Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 18 juillet 2012

La tentative d'Amalek

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

28 Tamouz 5772

Le décès d'Aharon fut une grande perte pour notre peuple. Par son mérite, des nuées célestes avaient entouré et protégé les enfants d'Israël durant leurs trente-huit années de pérégrinations dans le désert. Avec son départ, elles disparaissaient et le peuple juif devenait alors vulnérable.


Un peuple comprit alors l'opportunité qui s'offrait à lui, c'était les Amalécites. Haïssant le peuple juif depuis toujours, ils avaient là une nouvelle occasion de pouvoir livrer bataille aux enfants d'Israël. Tous les peuples avoisinants craignaient les enfants d'Israël, mais Amalek était prêt à tout pour nuire au peuple juif.

Là était la première conséquence dramatique de la mort d'Aharon, la guerre que pouvait alors nous livrer Amalek. C'est cette idée que souligne le passouk : « Le cananéen entendit (21,1 cf. Rachi) » dans la sidra de 'Houkat.

Un peu plus loin dans la Torah (Massei 33,40), l'attaque d'Amalek est mentionnée pour la seconde fois. Elle nous est de nouveau présentée comme un combat qu'aurait voulu nous livrer un peuple de canaan. Amalek s'était en effet déguisé en cananéen. Pour autant, la formulation de rachi dans ce second passage laisse entendre qu'Amalek nous livra bataille, au même titre que tous les peuples avoisinants auraient pu nous déclarer la guerre !

Comment une telle chose était-elle devenue envisageable ? N'étions-nous pas craints par l'ensemble des peuples voisins ?

Avec le décès d'Aharon, les nuées disparurent. Toutes les nations crurent alors qu'elles avaient maintenant l'autorisation de livrer bataille au peuple juif. C'est Amalek qui choisit concrètement de se manifester. Pour autant cela aurait pu être n'importe quelle autre nation. En effet la haine et l'insolence d'Amalek n'étaient plus nécessaires pour pouvoir s'attaquer aux enfants d'Israël. La disparition des nuées célestes avait fait du peuple juif une nation vulnérable.

Là est la seconde perte que suscita la mort d'Aharon. Avec son départ, les nuées célestes disparurent et n'importe quelle nation put croire un moment qu'elle pouvait nous livrer bataille. Tel est le sens du rachi dans la paracha massei (33.40).

Pour autant là encore D-ieu nous protégea et Moché intervint afin que nous soyons de nouveau protégés grâce aux nuées célestes.

Dès lors aucune nation ne put de nouveau envisager de nous nuire. Que ce soit celle d'Amalek accompagnée de son éternel haine à l'égard des enfants d'Israël ou que ce soit tout autre nation qui aurait pu voir dans le peuple juif une nation un instant vulnérable.


Que D-ieu fasse que de même qu'Il nous a toujours protégé des peuples mal intentionnés à notre égard, qu'ainsi aujourd'hui encore Il nous protège pleinement et définitivement en nous permettant de vivre dès à présent les temps messianiques en recevant dès cet instant notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Si'hot Vol VIII- Sih'a I - Paracha Massei

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 16 juillet 2012

D-ieu se soucie de nous

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

27 Tamouz 5772

Dans la paracha Matot, D-ieu ordonne à Moché d'envoyer douze mille hommes livrer bataille au peuple de Midiane. Ils vengeront ainsi l'esprit de débauche que cette nation a tenté d'implanter au sein d'Israël. Victorieux à la guerre, ils reviennent chargés d'un butin conséquent. Il est composé en autre de captifs et de bétail. Moché leur imposa de partager cet acquis selon la règle qui suit : la moitié reviendra aux combattants, la seconde partie sera la propriété du peuple.


De plus, les guerriers devront offrir à l'Eternel 1/500 de leurs « trésors ». Quant à la communauté, elle devra prélever pour D-ieu 1/50 de sa « part ». La Torah nous livre dans le détail à combien s'éleva la part des combattants (la première moitié) comme celle du peuple (la seconde partie). Elle nous enseigne aussi quel était le montant du tribut (selon la base de 1/500) que les soldats livrèrent à l'Eternel. Mais elle ne calcule pas le montant de l'impôt selon la base d'1/50 que le peuple dut offrir à l'Eternel.

