vie au mois d’Eloul comme à ses douze derniers jours) est en plein accord avec la mission que ceux sont fixés les maîtres de la ‘Hassidout à commencer par le Baal Chem Tov, promouvoir la renaissance religieuse au sein de toutes les communautés juives.

En effet, Rabbi Israël Baal Chem Tov avait pris pour tâche de souligner et de révéler la potentialité illimitée de chaque individu, sans considération d'état ou de lieu. Il s'efforça d'animer, de rendre active et signifiante la judaïcité de chacun en irradiant celui-ci de la lumière de la Torah et des Mitsvot. Par son approche positive, par ses enseignements inspirants, par ses pratiques réconfortantes, le 'Hassidisme montra (et continue de montrer) la voie vers une manière de servir D.ieu en accord avec un sens profond de la vie.

Rabbi Chnéour Zalman poursuivit l'oeuvre du Baal Chem Tov, son aïeul spirituel, prodiguant ses efforts dans un oubli total de lui même. Grâce à lui, les traditions 'hassidiques furent implantées dans toutes les communautés juives.
Aussi que D… fasse qu’en ces jours qui succèdent à la naissance des deux luminaires que sont le Baal chem tov et l’Admour Hazaken et au ‘Hassidisme, nous ayons le mérite de vivre les temps messianiques en recevant notre juste Machia’h en cet instant.


Issu de plusieurs discours du Rabbi de Loubavitch sur le 18 Eloul.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tousnos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu

Une demande de bénédictions pour tous les lecteurs de la « lettre de torah » est envoyée au Rabbi de Loubavitch en chaque début de mois.

  • MESDAMES(vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes. 
  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil. 

jeudi 15 septembre 2011

La Renaissance De L’Anniversaire (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

16 Eloul, 5771

Le 18 Eloul marque l’anniversaire de deux grands luminaires de l’histoire du ‘Hassidisme. Tous deux, le fondateur du mouvement ‘hassidique, Rabbi Israël Baal Chem Tov (1698-1760) et le fondateur de la branche ‘hassidique ‘Habad, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1745-1812), naquirent en ce jour.


Pour autant, pourquoi la naissance devrait-elle considérée comme un événement que l’on doit commémorer ou célébrer ?

La vie humaine, si elle doit être distinguée de la vie animale, comprend une dimension spirituelle, un ensemble de valeurs morales et d’aspirations transcendantes. C’est pourquoi le Talmud enseigne : « Les méchants, même durant leur vie, sont considérés comme morts». Une âme n’est pleinement en vie que si elle est reliée à sa source, attachée à son dessein et fidèle à sa mission dans la vie.

Mais la vie, comme on l’a dit, peut être soit un état intrinsèque soit l'effet d'une influence. Il en va de même pour la vie spirituelle : un individu peut mener une existence morale et sainte et cependant rester un fœtus spirituel, un être dont la vie spirituelle ne fait pas partie intégrante de lui-même, mais lui est imposée par une source extérieure.

Une vie spirituelle, dans son sens ultime, est la vie de celui dont la spiritualité émerge de son identité même et de sa propre définition, d’une appréciation que dans son lien avec D.ieu résident l’essence et le but de son existence. Une personne peut toutefois mener une existence juste et une vie spirituelle, mais seulement par habitude, par pression, par peur de la punition divine ou par expectation de la récompense, par sens du devoir, pour sa « contribution » en bon citoyen du monde de D.ieu. Le facteur commun de tous ces scénarios est que la personne et son entité spirituelle sont deux entités distinctes : l’être de la personne n’est pas défini par ses aspirations spirituelles mais par ses besoins et ses désirs matériels, en dehors desquels il « possède » également une vie spirituelle, imposée sur l’être physique par les réalités et les forces qui sont hors de sa portée.

Un tel individu n’a pas d’anniversaire car il ne possède la vie qu’au niveau fœtal. Il est vivant spirituellement, il sert le but pour lequel il a été créé, mais sa vie spirituelle lui est « fournie » par une source extérieure. Il n’a pas assez grandi pour atteindre l’état de vie intrinsèque accomplie en dehors du giron maternel.

C’est pourquoi nos Sages comparent l’état du Galout (exil) présent à celui de la grossesse et la venue de Machia’h au moment qui verra notre « naissance », notre émergence dans une vie réellement digne de ce nom.

