Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mardi 19 février 2013

Boire du vin à Pourim

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

9 Adar 5773

Les fêtes juives commémorent les miracles qui ont jalonné notre histoire. A Pourim, nous buvons du vin pour commémorer le salut de notre peuple, qui se révéla à travers une série de festins royaux dans lesquels, comme l'indique le Livre d'Esther, le vin était l'un des principaux ingrédients et moteur d'événements :

·Techniquement, la chute de la reine Vachti qui précipita l'ascension de la reine Esther se produisit au cours du banquet royal donné à Chouchane (Suse), alors que le roi était lui-même aviné. Esther fut accueillie au palais royal par une série de célébrations arrosées. Enfin, elle organisa la chute de Haman à travers deux dîners intimes où, encore une fois, le vin coulait à flots.

·Selon la symbolique, un aspect important de la célébration de Pourim est de réfléchir sur la délivrance divine. Dans le malheur, un Juif doit se tourner vers D.ieu. L'angoisse et l'inquiétude ne résolvent pas les problèmes, ce qu'il faut c'est placer son espoir en D.ieu tout en faisant son possible pour s'en sortir.

Voici donc le sens symbolique de ne plus être capable de distinguer « entre "maudit soit Haman" et "bénit soit Mordékhaï" », propos qui délimitent jusqu'où une personne doit être portée par la boisson ce jour-là. Nous devons apprendre à faire confiance à D.ieu et ainsi à éviter l'angoisse qui domine lorsque l'on est coincé « entre » deux pôles, entre la problématique posée par "maudit soit Haman" et la solution apportée par "bénit soit Mordékhaï".

·Dans la perspective homilétique, la célébration et la joie doivent mener à l'unité. La discorde se fait entre des amis lorsque l'un cause du tort à l'autre, ou lorsque l'un est jaloux de la bonne fortune de l'autre. Ces deux états sont représentés par les expressions "maudit soit Haman" et "bénit soit Mordékhaï".

À Pourim, chacun doit tendre la main et pardonner les vieux griefs et les anciennes jalousies. Nous nous réjouissons avec nos amis et buvons un verre de vin ensemble dans l'espoir de dépasser les malédictions et les bénédictions qui nous divisent, abandonnant les vieilles rancunes et ravivant les anciennes amitiés.

·En suivant l'explication mystique, le miracle de Pourim défie l'entendement. Nos ancêtres s'étaient largement assimilés dans la société perse. Lorsque fut promulgué le décret royal exigeant que tout Perse s'incline devant le puissant ministre Haman, la plupart des Juifs étaient prêts à obéir. Mordékhaï et peut-être une poignée d'autres refusèrent. Furieux, Haman s'en plaint au roi qui, en réponse, édicta un décret contre la nation juive.

Malgré cela, pas un seul Juif ne trahit Mordékhaï et ce qu'il représentait. Pourquoi choisirent-ils D.ieu ? Parce que le lien entre le Juif et D.ieu est infini et éternel. Il transcende la raison et la compréhension.

Ce lien transcendantal est la dimension mystique de la coutume de boire du vin à Pourim. L'essence de ce jour n'est pas émotionnelle ou intellectuelle. Elle est perceptible par l'âme, plus que par l'esprit ou le cœur. Lorsque le vin a émoussé l'esprit et que le Juif, malgré son état d'ébriété, reste dévoué à sa religion, il a capté l'esprit de Pourim.

En résumé, les Juifs boivent du vin à Pourim pour évoquer les fêtes du passé ; pour créer de la camaraderie et surmonter les rancunes et les jalousies ; pour souligner la délivrance miraculeuse qui chasse les angoisse de nos épreuves contemporaines ; et pour vivre cette joie extrême qui éclaire le lien essentiel qui unit D.ieu et le peuple juif.