Pourquoi cette omission ?

La raison est simple. Ce qui est divisible par 500 l'est aussi par 50. C'est pourquoi la Torah se contente de calculer le montant du premier tribut. Celui établi sur la base de 1/500. Nous saurons alors par nous-mêmes que le second impôt (sur la base de 1/50) est calculable selon le même modèle. Nous pourrons définir son montant.

Une question subsidiaire persiste. Lorsque la Torah définit le tribut à offrir à l'Eternel pour chacun des deux camps, elle n'envisage pas la possibilité que la division de ces « parts » par 500 ou par 50 connaisse un reliquat ! L'inverse aurait été plus juste comme cela est généralement le cas.

Pourquoi la Torah omet-elle volontairement d'en parler ?

Cette série de calculs et de divisions arithmétiques met en lumière une idée merveilleuse. Afin que tous ces calculs tombent juste, il fallait que D-ieu se soucie bien longtemps auparavant qu'un certain nombre de moutons, d'ânes, d'êtres humains voient le jour dans le pays de Midiane. Ceci, afin qu'une fois saisis par le peuple juif lors du combat, le montant du tribut que les deux communautés livreraient à D-ieu tombe juste!

C'est pour cette raison que la Torah n'envisage pas que le calcul des tributs puisse générer un reliquat. Cela nous enseigne, combien D-ieu se soucia longtemps auparavant de Ses enfants, en faisant de sorte qu'ils puissent accomplir en son temps le commandement du « tribut » dans toute sa splendeur !


Que D-ieu fasse, que de même qu'Il a toujours été à nos côtés dans les moindres détails, qu'ainsi aujourd'hui encore nous ayons le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch Likoutei Sih'ots Vol XIII, Sih'a I - Paracha Matot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Notre propre périple

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

26 Tamouz 5772

La paracha Massei nous présente les quarante-deux étapes qui articulèrent le long voyage des enfants d'Israël dans le désert. Elles nous sont présentées comme « des voyages ». Il eut été plus juste que ces arrêts soient associés dans le texte à des «campements» ? Somme toute, lorsqu'ils stoppèrent leurs pérégrinations, c'est une halte qu'ils réalisèrent, non un voyage ?


Pourquoi cette appellation « voyage » ?

Cette expédition à travers le désert avait pour seul but d'entrer en Israël. Chaque détail faisait partie de cet ultime dessein. En ce sens, les haltes faisaient partie d'un grand voyage. C'est pourquoi elles nous sont présentées elles aussi comme une partie de ce périple.

Chaque idée enseignée dans la Torah constitue pour nous un enseignement dans le service de D-ieu. Quels messages nous délivrent ces « voyages » ?

1. En s'habillant dans un corps, l'âme se découvre une aptitude qu'elle ne possédait pas auparavant. Grâce au travail que fournit le corps où elle réside, elle peut connaître une élévation spirituelle, à laquelle elle ne pouvait avoir accès avant de descendre ici-bas. En cela, sa venue sur terre lui permet enfin de « voyager » sans restriction. Ceux sont là ses « voyages » au sens spirituel du terme.

2. La sidra présente toutes ces « expéditions » comme celles qui permirent aux enfants d'Israël de quitter l'Egypte. « Voici les étapes (voyages littéralement) que réalisèrent les enfants d'Israël en sortant d'Egypte» (bamidbar 33,1). Pourquoi associer ces quarante-deux étapes à la sortie d'Egypte ? Seule Ramsès constitue la première étape qui succéda à la sortie d'Egypte. Nullement les quarante et une autres étapes !

En fait une personne sait qu'elle a réellement atteint l'étape suivante, lorsqu'elle ressent avoir quitté son précédent état. C'est cet esprit que souligne la Torah, lorsqu'elle nous enseigne les quarante-deux étapes que les enfants d'Israël réalisèrent afin de quitter l'Egypte !