Car le Galout est plus que l’exil d’un peuple de sa terre. C’est un état de déplacement spirituel, une obstruction de la vérité, un déplacement des priorités, une aliénation de son essence et de sa source. Dans le Galout, nous ne pouvons pas voir D.ieu et sommes donc étrangers à notre véritable être.

Dans le Galout, nous ne pouvons expérimenter la véritable vie, la véritable identification à notre moi le plus profond et notre but essentiel. Nous ne pouvons, au meilleur des cas, qu’atteindre un lien fœtal à la source de vitalité, en nous soumettant à une vie plus grande que nous-mêmes, une vie où nous aspirons à actualiser notre comportement quotidien mais ne pouvons espérer intérioriser et intégrer notre propre existence.

C’est la raison pour laquelle la célébration des anniversaires ne fut pas une priorité de la vie juive pendant bien des générations. Au cours des siècles de notre exil, la signification spirituelle de l’anniversaire, le passage d’une vie imposée extérieurement d’une âme pas encore née à l’état post natal d’une vie pleinement endossée, pleinement assumée n’était l’apanage que d’un nombre sélectionné de géants spirituels.

Et puis le 18 Eloul l’anniversaire renaquit

Les enseignements du ‘Hassidisme révélés dans les dernières heures de l’exil comme un avant goût de l’ère de Machia’h pénétrèrent le voile du Galout et nous réunirent à notre propre essence. Ils vinrent transformer notre vie spirituelle la faisant passer d’une « religion » (c’est-à-dire une soumission et une réaction à quelque chose de plus grand et d’au-delà du moi) à quelque chose qui est appréhendé, expérimenté et intériorisé comme l’essence même de ce que nous sommes.

Notre véritable et ultime naissance attend la venue de Machia’h quand « la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme les eaux couvrent la mer » et quand « l’étincelle de Divinité » qui est au cœur de l’âme humaine s’affirmera comme le siège de notre identité et l’essence de notre vie. Mais les premiers mouvements de la naissance ont déjà commencé, enclenchés par deux grands Maîtres, nés le 18 Eloul, dont les enseignements nous donnent un aperçu de la vie en dehors du giron maternel.
Que D… fasse que nous ayons le mérite aujourd’hui même que vivre notre pleine et ultime naissance en recevant dès à présent notre juste Machia’h

Issu de discours du Rabbi des 18 Eloul 5741 (1981) et 5742 (1982)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tousnos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu
Une demande de bénédictions pour tous les lecteurs de la « lettre de torah » est envoyée au Rabbi de Loubavitch en chaque début de mois.

  • MESDAMES(vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes. 
  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 14 septembre 2011

La Renaissance De L’Anniversaire (I)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

15 Eloul, 5771

Le 18 Eloul marque l’anniversaire de deux grands luminaires de l’histoire du ‘Hassidisme. Tous deux, le fondateur du mouvement ‘hassidique, Rabbi Israël Baal Chem Tov (1698-1760) et le fondateur de la branche ‘hassidique ‘Habad, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1745-1812), naquirent en ce jour.

Il est intéressant de noter que ce n’est que dans les générations récentes, et par le biais de l’influence du ‘Hassidisme ‘Habad qu’on a commencé à marquer le jour de l’anniversaire comme une occasion spirituelle significative dans la vie juive. Bien que la Torah accorde une signification particulière à la date de naissance, les Juifs ne lui ont pas, dans les derniers siècles, accordé une grande importance.

Les dates de décès des grands Sages et Leaders du Peuple Juif sont soulignées dans le calendrier juif mais leurs dates anniversaires restent le plus souvent inconnues. Les Rabbis de ‘Habad, cependant, ont redonné son importance à l’anniversaire, en commençant par établir la date du 18 Eloul comme une fête ‘hassidique. Ils ont mis l’accent sur le fait que le jour anniversaire d’un Sage est un jour particulièrement adéquat pour suivre son exemple et poursuivre l’œuvre de sa vie. Ils ont également enseigné que notre propre jour d’anniversaire est un jour où nous avons une force accrue et où se présente une occasion unique pour que nous mettions en place de nouveaux projets et nous attelions à de nouveaux accomplissements. Le 18 Eloul peut donc être considéré comme l’anniversaire de l’anniversaire juif.

