Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 21 décembre 2011

La détermination des ‘Hachmonayim

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

24 Kislev 5772

Le miracle de ‘Hanouccah eut lieu grâce à la détermination des ‘Hachmonayim d’allumer la Menorah du Beth Hamikdach avec une huile pure. La loi juive ne les y forçait pas. Cependant ils désiraient inaugurer le service de D… avec une huile qui exprime leur attachement aux commandements de D.ieu.

Notre demeure est elle aussi un sanctuaire. Elle est le lieu où réside la « Chéh’ina-présence divine». Dans ce lieu nous devons avoir à cœur de n’utiliser que des éléments « purs » pour notre service de D.ieu.

Nous pourrions croire que seul le résultat compte. Prier D.ieu, étudier la thora est notre devoir ultime. Pour autant nous aurions pu supposer qu’il n’y a rien de grave si la nourriture qui nous donne la force de servir le Créateur laisse à désirer. Ne pas être vigilant sur la cacherout des aliments qui nous permettent de faire les mitsvots n’est peut-être pas aussi grave que cela ?!

Après tout, ce repas pris loin des lois du judaïsme nous a quand même permis de servir D.ieu !? En quoi notre attitude est si contestable ?

Cette même réflexion s’applique à notre accoutrement. Notre approche de D.ieu changera t-elle si nous ne portons pas d’habits tissés de lin et de laine tel que nous l’interdit la thora ? Même si nous outrepassons cette loi de la thora, notre approche de D.ieu demeurera toutefois emplie de sincérité. Pourquoi voir dans cette dérogation à la loi juive une attitude fortement contestable !?

Le comportement des ‘Hachmonayim vient répondre à cette interrogation. Ils méritèrent que D.ieu leur fasse un miracle pour s’être imposés auparavant de ne faire briller la Menorah du Beth Hamikdach qu’avec de l’huile pure. Même s’ils durent pour cela affronter de nombreuses difficultés, ils restèrent fidèles à leurs engagements. En retour D.ieu leur vint en aide miraculeusement.

Cet enseignement est aussi valable pour nous. A travers les efforts que nous développerons pour faire briller notre « sanctuaire », nous mériterons de voir l’Eternel venir à notre secours de façon miraculeuse dans tout ce que nous réaliserons.

Que D.ieu fasse que les lumières de ‘Hanouccah amènent sur notre peuple et sur le monde entier la lumière de Machiah’ à travers son dévoilement immédiat.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Chaarei Moadims - ‘Hanouccah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 19 décembre 2011

La spécificité des lumières de ‘Hanouccah

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

23 Kislev 5772

De nombreuses lumières ont depuis toujours illuminé le chemin du peuple juif. Que ce soit les lampes que nous allumons dans la synagogue afin d'honorer ainsi l'endroit, ou celles que nous allumons à l'entrée du Chabbat. Ces dernières viennent pour faire régner la paix au sein du foyer. Les lumières de la Menorah (candélabre) allumées dans le Beth Hamikdach étaient là elles aussi pour briller et faire savoir au monde que la Chéh'ina (présence divine) résidait dans le peuple juif.

Les bougies de 'Hanouccah se distinguent de toutes ces lumières par leur particularité. Elles viennent exclusivement pour briller et pour aucune autre raison. Le devoir que nous avons de les allumer à une heure où les passants pourraient les apercevoir est une dimension supplémentaire. Il vient se greffer à notre première obligation, allumer les bougies de 'Hanouccah.

Pourquoi une telle différence entre toutes ces « flammes » ? L'histoire de 'Hanouccah nous donne la réponse.

A travers le don de leur personne les 'Hachmonayim révélèrent le lien qui les liaient à D.ieu. Un attachement démuni de toute condition où l'essence de l'âme juive s'exprime. Cette âme qui ne fait plus qu'un avec son créateur car elle est une partie de Lui.

Se fondre avec le Tout-puissant, c'est aussi dans cet esprit qu'eut lieu le miracle de 'Hanouccah. Le grand prêtre trouva une fiole d'huile pure qui ne pouvait durer qu'un jour. Elle brûla pendant huit jours ! Ce miracle qui dépassait toute logique était la réponse de l'Eternel à l'attitude des 'Hachmonayim qui ignorèrent les règles cartésiennes de ce monde.

