Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

jeudi 7 mars 2013

Un et tous

25 adar 5773 

Une grande entreprise se conclut avec bonheur dans la paracha Pekoudei. Le Sanctuaire est achevé par Moïse et les Enfants d’Israël.

Ce magnifique prototype du Temple fut l’œuvre de tous. L’artisan principal, le maître d’œuvre, en fut Betsalel, mais tout le monde avait participé. La Torah mentionne les hommes et les femmes, en mettant l’accent sur les talents artistiques mis en œuvre par ces dernières. Nos Sages ajoutent que les enfants aussi y prirent part.

Considérons cet événement selon la vision de chaque individu. Chacun ressentit que du fait de sa participation à la construction du Sanctuaire, et ce, quelle que soit la mesure de sa contribution personnelle, la structure tout entière avait été construite. Il est vrai que sans les autres centaines de milliers de personnes, le Sanctuaire n’aurait pu être achevé. Cependant, chacun ressentit qu’il ou elle avait réussi dans la tâche d’amener le Sanctuaire tout entier à l’existence.

Nos Sages rapportent qu’à la conclusion de l’ouvrage, Moïse donna une bénédiction : «Puisse D.ieu accorder que Sa Présence réside dans l’œuvre de vos mains.» Le Sanctuaire est appelé « l’œuvre de vos mains », l’œuvre de la nation tout entière d’un point de vue collectif, mais aussi l’œuvre de chacun, d’un point de vue individuel.

Dans quel cas un individu peut-il ressentir ce sentiment d’accomplissement, pas seulement dans sa petite contribution, mais dans l’ouvrage tout entier ? Le Rabbi de Loubavitch suggère la réponse suivante : c’est lorsque l’on participe au maximum de ses capacités pour satisfaire la volonté divine. Si vous vous investissez totalement, quand bien même cela reste en soi un apport très limité par rapport à l’ensemble de l’ouvrage, il est légitime que vous ressentiez que l’édifice sacré tout entier est le produit de vos efforts.

Cette idée à propos du rôle de l’individu ne concerne pas seulement la construction du Sanctuaire il y a des millénaires, mais aussi tous les défis que nous devons relever collectivement aujourd’hui, en tant que peuple juif. Nous avons de grandes tâches à accomplir. Il ne s’agit pas seulement de « préserver » le Judaïsme. Nous, tous les Juifs, œuvrant en harmonie, devons nous amener, nous-mêmes et le monde entier, à la prochaine étape de l’histoire.

C’est une tâche qui nous concerne tous. Cependant, suivant la logique appliquée au Sanctuaire, si chacun d’entre nous donne son « tout », nous pouvons tous ressentir que ce dessein tout entier est notre réalisation particulière et personnelle. C’est entre nos mains !


Que D… que les efforts de chacun d’entre nous au sein du peuple juif pour embellir notre investissement dans la Torah et les Mitsvots nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machiah’ en cet instant.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Paracha Vayakhel - Pekoudei


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 6 mars 2013

La nécessité de construire le Michkan

24 adar 5773

Après la faute du veau d'or, les enfants d'Israël désiraient avoir une preuve tangible que D.ieu résidait de nouveau parmi eux. Pour cela l'Eternel leur ordonna de construire le Michkan (tabernacle). Cette injonction fut suivie d'une condition : Ne pas réaliser cette demeure pour D.ieu le jour du chabbat.

Pour autant, Moché transmit aux enfants d'Israël le commandement de construire le michkan, mais ne s'y inclua pas. Comme le reste de l'assemblée, il prit sur lui de garder le chabbat, mais souligna qu'il n'était pas concerné par l'édification du tabernacle.

Pourquoi Moché s'exclua-t-il de cette mitsva, sans pour autant en être peiné


Selon Rachi, l'injonction de construire le michkan intervint après la faute du veau d'or. Elle permettait à ceux qui avaient servi cette idole de se racheter. Moché n'était donc pas concerné par ce repentir, puisque lors de la transgression il était sur le mont Sinaï avec D.ieu. 


Il n'avait donc pas besoin d'un signe de l'Eternel lui prouvant qu'Il était de nouveau avec lui. C'est pourquoi il ne fut pas peiné d'être exclu de cette construction. 