Durant chacune des quarante-deux étapes, ils quittèrent davantage à chaque étape l'Egypte et ses limites.


Que D-ieu fasse que durant ces trois semaines où nous Lui demandons de reconstruire Sa Maison, nous ayons le mérite de voir le périple de l'exil se conclure en recevant dès à présent notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol XXIII, Sih'a I - Paracha 
Massei

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 15 juillet 2012

La proposition de Gad et Réouven

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25 Tamouz 5772

Les tribus de Gad et Réouven révélèrent à Moché avoir des vues sur les terres de Si'hon et d'Og. Elles qui venaient d'être conquises par les enfants d'Israël. Bien que ces terres regorgeant de pâturage étaient situées à l'est du Jourdain, ces deux tribus insistèrent pour recevoir leur part de ce côté du fleuve et non en Israël comme les choses étaient initialement prévues pour toutes les tribus d'Israël.


Après discussion, Moché adhéra à la proposition de ces deux tribus. Elles s'installèrent à l'est du Jourdain. Même si Moché reprocha plus tard à ces deux tribus leur choix (cf. midrach rabba matot chap. 22,9), il invita la moitié de la tribu de Menaché à s'installer elle aussi à l'est du Jourdain !?

Comment comprendre cette nouvelle proposition de Moché ? Lui qui y était opposé, quand les tribus de Gad et Réouven lui avaient soumis l'idée?

La tribu de Menaché aimait la terre d'Israël. Cela pu se vérifier lorsque les filles de Tsélofrad demandèrent à Moché qu'elles puissent elles aussi recevoir une part en Israël, bien qu'elles n'avaient plus de père. De même, le midrach rabba (paracha nasso) souligne: les sacrifices apportés par cette même tribu pour l'inauguration du michkan (tabernacle) exprimaient son attachement à la terre d'Israël. Les « Deux gros bétails » offerts par la tribu de Menaché font allusion à cette tribu qui héritera des terres, de part et d'autre du Jourdain.

Dès lors qu'y a-t-il de si important à s'installer à l'est du Jourdain pour que la thora en fasse l'éloge ?

D-ieu a promis à Avraham un pays peuplé alors par dix peuplades. A l'époque de Yéhochoua, Il nous donna un territoire qui regroupait les propriétés de sept nations. Avec la venue de Machia'h, l'Eternel nous livrera les terres des trois autres peuples. Ceux seront celles des Kénis, Kenizis et Kadmonis. Elles correspondront au pays d'Amone, Moav et Edom.

Moché connaissait l'amour que portait la tribu de Menaché à la terre d'Israël. C'est pourquoi il désira lui donner deux parcelles de terre. Une première en Israël, une seconde à l'est du Jourdain.

Les terres de Sih'on et Og situées de cet autre côté du fleuve font partie des territoires d'Amone et Moav. Ceux sont ces étendues que D-ieu nous donnera avec la venue du Machia'h. En leur offrant un pied à terre à l'est du Jourdain, Moché leur donnait la possibilité de recevoir une étendue que D-ieu ne devait nous livrer qu'à l'époque messianique.

A travers cette proposition, Moché leur permit de recevoir dès leur entrée en terre sainte, une part du « grand Israël », celui qui s'étendra sur les terres des dix peuples, comme D-ieu l'a promis à Avraham.

Les tribus de Gad et Réouven ont eu quant à eux, une démarche terre à terre. Ils désiraient ces mêmes aires pour leurs pâturages. Elles répondaient aux besoins de leurs nombreux troupeaux. Cette idée matérialiste déplu à Moché. Mais la proposition en elle-même avait un sens. Il fallait la présenter différemment. C'est ce qu'il soumit à la tribu de Menaché, comme à celle de Gad et Réouven !


