Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 22 octobre 2014


Le cinquante-sixième siècle

La divinité de la science

Basé sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch
Merci à  MeaningfulLife.com


En l’an six cent de la vie de Noé... jaillirent toutes les sources du grand abîme et les fenêtres du ciel s’ouvrirent...
Genèse 7,11
Le Zohar interprète ce verset comme une prédiction que « dans le sixième siècle du sixième millénaire, les portes de la sagesse céleste s’ouvriront, de même que les sources de la sagesse terrestre, préparant le monde à être élevé lors du septième millénaire ».
En effet, le 56ème siècle depuis la création (1740-1840 dans le calendrier civil) fut une période de grandes découvertes et de progrès accéléré, aussi bien dans le domaine de la sagesse céleste de la Torah que dans celui de la sagesse terrestre de la science profane. C’est en ce siècle que furent révélés et diffusés les enseignements du ‘Hassidisme par Rabbi Israël Baal Chem Tov et ses disciples. L’âme profonde de la Torah, qui avait été jusque-là l’apanage d’un nombre restreint de mystiques dans chaque génération, fut rendue accessible à tous, ce qui apporta une nouvelle dimension à notre compréhension de la sagesse divine et imprégna de vitalité et de joie notre accomplissement des mitsvot.
À ces révélations célestes se déversant des fenêtres des cieux firent écho celles des sources terrestres. Ce même siècle connut un foisonnement sans précédent de connaissances dans tous les domaines de la science profane, dans les mathématiques, la physique, la médecine, la technologie et les sciences sociales, révolutionnant ainsi tous les domaines de la vie humaine.
Selon le Zohar, cette double révolution était destinée à préparer le monde au « septième millénaire », l’ère de Machia’h, lorsque la « semaine de travail » des six millénaires de l’histoire aboutiront à un âge qui sera « entièrement Chabbat et tranquillité pour la vie éternelle ».

La pluie fine qui précède le déluge

La rédemption qu’effectuera le Machia’h consistera en plusieurs choses. Ce sera le rassemblement du peuple d’Israël dispersé en Terre Sainte, la reconstruction du Beth Hamikdache (le Saint Temple) à Jérusalem et le rétablissement du service du Temple. Ce sera le retour de l’humanité à D.ieu et son réengagement à une vie de bonté et de sainteté. Ce sera la fin de la faim, de la guerre, de la jalousie et de la cupidité, un temps où le mal sera supprimé du cœur de l’homme et où la souffrance disparaîtra du monde de D.ieu. La rédemption sera toutes ces choses du fait d’une transformation fondamentale que connaîtra notre monde : l’esprit humain comprendra la vérité divine.
Dans son état actuel, le monde dissimule le visage de D.ieu. Certes, le fonctionnement de la nature témoigne de la sagesse et de la majesté du Créateur, et les développements de l’histoire attestent de la providence divine dans les affaires humaines, et pourtant ce ne sont là que des petits points de lumière scintillant à travers l’épais voile de la nature. Bien plus prononcée est la dissimulation de la vérité divine par le monde physique avec la régularité de ses cycles, l’amoralité apparente de ses lois et la brutale immanence de son être. « Je suis », proclame-t-il avec chaque proton de son être. « Je suis une existence à moi-même, absolue et indépendante. » Toute « vérité supérieure » qui pourrait exister n’est rien de plus que cela : une vérité « supérieure », abstraite et immatérielle, et tout à fait séparée du « véritable » monde.
Mais, à l’époque de Machia’h, « la connaissance et la sagesse augmenteront », au point que « le monde sera rempli de la connaissance de D.ieu comme les eaux recouvrent les fonds marins ». La véritable essence de la réalité sera révélée ; le monde physique sera vécu comme une expression – et non plus comme une occultation – de la réalité absolue, exclusive et omniprésente de D.ieu. Et lorsque le monde cessera d’être perçu comme étant distinct de D.ieu, toutes les autres caractéristiques du monde messianique se mettront en place. L’homme entreprendra seulement de connaître D.ieu et d’obéir à sa volonté ; l’existence minée par les luttes et les conflits que nous connaissons aujourd’hui cèdera la place au summum de la paix et de l’harmonie : l’harmonie entre les différentes aspirations et forces au sein de l’âme humaine, l’harmonie entre les hommes et les nations, et l’harmonie entre le Créateur et Sa création.
« La Divinité est tout et tout est la Divinité »
Ceci explique comment la sagesse céleste qui émanait des « fenêtres des cieux » au 56ème siècle a servi à « préparer le monde à être élevé au septième millénaire ». Les enseignements du ‘Hassidisme donnent un avant-goût de cette conscience et de cette compréhension à venir. Employant les outils de la raison humaine, le ‘Hassidisme explique à l’esprit de l’homme et implante dans son cœur la vérité qu’« il n’est rien hormis Lui », que « la Divinité est tout et tout est la Divinité » : il décrit les origines, le développement et le fonctionnement intérieur de l’âme humaine et comment celle-ci se réalise et s’accomplit à travers la connaissance de D.ieu et la mise en œuvre de Sa volonté. Elle expose le rôle de l’homme dans la création et la façon dont nos actes transforment la nature même de la réalité, la rendant ainsi plus réceptive à la Divinité.
Aujourd’hui, notre capacité à vraiment comprendre et assimiler ces vérités est limitée par l’état actuel de l’esprit humain et du monde qui influence sa pensée. Pourtant, la révélation de l’âme profonde de la Torah fut la pluie fine qui annonce le déluge, le ruissellement qui marque le début de la grande inondation qui « remplira le monde avec la connaissance de D.ieu comme les eaux recouvrent les fonds marins ».