Mais pourquoi la date de naissance devrait-elle être considérée comme plus significative que n’importe quelle autre date ? En réalité, la société en tant qu’entité célèbre les anniversaires. Mais y a-t-il une véritable base pour de telles célébrations ? La date du décès, et tout particulièrement celle de quelqu’un qui a mené une vie pleine et productive, peut être considérée comme le moment suprême de son impact sur le monde. En ce jour, les effets accumulés de tout ce qu’il a produit atteignent le point culminant de sa vie.

Mais que se passe-t-il le jour de la naissance ? Bien avant que le fœtus ne quitte le giron maternel, il est un organe vivant, avec un cerveau qui fonctionne, un cœur, des membres renfermant déjà le potentiel de tous les développements et accomplissements qui vont suivre. Et si la réalisation du potentiel est ce qui nous intéresse, alors le moment de la naissance est loin d’être une marque de maturité et de perfection. En fait, l’enfant d’un jour est, par bien des aspects, bien plus vulnérable que lorsqu’il était protégé dans l’environnement du giron maternel. Il faudra attendre un bon nombre d’années pour que cet enfant soit en position d’actualiser son potentiel à quelque niveau significatif que ce soit.

Ainsi, encore une fois, pourquoi la naissance devrait-elle considérée comme un événement que l’on doit commémorer ou célébrer ?

Pour comprendre la signification du jour de l’anniversaire, il nous faut explorer la manière dont la Halakha (la loi de la Torah) considère l’événement de la naissance. Au premier abord, la Halakha est un code de lois et de comportements qui traite d’abord des aspects pratiques de la vie. Mais un regard plus profond révèle une philosophie et une perspective qui donnent les réponses idéologiques et spirituelles aux questions qui se posent à l’âme humaine.

Selon la loi de la Torah, un enfant qui n’est pas encore né est considéré comme « un membre de sa mère ». C’est pourquoi si le fœtus venait à mettre en danger la vie de sa mère, la grossesse devrait être interrompue puisque « tant qu’il n’a pas émergé dans le monde (en dehors du giron maternel), il n’est pas considéré comme une âme ». Mais, dès l'instant où sa tête émerge, il est considéré « une âme », et le principe « on ne peut détruire une âme pour en sauver une autre » s'applique alors.

En d’autres termes, un fœtus ne constitue pas une vie indépendante, mais une extension, bien que vivante, de l’être de sa mère, animée par l’âme de sa mère. Contrairement à un corps avec son âme propre qui assume la qualité de vie comme un état intrinsèque, le fœtus ne fait que réagir à la force extérieure de vitalité, un peu comme une machine réagit au flot d’énergie qui lui est insufflé. Une machine peut être fabriquée pour montrer des caractéristiques de la vie : la chaleur, le mouvement, la croissance; elle peut même être programmée pour accomplir des fonctions d’intelligence et d’émotion. Mais la machine n’est pas chaude, elle est chauffée; elle ne bouge pas, on la fait bouger. Son corps reste intrinsèquement inanimé, il résiste au mouvement (et à d’autres stimulations analogues) qui lui est imposé. De la même façon, le fœtus, n’ayant pas encore cimenté sa fusion avec sa propre âme, réagit à l’énergie vitale générée par l’âme de sa mère, mais n’est pas, de façon autonome, pleinement vivant.

Le moment de la naissance marque le point où un corps animé mais par essence sans vie autonome, devient un être vivant. Un « membre » de la mère devient un être à part entière, une « âme ».

Que D… fasse qu’à l’approche de ce 18 Elloul (samedi 17 septembre), nous ayons le mérite de pleinement réveiller notre âme au service de D… et que cette prise de conscience nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu de discours du Rabbi de Loubavitch des 18 Eloul 5741 (1981) et 5742 (1982).

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tousnos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.

Une demande de bénédictions pour tous les lecteurs de la « lettre de torah » est envoyée au Rabbi de Loubavitch en chaque début de mois.

  • MESDAMES(vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes
  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

vendredi 9 septembre 2011

Une Vie à Changer Au Contact Du Roi

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !


