Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mardi 5 février 2013

La réalisation d'une prophétie

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

25 chevat 5773

Au 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème, la guerre était un sport international. Les invasions et l'impérialisme étaient franc-jeu. La victoire revenait au plus fort. En Europe, la paix était maintenue par un délicat équilibre des pouvoirs, et lorsque cet équilibre vacillait, le carnage éclatait. La Première Guerre mondiale fit 15 millions de morts, pour des questions de pouvoir et de territoire. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bilan était de 78 millions de morts.

Pourtant, en 1990, lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït pour résoudre les problèmes financiers de l'Irak, le monde s'en indigna. Ce genre de démarche était définitivement passé de mode. Quelque chose avait changé dans notre perception morale.


Les Nations Unies ont fourni un nouveau moyen pour résoudre les conflits. Établies en 1945, elles ont pour but de constituer un espace de dialogue entre les nations et de minimiser la nécessité du recours à la guerre. Alors que depuis des temps immémoriaux, la guerre avait constitué la manière naturelle de régler les conflits, il était désormais évident que la guerre n'était qu'une option de dernier ressort.

Le Rabbi de Loubavitch évoqua la création des Nations Unies comme annonciatrice de l'ère messianique. Il fit remarquer que, sur le mur faisant face à leur quartier général, sont gravés les mots « Et ils transformeront leurs épées en socs de charrue... », un verset de la prophétie d'Isaïe décrivant l'ère messianique. Le monde a été raffiné, dit le Rabbi, au point où la paix et la bienfaisance envers les nécessiteux sont devenues des nécessités évidentes dans la mentalité de la plupart de gens.

En février 1992, une conférence eut lieu aux Nations Unies qui réunissait les représentants de nombreuses grandes puissances. À l'issue de cette conférence, les chefs d'État résolurent de diminuer leurs dépenses militaires et de réaffecter ces ressources à la production alimentaire. De nouveau, le Rabbi souligna cette manifestation très concrète de la prophétie d'Isaïe, la transformation d'« épées » en « socs de charrue ». Et la prophétie continue de se réaliser.

Des satellites conçus pour espionner l'ennemi depuis l'espace sont maintenant utilisés pour détecter les ressources souterraines et ainsi développer l'agriculture dans de nouveaux territoires. Des millions de dollars de budget pour la recherche en matière de défense sont désormais consacrés à adapter les technologies militaires à des usages civils et commerciaux. C'est tellement évident. Pourtant, cette idée qui apparaît aujourd'hui tellement sensée semblait jadis irrationnelle.

La Torah fait allusion à l'évolution de l'éthique dans le premier verset de la paracha de Michpatim, qui traite de nombreux commandements divins rationnels.

D.ieu dit à Moïse : « Et ceux-ci sont les préceptes que tu placeras devant eux. »

Le Midrache (cité par Rachi) délivre un enseignement basé sur les deux premiers mots de ce verset, « Et ceux-ci » :

« Partout où il est écrit : "et ceux-ci", le texte implique un ajout à ce qui précède. De même que ce qui précède [les Dix Commandements] fut proclamé au Sinaï, ceux-là aussi furent proclamés au Sinaï. »

La Torah inclut un « et » apparemment superflu pour souligner que ces préceptes rationnels furent également donnés au Sinaï. En d'autres termes, de peur que l'on s'imagine que ces lois sont un code d'éthique engendré par quelque conscience humaine, D.ieu précise qu'elles sont bien d'origine divine, tout autant que les lois «irrationnelles».

La seule différence est que D.ieu nous a fait la grâce de pouvoir saisir la raison de ces mitsvot, alors que la compréhension d'autres mitsvot nous est refusée.

Mais à mesure que nous progressons dans le continuum temporel et que nous approchons de l'ère messianique, nos esprits sont de plus en plus en phase avec la sagesse divine. C'est pourquoi les nations conçoivent aujourd'hui « naturellement » qu'il est « évident » qu'il faut transformer « les épées » en « socs de charrue ».


Que D. fasse que la pleine réalisation de cette prophétie nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même.

Issu du Discours du Rabbi de Loubavitch - Chabbat parachat Michpatim 5752 (1992)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 4 février 2013

Un engagement sincère envers D.

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

24 chevat 5773

Après avoir été esclave chez son maître durant six ans, un enfant d'Israël qui refusait de le quitter pour redécouvrir la liberté, conservait son statut, seulement après que son maître lui ait percé l'oreille près du linteau de la porte.

Pourquoi une telle punition pour avoir révélé son amour à son maître, en refusant de le quitter ? De plus, pourquoi cet homme est-il devenu esclave?