Que D.ieu fasse que Lui qui a toujours été présent à nos côtés durant tout cet exil, se révèle pleinement avec la réception dès aujourd'hui de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol VI-Si'ha II-Paracha Vayakél






mardi 5 mars 2013

L'expiation d'une faute en deux temps

23 adar 5773 

Les enfants comme les adultes, les femmes comme les hommes offrirent des dons pour permettre la réalisation du Michkan (tabernacle). Par contre seuls les hommes de plus de vingt ans purent participer au financement des socles en argent pour cet édifice.

Pour autant ces deux types de dons venaient expier la faute du veau d'or. Dès lors pourquoi la thora fait-elle une différence entre le financement des socles et la réalisation du reste du Michkan, quant à ceux qui pouvaient s'y associer ?

Lors de la faute du veau d'or, l'ensemble du peuple trébucha. Chacun se devait de chercher à expier cette faute. Hommes, femmes, enfants. L'idolâtrie est le seul pêché pour lequel les enfants sont punissables. Cela n'est pas le cas pour les autres fautes où il faut être âgé de plus de vingt ans. C'est pourquoi, les enfants aussi firent des dons pour la construction du tabernacle.

Cependant cette donation d'ordre général devait être précédée de celle des hommes âgés de plus de vingt ans. Pourquoi ce préliminaire ?

Pratiquer l'idolâtrie, c'est aussi considérer qu'il existe des forces extérieures à D-ieu. Qu'elles sont à même de prodiguer des bienfaits à l'homme sans l'intervention de l'Eternel. Le tabernacle était l'antithèse de cette idée. Il soulignait combien chaque élément de la matière était l'expression du divin. Tous ces matériaux qui le composaient n'étaient pas seulement au service du divin. Ils révélaient par eux-mêmes la spiritualité. En réalisant ces dons pour le tabernacle, tout le peuple s'était donc investi cette fois-ci, pour que la matière exprime le divin.

La donation de tout le peuple pour le sanctuaire effaçait donc sa faute. Une première étape devait cependant précéder cette démarche générale. La donation des hommes de plus de vingt ans. Finançant les socles du sanctuaire, symbole de la soumission à D-ieu, c'était là le préambule nécessaire pour établir un service de D-ieu, où la matière clamerait l'existence de l'Eternel.

Cet ultime objectif fut atteint avec l'édification du tabernacle.

C'est pourquoi deux donations distinctes furent nécessaires, celle des hommes de plus de vingt ans, et celle de tout le peuple, deux étapes qui permirent d'expier définitivement la faute du veau d'or.


Que D. fasse que de même qu'en son temps l'ensemble de notre peuple a su s'unir autour de l'édification du tabernacle, expression de la résidence de l'Eternel, qu'ainsi aujourd'hui encore nous ayons le mérite de nous tous nous rassembler autour du troisième Beth Hamikdach, en recevant dès maintenant notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ot Vol III-Paracha Vayakhel


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 19 février 2013

Boire du vin à Pourim

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

9 Adar 5773

Les fêtes juives commémorent les miracles qui ont jalonné notre histoire. A Pourim, nous buvons du vin pour commémorer le salut de notre peuple, qui se révéla à travers une série de festins royaux dans lesquels, comme l'indique le Livre d'Esther, le vin était l'un des principaux ingrédients et moteur d'événements :

·Techniquement, la chute de la reine Vachti qui précipita l'ascension de la reine Esther se produisit au cours du banquet royal donné à Chouchane (Suse), alors que le roi était lui-même aviné. Esther fut accueillie au palais royal par une série de célébrations arrosées. Enfin, elle organisa la chute de Haman à travers deux dîners intimes où, encore une fois, le vin coulait à flots.

·Selon la symbolique, un aspect important de la célébration de Pourim est de réfléchir sur la délivrance divine. Dans le malheur, un Juif doit se tourner vers D.ieu. L'angoisse et l'inquiétude ne résolvent pas les problèmes, ce qu'il faut c'est placer son espoir en D.ieu tout en faisant son possible pour s'en sortir.