10 Eloul, 5771

Un homme simple vivait dans sa maison. Il travaillait dur pour vivre ainsi que sa famille. Tous ceux qui étaient autour de lui connaissaient la même existence : le lever alors que, souvent, il fait à peine jour, le labeur au long de la journée, le soulagement du soir et le repos physique toujours attendu, parfois obtenu, les soucis constants du quotidien qui tendent à effacer tout autre préoccupation.

Lui, pourtant, était différent. Il connaissait, comme intuitivement, la puissance du rêve. Et il rêvait tout éveillé. Au cœur de son travail, il se prenait à songer et son rêve était merveilleux. Il se voyait allant à la rencontre du roi, du souverain qui, bon et miséricordieux, veillait au bonheur de ses sujets. Il se voyait l’approchant, le saluant avec respect et amour tandis que le monarque lui rendait son salut avec bienveillance. Il se voyait encore lui demandant de combler les manques qu’il ressentait, matériellement ou spirituellement. Et toutes ses requêtes étaient accordées. Puis, il se voyait accompagnant le roi alors qu’il retournait dans sa ville et son palais. C’est alors que l’homme sortait de son rêve, secouant les épaules comme pour en chasser les dernières traces et reprenait son travail avec, au cœur, le regret vague que tout cela ne soit véritablement qu’un songe. Ne savait-il pas lui-même que le roi vivait dans son palais, bien loin de là, et que les gens simples ne pouvaient même pas imaginer parvenir un jour jusqu’à lui ?

Un jour pourtant, l’impensable arriva. Il fut proclamé, dans tout le pays, que le roi irait à la rencontre de son peuple et que chacun pourrait l’approcher à sa guise. L’homme se prépara autant et aussi bien qu’il le put. Certes, il n’était pas un grand seigneur mais, au moins, il serait un sujet fidèle et aimant de son roi ! Le jour dit, le cœur battant, il se présenta. Et la réalité fut encore plus belle que son rêve. Il parla au roi, lui demanda tout ce qui lui tenait à cœur et plus encore. Et, en un sourire radieux, le roi lui accorda tout ce qu’il demandait. Ce jour-là changea toute sa vie.

Il faut en prendre conscience : cette histoire est bien autre chose qu’un joli conte. Elle est surtout celle de notre vie. Chacun est ainsi emporté par les jours qui passent et les préoccupations qui, naturellement, les emplissent. C’est alors que le mois d’Eloul, dernier du calendrier juif, commence. Il est celui où nous nous préparons aux grandes fêtes de Tichri. Il est celui où le Roi de l’univers, D.ieu, est comme plus proche de chacun. Il vient à nous, prêt à entendre les demandes et à y répondre avec une miséricorde absolue, comme un Père sait répondre à ses enfants.

Eloul ? Un mois pour tout changer.

Que D… fasse qu’en ce mois d’Eloul où le Roi des Rois sort à notre rencontre, que nous ayons le mérite d’être entendus dans nos démarches personnelles et puissions nous être exaucer quand à notre volonté explicite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 8 septembre 2011

Le Mois De La Lumière Divine


Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

9 Eloul, 5771


Le mois d'Eloul, par lequel l'année s'achève, est connu de tous comme le mois de ‘Hechbone Hanéfèche – l'examen de conscience – pour l'année qui est sur le point de se terminer, et de préparation pour l'année qui vient. Cette préparation doit être efficace ; pour qu'elle le soit, elle doit être précédée par un « inventaire » spirituel du passé.
Il est superflu d'ajouter qu'il faut que cet inventaire soit sincère et tienne compte aussi bien des mauvaises actions, des actions inadéquates et des bonnes actions.

Toutefois, même quand on discerne clairement ce qui est bien et ce qui n'est pas bien, il n'est pas toujours aisé de faire ce que l'on doit, en particulier de le faire à la perfection ; surtout quand il faut pour cela surmonter tant de choses : la limitation de l'intellect humain, la volonté puissante du mauvais penchant et les désirs variés de ce dernier. Il y a, ou plutôt il semble qu'il y ait, des difficultés et des épreuves diverses ; c'est pourquoi tout Juif, même s'il est un Tsaddik, prie chaque matin au commencement du jour en disant : « ne me mets pas entre les mains de la tentation (l'épreuve) » etc. Ici, encore une fois, D.ieu vient à notre secours, à condition qu'une ferme résolution soit prise de faire face à cette épreuve. Tel est le sens de « Véyich’i – ...et mon secours », faisant suite aux mots « D.ieu est ma lumière » dans le verset « Hachem OriD.ieu est ma lumière » (psaume 27).