Que D. fasse qu'en ces jours qui précèdent Pourim, nous ayons le mérite de recevoir notre juste Machia'h concrètement ici-bas dans la joie et l'allégresse.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XVI et d'autres références sur Pourim.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 12 février 2013

Le rôle des ustensiles dans le Temple

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 


3 Adar 5773

Le Beth Hamikdach (temple) était une maison emplie de bons nombres d'ustensiles. Pour autant, les décisionnaires tels que le Rambam ou le Ramban considèrent uniquement l'injonction de construire une demeure à D.ieu comme faisant partie des 613 commandements, mais ignorent dans ce décompte l'obligation d'y réaliser les ustensiles appropriés.

Pour quelle raison?

Ils ont tous deux une vision différente de la première raison d'être du Beth Hamikdach. Pour le Rambam, la maison de D.ieu doit être érigée pour y offrir des sacrifices. Tous les ustensiles présents dans cette sainte demeure sont là pour contribuer à la réalisation d'une unique tâche, servir D.ieu.

Il n'est donc pas nécessaire de considérer leur réalisation comme un commandement à part entière. Ils font partie d'un grand projet : Eriger une maison pour D.ieu. Tout ce qui s'y trouve répond à la même injonction : « Vous me ferez un sanctuaire ».

Pour le Ramban, le Beth Hamikdach est le lieu où réside la Chéh'ina (présence divine). Auquel cas, seule une maison est nécessaire pour cela. C'est pourquoi la thora décompte la construction de cette demeure comme une des 613 mitsvots, et ne considère pas comme une mitsva, la réalisation de ses ustensiles. Eux qui ne sont pas nécessaires pour faire résider l'Eternel dans cette demeure.

Dès lors, la présence des ustensiles dans le Temple révèle pour le Ramban l'existence d'une seconde Mitsva : Réaliser des tâches dans le Beth Hamikdach pour servir D.ieu. Par exemple : Allumer la menorah, offrir des encens sur l'autel en or. Pour cela il sera nécessaire que nous ayons un candélabre et un autel. Il faut donc les avoir fabriqué auparavant. Leurs constructions s'inscrit alors comme une « préparation à une mitsva », mais non comme une mitsva à part entière.


Ceux sont pour ces deux raisons différentes que le Rambam et le Ramban ne considèrent pas la réalisation des ustensiles du temple comme une mitsva indépendante. Mais soit comme faisant partie d'un tout (selon le Rambam), ou comme une préparation à une autre mitsva (selon le Ramban). 


Que D. fasse que l'ensemble des mitsvots que notre peuple a réalisé au fil des générations, considéré par l'Eternel comme un important mérite, nous permette de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol XI- Sih'a II-Paracha Terouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 11 février 2013

Le bois de la folie, Le sanctuaire du coeur

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

2 Adar 5773

Seul à seul avec D.ieu, sur le Mont Sinaï, Moïse apprit les détails de la construction du Sanctuaire, le Temple portatif décrit dans la paracha de cette semaine. Il allait s’agir de l’épicentre spirituel pour les Juifs, et en fait pour le monde entier : le lieu où la Chekhinah, Présence divine, se révélerait.

Le Sanctuaire était fait de lourdes planches de bois, disposées verticalement. Chaque planche était soutenue à sa base par deux lourds blocs d’argent dans lesquels elle s’encastrait. Les planches étaient recouvertes d’or et solidement fixées les unes aux autres. Elles formaient les murs du Sanctuaire et des tentures superposées en constituaient le toit.

À l’intérieur du Sanctuaire se trouvaient la Menorah, une table pour les « pains de proposition » et un autel pour les encens, tous faits en or. Derrière un rideau magnifiquement brodé, se trouvait le Saint des Saints, renfermant l’Arche d’or. À l’intérieur de celle-ci se trouvaient les tables en saphir sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements que Moïse avait rapportées du mont Sinaï.

Le Sanctuaire construit par Moïse exista il y a bien longtemps et, sous la forme du Temple, il sera à nouveau édifié à Jérusalem. Mais il existe également un Sanctuaire intérieur, dans le cœur de chaque homme et de chaque femme. Les détails du Sanctuaire matériel décrits dans la paracha nous aident à comprendre comment nous pouvons construire ce Sanctuaire intérieur pour que la Présence de D.ieu s’y révèle également, à l’intérieur de chacun d’entre nous.