Que D-ieu. Fasse que nos prières maintes fois présentées devant le Créateur soient dûment présentées et ainsi sans nul doute acceptées, à commencer par la réalisation dès aujourd'hui de la promesse qui nous a était faite, recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol XXVIII-Paracha Matot- Massei.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 12 juillet 2012

Rêver de merveilles, La nature de l'engagement

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23 Tamouz 5772
 

La Paracha de cette semaine relate l’épisode tragique de l’acte vengeur de Pin’has. C’est avec zèle qu’il rétablit le calme dans le camp d’Israël en éliminant Zimri et la Midianite. Nos sages affirment que, pour l’aider à accomplir cet acte héroïque, D.ieu produisit de nombreux miracles : six ou douze selon les avis.

C’est dans cet esprit qu’il est enseigné dans le Talmud :

« Celui qui voit le personnage de Pin’has dans son rêve doit s’attendre à la réalisation d’une merveille. »

Il est intéressant de remarquer que nos sages utilisent le terme de « merveille » et non celui – plus courant – de « miracle ». Pourtant, ces deux mots ne paraissent pas être des synonymes :

Un miracle implique que les lois de la nature soient brisées et dépassées. La structure habituelle du monde est alors changée pour que le miracle se produise. Cependant, le fait qu’il faille – pour procéder du miracle – briser quelque peu la nature signifie que celle-ci a son importance et qu’elle existe et persiste du fait de sa stabilité.

Une merveille traduit, quant à elle, une démarche où l’on se place totalement au-dessus des limites naturelles. À ce stade, la nature n’est pas brisée ; elle est simplement ignorée.

En effet, c’est bien ce qui se produisit pour Pin’has : les miracles qui s’enchaînèrent ne constituent pas seulement une succession d’événements surnaturels qui – pour chacun d’eux – devaient surmonter les contraintes physiques ; ce que Pin’has a vécu doit plutôt être considéré comme un seul et unique moment où la nature n’avait pas sa place.

Or, si D.ieu procède de cette manière avec Pin’has c’est précisément parce que cet homme avait ce type de démarche dans le service de D.ieu. Le « miracle » et la « merveille » existent en effet dans la dimension du service de D.ieu. Les deux représentent un engagement de sacrifice personnel et d’abnégation. Néanmoins, ils constituent deux niveaux distincts de cette démarche :

  • Celui qui vit encore dans l’esprit inférieur – celui du miracle – gère son engagement de manière tout à fait naturelle. Ce n’est qu’au moment où, exceptionnellement, il rencontrera des difficultés qu’il fera appel à la dimension du miracle et fera abstraction du monde physique.
  • Dans la démarche suprême – la merveille – la personne est totalement au-delà des contraintes et des limites de ce monde. Son engagement transcende complètement, et en permanence, l’existence. 

Pin’has incarnait ce degré supérieur. Toute son existence n’était que l’expression d’un engagement absolu et c’est ce qui le mena à mettre sa vie en danger pour le bien de la communauté même si ce sacrifice n’était pas requis par la loi. Il ne douta pas et il agit avec zèle.

Ceci constitue une leçon éternelle pour chacun de nous : Chaque Juif doit s’efforcer d’atteindre ce degré d’engagement. Nous devons persévérer dans l’application des Mitsvot et la propagation de la Torah dans un esprit d’engagement désintéressé, et ignorer tous les obstacles pour nous consacrer à D.ieu de tout notre cœur. Alors, D.ieu – à Son tour – nous aidera à mettre en œuvre nos projets dans un contexte merveilleux et nous donnera aujourd’hui même le mérite de recevoir notre juste Machia’h. 


Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sihots Vol XXXIII - Paracha Pinh’as

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 11 juillet 2012

Toucher le cœur, Le zèle de Pin'has

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22 Tamouz 5772

· La prêtrise peut-elle être une récompense ?


La lecture de la paracha de cette semaine commence par ces mots : « Pin‘has, le fils d’Elazar… a détourné ma colère contre les Enfants d’Israël en défendant avec zèle Ma cause parmi eux… C’est pourquoi …Je lui ai attribué une alliance de paix. Lui et ses descendants possèderont une alliance éternelle de prêtrise, parce qu’il a agi avec zèle pour son D.ieu. »

Une question se soulève : Pin’has exécuta Zimri, comme cela est décrit à la conclusion de la Paracha de la semaine dernière, ce qui nécessitait du courage et un esprit de sacrifice de soi. Il est sûr que cet acte méritait des louanges et une récompense. Néanmoins, il est curieux d’observer que Pin‘has reçut « une alliance de prêtrise éternelle », statut qui dépend de réalisations spirituelles.