La transition entre une année et l'autre n'est assurément pas un simple fait de calendrier, la simple addition de douze mois. Son but est certainement d'accroître notre part de bien et de sainteté, et de nous faire accéder à un niveau plus élevé, afin de réaliser un progrès constant et toujours plus rapide, dans la Torah et les Mitsvot. Car, quelque satisfaisante qu'ait été la position précédente – même dans le cas d'hommes de vertu et de piété considérable – elle cesse de l'être dès lors que le progrès s'arrête. Il est nécessaire de faire un effort réel et d'avancer d'un degré à un autre, toujours de plus en plus haut.

Ici, encore une fois, nous devons nous tourner vers Dieu afin qu'Il nous prête la force nécessaire pour progresser régulièrement dans la vie quotidienne, de manière qu'aujourd'hui soit meilleur qu'hier, et demain meilleur qu'aujourd'hui. Tel est le sens des mots « D.ieu est la force de ma vie », qui figurent dans la suite du dit verset (psaume 27).

Puisse chacun de nous, homme ou femme, faire de son mieux en ce domaine, tant pour son bien propre que pour celui d'autrui, et dans une mesure croissante. Cela nous attirera les bénédictions de D.ieu, dans une « mesure » Divine, c'est-à-dire très généreusement de Sa Main pleine et ouverte, large et sainte.

Puissions-nous voir, dans notre expérience personnelle, l'accomplissement des paroles « D.ieu est ma lumière et mon secours ... la force de ma vie », et que cela se réalise largement, dans la joie et l'allégresse du coeur.

Cela permettra de vivre aujourd’hui même l'accomplissement de la promesse Divine (comme le dit la suite de ce Psaume) : « Contempler la beauté de Dieu et visiter Son Sanctuaire ... et j'offrirai dans Son Tabernacle les sacrifices de Trouah», dans le Beth Hamikdache qui sera érigé par notre juste Machia’h, lors de notre véritable, totale et rapide Guéoula dès l’instant présent.


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Si'hot vol. IX, pp. 457-461

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.
Une demande de bénédictions pour tous les lecteurs de la « lettre de torah » est envoyée au Rabbi de Loubavitch en chaque début de mois.


  • MESDAMES(vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes. 
  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).





En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


mercredi 7 septembre 2011

Le Mois De Lumière Divine

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !


8 Eloul, 5771

Le mois d'Eloul, par lequel l'année s'achève, est connu de tous comme le mois de ‘Hechbone Hanéfèche – l'examen de conscience – pour l'année qui est sur le point de se terminer, et de préparation pour l'année qui vient. Cette préparation doit être efficace ; pour qu'elle le soit, elle doit être précédée par un « inventaire » spirituel du passé.

Il est superflu d'ajouter qu'il faut que cet inventaire soit sincère et tienne compte aussi bien des mauvaises actions, des actions inadéquates et des bonnes actions.


Cela, assorti d'une ferme détermination d'amender ce qui a besoin de l'être, de substituer aux déficiences les qualités correspondantes, utilisant au maximum capacités et possibilités, de s'élever à un niveau supérieur à celui de l'année écoulée, et d'avancer de victoire en victoire dans tous les domaines touchant la bonté et la sainteté.


La nécessité de procéder à un tel examen de conscience dans cette période de transition est aussi rendue évidente par le fait que, plusieurs périodes propices ont été spécialement réservées dans ce but à la fin de l'année :


  • Le mois d'Eloul, comme nous venons de le dire
  • Les douze jours (depuis ’Haï – le 18 – Eloul jusqu’à Roch Hachanah), lesquels, comme on le sait, correspondent aux mois de l'année, et visent à amender chacun de ces mois
  • La fête de Roch Hachanah même, dont la Mitsva spéciale est le son du Choffar ; celui-ci, comme nous l'enseigne notre grand maître Maïmonide, sert aussi comme un appel au réveil et à l'inventaire spirituel
  • Les Dix Jours de Repentance dans leur ensemble ; et particulièrement les sept jours qui relient Roch Hachanah à Yom-Kippour, et correspondent aux sept jours de la semaine : le dimanche destiné à amender tous les dimanches de l'année, le lundi, tous les lundis, et ainsi de suite ; jusqu'à ce que le point culminant soit atteint : le saint jour Yom Kippour