A travers les siècles nos frères ont toujours trouvé la force d'allumer les bougies de 'Hanouccah. Elles témoignèrent leur attachement à D. au dessus des limites imposées par l'exil. Aujourd'hui encore elles attestent de notre adhésion sans concession aux valeurs de la thora.

Durant chacun des huit jours de fête, 'Hanouccah nous enseigne comment nous pouvons nous frayer un chemin dans la thora et les mitsvots. A une époque où de nombreux obstacles essaient de se dresser devant nous.

Nous comprenons dès lors en quoi se distinguent les bougies de 'Hanouccah de celles de Chabbat ou des luminaires éclairant nos synagogues.

Que D. fasse que la lumière de 'Hanouccah nous permette de recevoir dès aujourd’hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol III -'Hanouccah.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Partager la fête de 'Hanouccah avec autrui

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

22 Kislev 5772


Le miracle de 'Hanouccah vit le jour à une époque où les grecs désiraient instaurer une culture helléniste en Israël. Pour cela ils avaient interdit toute pratique religieuse dont le leitmotiv était la réalisation de la volonté de D.ieu . Durant ces instants difficiles pour chaque enfant d'Israël, ces occupants considérèrent que ne désirer comprendre que la dimension intellectuelle et cartésienne de la thora était une bonne chose!

Mais D.ieu fut aux côtés des 'Hachmonayim qui se battirent contre les grecs. Et la menace se dissipa pleinement avec le miracle de 'Hanouccah qui vit le jour. Depuis cet événement qui eut lieu à l'époque du second temple, nous avons le devoir chaque année de mettre en avant ce que fut le leitmotiv des 'Hachmonayim. Etudier la thora et faire les mitsvots parce que telle est la volonté de D.ieu et non pas pour le plaisir intellectuel que nous pourrions y trouver.

La fête de 'Hanouccah nous permet donc de servir D.ieu différemment. Cette éducation «'Hinou'h» que nous délivre ces huit jours de «'Hanouccah», nous nous devons de la partager avec notre entourage.

Comment ?

En invitant nos amis à allumer les bougies de 'Hanouccah comme en offrant chaque soir quelques pièces de monnaie aux enfants afin qu'ils les utilisent à leur gré. Ils en feront bon usage et prélèveront une partie de cette somme pour la tsédaka.

De la sorte, dès leur plus jeune âge ils apprendront à donner à autrui une partie de ce qu'ils possèdent. C'est là le principe de la Charité.

Que D. fasse que de même que nous nous efforcerons de partager la lumière de 'Hanouccah avec nos frères qui ne la fêtent pas encore, qu'ainsi D.ieu nous associe à la plus grande fête qui puisse être, la réception dès aujourd'hui de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - 'Hanouccah 5734 (1973).

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 15 décembre 2011

Une libération 'Hassidique (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

20 Kislev 5772

Le Arizal, maître fondamental de l'ésotérisme juif nous enseigne que « c'est précisément dans ces dernières générations qu'il est permis et exigé de dévoiler cette sagesse (la partie profonde de la thora à laquelle appartient la 'Hassidout) ». En d'autres termes, le Arizal, qui, au seizième siècle, a jeté les fondements de l'ésotérisme juif dans la forme que nous connaissons, considérait déjà que son enseignement devait en être fait à tous. Or, on sait que dans les premières générations, cet enseignement « a été caché à tous les sages, à l'exception d'une élite, et même pour eux (elle fut enseignée) en secret et non publiquement, comme l'enseigne le Talmud ». Puisque, selon les sages du Talmud, il y a nombre de conditions et de restrictions quant à la manière de dévoiler cette sagesse et que la loi juive a été tranchée par Maïmonide selon cet avis.

Comment expliquer dès lors qu'il a été permis, pour les dernières générations, de «dévoiler cette sagesse» ?