Comme le commente Rachi, tout comme l’on ne peut changer le matin en soir, on ne peut altérer la définition de la prêtrise. Puisque Pin’has n’était pas auparavant Cohen, comment sa conduite, quelque vertueuse qu’elle ait été, put-elle lui gagner cette distinction ?

· Un service sans limites suscite une réponse sans limites

La résolution de cette problématique s’appuie sur la compréhension de la qualité pour laquelle la Torah loue Pin’has : le zèle. Pourquoi la Torah décrit-elle Pin’has en utilisant ce substantif ? Tout d’abord, il risqua sa vie. Bien que Zimri fût appuyé par sa tribu entière et qu’ils auraient pu aisément tuer Pin’has, ce dernier ne considéra pas le danger que lui-même courait. Ce qui le préoccupait était le danger spirituel qui menaçait le peuple juif et il était donc prêt à risquer sa vie pour éliminer cette menace

Il y avait, d’autre part, une dimension plus profonde à l’engagement de Pin’has. Nos Sages relatent que lorsqu’un homme juif cohabite avec une femme non-juive, « les zélés ont [le droit de] l’attaquer ». Cependant, « bien que ce soit une loi, son application n’est pas ordonnée ». Cela signifie que si un homme en venait à demander à une cour de justice juive s’il devait tuer un homme coupable d’un tel acte, la cour lui répondrait de ne pas le faire.

Ainsi, non seulement Pin’has risqua-t-il sa vie, mais il le fit alors que rien ne l’y obligeait. S’il avait laissé les choses passer, personne ne l’en aurait critiqué. Au contraire, il lui fallait prendre l’initiative de lui-même et soulever ainsi les critiques. Nos Sages enseignent qu’il agit à l’encontre des désirs des Sages et que si cela ne lui avait pas valu la louange de D.ieu, il aurait été condamné à être mis en quarantaine.

Qu’est-ce donc qui le motiva ? Il voulut « détourner la colère [de D.ieu] des Enfants d’Israël ». Il avait compris ce qui devait être fait dans ce but et était prêt à prendre tous les risques que cela supposait.

C’est là le véritable zèle : mettre son propre bien-être, à la fois spirituel et matériel, de côté et s’impliquer de façon illimitée pour accomplir la volonté de D.ieu. Quand un homme prend un engagement sincère de cette nature, l’étincelle divine que possède chacun d’entre nous trouve son expression.

De la même façon, une telle approche suscite une réponse illimitée de D.ieu. Car lorsqu’un individu va au-delà de ses limites naturelles dans son service divin, D.ieu lui accorde des récompenses qui ne se confinent pas à la nature. C’est donc pour cette raison que Pin’has put recevoir le statut de Cohen.

· Tempérer le zèle avec de l’amour

Nos Sages identifient Pin’has au prophète Eliahou. Le service divin d’Eliahou se caractérisait également par le zèle, comme il est écrit : « J’ai été très zélé pour l’amour de D.ieu, le Seigneur des Hôtes ». Cependant, par cette déclaration, Eliahou opposait sa propre conduite à celle du peuple Juif en général, qu’il critiquait pour avoir «abandonné l’alliance [de D.ieu]».

D.ieu enseigna à Eliahou que son zèle doit être tempéré avec Ahavat Israël, l’amour pour chacun des membres de notre peuple, et qu’il devait chercher les qualités du peuple. Ces traits devinrent une telle partie intégrante de la mission personnelle d’Eliahou que lorsque le prophète Malakhi décrit le retour d’Eliahou pour annoncer la venue de la Rédemption, il déclare qu’Eliahou « tournera le cœur des pères vers les enfants et le cœur des enfants vers les pères ». Et quand le Rambam trace sa mission, il écrit : « il viendra uniquement pour établir la paix ». Pour mettre l’accent sur cette direction, dès le début, D.ieu dit à Pin’has qu’en récompense de son zèle, il lui était donné « une alliance de paix ».