Comme nous l'avons dit plus haut, l'examen de conscience doit être sincère, ne laissant rien de ce qui a été accompli et de ce qu'on a manqué d'accomplir. N'oublions pas néanmoins qu'un homme étant, dans ce cas, juge et partie, ne peut être impartial. Là où il est personnellement concerné, trop de subjectivité se mêle pour que son estimation de ses propres actes soit infaillible. L'intrusion de son intellect, l'amour qu'il se porte instinctivement à lui-même, tout cela engendre une tendance à fausser l'examen.

De plus, l'intellect humain en général, qui a bien entendu ses limites, ne peut être irréprochable dès lors qu'il s'agit de juger ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. C'est pourquoi Dieu, Créateur de l'univers et de l'homme, connaissant les limites et les difficultés humaines, nous a donné la Torah, appelée « Torah Or » – la Torah est lumière – pour éclairer notre chemin dans la vie. Quand un Juif accepte la Torah et les Mitsvot avec Kabbalath Ol – avec soumission, sans l'intervention de son intellect, il réalise l'unité avec l'Intellect Divin de Torah Or, et voit son chemin tout illuminé ; tout lui devient clair : ce qu'il doit faire comme ce qu'il ne doit pas faire.


Là est la signification des mots « Hachem OriD.ieu est ma lumière », au début du Psaume 27, que nous récitons deux fois par jour à partir de Roch ‘Hodèche Eloul.


Que D… fasse que grâce à la lumière de la Torah nous puissions intensifier notre investissement dans l’étude de la Torah et dans l’accomplissement des mitsvots et que cette décision nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.




Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Si'hot vol. IX, pp. 457-461


Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tousnos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu

Une demande de bénédictions pour tous les lecteurs de la « lettre de torah » est envoyée au Rabbi de Loubavitch en chaque début de mois.



  • MESDAMES(vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes. 
  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 1 septembre 2011

Comment briser la glace intérieure ?



Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

3 Eloul 5771

Sur le plan humain, la glace représente l'indifférence, la froideur émotionnelle, l'imperméabilité au changement, la résistance à l'inspiration. Il n'est donc pas surprenant que l'ennemi suprême de notre peuple, la nation d'Amalek, soit associé à la froideur.

« Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek, sur le chemin, lorsque tu sortais d'Égypte. Comment il t'a rencontré en chemin... » (Deutéronome 25,17)

Le mot hébraïque pour « rencontré » est kar'ha, qui peut également être traduit pas « qui t'a refroidi ». Après avoir vécu le miraculeux Exode, la non moins impressionnante ouverture de la mer et avoir été nourris quotidiennement par de la manne tombée du ciel, nos ancêtres baignaient dans une vague de chaleur spirituelle. Chauds, excités, inspirés, au sommet des sommets. Leur chaleur, et leur aura d'invincibilité, irradiait alentour, de sorte qu'aucune nation n'osait les affronter. Aucune nation, sauf une. Amalek fut insensible à cette chaleur, et se lança à l'attaque des Israélites pour mettre un paquet de glace sur leur brûlant enthousiasme. Miracles ? Quels miracles ?...

Ils entreprirent de refroidir notre passion, et il nous est enjoint de ne jamais oublier ce glacial coup de poignard, et de les éradiquer de la surface de la terre.

Au plan personnel, il y a là aussi un Amalek infiltré à l'intérieur de chacun d'entre nous. C'est cette voix froide qui tente de nous inoculer une indifférence glacée et de nous immuniser contre la passion et l'inspiration. Cet Amalek-là, aussi, doit être détruit.

Comment cela ?

Il semblerait que l'antidote le plus évident à la glace soit la chaleur. Avec suffisamment de chaleur, vous pouvez faire fondre un glacier. Mais il y a un autre moyen... La glace.

Sur le plan du service spirituel, la glace représente un engagement absolu et immuable envers D.ieu. Pas un engagement basé sur des émotions (la chaleur), pas un engagement fondé sur l'amour et la crainte du Créateur ou sur la conscience de l'importance et de la beauté de Son service. Car, en définitive, une telle relation est basée sur une perception de soi : j'aime, je crains, je ressens, j'apprécie, je comprends...