En fait, il faut d'abord remarquer que les conditions et les contraintes que nos sages ont posées comme préalable à l'étude de l'ésotérisme juif ne sont pas intrinsèques à la nature de cette sagesse. Ces interdictions sont liées à la nature de celui qui les aborde et qui doit y être préparé. De ce fait, la majorité des hommes ne pouvant pas comprendre et réellement assimiler ces concepts, leur étude peut provoquer une chute, à l'image du principe de nos Sages selon lequel « si l'on ne mérite pas, la Torah devient pour lui un poison mortel ». Cependant, cette sagesse elle-même fait partie intégrante de la Torah et, par là, constitue, selon les termes du verset « l'héritage de la communauté de Jacob ». Chacun a donc le devoir de l'étudier, du fait de l'obligation d'étudier toute la Torah. Cette idée est d'ailleurs confirmée par le passage suivant traitant des temps messianiques et par lequel Maïmonide conclut son oeuvre maîtresse, Michné Torah :

« Et, à cette époque,...la seule préoccupation du monde entier ne consistera qu'à connaître D.ieu et c'est pourquoi les enfants d'Israël seront de grands sages, connaîtront les choses cachées, et percevront la sagesse de leur créateur de manière adaptée à la force de l'homme comme il est dit "et la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme les eaux recouvrent les océans"... »

Il est clair ici qu'avec les temps messianiques, l'essentiel de l'étude de la Torah ne portera pas sur la partie législative de la Torah que nous connaissons, mais sur la connaissance du Créateur, ce que Maïmonide désigne par l'expression « les choses cachées », et ceci constituera « la seule préoccupation du monde entier ». On comprend donc bien que les contraintes évoquées plus haut ne s'appliqueront pas. Or, Maïmonide lui-même établit que la loi juive prévoit les conditions citées plus haut pour aborder l'étude des secrets de la Torah et la loi juive ne changera pas avec les temps messianiques.

Il faut donc en déduire que cette interdiction est liée au fait que notre génération, dans sa grande majorité, ne peut pas encore l'aborder. Par contre, avec les temps messianiques, lorsqu'il n'y aura plus, selon les termes de Maïmonide, « ni famine, ni guerre, ni jalousie, ni rivalité » et que chacun sera dans une situation où il pourra méditer profondément et convenablement à ces sujets, alors, « la seule préoccupation du monde entier ne consistera qu'à connaître D.ieu ».

Nous pouvons à présent expliquer comment le Arizal peut affirmer qu'il est à présent «permis et exigé de dévoiler cette sagesse». Cette réponse peut s'appuyer sur deux argumentaires distincts.

Une première explication peut être donnée en se fondant sur un principe énoncé par Maïmonide dans son introduction au « Guide des Egarés ». En effet, il y explique qu'il a décidé d'écrire ce livre, qui contient selon lui « des secrets (de la Torah) », en vertu du principe de nos sages selon lequel « comme c'est le moment d'agir pour D.ieu, on a annulé Ta Torah ». Ce principe, tiré d'un verset des Psaumes, est celui sur lequel Rabbi Yéhouda Hannassi s'est appuyé pour compiler par écrit la Tradition Orale malgré l'interdiction qui en était faite jusque-là par la loi juive.

En d'autres termes, le fait que le peuple juif était à son époque dans la situation d'«égarés» quant à leur foi ancestrale, l'a obligé, malgré les contraintes prévues à priori par la loi juive à ce propos, à dévoiler des secrets de la Torah pour le sauver. De la même manière, la chute spirituelle qu'ont connue les dernières générations ainsi que celle du monde dans son ensemble ont rendu nécessaire et impérieux le dévoilement des profondeurs ésotériques qui, parce qu'elles réveillent les forces profondes et cachées de l'âme juive, l'aident à surmonter les épreuves intérieures et extérieures dues à l'exil, à réveiller l'amour et la crainte de D.ieu, et à Le servir d'un coeur entier



Que D.ieu fasse que l'étude des textes de 'Hassidout que nous réalisons en exil nous donnent le mérite de recevoir le Machia'h dès aujourd'hui.

Le prolongement de ce développement sera exposé dans la prochaine « lettre de thora » sous l'intitulé « Une libération 'Hassidique (III) ».