Mise en œuvre et illustration

En complément du torrent de sagesse divine qui se déversa des fenêtres du ciel eut lieu une recrudescence de la connaissance terrestre, que le Zohar considère également comme un prologue et une préparation à l’ère de connaissance que seront les temps messianiques.
Il y a fondamentalement trois manières dont les avancées révolutionnaires de la science et de la technologie de ces dernières générations préparent le monde à la venue du Machia’h :
1) Comme instrument : Au niveau le plus élémentaire, la révolution scientifique a facilité, à un degré sans précédent, la diffusion de la Torah. Il y a trois cents ans, un enseignant ne pouvait communiquer directement qu’avec ceux qui étaient à portée de sa voix ; aujourd’hui, ses mots (et même son image) peuvent être diffusés à des milliards de personnes dans toutes les régions du globe. De la sorte, et de nombreuses autres façons, les avancées scientifiques des trois derniers siècles ont permis la propagation de la sagesse divine à une échelle qui ne pouvait pas même être imaginée avant que les « sources du grand abîme » jaillissent au sixième siècle du sixième millénaire.
2) Comme analogie : À un niveau plus profond, le développement accéléré de la sagesse terrestre a non seulement véhiculé la connaissance de D.ieu plus loin, plus vite et à plus de gens, il a également amélioré la qualité de notre compréhension de notre Créateur. La révolution scientifique nous a permis de mieux apprécier la réalité divine.
Par exemple : une partie intégrante de notre foi est le concept de « providence divine particulière » (hachga’hah pratit). Le principe selon lequel D.ieu observe chacune de nos actions, paroles et pensées et nous en tient responsables ;  qu’Il est conscient de et s’intéresse à chaque événement dans l’univers, depuis la naissance d’une étoile dans une galaxie lointaine jusqu’au tournoiement d’une feuille dans le vent dans une forêt reculée, et que tous figurent dans Son plan de la création et contribuent à sa réalisation.
Dans les générations précédentes, le concept d’un œil qui observe simultanément des milliards d’actions distantes les unes des autres de milliers de kilomètres, et celui d’une conscience qui englobe d’innombrables événements simultanés et leurs effets les uns sur les autres, étaient au-delà de la raison. Il était possible d’y croire de façon absolue, car la foi a la capacité d’accepter toutes les vérités, même les plus illogiques, mais on ne pouvait pas considérer cela rationnellement et se le représenter avec l’œil de l’esprit. Aujourd’hui en revanche, quand nous pouvons aisément converser avec quelqu’un se trouvant à dix milles kilomètres de nous, quand nous pouvons voir un vaisseau atterrir sur Mars ou utiliser une puce de silicium pour calculer des millions de données en une seconde, il n’est nul besoin d’une foi démesurée pour comprendre que Celui qui a accordé un tel potentiel à Sa création le possède assurément Lui-même, et ce, dans une mesure bien supérieure.
Ce n’est là qu’un exemple de la façon dont la science moderne a transformé notre vision de la réalité, en introduisant dans le vocabulaire de nos esprits certains concepts qui, dans les générations précédentes, avaient appartenu exclusivement au domaine de la foi.
3) Comme révélation de la Divinité : Dans les deux exemples cités ci-dessus, nous avons vu comment la « sagesse terrestre » de la science sert la révélation de la sagesse céleste, que ce soit comme l’instrument de sa diffusion ou comme un modèle qui rend tangible et réel ce qui était auparavant abstrait et surréaliste.
La science est la découverte du visage de D.ieu
Il y a toutefois une troisième manière, plus essentielle, dont le jaillissement des « sources du grand abîme » a préparé le monde au septième millénaire. Dans celle-ci, la sagesse terrestre n’est pas seulement un facilitateur de la sagesse céleste de la Torah, mais est elle-même une révélation de la Divinité.
Car la science est la découverte du visage de D.ieu. Elle a passé les trois cents dernières années à disséquer le voile de la nature au point de le rendre de plus en plus transparent, plus révélateur des vérités qu’elle incarne et dissimule en même temps.
Pour ne citer qu’un exemple parmi d’autres :
Dans les générations précédentes, l’étude de la nature a donné l’image d’un univers multiforme. Le monde était perçu comme étant composé de dizaines d’éléments et comme étant mu par un certain nombre de forces distinctes. Mais plus la science s’est développée, plus elle a découvert l’unité derrière la diversité. Une centaine d’« éléments » se sont révélés être composés d’un nombre bien plus restreint de blocs de construction fondamentaux ; des forces diverses se sont avérées être différentes mutations d’une unique force élémentaire. Même la différenciation entre la matière et l’énergie s’est révélée n’être qu’une distinction extérieure entre deux formes de la même essence. De fait, la science s’approche rapidement du point d’être en mesure de démontrer que la totalité de l’existence est un rayonnement unique émanant d’une source unique.
Bien sûr, les « fenêtres des cieux » ont déjà émis cette vérité – dans le langage de la pensée de la Torah et de la métaphore kabbalistique. En complément de cette révélation, le scientifique est en train de formuler cette vérité dans des équations mathématiques et en faire la démonstration dans des accélérateurs de particules de dernière génération.
D’en haut comme d’en bas, notre monde a été préparé à l’Ère de la Connaissance.