Le bois d’acacia, avec lequel était fabriqué le Sanctuaire, possède, en hébreu, un nom étrange : atsé chittim. On peut le traduire par « le bois de la folie ».

Ce nom peut nous aider à comprendre le but du Sanctuaire et celui de la vie.

Il existe un niveau de comportement ordinaire et civilisé. C’est la norme. Un comportement bas, vil et grossier signifie agir d’une façon inférieure à la norme : c’est une forme de folie. Tout mal et tout péché proviennent de cette forme inférieure de folie.

Mais il existe une autre forme de folie qui implique d’aller au-dessus de la norme. On l’appelle «sainte folie». Par foi, dévouement, dévotion et amour, la personne dépasse la norme de son comportement. Elle commet des actes qui paraissent exceptionnels. Imaginez un homme décidant de mettre les Téfilines chaque jour ou une femme entreprenant de transformer toute sa cuisine pour la rendre complètement cachère.

Le Judaïsme est basé sur la force engendrée par de telles décisions. Nous avons survécu des milliers d’années grâce à la force de cette « sainte folie » qui est notre volonté d’aller, en certaines occasions, au-delà de la norme de la rationalité conventionnelle. Le bond en avant que nous effectuons alors répare les erreurs et les excès de notre folie inférieure et déplaisante. Le mal se voit transformer en bien et l’obscurité en lumière. C’est par ce processus que nous construisons notre Sanctuaire intérieur.

C’est la raison pour laquelle le Sanctuaire décrit dans notre paracha était construit de ce bois d’acacia, « le bois de la folie ». Dans notre désir de progresser, nous allons au-delà de la raison dans le domaine de la « sainte folie », transformant notre folie grossière et matérielle en quelque chose de spirituel. De la sorte, nous révélons la Chekhinah, la Présence de D.ieu. Celle-ci illumine le Sanctuaire de notre cœur, notre foyer, notre vie et, en fin de compte, depuis le Temple de Jérusalem, le monde entier.


Que D… fasse que nos efforts au quotidien pour faire de ce monde une Demeure pour D… nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Basé sur un discours de Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn “Bati Légani”, ch. 5.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 10 février 2013

Non idolâtrie, Les Chérubins du Temple contreviennent-ils aux Dix Commandements ?

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1er Adar 5773

Il n'y a rien de plus étrange : D.ieu nous dit qu'Il hait les idoles – et Il veut que nous les haïssions également. Son message est « Ne faites pas d'idoles. Ne l'imaginez même pas. Et si vous tombez sur des idoles, brûlez-les, détruisez-les, déracinez-les. Donnez vos vies plutôt que de conférer une quelconque crédibilité à ces idoles. »

Mais ensuite, dans la pièce la plus reculée de Son temple, l'endroit qu'Il appelle le « Saint des Saints », Il nous dit de placer deux figurines en or, portant des ailes, l'une d'apparence masculine et l'autre d'apparence féminine.

Et lorsque nous étions en conflit avec D.ieu, et Lui avec nous, ces statuettes détournaient leurs visages l'une de l'autre. Mais lorsque nous étions en harmonie avec Lui, les prêtres du temple ouvraient les rideaux et nous montraient l'enlacement de ces deux figurines. Et ils disaient alors, « Voyez comme vous êtes aimés par votre D.ieu. »

Cela signifiait que l'un de ces anges nous représentait, quant à l'autre…

Nous sommes obligés de dire que ce n'est pas les images en tant que telles qu'Il souhaite que nous haïssions. Après tout, cela ne ferait-il pas de nous une autre sorte d'idolâtres: ceux qui idolâtrent la destruction des idoles ? Alors, quand Il nous dit « Faites deux anges en or », nous le faisons. Tout ce qu'Il nous demande, parce que c'est à Lui que nous nous attachons.

En fait, ce qu'Il déteste avec tellement de virulence, c'est tout ce que nous pourrions mettre entre nous et Lui. C'est cela l'idolâtrie : accepter qu'il y ait quoi que ce soit ou qui que ce soit d'autre dans notre relation.