· Prendre l’initiative

Ces deux élans de zèle sont fondamentaux aujourd’hui. Beaucoup de membres de notre peuple vivent étrangers à leurs racines juives et pourtant l’avenir de notre peuple dépend d’un engagement zélé à maintenir notre héritage. Car c’est la conviction intime, qui jaillit de l’étincelle divine que nous possédons tous, qui agit sur les autres. Les arguments intellectuels ne peuvent pénétrer le cœur d’autrui. Un cœur s’ouvrant à un cœur (c’est là un engagement zélé), pénétré de chaleur et d’amour touchera et permettra à nos semblables de découvrir en eux-mêmes leur propre étincelle juive.

Il existe encore une dimension plus profonde au zèle de Pin’has. Il n’était pas le dirigeant du peuple juif. Moïse, Eléazar et les Anciens occupaient des postes hiérarchiques plus importants. Et pourtant, quand le besoin s’en fit sentir, Pin’has n’attendit pas les ordres de ses supérieurs mais prit tout seul l’initiative.

La même chose s’applique en ce qui concerne chacun d’entre nous, aujourd’hui, car nous avons tous une contribution à offrir et devons prendre l’initiative d’apporter le bien et la paix.


Que D… fasse que cette volonté à aller vers le cœur d’autrui avec empressement pour révéler la paix nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant. 

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Paracha Pinh’as 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 10 juillet 2012

Notre mission aux quatre coins du monde

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

21 Tamouz 5772

Un ‘hassid désirait ardemment monter en Israël pour y servir D… avec ferveur. Il se tourna vers le Tsémah’ Tsédék – troisième Rabbi de Loubavitch, afin de savoir si ce projet était viable. Il lui répondit « Fais d’ici, une terre d’Israël ».


Comment comprendre cet enseignement ?

La Russie où ce ‘hassid habitait n’avait pas la sainteté d’Israël ! De plus, chacun d’entre nous se prépare de tout temps à quitter sa terre d’exil à tout moment, afin de retourner dans notre pays natal, Israël.

Dès lors comment comprendre le Tsémah’ Tsédék qui enjoignit à cet homme de faire de son endroit, une expression vivante du judaïsme !?

L’exil que nous vivons est l’expression de la volonté de D… . Nous avons une mission à y réaliser. Nous devons le faire en utilisant toutes nos capacités. Nos pensées, paroles et actions doivent être mis au service de ce but à atteindre. Forts de cette démarche chaque détail de notre environnement doit être élevé vers l’Eternel.

Pour autant ceci n’est envisageable qu’en nous investissant pleinement dans tout ce que nous faisons. Nous ne devons pas avoir à l’esprit autre chose, que la tâche que nous réalisons. Même lorsqu’il ne s’agit que de préparatifs à une mitsva, ils doivent être réalisés avec la plus grande minutie.

Ainsi en soignant nos efforts, que ce soit nos pensées, nos paroles ou nos actions, nous préparons notre environnement à la délivrance ultime.

Ce préliminaire est important. Il permettra l’aboutissement au plus tôt de l’étape suivante. En effet, avec la venue du Machia’h se révélera dans le monde combien chaque détail de l’univers était depuis la création, l’expression de l’omniprésence de l’Eternel.

C’est pourquoi nous devons avoir à cœur de faire avec amour et jusque dans le moindre détail tout ce que nous faisons, là où nous nous trouvons. C’est pourquoi le Tséma’h Tsédek répondit à ce ‘hassid : « Fais d’ici, une terre d’Israël ».


Que D… fasse que les efforts réalisés durant cet exil afin de révéler le divin à travers chacune de nos actions nous donne le mérite de vivre dès aujourd’hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia’h. 

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - Torah Mena’hem Paracha Pinh’as 5751 (1991) 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.