BASÉ SUR LES ENSEIGNEMENTS DU RABBI DE LOUBAVITCH
Basé sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena'hem Mendel Schneerson ; adapté par Yanki Tauber.
Traduction d'un article publié originellement dans "Week in Review"
Reproduit avec la permission de MeaningfulLife.com. Si vous souhaitez reproduire cet article dans une publication ou un site internet, veuillez écrire à permissions@meaningfullife.com
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Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 20 octobre 2014

Les enjeux de la paracha Noa'h

à la lumière de la 'Hassidout

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch


Dans la paracha Beréchit, nous avons vu la façon dont D.ieu créa le monde et donna à l’humanité la mission de le transformer pour en faire Sa demeure et comment celle-ci se détourna massivement de cette mission et l’abandonna.
Ceci étant, l’on aurait pu s’attendre à ce que l’acte suivant dans ce drame divin soit la naissance du peuple juif, la nation désignée pour développer la conscience du divin et ramener l’humanité sur la voie d’une vie en présence de D.ieu. Le temps semble propice : le décor est monté, tous les accessoires sont en place. Il semble même y avoir un candidat tout indiqué pour être le géniteur de ce nouveau peuple : la paracha Beréchit s’achève sur les mots « Noa’h trouva faveur aux yeux de D.ieu. »1 
Et pourtant, la Torah maintient le suspens, repoussant la genèse du peuple juif jusqu’à la paracha suivante. Il est évident que des fondements supplémentaires devaient être posés avant que le monde ne soit prêt pour l’avènement d’un peuple choisi. La description détaillée de cette préparation est le sujet de laparacha Noa’h, nommée d’après son protagoniste. Noa’h (Noé) fut l’homme que D.ieu choisit pour construire l’Arche à travers laquelle la vie humaine et animale survivrait au Déluge qui allait effacer la race humaine qui avait atteint un point de non-retour dans l’iniquité, lui permettant ainsi de renaître.
Quelle était cette préparation ? Quelles étapes supplémentaires étaient-elles nécessaires pour que le monde puisse amorcer son élévation vers la naissance du peuple juif et le don de la Torah au mont Sinaï ? Pour répondre à cette question, nous devons au préalable nous approfondir sur le nom de cetteparacha, car, comme nous l’avons déjà souligné, les noms des parachiothrévèlent leurs messages et leurs leçons essentielles.
Le mot (dans le cas présent, le nom) Noa’h signifie « repos », « tranquillité ». Et pourtant, les événements de cette paracha sont tout sauf reposants et tranquilles. Le déluge cataclysmique qui anéantit impitoyablement et sans distinction toute vie sur terre constitue sans doute le summum du bouleversement, tout comme les deux autres épisodes significatifs de laparacha : la malédiction de ‘Ham et la dispersion de l’humanité depuis la Tour de Babel.
Néanmoins, si nous considérons le but sous-jacent de ces événements et ce que furent leurs conséquences, il apparaît que le nom Noa’h est tout à fait approprié. Aussi turbulent que le déluge ait pu être sur le plan matériel, son objet était de guérir le monde de son état spirituel qui constituait un problème plus grave encore. Le monde antédiluvien était encore relativement jeune et toutes les formes de vie possédaient la pleine vigueur de la jeunesse, comme l’atteste par exemple l’extraordinaire longévité humaine qui caractérisait cette époque. Et pourtant, cette force était fragile : quand