Ce qui fait que ces deux figurines jouent un rôle exactement à l'opposé de l'idolâtrie. Ce sont des non-idoles. À travers elles, Il nous dit, « Si vous avez un problème, si vous voulez en parler, à chaque fois que vous avez du mal à surmonter votre monde, n'allez voir personne d'autre que Moi. Pas la lune, pas le soleil, pas un ange, pas même le PDG de votre groupe. Parce que Je ne peux supporter que quoi que ce soit ou qui que ce soit s'interpose entre nous. Je veux être unis avec vous – où que vous soyez, et seulement avec vous. Et je veux que vous soyez unis avec Moi comme si rien d'autre n'existait à part vous et Moi. Parce que, en vérité, telle est la réalité. »

Pour exprimer une telle union, il n'existe pas d'autre métaphore dans tout l'univers matériel que l'union physique de deux conjoints amoureux.

Comme le dit la Genèse, « D.ieu fit Adam à Son image, homme et femme Il les créa ».


Que D… fasse que nous qui avons toujours le regard tourner vers D…, implorant à chaque instant de pouvoir recevoir notre juste Machia’h, voyons cette demande exaucée aujourd’hui même.

Basé sur Ohr Hatorah du Tséma'h Tsédek (Rabbi Mena'hem Mendel de Loubavitch, 1789-1866), Parachat Térouma.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

samedi 9 février 2013

Le Temple à la maison, La sainteté du foyer juif

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30 chevat 5773

Le foyer juif est appelé « un petit Sanctuaire ». Il possède la qualité du Temple d’être une demeure pour D.ieu. La lecture de la Paracha de cette semaine décrit le Sanctuaire que Moïse et le peuple juif allaient construire. Ils l’édifièrent avant de quitter la région du Sinaï et le transportèrent avec eux pendant leur périple de quarante ans dans le désert. Puis ils l’emmenèrent en Terre d’Israël. Il fut plus tard remplacé par le Temple construit à Jérusalem.

Dans le commandement de construire le Sanctuaire, D.ieu dit à Moïse : «Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai en eux.»

D.ieu ne dit pas « Je résiderai en lui », dans le Sanctuaire, mais « en eux ». Les Sages expliquent que cela signifie que D.ieu réside dans le cœur de chaque Juif, homme ou femme. Chaque personne est sacrée, et la maison dans laquelle elle réside l’est également.

Le Sanctuaire ou le Temple possédait trois caractéristiques fondamentales qui se retrouvent potentiellement dans chaque maison juive.

Tout d’abord, c’était une source de connaissance de la Torah : dans le Saint des Saints étaient déposées les Tables de la Loi sur lesquelles sont gravés les Dix Commandements que Moïse avait ramenées du Sinaï. De plus, lorsque Moïse acheva l’écriture du rouleau de la Torah, un exemplaire en fut placé dans le Saint des Saints.

En second lieu, le Temple est appelé une « Maison de Prière ». Il est la Porte du Ciel, car toutes les prières dirigées vers D.ieu passent par cette Maison. À travers les générations, quel que soit le pays où ils vécurent, les Juifs se sont toujours tournés vers le Temple de Jérusalem en priant. À l’intérieur du Temple, le service accompli chaque jour exprimait une dévotion absolue au Divin, l’essence de la prière.

Enfin, dans le Temple se trouvait la Table d’Or sur laquelle étaient posés douze pains. Cela exprime le fait que D.ieu envoie un flux de bénédictions dans le monde pour pourvoir aux besoins de chaque créature. Ce flux de bénédiction passe par le Temple puis il irradie à l’extérieur vers le monde, prodiguant la nourriture et subsistance à tous.

Chacune de ces trois idées est liée d’une certaine manière lien au foyer. Voyons comment.

Le foyer juif est un centre d’étude de la Torah en puissance, où le mari, la femme et les enfants consacrent régulièrement du temps à explorer les enseignements de la Torah. Les livres juifs font naturellement partie du mobilier. De fait, de nombreuses personnes organisent des groupes d’étude ou des cours de Torah chez eux.