Issu d'un discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei si'hots vol.XXX - 19 Kislev

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Une libération 'Hassidique (I)

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19 Kislev 5772

La tradition 'hassidique rapporte qu'alors qu'il avait été emprisonné à la suite d'une dénonciation calomnieuse, le Baal Hatanya, fondateur du 'hassidisme Habad, 'hassidisme de l'intellect, eut la révélation de ses maîtres, le Maguid de Mézéritch et le Baal Chem Tov. Le Baal Hatanya leur demanda alors la raison d'une telle épreuve et ce qu'on exigeait de lui. Ils lui répondirent qu'une accusation spirituelle était portée dans les cieux contre lui du fait qu'il enseignait les profondeurs de l'ésotérisme 'hassidique de manière excessive et publique. Il leur demanda alors s'il devrait, à sa sortie de prison, arrêter son enseignement. Ils lui répondirent : « Puisque tu as commencé, ne t'arrête pas. Et, au contraire, lorsque tu sortiras de prison, tu l'enseigneras de façon encore plus intensive. »

En d'autres termes, l'emprisonnement du Baal Hatanya qui eut lieu dans ce monde physique est la conséquence de l'accusation spirituelle causée par l'enseignement public qu'il faisait de l'ésotérisme 'hassidique. C'est la raison pour laquelle il se posa la question de savoir s'il devait interrompre cette attitude. A cette interrogation, ses maîtres lui répondirent : «lorsque tu sortiras de prison, tu l'enseigneras de façon encore plus intensive».

A priori, cette histoire demande à être expliquée. En effet, la tradition 'hassidique rapporte aussi qu'une telle accusation était déjà apparue lorsque le Maguid de Mézéritch était à la tête du mouvement 'hassidique. On connaît d'ailleurs les conditions dans lesquelles cette accusation spirituelle vit le jour alors qu'un manuscrit contenant des concepts 'hassidiques d'une grande profondeur fut trouvé dans un lieu qui ne convenait pas à sa sainteté.

On accusa donc dans le ciel le Maguid de Mézéritch de, selon les termes du verset, « jeter les pierres sacrées en pleine rue ». Mais la même tradition 'hassidique rapporte aussi comment le Baal Hatanya annula cette accusation en comparant la situation spirituelle du peuple juif de l'époque à celle du fils d'un roi qui serait tombé gravement malade au point de risquer sa vie. Le seul remède consistait à prendre le plus beau joyau de sa couronne, de le faire piler, de le diluer dans de l'eau et de tenter de lui en faire avaler quelques gouttes. Le roi était prêt à un tel sacrifice, même si les chances de réussir à faire pénétrer ces quelques gouttes dans la bouche du prince étaient infimes du fait de sa faiblesse extrême. Et même si le liquide si précieux devait pour cela se répandre en partie à terre. Ainsi en était-il, pour le Baal Hatanya, du peuple juif. Le seul espoir de remède spirituel résidait dans l'enseignement des secrets de la Torah les plus profonds.

De ce fait, l'accusation spirituelle causée par la diffusion des secrets de la Torah avait déjà été levée à cette époque par le Baal Hatanya en invoquant son caractère indispensable pour sauver le peuple juif d'un danger de mort spirituelle. Et si la génération du Maguid de Mézéritch pouvait être considérée comme étant en danger, A fortiori celle du Baal Hatanya, du fait du principe de « chute des générations », selon lequel chaque génération est moins élevée spirituellement que celle qui la précède.

Quel est donc l'élément qui intervint lors de la direction spirituelle du Baal Hatanya et qui suscita à nouveau cette accusation spirituelle au point qu'il remit en cause son enseignement, et ce, alors que c'est lui-même qui avait annulé cette accusation du temps de son maître le Maguid ?
Nous nous permettrons d’aborder la suite de ce développement dans la Lettre de Torah intitulée Une libération 'Hassidique (I)


Que D.ieu fasse que les préparatifs que nous réalisons afin d'être inscrits pour une douce année pleine de 'hassidout qui débutera ce 19 kislev nous donnent le mérite de recevoir le Machia'h dès aujourd'hui.