Voici donc le sens symbolique de ne plus être capable de distinguer « entre "maudit soit Haman" et "bénit soit Mordékhaï" », propos qui délimitent jusqu'où une personne doit être portée par la boisson ce jour-là. Nous devons apprendre à faire confiance à D.ieu et ainsi à éviter l'angoisse qui domine lorsque l'on est coincé « entre » deux pôles, entre la problématique posée par "maudit soit Haman" et la solution apportée par "bénit soit Mordékhaï".

·Dans la perspective homilétique, la célébration et la joie doivent mener à l'unité. La discorde se fait entre des amis lorsque l'un cause du tort à l'autre, ou lorsque l'un est jaloux de la bonne fortune de l'autre. Ces deux états sont représentés par les expressions "maudit soit Haman" et "bénit soit Mordékhaï".

À Pourim, chacun doit tendre la main et pardonner les vieux griefs et les anciennes jalousies. Nous nous réjouissons avec nos amis et buvons un verre de vin ensemble dans l'espoir de dépasser les malédictions et les bénédictions qui nous divisent, abandonnant les vieilles rancunes et ravivant les anciennes amitiés.

·En suivant l'explication mystique, le miracle de Pourim défie l'entendement. Nos ancêtres s'étaient largement assimilés dans la société perse. Lorsque fut promulgué le décret royal exigeant que tout Perse s'incline devant le puissant ministre Haman, la plupart des Juifs étaient prêts à obéir. Mordékhaï et peut-être une poignée d'autres refusèrent. Furieux, Haman s'en plaint au roi qui, en réponse, édicta un décret contre la nation juive.

Malgré cela, pas un seul Juif ne trahit Mordékhaï et ce qu'il représentait. Pourquoi choisirent-ils D.ieu ? Parce que le lien entre le Juif et D.ieu est infini et éternel. Il transcende la raison et la compréhension.

Ce lien transcendantal est la dimension mystique de la coutume de boire du vin à Pourim. L'essence de ce jour n'est pas émotionnelle ou intellectuelle. Elle est perceptible par l'âme, plus que par l'esprit ou le cœur. Lorsque le vin a émoussé l'esprit et que le Juif, malgré son état d'ébriété, reste dévoué à sa religion, il a capté l'esprit de Pourim.

En résumé, les Juifs boivent du vin à Pourim pour évoquer les fêtes du passé ; pour créer de la camaraderie et surmonter les rancunes et les jalousies ; pour souligner la délivrance miraculeuse qui chasse les angoisse de nos épreuves contemporaines ; et pour vivre cette joie extrême qui éclaire le lien essentiel qui unit D.ieu et le peuple juif.


Que D. fasse qu'en ces jours qui précèdent Pourim, nous ayons le mérite de recevoir notre juste Machia'h concrètement ici-bas dans la joie et l'allégresse.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XVI et d'autres références sur Pourim.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 12 février 2013

Le rôle des ustensiles dans le Temple

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 


3 Adar 5773

Le Beth Hamikdach (temple) était une maison emplie de bons nombres d'ustensiles. Pour autant, les décisionnaires tels que le Rambam ou le Ramban considèrent uniquement l'injonction de construire une demeure à D.ieu comme faisant partie des 613 commandements, mais ignorent dans ce décompte l'obligation d'y réaliser les ustensiles appropriés.

Pour quelle raison?

Ils ont tous deux une vision différente de la première raison d'être du Beth Hamikdach. Pour le Rambam, la maison de D.ieu doit être érigée pour y offrir des sacrifices. Tous les ustensiles présents dans cette sainte demeure sont là pour contribuer à la réalisation d'une unique tâche, servir D.ieu.

Il n'est donc pas nécessaire de considérer leur réalisation comme un commandement à part entière. Ils font partie d'un grand projet : Eriger une maison pour D.ieu. Tout ce qui s'y trouve répond à la même injonction : « Vous me ferez un sanctuaire ».

Pour le Ramban, le Beth Hamikdach est le lieu où réside la Chéh'ina (présence divine). Auquel cas, seule une maison est nécessaire pour cela. C'est pourquoi la thora décompte la construction de cette demeure comme une des 613 mitsvots, et ne considère pas comme une mitsva, la réalisation de ses ustensiles. Eux qui ne sont pas nécessaires pour faire résider l'Eternel dans cette demeure.