Et qu’en est-il de la prière ? Les offices principaux n’ont-ils pas lieu à la synagogue ? Certes, mais de nombreuses prières sont faites à la maison : les bénédictions du matin, celles que l’on prononce avant et après manger, et le Chéma avant de se coucher. Pour ceux qui ne vont pas à la synagogue, quelles qu’en soient les raisons, la maison est le lieu idéal pour prier.

D.ieu répand des bénédictions dans le Temple, d’où elles se déversent ensuite dans le monde entier. La bénédiction divine qui se répand dans la maison juive est également partagée, à travers une hospitalité chaleureuse et des actes de bienfaisance et de bonté. La boîte de charité placée à la maison exprime ce concept, de même que tous les actes de générosité qui s’y déroulent, dirigés vers les personnes étrangères au foyer.

C’est ainsi que la maison juive est réellement « un petit Sanctuaire ». Tout comme le Temple, elle est un centre de Torah, de prière et de générosité. À la maison, comme dans le Temple, réside la Présence Divine.


Que D… fasse que nos petits sanctuaires, nos maisons, soient les réceptacles qui nous permettront de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu de la Lettre publique du Rabbi de Loubavitch “Entre le 10 et le 15 Chevat” 5747.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


jeudi 7 février 2013

Des règles, Vous aimez ça ?

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28 chevat 5773

Avant d’allumer votre imprimante laser, lisez ceci :

Un laser est un appareil qui produit un intense rayon de lumière d’une seule couleur. Ce rayon peut être amplifié au point de pouvoir pulvériser un diamant, et rendu suffisamment précis pour déposer une microgoutte d’encre d’un 600ème de pouce de diamètre, parfaitement juxtaposée à des dizaines de milliers de points similaires pour imprimer votre rapport en Times New Roman 12 pt. (avec des titres en Arial Narrow 14 pt.). D’autres appareils encore plus précis (et plus chers) sont ceux qui produisent un rayon assez fin pour opérer un œil.

Un rayon laser est un rayon de lumière. C’est en fait la même lumière qu’émet la lampe de poche que vous avez dans votre boite à gants. La différence est que, lorsque le filament de tungstène de l’ampoule de votre lampe de poche est parcouru par un courant électrique, ses atomes émettent de la lumière indépendamment les uns des autres, et dans des longueurs d’onde différentes, alors qu’un dispositif laser stimule un grand nombre d’atomes de sorte qu’ils émettent de concert une lumière d’une même fréquence, produisant un rayon lumineux très puissant et très précis.


C’est une règle : les gens n’aiment pas les règles. Nous n’aimons pas entendre qu’un aliment qui flatte nos papilles gustatives est mauvais pour notre santé. Nous n’aimons pas qu’on nous dise que quelque chose que nous désirons est néfaste pour quelqu’un d’autre. Nous n’aimons pas qu’on nous rabâche qu’une habitude confortable est préjudiciable à notre environnement. Bref, nous n’aimons pas qu’on nous dise quoi faire. Nous n’aimons pas les restrictions.

Lorsque les Enfants d’Israël sortirent d’Égypte, il leur fut annoncé que sept semaines plus tard, ils recevraient la Torah. Ils en furent si excités qu’ils comptèrent littéralement les jours. Au mont Sinaï, leurs âmes s’envolèrent d’extase, quittant leur corps, lorsqu’ils entendirent les Dix Commandements.

A priori, cette joie a de quoi surprendre. Voilà un peuple qui vient à peine d’émerger de plusieurs générations d’esclavage. On aurait pu penser que la dernière chose qu’ils voudraient serait une série de restrictions dans leur vie quotidienne. C’est pourtant ce qu’est la Torah. Sur les Dix Commandements, sept sont des « Tu ne feras pas... », de même que 365 sur les 613 mitsvot de la Torah (les autres sont des « Tu feras... »).