les créatures s’étaient développées et avaient muri, elles devenaient inflexibles, presque immuables. Il leur était pratiquement impossible de changer. C’était également le cas de la dimension spirituelle de la vie : lorsque les caractères étaient modelés et leurs modes de comportement formulés, il leur était extrêmement difficile de changer. Et dans la mesure où les normes sociétales devenaient de plus en plus corrompues, la grande majorité de la population se trouva progressivement prise dans une spirale de dégénérescence des mœurs et des comportements.
Le Déluge changea tout cela. Les eaux battantes ramollirent la terre, non seulement matériellement, mais aussi spirituellement, rendant la réalité plus malléable, plus flexible, plus réceptive au changement. Le « nouveau monde » qui se présenta à Noa’h quand il sortit de l’Arche,2 était un monde où les vents du repentir (techouvah) soufflaient librement, accessibles à tous, aussi malsains que pussent chroniquement devenir les comportements humains.
Ainsi, quand D.ieu déclara après le Déluge : « Plus jamais il n’y aura un déluge qui détruira la terre»,3, Il n’était pas en train de se réconcilier avec des hommes qui continueraient à pécher comme auparavant ; Il n'était pas non plus en train de reconnaître qu’en inondant la terre, Il avait commis une sorte d’erreur qu’Il s’engageait à ne pas réitérer. Son propos était de dire qu’à travers le Déluge, Il avait transformé la réalité de telle façon qu’il ne serait plus jamais nécessairede recommencer ce processus, non pas que la nature humaine se fut améliorée, mais parce qu’Il leur avait procuré un mécanisme nouveau qu’ils pourraient utiliser pour contrer, voire éradiquer, les effets d’un comportement négatif.
En soi, le Déluge constitua une étape fondamentale dans la progression vers la réalisation du but de la Création qui est de promouvoir et disséminer la conscience du divin dans le monde jusqu’à ce qu’il devienne une résidence naturelle pour D.ieu. C’était donc également une étape cruciale dans l’établissement des bases pour la genèse du peuple juif. Le message d’espoir que la Torah est censée apporter au monde est qu’il n’est jamais trop tard, que D.ieu est toujours prêt à nous accueillir à bras ouverts et que nous pouvons toujours recommencer de nouveau, et même poursuivre notre mission divine avec un succès que nous n’aurions jamais considéré imaginable.
La leçon de cette paracha reste éternellement pertinente pour nous. Lorsque nous sommes confrontés à une situation particulièrement éprouvante ou une phase turbulente de notre vie, il est utile de nous rappeler que, tout comme le Déluge, le but de cette difficulté est de nous purifier et de nous raffiner. En suivant l’exemple de Noa’h qui ne prit pas peur devant l’imminence des flots, mais qui tint résolument sa place, nous pouvons non seulement nous en sortir indemnes, mais nous sommes capables d’en tirer les bénéfices inhérents et même d’en ressortir renforcés. En nous concentrant sur l’opportunité inhérente à l’épreuve plutôt qu’à la difficulté superficielle à laquelle nous sommes confrontés, nous transformons les eaux destructrices en « eaux de Noa’h »,4les eaux de la tranquillité et du repos.
Et si, comme Noa’h, nous sommes assez sages pour utiliser cette expérience à notre avantage, nous pouvons contribuer à transformer le monde entier en un environnement plus réceptif à la conscience du divin, le rapprochant ainsi de son accomplissement ultime et véritable.5