Et quand mon service de D.ieu dépend de ma chaleur et de mon excitation, il fluctue de jour en jour, voire de minute en minute. Certains jours seront chauds et ensoleillés ; d'autres seront froids et nuageux.

Mais si l'engagement n'est pas mû par la chaleur et la passion, par ce que je veux et ce que je ressens, mais par ce qui est voulu de moi, alors il est régulier et constant, et non sujet à des remous et des variations. Parce que ce dont on a besoin de ma part, ne change pas.

Que D. fasse que cette étude nous donne suffisamment de force afin de faire fondre la glace qui nous immobilise parfois, en étant déterminé à réaliser la volonté de D., à recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Paracha Vayichla'h (14 kislev) 5744 (1983)- Hitvaadouyot 5744 (vol.2) p.806-808.


Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu.

  • MESDAMES (vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes.

  • MESSIEURS : Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël…» avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).


mardi 30 août 2011

Revenir vers D-ieu en Elloul


30 Av 5771 – Mardi 30 Août 2011 / Paracha : Choftim

Roch ‘Hodech Eloul Mardi 30 et Mercredi 31 Août 2011


Le midrach Yalkout Tehilim commentant le verset dans Michlé « Il acceptera un acte corrompu de la main des mécréants » s'interroge : Quel est cet acte corrompu que D-ieu accepte des mécréants ?
Il s'agit de leur repentir (techouva) nous enseigne-t-il. Pour autant, durant ces jours qui précédent le nouvel an, quel retour l'Eternel attend de nous ? 
Seule la situation où un juif retourne à D-ieu de toutes ses forces peut lui permettre de voir ses fautes effacées. En effet, le repentir qui émane du fond du coeur déracine jusque dans ses fondements, le mal qui a pu un jour être réalisé.
Cependant nous ne sommes pas toujours à même de réaliser un tel retour vers l'Eternel. C'est pourquoi la Torah a défini des étapes de repentir intermédiaires. Elles s'articulent en différents niveaux.
  • ·Regretter sa faute et décider de façon définitive de ne plus avoir un tel comportement est aussi considéré par D-ieu comme une forme de repentir (techouva).
Nul ne peut témoigner pour autant, que cette personne ne trébuchera pas dans le futur. Seul D-ieu sait si cet individu a réellement perdu toute inclinaison pour la faute réalisée dans le passé. Cependant, le tribunal terrestre doit considérer cet homme qui s'est acheté une nouvelle conduite, comme un homme lavé de ses fautes. Le fait qu'il s'engage à respecter sa décision en ne se comportant plus comme de par le passé est pour nous un niveau de techouva (repentir) suffisant.
L'Eternel aussi accepte ce premier niveau de retour à Lui. Satisfait de cet effort, Il accepte de pardonner les fautes que nous avons commises. Même si nous n'avons pas eu la force de déraciner dans notre coeur toute inclinaison vers ces méfaits, D-ieu accepte cet « acte corrompu ». Il associe ce retour à un repentir où notre coeur se serait définitivement détourné de toutes tentations.
Dès lors nous comprenons le sens du verset dans Michlé : « Il acceptera un acte corrompu de la main des mécréants ». Même si nous sommes encore tels des mécréants devant D-ieu en n'ayant pas déraciné tout le mal qui habite notre coeur, l'Eternel accepte notre « acte corrompu », notre décision ferme et sans équivoque de ne plus agir comme de par le passé. 
  • · A l'approche de la nouvelle année juive, qui parmi nous peut se suffire de ses propres efforts pour se présenter devant le Roi des Rois, le jour de son Couronnement à Roch Hachana ?
C'est pourquoi il est une coutume d'écrire au Rabbi en ces jours d'éloul, afin qu'Il nous évoque dans ses Prières devant l'Eternel. Que de la sorte, nous soyons tous inscrits dans le Livre de la Vie, de la Santé, de la Prospérité Matérielle et Spirituelle. 
Que D-ieu fasse que cette année 5772 soit celle où nous recevrons pleinement notre Juste Machia'h, qui nous emmènera en Israël avec le Troisième Beth Hamikdach reconstruit.

 Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots- Vol XXXIV

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.