Issu d'un discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei si'hots vol.XXX - 19 Kislev

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Naissance de la ‘Hassidout ‘Habad

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18 Kislev 5772

Le Maguid de Mézritch était le maître de l'Admour Hazaken. Il fut Rabbi pendant douze ans. Durant toute cette période il oeuvra afin de développer l'ouvrage de son prédécesseur, le Baal chem tov. Il quitta ce monde le 19 kislev 1772. Après son départ, ses élèves ne trouvèrent pas dans leurs rangs un homme aux épaules suffisamment larges pour faire face aux oppositions de plus en plus virulentes de leurs opposants, les « mitnaguedim ».

Le fils du Maguid, comme Rabbi Mena'hem Mendel de Vitebsk, s'efforcèrent de prendre tour à tour la direction du mouvement 'Hassidique, pour autant aucun de ces deux justes ne réussit à donner un nouvel essor à la diffusion du 'Hassidisme en Russie.

Aussi Rabbi Mena'hem de Vitebsk et Rabbi Avraham de Kalisk insistèrent auprès de l'Admour Hazaken afin qu'il accepte de prendre la direction du mouvement. Après maintes hésitations il y consentit. Sous son impulsion la 'Hassidout fut plus largement diffusée en Russie blanche. Elle était maintenant enseignée à travers des développements rationnels et non plus seulement à travers des mots qui touchent les sentiments de l'homme.

Les accusations contre l'oeuvre de l'Admour Hazaken furent multiples dans le ciel comme sur terre. Ses enseignements bousculaient un peu plus les traditions ancestrales de nos frères d'Europe de l'Est. Bons nombres d'entre eux s'interrogèrent sur le bien-fondé du 'Hassidisme et de ses enseignements.

Lorsque l'Admour Hazaken fut emprisonné le 25 Tichri 1798 en tant qu'ennemi de l'état Russe dans la forteresse de Peter Parlov, l'opposition atteignit son paroxysme. Pour autant la libération de l'Admour Hazaken le 19 kislev 1798 fut tout aussi miraculeuse.

Elle révéla au monde entier combien D. était avec lui. Il devint évident aux yeux de chacun des enfants d'israël que le 'Hassidisme était l'émanation de la thora.

Cette date est donc très importante. Elle est le début de la nouvelle année 'Hassidique et le point de départ de toutes les bonnes décisions.

Aussi en ce jour de 19 Kislev souhaitons-nous mutuellement 'Hag Saméa'h. Que nous soyons tous inscrits et scellés pour une bonne et douce année. Emplie d'étude de 'Hassidout et de vie 'Hassidique. Que cette nouvelle année soit bénie par la venue dès aujourd'hui de notre juste Machia'h. 'Hag Saméa'h


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Hiné Yamims Bahims Vol I 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 14 décembre 2011

Comment Joseph conserva sa sérénité

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17 Kislev 5772

Le Baal Chem Tov lança une révolution populaire à travers toute l’Europe entière, appelée le ‘Hassidisme. Au cœur de la philosophie ‘hassidique, il plaça la doctrine de la hachga’hah pratit, la Providence Divine, la croyance que D.ieu contrôle réellement la réalité et dirige chaque détail de notre vie. Il eut de nombreux détracteurs. Peut-être craignaient-ils que cette croyance pousse les gens à se dérober à leurs responsabilités et à devenir passifs ? Mais le Baal Chem Tov enseigna qu’une véritable compréhension de la hachga’hah pratit pouse à être proactif et non passif.

Comment est-ce possible ? L’analyse du récit biblique de l’histoire de Joseph est édifiante à ce propos.