NOTES
1.Genèse 6,8.
2.Vayikra Rabbah 30:8.
3.Genèse 9,11.
4.Isaïe 54,9.
5.Basé sur Likoutei Si’hot vol. 20, p. 285-287.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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lundi 13 octobre 2014


Les "Ouchpizine" (suite) (2)

Nos invités de Souccot

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch


Les invités du sixième jour :
Yossef HaTsadik et le Rabbi Maharach

Les qualités partagées par les invités de ce jour s’expriment dans les mots bien connus du Rabbi Maharach, « le’hatekhila ariber » : « Les gens disent : si tu ne peux pas aller sous l’obstacle, alors essaie d’aller par-dessus, et moi je dis :d’emblée, saute par-dessus ! » Les difficultés apparentes attendent qu’on les affronte en toute confiance et qu’on les surmonte.
Ce n’est pas un concept théorique, mais une vérité qu’on peut appliquer pratiquement comme en témoigne la vie de Joseph, esclave emprisonné qui devint le vice-roi de l’Égypte.
Chacun peut aller puiser des leçons dans la vie de Joseph. Bien que nous soyons en exil, personne ne doit se sentir emprisonné ou handicapé. Nous avons le potentiel de parvenir aux plus hauts niveaux d’accomplissement dans le domaine spirituel et ce succès spirituel peut même se refléter par un avancement dans nos préoccupations matérielles.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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dimanche 12 octobre 2014

Les "Ouchpizine" (suite)

Nos invités de Souccot

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch



Les invités du quatrième jour :
Moché Rabbénou et l’Admour Haémtsaï

Les Ouchpizine du quatrième jour sont également associés à l’étude de la Torah.
Moïse « reçut la Torah du Sinaï et la transmit » à tout le peuple juif. En fait, la Torah est associée à son nom au point que les prophètes s’y réfèrent comme à « la Torah de Moïse Mon serviteur ».
La relation entre Moïse et la Torah était de deux ordres : tout d’abord, il servait comme intermédiaire qui communiquait la Torah au peuple juif ; de plus, il interprétait la Torah, développant l’approche d’argumentation abstraite dans la loi de la Torah, pilpoula deoraïta.  Il est significatif qu’il cherchât également à transmettre cette dimension de la Torah.
Tout comme Moïse, l’Admour Haémtsaï (Rabbi Dov Ber, le « Rabbi intermédiaire »), servit à la fois de transmetteur et d’interprète, car il était réputé pour ses explications détaillées des concepts philosophiques de la ‘Hassidout.
Rabbi Chnéour Zalman jeta les fondements de la compréhension de la pensée ‘hassidique, il révéla ses idées comme des points essentiels, des idées à l’état pur. L’Admour Haémtsaï les développa, les illustrant d’exemples et d’analogies et développant un cadre conceptuel qui leur permit d’être saisies intellectuellement.
Bien que les Ouchpizine du troisième jour soient également liés à l’étude de la Torah, ceux du quatrième jour montrent comment développer l’étude de la Torah. Leur service divin démontre que chacun a un lien non seulement avec les fondements de l’étude de la Torah, mais aussi avec une compréhension dans sa profondeur et son étendue. Et en ce qui concerne ces dimensions également, ni la pauvreté ni la richesse ne peuvent exempter de s’adonner à cette tâche.
 Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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mercredi 8 octobre 2014


Les "Ouchpizine"

Nos invités de Souccot

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch

Nous appelons nos fêtes : « les fêtes de réjouissance, les saints jours et moments de joie ». Une personne heureuse veut naturellement partager sa joie avec les autres. On peut, seul, ressentir une satisfaction intérieure, mais une célébration exubérante ne peut être vécue qu’en compagnie. Comme expression de notre bonheur, nos Sages mettent l’accent sur l’importance de partager la joie des fêtes en conviant des invités à nos repas festifs. La Mitsva est particulièrement importante à Souccot, « le moment de notre réjouissance ».
Le Zohar nous enseigne que nos invités de Souccot incluent non seulement ceux qui partagent nos repas de fête, mais également des invités venus des royaumes spirituels. À Souccot, nous sommes rejoints par sept Ouchpizine (« invités honorés ») : Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et le Roi David.
De plus, le Rabbi précédent nous a enseigné que nos Souccot sont également visitées par des Ouchpizine ‘hassidiques. En fait, il avait l’habitude de pointer des endroits particuliers dans sa Souccah et de dire : « Ici est assis le Baal Chem Tov, là le Maguid de Mézéritch, là Rabbi Chnéour Zalman, là Rabbi Dov Ber, là le Tséma’h Tsédèk, là le Rabbi Maharach  et là le Rabbi Rachab. »
Bien que ces visiteurs viennent ensemble dans nos Souccot, chaque jour de la fête, l’influence de l’un d’entre eux est particulièrement dominante l’un des jours et ses qualités nous enseignent des leçons à appliquer dans notre service de D.ieu.