Mais les Juifs ont voulu la Torah. Le Midrache raconte que D.ieu est allé en proposer un exemplaire à chacune des nations du monde. « Que contient-elle ? » demandèrent-ils. «Tu ne feras pas...» commença à répondre D.ieu, ce qui suscita invariablement un « non merci ! » immédiat. Les Juifs, cependant, comprirent qu’il ne s’agissait pas de règles ordinaires : c’était là un régulateur de vie, conçu par Celui qui a inventé la vie et sait quelle est la meilleure manière de la mener.


Que D… fasse que cette prise de conscience devant la proposition de D… quant au Don de La Torah nous donne le mérite de voir le bon choix se réaliser pour nous aujourd’hui, la reception de notre juste Machia’h en cet instant.

Basé sur un Discours du Rabbi de Loubavitch – Paracha Michpatim

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Une inspiration pour la vie de chaque jour, Du miracle au quotidien


Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

27 chevat 5773

Le nom de notre paracha est Michpatim, qui signifie « lois ». Il existe plusieurs mots pour dire « lois » en hébreu. Tous ont une signification semblable, mais légèrement nuancée.
Michpatim ou « jugements » fait référence à des lois qui peuvent être aisément comprises par l’intellect humain, comme ne pas voler ou ne pas tuer. De fait, la plupart des lois contenues dans notre Paracha sont de cette nature.

Un autre terme – Houkim ou « statuts » – évoque les lois qui ne sont pas ordinairement accessibles à l’entendement humain. Un exemple de ces lois est fourni par l’interdiction de mélanger le lait et la viande, également présente dans la paracha. À bon nombre de reprises dans notre histoire, des lois de cette catégorie nous ont présenté un défi. À certaines époques, les non-juifs se sont moqués de notre ferme adhésion à ces lois. Et à notre époque, gouvernée par la rationalité, de nombreux Juifs se demandent pourquoi elles sont nécessaires. Néanmoins les ‘Houkim constituent un aspect important de notre lien avec D.ieu.

Une troisième catégorie de lois est appelée Edout, « témoignage ». Le commandement d’observer la fête de Pessa’h en fait partie. Nous observons cette fête en témoignage et comme signe du fait que D.ieu nous a sortis d’Égypte. Sans la Torah, nous n’aurions pas pensé à ce commandement. Mais comme nous le possédons, il prend tout son sens.

Il est intéressant d’observer que l’atmosphère totalement miraculeuse de la paracha de la semaine dernière, Yitro, dans laquelle D.ieu s’adresse à toute la nation, depuis le Mont Sinaï, est suivie des lois apparemment ordinaires et très terre-à-terre de la paracha de cette semaine, dont le nom est précisément Michpatim. Nous aurions pu nous attendre à ce que nous soit demandé un aspect plus intense de notre relation avec D.ieu, comme il peut s’exprimer, par exemple, dans les « statuts » irrationnels ou tout au moins dans les « témoignages ». Pourquoi l’accent est-il plutôt mis cette semaine sur de simples lois de justice entre un homme et son prochain ?

La réponse à cela est que ce fait en lui-même nous aide à saisir un aspect essentiel de la Torah et de son dessein. Il existe une dimension physique à la vie : le monde matériel de la vie de tous les jours. Mais il y a aussi une dimension spirituelle et divine, un royaume de pureté et de sainteté infinie.

Le but de la Torah est de réunir ces deux dimensions. Par notre adhésion aux lois de la Torah, notre vie quotidienne, dans sa « normalité », devient une expression du divin.

Cette notion est soulignée par la juxtaposition de ces deux parachas. La semaine passée, nous avons lu la paracha qui racontait la révélation de D.ieu. Cette semaine, nous lisons celle qui traite de la vie de tous les jours, des lois simples, que chacun peut comprendre. La force de la Torah est telle que l’inspiration du Sinaï devient compréhensible et significative au niveau de notre vie quotidienne. Par la Torah, ces deux dimensions se trouvent réunies.

Dans les détails de la vie pratique, vécue conformément à la Torah, nous découvrons la Présence du divin.


Que D… fasse que la réunion de ces dimensions au quotidien nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Paracha Michptaim – Likoutei Si’hots vol XVI - P247.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'œil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.