La thora envisage deux possibilités :

1. Il n'a pas pu rembourser au propriétaire le larcin qu'il a commis. Il sera donc son serviteur.

2. il vivait dans une pauvreté extrême. Il s'est vendu comme esclave pour échapper à son malheur.

Dès lors, pourquoi lui percer l'oreille lorsqu'il refuse de quitter son maître, après qu'il l'ait servi durant six ans ?

Ne pas pouvoir rembourser un vol commis est une situation humiliante pour le voleur. Elle souligne son degré de pauvreté. Pire encore, devoir se vendre pour fuir la misère est des plus rabaissant pour la personne concernée. Pour autant, après avoir épongé sa dette à travers six années de servitude, cet homme aurait du aspirer à la liberté. Cette oreille qui a entendu sur le mont Sinaï « tu ne voleras pas » aurait du désirer redécouvrir une vie où la servitude associée au vol est exclue.

De même, celui qui s'est vendu pour échapper à la misère aurait du alors rechercher le joug de D. et non celui de l'homme. C'est en l'absence de telles motivations que celui qui a entendu « les enfants d'Israël sont Mes serviteurs » et désire malgré tout prolonger son état d'esclave, verra son oreille percée.

C'est pourquoi précisément dans ces deux cas, l'homme est ainsi puni. Une fois les difficultés matérielles estompées, il aurait du ne plus vouloir ignorer les commandements que son oreille a entendu. Dès lors il révèle à combien il n'était pas soucieux de sa dignité lorsqu'il avait volé six ans plus tôt !


Que D. fasse que notre constance quant à notre engagement dans la thora et les mitsvots nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques, en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XI - Paracha Michpatim

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

samedi 2 février 2013

Le rôle prépondérant de la femme juive

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23 chevat 5773


(Yitro, Chap.19, Verset : 3)

D. enjoint à Moché Rabbénou d'enseigner aux femmes comme aux hommes la thora qu'Il lui a remis. L'éternel précise: « Présente tout d'abord les fondements de la thora aux femmes, avant d'en enseigner le contenu rigoureux aux hommes ».


Telle est la lecture qu'a la Meh'ilta de l'événement. Elle conçoit que les femmes, piliers de notre peuple, sont les plus à même de saisir les bases de la thora. En effet, elles qui ont toute confiance en D. sont à même de comprendre les idées maîtresses qui ont donné le jour à tous ces saints enseignements. 

Au cours de l'histoire, les femmes de notre peuple n'ont pas démenti la confiance que l'Eternel a placé en eux. Elles ont montré qu'elles ont toujours compté exclusivement sur l'intervention de D. pour les délivrer des faux pas dans lesquels notre peuple était plongé et elles sont toujours restées fidèles à cet adage. A travers leurs comportements, elles ont repoussées au fil des siècles les barrières que bien des hommes avaient déposé. 

C'est pourquoi l'Eternel vit en elles, le jour du don de la thora, les personnes toutes désignées pour comprendre les fondements de toute la thora

Le Midrach Rabba considère quant à lui, que D. ordonna à Moché de n'enseigner aux femmes que les lois qui les concernent. Celles qu'elles sont à même de comprendre dans le détail. Selon cette rédaction, elles ne reçurent qu'une partie des enseignements de notre thora. 

Ces deux commentaires, même s'ils divergent sur le contenu prodigué aux femmes, nous révèlent selon deux approches différentes, la place prépondérante qu'elles ont toujours eu dans notre peuple. Que ce soit en recevant les bases de notre thora, ou en étant les premières à intégrer une partie de la thora dans ses moindres détails. 


Le Rabbi nous enseigne que de même que nos ancêtres ont été libérés d'Egypte par le mérite des femmes vertueuses, il en sera de même en notre génération. Aussi que leur mérites nous permettent de vivre dès aujourd'hui la délivrance ultime avec la réception de notre juste Machia'h.


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol XXXI- Paracha Yitro

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 31 janvier 2013

Biographie de l’épouse du Rabbi : la Rabbanit ‘Haya Mouchka

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

21 chevat 5773

A l'approche du 22 Chevat (jeudi 27 janvier) marqué par le départ en 5748 (1988) de la Rabbanit 'Haya Mouchka, épouse de l'actuel Rabbi de Loubavitch, nous nous permettons de présenter une courte biographie de sa vie.

La Rabbanit 'Haya Mouchka Schneerson est née à babinovitch, à côté de la ville russe "Loubavitch", un Shabbat, le 25 du mois de Adar en 1901. Elle était la seconde des trois filles du sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Yts'hak et de sa femme la Rabbanite Ne'hama Dina Schneerson.