Les invités du premier jour :
Avraham Avinou et le Baal Chem Tov

Les Ouchpizine du premier jour, le Patriarche Abraham et le Baal Chem Tovpartagent certaines caractéristiques. Chacun d’entre eux a initié une nouvelle étape dans la relation entre l’homme et D.ieu. Abraham fut le fondateur de la foi juive et le Baal Chem Tov du mouvement ‘hassidique. Bien plus, à la fois Abraham et le Baal Chem Tov voyagèrent de lieu en lieu pour révéler au monde la présence de D.ieu.   
À propos du verset « Et il appela (vayikra) le nom de D.ieu, le D.ieu Eternel », nos Sages commentent : « Ne lis pas vayikra (“et il appela”) mais vayakri (“et il fit en sorte que les autres appellent”), car Abraham faisait en sorte que tous les voyageurs (qu’il rencontrait) invoquent le nom de D.ieu. »
Comme notre patriarche Abraham, le Baal Chem Tov allait vers les gens simples. Il les interrogeait sur leur santé, leur travail et d’autres préoccupations matérielles de leur vie pour obtenir d’eux une réponse reconnaissante : « Baroukh Hachem(que D.ieu soit béni !) » Ainsi démontrait-il que la Divinité fait partie des dimensions les plus profanes de notre existence.

Les invités du second jour :
Yits’hak Avinou et le Maguid de Mézéritch

 La caractéristique partagée par ces deux Ouchpizine est évoquée dans le verset : « N’abandonne pas ton lieu ». Contrairement aux autres Patriarches, Isaac ne quitta jamais la Terre d’Israël. De même, à l’opposé des autres Rabbis qui voyagèrent de lieu en lieu, le Maguid, une fois qu’il prit la tête du mouvement ‘hassidique, ne quitta jamais Mézéritch.     
L’essence de chaque individu est son étincelle divine. C’est là et en aucun autre lieu géographique que se situe la vraie place de chacun et c’est ce qui définit son être. Le Patriarche Isaac et le Maguid de Mézéritch nous enseignèrent que l’on doit concentrer ses efforts pour pénétrer cette essence et la faire jaillir à la surface au lieu de chercher à grandir des influences extérieures. C’est pourquoi la Torah nous décrit-elle Isaac en train de creuser des puits, cherchant les sources d’eaux vives et les faisant jaillir à l’extérieur.
Se préoccuper de sa propre place ne diminue pas la signification de celle des autres. La pensée ‘hassidique explique que la révélation d’une lumière puissante illumine des lieux même plongés dans la plus profonde obscurité. Ainsi la lumière du Temple se diffusait de par le monde et avait de telles répercussions que des gens vivant dans des contrées très éloignées, comme la reine de Saba, furent attirés vers Jérusalem.

Les invités du troisième jour :
Yaakov Avinou et Rabbi Chnéour Zalman

Les Ouchpizine du troisième jour sont particulièrement associés à l’étude de la Torah. La Torah décrit Jacob comme « un homme simple, résidant dans les tentes » ce que nos Sages comprennent comme une référence aux « tentes de Chem et de Ever », les maisons d’étude de l’époque.
Le lien de Rabbi Chnéour Zalman à l’étude de la Torah est sous-entendu dans son nom, Chnéour, qui peut se lire comme chné or (deux lumières), en allusion à la lumière du niglé (la dimension révélée de la Torah) et celle de pnimiout haTorah (la dimension ésotérique et mystique de la Torah). Ces deux modes d’illumination spirituelle jaillissent des deux œuvres classiques du Rabbi Chnéour Zalman : son Choul’hane Aroukh (Code de loi) et le Tanya (œuvre maîtresse du 'Hassidisme 'Habad).
Chacun a sa part dans la Torah et ce lien doit s’exprimer dans notre conduite quotidienne. C’est pourquoi nos Sages nous enseignent : « L’exemple d’Hillel oblige le pauvre et (l’exemple de) Rabbi Elazar ben ‘Harsom oblige le riche (à étudier la Torah). » Bien qu’Hillel fût un homme pauvre qui travaillait dur pour sa subsistance, il étudiait la Torah avec diligence, alors que Rabbi Elazar ben ‘Harsom, qui était extrêmement riche, ne laissa pas ses préoccupations professionnelles le divertir de son étude de la Torah. Quel que soit son statut financier, chacun a à la fois le potentiel et la responsabilité de se dévouer à l’étude de la Torah.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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mardi 7 octobre 2014