Dès lors, la présence des ustensiles dans le Temple révèle pour le Ramban l'existence d'une seconde Mitsva : Réaliser des tâches dans le Beth Hamikdach pour servir D.ieu. Par exemple : Allumer la menorah, offrir des encens sur l'autel en or. Pour cela il sera nécessaire que nous ayons un candélabre et un autel. Il faut donc les avoir fabriqué auparavant. Leurs constructions s'inscrit alors comme une « préparation à une mitsva », mais non comme une mitsva à part entière.


Ceux sont pour ces deux raisons différentes que le Rambam et le Ramban ne considèrent pas la réalisation des ustensiles du temple comme une mitsva indépendante. Mais soit comme faisant partie d'un tout (selon le Rambam), ou comme une préparation à une autre mitsva (selon le Ramban). 


Que D. fasse que l'ensemble des mitsvots que notre peuple a réalisé au fil des générations, considéré par l'Eternel comme un important mérite, nous permette de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol XI- Sih'a II-Paracha Terouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 11 février 2013

Le bois de la folie, Le sanctuaire du coeur

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

2 Adar 5773

Seul à seul avec D.ieu, sur le Mont Sinaï, Moïse apprit les détails de la construction du Sanctuaire, le Temple portatif décrit dans la paracha de cette semaine. Il allait s’agir de l’épicentre spirituel pour les Juifs, et en fait pour le monde entier : le lieu où la Chekhinah, Présence divine, se révélerait.

Le Sanctuaire était fait de lourdes planches de bois, disposées verticalement. Chaque planche était soutenue à sa base par deux lourds blocs d’argent dans lesquels elle s’encastrait. Les planches étaient recouvertes d’or et solidement fixées les unes aux autres. Elles formaient les murs du Sanctuaire et des tentures superposées en constituaient le toit.

À l’intérieur du Sanctuaire se trouvaient la Menorah, une table pour les « pains de proposition » et un autel pour les encens, tous faits en or. Derrière un rideau magnifiquement brodé, se trouvait le Saint des Saints, renfermant l’Arche d’or. À l’intérieur de celle-ci se trouvaient les tables en saphir sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements que Moïse avait rapportées du mont Sinaï.

Le Sanctuaire construit par Moïse exista il y a bien longtemps et, sous la forme du Temple, il sera à nouveau édifié à Jérusalem. Mais il existe également un Sanctuaire intérieur, dans le cœur de chaque homme et de chaque femme. Les détails du Sanctuaire matériel décrits dans la paracha nous aident à comprendre comment nous pouvons construire ce Sanctuaire intérieur pour que la Présence de D.ieu s’y révèle également, à l’intérieur de chacun d’entre nous.

Le bois d’acacia, avec lequel était fabriqué le Sanctuaire, possède, en hébreu, un nom étrange : atsé chittim. On peut le traduire par « le bois de la folie ».

Ce nom peut nous aider à comprendre le but du Sanctuaire et celui de la vie.

Il existe un niveau de comportement ordinaire et civilisé. C’est la norme. Un comportement bas, vil et grossier signifie agir d’une façon inférieure à la norme : c’est une forme de folie. Tout mal et tout péché proviennent de cette forme inférieure de folie.

Mais il existe une autre forme de folie qui implique d’aller au-dessus de la norme. On l’appelle «sainte folie». Par foi, dévouement, dévotion et amour, la personne dépasse la norme de son comportement. Elle commet des actes qui paraissent exceptionnels. Imaginez un homme décidant de mettre les Téfilines chaque jour ou une femme entreprenant de transformer toute sa cuisine pour la rendre complètement cachère.

Le Judaïsme est basé sur la force engendrée par de telles décisions. Nous avons survécu des milliers d’années grâce à la force de cette « sainte folie » qui est notre volonté d’aller, en certaines occasions, au-delà de la norme de la rationalité conventionnelle. Le bond en avant que nous effectuons alors répare les erreurs et les excès de notre folie inférieure et déplaisante. Le mal se voit transformer en bien et l’obscurité en lumière. C’est par ce processus que nous construisons notre Sanctuaire intérieur.