Quand elle est née, son grand-père, le cinquième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Chalom Dov Ber était à l'étranger. Il télégraphia à son fils Rabbi Yossef Yts'hak lui demandant de nommer le nouveau-né : "'Haya Mouchka", sur le nom de la femme du Tséma'h Tsedek.

Dès son plus jeune âge, la Rabbanite s'emplit de sainteté et de pureté, dans la maison de son grand-père, le Rabbi Rachab, et dans celle de son père. Durant la première guerre mondiale, en automne1915, 'Haya Mouchka et sa famille voyagèrent à Loubavitch puis s'installèrent à Rostov.

Son grand-père Rabbi Shalom Dov Ber y tomba malade et 'Haya Mouchka, âgée alors de 19 ans, s'occupa de lui affectueusement et passa ses nuits à ses côtés. Avant son départ de ce monde en 1920, Rabbi Shalom Dov Ber la bénit.


Durant les dures années du communisme où son père Rabbi Yossef Yts'hak mena une lutte héroïque contre ce système, elle fut toujours à ses côtés. Son père l'impliqua énormément dans son travail. Jusqu'à Kastroma où il fut envoyé en exil, elle le suivit. Avant de quitter la Russie, elle se fiança avec Rabbi Mena'hem Mendel Schneerson. Ils se marièrent un an plus tard, le 14 Kislev 1929 à Varsovie. De ce jour bénit le Rabbi dira vingt-cinq ans plus tard : "C'est à travers ce jour que je me suis lié à vous (les 'hassidim) et vous à moi". 

Après leur mariage, le jeune couple vécut à Berlin jusqu'en 1933, puis à Paris. En mai 1940, ils quittèrent Nice pour les Etats-Unis. Durant la seconde guerre, au cours d'un bombardement, en poussant rapidement un juif à terre, elle lui sauva la vie. Plus tard, en racontant cette histoire, elle déclara : "C'est vrai que je lui ai sauvé la vie mais, pousser un autre juif nécessite une Téchouva (retour à D.)".



Que D. fasse que le mérite de la Rabbanite et de toutes les femmes vertueuses de notre génération comme de toutes les générations passées nous donnent le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu de plusieurs ouvrages contant la vie des femmes des Rebbeims - Atéret Mal'hout en autre.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Les ondes d’un mouvement intérieur (II) - Pourquoi la paracha du Don de la Torah porte-t-elle le nom d'un ancien idolâtre ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

20 chevat 5773


L’identité de Yitro

Seules quelques Parachiot sont nommées du nom d'individus et, quand le fait se produit, il réclame une attention toute particulière. Si cela est vrai concernant toutes les sections de la Torah, ça l’est d’autant plus dans notre Paracha, qui relate le don de la Torah. Le fait qu’elle porte le nom de « Yitro » indique qu’il existe un lien entre le personnage et cet événement.

Le microcosme encourage le macrocosme

La reconnaissance de D.ieu par Yitro ne constitua seulement un événement personnel. Ses mots de louange suscitèrent « la révélation de D.ieu dans Sa gloire, dans les royaumes supérieurs et inférieurs. Après cela, Il donna la Torah, dans une parfaite [confirmation de] Sa domination sur toute existence. »

La reconnaissance individuelle de D.ieu par Yitro exprimait le but du don de la Torah. Elle prépara le macrocosme, soit le monde entier, pour une telle révélation.

Le Rambam statue : « La Torah n’a été donnée que pour faire la paix dans le monde. » Et pourtant, la paix n’est pas la raison de l’existence de la Torah. Celle-ci existait avant même la création du monde. Elle constitue la sagesse de D.ieu, qui est Une avec Lui.

Et tout comme D.ieu transcende la notion de finalité, ainsi en est-t-il de la Torah. Cependant, le Rambam insiste non sur le but de la Torah elle-même, mais sur celui du don de la Torah : pourquoi celle-ci fut donnée aux mortels. Il explique que la Torah a été donnée, non seulement pour disséminer la Lumière divine, mais aussi pour cultiver la paix. 

Quand les deux se rencontrent 

La paix signifie l’harmonie entre des opposés. À un niveau absolu, elle désigne la résolution de la dichotomie entre le physique et le spirituel, le mouvement qui permet à un monde, dans lequel la présence de D.ieu n’est pas extérieurement manifeste, de reconnaître la vérité de Son Être et d’en être imprégné.