Soukkot: le Yom Kippour du corps
par Baruch Epstein

Le corps et l’âme forment un drôle de couple. Ils ont des programmes totalement incompatibles, ne sont prêts à aucun compromis et sont forcés de se supporter l’un l’autre. Même lorsqu’ils recherchent le divin, ils ne peuvent pas coopérer : l’âme fuit tout ce qui est terrestre tandis que le corps se bat pour révéler la sainteté inhérente au monde ; chacun s’efforce d’atteindre l’unité avec D.ieu à sa manière.
Pourtant, malgré ou peut-être à cause de leurs différences, le corps et l’âme apprennent l’un de l’autre, et finissent par atteindre une certaine harmonie et même à se lier d’amitié.
Le pauvre corps est trimbalé comme un garçon de neuf ans accompagnant sa mère dans une virée de shopping.
Considérez Yom Kippour. L’âme adore ce jour et le corps, naturellement, le déteste. L’âme peut s’y livrer à toutes ses activités préférées, libre de toutes les contraintes liées au corps. Elle bénéficie d’une journée entière d’introspection, de prière et de communion avec D.ieu. Pas de temps perdu à manger, à boire ou à être sociable. Le pauvre corps est trimbalé comme un garçon de neuf ans accompagnant sa mère dans une virée de shopping.
Et pourtant, le corps traverse cette journée et la trouve même souvent agréable. Le repas par lequel on casse le jeûne de Yom Kippour est l’occasion de bavardages sur la façon dont celui-ci fut facile : « Je n’ai même pas eu faim », « Aucun problème », « Fastoche ». Mais, bien que le corps puisse avoir apprécié cette journée, il devient un peu envieux. « Puis-je avoir une journée comme celle-ci, demande-t-il, dans laquelle je pourrais m’adonner à mon type à moi de relation avec D.ieu ? »
Et c’est là qu’intervient Souccot
La mitsva de la soukkah est principalement axée ​​le corps. Elle consiste à s’asseoir dans la soukkah, à manger dans la soukkah, à boire dans la soukkah, à flâner dans la soukkah. À l’instar de l’expérience que connaît l’âme à Yom Kippour, le corps reçoit son propre style d’immersion totale dans la divinité.
Et c’est maintenant l’âme qui est réduite au rôle d’accompagnatrice. Bien sûr, l’étude et la prière (qui sont des activités de l’âme) sont encouragées dans lasoukkah, tout comme chanter et dormir pendant le sermon du rabbin sont encouragés à Yom Kippour (je plaisante), mais le thème du jour est l’activité du corps.
Souccot est ce que l’âme donne au corps après que le corps ait donné Yom Kippour à l’âme.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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lundi 6 octobre 2014