C’est la raison pour laquelle le Sanctuaire décrit dans notre paracha était construit de ce bois d’acacia, « le bois de la folie ». Dans notre désir de progresser, nous allons au-delà de la raison dans le domaine de la « sainte folie », transformant notre folie grossière et matérielle en quelque chose de spirituel. De la sorte, nous révélons la Chekhinah, la Présence de D.ieu. Celle-ci illumine le Sanctuaire de notre cœur, notre foyer, notre vie et, en fin de compte, depuis le Temple de Jérusalem, le monde entier.


Que D… fasse que nos efforts au quotidien pour faire de ce monde une Demeure pour D… nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Basé sur un discours de Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn “Bati Légani”, ch. 5.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 10 février 2013

Non idolâtrie, Les Chérubins du Temple contreviennent-ils aux Dix Commandements ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

1er Adar 5773

Il n'y a rien de plus étrange : D.ieu nous dit qu'Il hait les idoles – et Il veut que nous les haïssions également. Son message est « Ne faites pas d'idoles. Ne l'imaginez même pas. Et si vous tombez sur des idoles, brûlez-les, détruisez-les, déracinez-les. Donnez vos vies plutôt que de conférer une quelconque crédibilité à ces idoles. »

Mais ensuite, dans la pièce la plus reculée de Son temple, l'endroit qu'Il appelle le « Saint des Saints », Il nous dit de placer deux figurines en or, portant des ailes, l'une d'apparence masculine et l'autre d'apparence féminine.

Et lorsque nous étions en conflit avec D.ieu, et Lui avec nous, ces statuettes détournaient leurs visages l'une de l'autre. Mais lorsque nous étions en harmonie avec Lui, les prêtres du temple ouvraient les rideaux et nous montraient l'enlacement de ces deux figurines. Et ils disaient alors, « Voyez comme vous êtes aimés par votre D.ieu. »

Cela signifiait que l'un de ces anges nous représentait, quant à l'autre…

Nous sommes obligés de dire que ce n'est pas les images en tant que telles qu'Il souhaite que nous haïssions. Après tout, cela ne ferait-il pas de nous une autre sorte d'idolâtres: ceux qui idolâtrent la destruction des idoles ? Alors, quand Il nous dit « Faites deux anges en or », nous le faisons. Tout ce qu'Il nous demande, parce que c'est à Lui que nous nous attachons.

En fait, ce qu'Il déteste avec tellement de virulence, c'est tout ce que nous pourrions mettre entre nous et Lui. C'est cela l'idolâtrie : accepter qu'il y ait quoi que ce soit ou qui que ce soit d'autre dans notre relation.

Ce qui fait que ces deux figurines jouent un rôle exactement à l'opposé de l'idolâtrie. Ce sont des non-idoles. À travers elles, Il nous dit, « Si vous avez un problème, si vous voulez en parler, à chaque fois que vous avez du mal à surmonter votre monde, n'allez voir personne d'autre que Moi. Pas la lune, pas le soleil, pas un ange, pas même le PDG de votre groupe. Parce que Je ne peux supporter que quoi que ce soit ou qui que ce soit s'interpose entre nous. Je veux être unis avec vous – où que vous soyez, et seulement avec vous. Et je veux que vous soyez unis avec Moi comme si rien d'autre n'existait à part vous et Moi. Parce que, en vérité, telle est la réalité. »

Pour exprimer une telle union, il n'existe pas d'autre métaphore dans tout l'univers matériel que l'union physique de deux conjoints amoureux.

Comme le dit la Genèse, « D.ieu fit Adam à Son image, homme et femme Il les créa ».


Que D… fasse que nous qui avons toujours le regard tourner vers D…, implorant à chaque instant de pouvoir recevoir notre juste Machia’h, voyons cette demande exaucée aujourd’hui même.

Basé sur Ohr Hatorah du Tséma'h Tsédek (Rabbi Mena'hem Mendel de Loubavitch, 1789-1866), Parachat Térouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.