A propos du verset : « Les cieux sont les cieux de D.ieu, mais la terre Il l’a donnée aux enfants de l’homme », nos Sages expliquent qu’à l’origine un décret divin séparait le physique du spirituel, c'est-à-dire que la nature de l’existence matérielle empêchait quiconque de réellement apprécier la réalité spirituelle. Mais au moment du don de la Torah, D.ieu « annula ce décret » et permit que l’unité de ces deux dimensions puisse s’opérer.

Qui plus est, la paix véritable implique davantage que la simple négation de l’opposition. Le but en est que des forces, qui étaient auparavant en opposition, se reconnaissent un territoire commun et se rejoignent dans une activité positive. De même, la paix qui émane de la Torah ne consiste pas tant en une révélation divine si intense que le monde matériel est obligé de la reconnaître, qu’en une prise de conscience de D.ieu dans le contexte du monde lui-même.

D.ieu est présent dans chaque élément de l’existence. A chaque instant, la Création est renouvelée. Si la divine énergie créatrice venait à manquer, le monde retournerait au néant absolu. La Torah nous permet d’apprécier cette divinité intérieure et nous permet de vivre en harmonie avec elle.

Au niveau individuel, la reconnaissance de Yitro de la suprématie de D.ieu accomplit cela. Depuis le culte de « toutes les fausses divinités du monde », il en arriva à une profonde reconnaissance de la souveraineté de D.ieu. La transformation de Yitro rendit possible le don de la Torah qui, à son tour, transforme le monde.

De l’obscurité à la lumière

Le Zohar relie la transformation de l’existence matérielle au verset : « J’ai vu un avantage de la lumière sur l’obscurité. » Le mot Yitaron (יתרון, qui a la même racine que le nom Yitro, יתרו) signifiant « avantage » peut aussi être traduit par «qualité supérieure». Ainsi ce verset peut être interprété comme indiquant que la lumière qui provient de la transformation de l’obscurité possède une qualité supérieure.

Deux idées découlent de cela. D’abord, que la transformation de l’obscurité résulte en une lumière supérieure à celle qui se révèlerait naturellement, et ensuite, que cette lumière supérieure n’est pas opposée au monde matériel. Au contraire, c’est l’obscurité du monde qui est sa source.
Le chemin de la Rédemption

Le Tanya décrit le don de la Torah comme un avant-goût de l’ère messianique. Car lorsque la Torah fut donnée, toute existence se tint dans un état d’unité absolue avec D.ieu.

Pourtant, lors du don de la Torah, la révélation fut à l’initiative de D.ieu. Comme le monde n’avait pas encore été raffiné, sa nature était en opposition avec la manifestation de la Divinité, et c’est pourquoi la révélation miraculeuse ne perdura pas. Mais, dans les siècles qui suivirent, l’observance de la Torah et de ses Mitsvot par l’homme a doucement fait pénétrer la divinité dans le tissu du monde. A l’ère de la rédemption, la dichotomie sera définitivement dissoute et nous prendrons conscience que notre monde est la résidence de D.ieu.


Que D… fasse que de même que Yitro permis par ses efforts le don de la Torah, qu’ainsi nos efforts réalisés dans l’etude de la Torah et la pratique des Mitsvots nous donnent le merite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch : Likoutei Si’hot Vol. 11 p.74ff ; Vol. 15, p.379ff ; Vol.16, p.198 ; Si’hot Chabbat Parachat Yitro 5751

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 30 janvier 2013

Les ondes d’un mouvement intérieur (I) - Pourquoi la paracha du Don de la Torah porte-t-elle le nom d'un ancien idolâtre ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 


19 chevat 5773

L’identité de Yitro

Seules quelques Parachiot sont nommées du nom d'individus et, quand le fait se produit, il réclame une attention toute particulière. Si cela est vrai concernant toutes les sections de la Torah, ça l’est d’autant plus dans notre Paracha, qui relate le don de la Torah. Le fait qu’elle porte le nom de « Yitro » indique qu’il existe un lien entre le personnage et cet événement.

Qui était Yitro ? La Torah le décrit comme le Cohen de Midian. Nos Sages donnent deux définitions du mot Cohen:

a) « Gouverneur » : en effet, Yitro gouvernait la terre de Midian.

b) « Prêtre ». Il conduisait le peuple de Midian dans son culte. Et de fait, nos Sages relatent que Yitro avait reconnu toutes les fausses divinités du monde.