Que s’est-il passé à Soukkot?
par Naftali Silberberg


Plus que toute autre chose, nous recherchons le bonheur dans la vie. La « jeunesse éternelle », c’est bien, mais que vaut-elle si elle n’est pas accompagnée de bonheur ? Pourtant, quelle que soit l’ampleur de ce que nous accomplissons dans la vie, que ce soit matériellement ou spirituellement, le bonheur semble demeurer insaisissable pour beaucoup d’entre nous. Il semble y avoir toujoursencore une chose qu’il nous faille accomplir avant de pouvoir être vraiment heureux. En vérité, cependant, tenter d’atteindre le bonheur à travers des réalisations ou des succès personnels s’apparente à vouloir atteindre la richesse en fréquentant des casinos : on est toujours « tellement proche » de gagner le jackpot ! Examinons la nature de la fête de Soukkot, et nous résoudrons ainsi le mystère du bonheur.
Tenter d’atteindre le bonheur à travers des réalisations personnelles est comme essayer de devenir riche en fréquentant des casinos
De prime abord, la fête de Soukkot présente un aspect assez étrange. Toutes les autres fêtes du calendrier juif commémorent un événement ayant eu lieu à une date en particulier. Pourtant, rien ne s’est passé le 15 Tichri qui aurait pu expliquer l’instauration d’une fête en ce jour. Toutes les autres fêtes célèbrent un événement majeur qui a sauvé le peuple juif d’un grave danger (comme à Pessa’h, à Hanoukka ou à Pourim) ou qui a changé le cours de l’histoire juive (comme le pardon que D.ieu accorda aux Israélites à Yom Kippour ou le don de la Torah à Chavouot), alors que Soukkot ne célèbre qu’un miracle relativement « mineur », celui des nuées de gloire qui entouraient miraculeusement les Juifs pendant leurs quarante années dans le désert. Au cours de cette même période, les Juifs furent aussi les bénéficiaires de deux autres miracles, celui de la manne et celui de l’eau produite par le rocher, le « puits de Myriam ». Pourtant, bien que ces deux miracles aient sans doute été bien plus importants que celui des Nuées de Gloire (en effet, les Juifs n’auraient pas pu survivre sans eau ni nourriture, alors qu’ils pouvaient certainement dresser des tentes pour se protéger des éléments), ils n’ont pas donné lieu à des fêtes.
De plus, Soukkot n’est pas « une fête parmi les autres ». Elle est la plus joyeuse des Trois Fêtes bibliquement prescrites. Dans les prières des fêtes, chacune de celles-ci est désignée par un « titre » qui la décrit : Pessa’h est la « Saison de notre libération », Chavouot est la « Saison du Don de notre Torah », mais Soukkot est simplement décrite comme la « Saison de notre réjouissance » ! En effet, le Talmud affirme que « celui qui n’a pas connu la Fête du Puisage de l’Eau » (qui se tenait dans le Saint Temple les nuits de Soukkot) n’a pas vu de joie dans sa vie ! » Aujourd’hui encore, il est de coutume de se réunir les soirs de Soukkot pour chanter, danser, dire « le’haim ! » et être joyeux (il y a sans doute une célébration dans votre région). Mais pourquoi ? Quelle est la raison de l’immense joie de cette fête ?
Paradoxalement, le secret de Soukkot semble être son absence de grand miracle. Tous les miracles (ou toutes les réalisations personnelles) sont limités d’une manière ou d’une autre, ce qui entraîne que la joie qui en résulte est également limitée. La joie est limitée par la portée du miracle ou de l’accomplissement, et lorsque les effets du miracle ou de l’accomplissement se dissipent, la joie devient une chose du passé. En outre, il est un dicton de la Michna qui dit : « Celui qui possède cent désire deux cents, et celui qui possède deux cents aspire à quatre cents. » Comment ressentir un bonheur absolu suite à une certaine réussite quand on sait qu’il y a toujours tellement plus à accomplir ?
Par exemple : à Pessa’h, nous célébrons notre liberté. Certes, nous fûmes libérés, mais tant d’entre nous sont toujours horriblement asservis, à nos emplois, à la pression de nos pairs et (par-dessus tout) à nos pulsions et nos caprices. À Chavouot, nous avons reçu ​​la Torah, mais avons-nous profité pleinement de ce magnifique don de D.ieu ?
Le secret de Soukkot semble être son absence de grand miracle
Le vrai bonheur vient de ce que chaque Juif possède intrinsèquement : une relation personnelle avec D.ieu. Cette relation découle de l’âme divine que chaque Juif possède et qui, il faut l’espérer, s’est révélée à Roch Hachana et à Yom Kippour. La conscience que, quel que puisse être l’état spirituel d’un Juif, cette relation est toujours là (car après tout, un fils ou une fille continue d’être un fils ou une fille, même si il ou elle ne se conforme pas exactement aux souhaits de ses parents), déclenche une joie incroyable. Quoi qu’il arrive, vous êtes connecté à D.ieu, et vous être vraiment important pour Lui !
Ainsi, à Soukkot, nous quittons la sécurité et le confort de nos foyers, en reconnaissant que le vrai bonheur ne vient pas de nos maisons joliment décorées, de notre mobilier design ou de n’importe lequel de nos biens ou de nos accomplissements. Nous sortons dans la Soukka, que le Zohar nomme « l’Ombrage de la Foi », et nous nous concentrons sur notre bien le plus précieux : notre âme divine et notre relation spéciale avec D.ieu.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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