La description que la Torah donne de Joseph ne laisse aucun doute sur le fait que sa foi en la Divine Providence était totale. Lorsqu’il révèle sa véritable identité à ses frères, il les aide à se libérer de leur culpabilité paralysante en partageant avec eux son point de vue sur l’épisode de sa vente :

« Mais maintenant, ne soyez pas tristes et ne soyez pas troublés de m’avoir vendu ici, car c’était pour préserver la vie que D.ieu m’a envoyé devant vous. Car déjà deux années de famine [sont passées] au sein du pays et [pendant] encore cinq ans, il n’y aura ni labour ni récolte. Ainsi D.ieu m’a-t-Il envoyé avant vous pour vous préparer une ressource dans le pays et pour [la] préserver pour vous pour une grande délivrance. »

Certes, ses frères s’étaient emparés de lui, un précieux enfant de l’illustre famille de Jacob, et l’avaient réduit à une pièce de viande destinée à être vendue au plus offrant au marché. Mais il n’était pas en colère contre eux, car il ne les considérait pas responsables de son humiliation. Dans son esprit, c’était D.ieu, et seulement D.ieu, qui dirigeait sa destinée.

La fortune de Joseph en Égypte alla de mal en pis. Au début, il fut vendu à Potiphar, un dignitaire égyptien, chez lequel il réussit fort bien, mais il fut alors arrêté. Il avait été faussement accusé par la femme de Potiphar qui se vengeait ainsi du fait qu’il avait repoussé ses avances. Joseph demeura incarcéré pendant des années.

Pendant tout ce temps, Joseph resta fidèle à sa croyance que D.ieu conduisait le cours de sa vie et qu’il y avait du sens derrière tout ce chaos.

Et puis, un jour, Joseph remarqua que deux de ses codétenus étaient complètement abattus. Le maître-échanson et le maître-boulanger de Pharaon avaient été emprisonnés pour quelques forfaits culinaires. Leur souffrance émut Joseph, et il s’adressa à eux : «Pourquoi vos visages sont-ils si sombres, aujourd’hui ?»

« Nous avons fait un rêve, répondirent-ils, et il n’y a personne pour l'interpréter. »

Joseph interpréta avec précision leurs rêves. Deux ans plus tard, le maître-échanson recommanda Joseph à Pharaon lorsque celui-ci fit également des rêves perturbants. Joseph interpréta brillamment les rêves de Pharaon, et vous connaissez la suite de l’histoire. Il devint le vice-roi du Pharaon et sauva l’Égypte et toute sa famille de la famine.

Mais revenons à sa question première, qui engendra toute la suite des événements : « Pourquoi vos visages sont-ils si sombres, aujourd’hui ? »

Si Joseph s’était senti démuni et courroucé, comme l’auraient été la plupart des gens dans sa situation, il aurait été incapable de réagir à la douleur de qui que soit, mis à part la sienne. Une personne en colère ne remarque pas que d’autres personnes souffrent. Et pourquoi Joseph aurait-il dû aider les employés d’un gouvernement qui l’avait injustement emprisonné ?

Mais Joseph n’était pas en colère, ni envers le gouvernement, ni envers la femme de Potiphar, ni envers ses frères. Et c’est ainsi qu’il garda sa sérénité même en prison.

Et ainsi Joseph était sensible à la souffrance d’autrui et put donc accomplir ce petit geste de bonté et gentillesse. Il était loin de se douter que cela allait changer le monde.

La conviction que D.ieu est ici même, et dirige tout ce qui arrive, est comme une ostéopathie spirituelle : elle permet de déplacer notre conscience de la frustration vers la curiosité. La réponse instinctive – «Ceci est injuste ; cela n’aurait pas dû m’arriver !!» –devient : «Ceci est une opportunité. Pourquoi, autrement, cela m’arriverait-il ?»

Notre rôle est de chercher les opportunités de changer la donne. Et parfois, une petite fenêtre d’opportunité fait entrer un monde entier de vent frais.

Ceci rappelle la réponse du Rabbi à un reporter de CNN qui était venu à la fameuse «distribution de dollars» que le Rabbi faisait chaque dimanche au quartier général du mouvement Loubavitch. Lorsque son tour arriva et qu’il fut devant le Rabbi, il demanda: «Quel message adressez-vous au monde ?»

Le Rabbi répondit : « Machia’h est prêt à venir maintenant. Nous devons seulement faire quelque chose de plus dans le domaine de la bonté et de la gentillesse. »


Que D… fasse que nous sachions saisir toutes les opportunités qui se présentent à nous afin de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Basé sur un discours du Rabbi de Loubavitch prononcé le Chabbat parachat Mikets 5734.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.