Le lien entre la première interprétation et le don de la Torah est évident car il reflète la portée de l’engagement de Yitro : bien qu’il ait vécu dans la richesse et le confort, il se trouva prêt à voyager dans le désert pour écouter les paroles de la Torah. Mais la seconde interprétation est problématique. Nos Sages enseignent en effet qu’il est interdit de dire à un converti : « Rappelle-toi tes actes antérieurs. »


Reconnaître les divinités, admettre la suprématie de D.ieu 

Pour résoudre cette difficulté, il est nécessaire de comprendre la source de l’idolâtrie. Le Rambam écrit :

«A l’époque d’Enoch, les hommes commirent une grave erreur... Ils dirent que D.ieu avait créé les étoiles et les sphères à travers lesquelles Il contrôlerait le monde. Il les avait placées dans les cieux et les traitait avec honneur... En conséquence, ils estimaient correct [pour l’homme] de louer et glorifier [ces entités] et de les traiter avec honneur.»

Ainsi, l’adoration de fausses divinités prend-elle ses racines dans une mauvaise compréhension du fait que D.ieu influence ce monde à travers des intermédiaires.

Nos Sages commentent : « Il n’existe pas un brin d’herbe dans ce domaine [matériel] qui n’ait pas une force spirituelle l’obligeant à pousser. » Cependant, les idolâtres confèrent une autorité indépendante à ces intermédiaires, pensant qu’ils contrôlent l’influence qu’ils dispensent. En réalité, ces « dieux » ne sont rien d’autre qu’une « hache entre les mains du bûcheron », ne possédant aucune importance ou volonté propres et c’est pourquoi il est incorrect et interdit de les servir.

Lorsque nos Sages ont déclaré que Yitro avait reconnu toutes les fausses divinités du monde, cela signifie qu’il connaissait tous les vecteurs par lesquels D.ieu achemine Son énergie dans le monde. Malgré sa conscience de ces forces spirituelles, il rejeta leur culte et déclara : « Béni soit D.ieu... Maintenant je sais que D.ieu est plus grand que tous les divinités. »

Que D… fasse que de même que Yitro permis par ses efforts le don de la Torah, qu’ainsi nos efforts réalisés dans l’etude de la Torah et la pratique des Mitsvots nous donnent le merite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.


Nous nous permettrons de prolonger cette étude dans la prochaine « Lettre de Torah » intitulée « Les ondes d’un mouvement intérieur (II) ».

Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch : Likoutei Si’hot Vol. 11 p.74ff ; Vol. 15, p.379ff ; Vol.16, p.198 ; Si’hot Chabbat Parachat Yitro 5751 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 28 janvier 2013

Une nouvelle structure juridique

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

18 chevat 5773

Yitro vient à la rencontre de Moché dans le désert. Il constate que son gendre a pris sur lui de trancher les dilemmes de chaque enfant d'Israël. Cela lui semble excessif. « Tu vas t'épuiser à la tâche » lui fait-il remarquer. Il s'empressa de lui faire une proposition qu'il espérait voir accepter par Moché et par D.ieu.

L'idée de Yitro était la suivante : « Désigne des hommes qui répondront aux questions simples du peuple. Tandis que toi Moché tu devras te pencher sur les cas les plus complexes et les soumettre à D.ieu ». Cette proposition fut acceptée par l'Eternel. C'est ainsi qu'une nouvelle paracha vit le jour dans la thora. Celle qui présenta dans le détail le choix de ces hommes et leur rôle.

Pour autant Moché s'était-il trompé dans sa façon de diriger le peuple ? Risquait-il vraiment de s'épuiser à la tâche s'il continuait à gérer les enfants d'Israël de la sorte ?

En fait, Moché avait la capacité de répondre à chacun des dilemmes des enfants d'Israël. Où puisait-il une telle force ?

La soumission qu'avait chaque individu de cette génération à leur maître, lui permettait de juger tout un chacun. En effet leur annulation à leur guide était si importante, qu'elle leur permettait de voir leurs différents s'effacer, lorsqu'il leur livrait sa décision.

Pour autant, Moché comprit que cela ne serait pas toujours le cas. Bien des dirigeants dans les générations futures auront des difficultés à se faire entendre perçut-il.

C'est à leur intention que fut écrite cette section supplémentaire. Elle permet à une somme de personnes compétentes, d'analyser dans le détail tous les différents qui perdurent au sein du peuple, d'établir où est la vérité et de leur faire accepter leur décisions rabbiniques.

Nous comprenons dès lors pourquoi nos sages nous enseignent que Yitro ajouta une paracha dans la thora. C'est d'ailleurs une des raisons pourquoi il est appelé « Yitro », mot qui est de la même étymologie que « yéter-en plus », pour avoir donné à la thora une paracha supplémentaire.


Que D. fasse que les nombreuses mitsvots que nous ajoutons quotidiennement à notre «patrimoine» nous donnent le mérite de recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XVII-Paracha Yitro.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.