Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

lundi 23 février 2015


Un monde moderne et d’anciennes prophéties

Quand les choses deviennent évidentes

par Rochel Holzkenner

Au 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème, la guerre était un sport international. Les invasions et l’impérialisme étaient franc-jeu. La victoire revenait au plus fort. En Europe, la paix était maintenue par un délicat équilibre des pouvoirs, et lorsque cet équilibre vacillait, le carnage éclatait. La Première Guerre mondiale fit 15 millions de morts, pour des questions de pouvoir et de territoire. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bilan était de 78 millions de morts.
Il devint évident que la guerre n’était qu’une option de dernier ressortPourtant, en 1990, lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït pour résoudre les problèmes financiers de l’Irak, le monde s’en indigna. Ce genre de démarche était définitivement passé de mode. Quelque chose avait changé dans notre perception morale.
Les Nations Unies ont fourni un nouveau moyen de résoudre les conflits. Établies en 1945, elles ont pour but de constituer un espace de dialogue entre les nations et de minimiser la nécessité du recours à la guerre. Alors que depuis des temps immémoriaux, la guerre avait constitué la manière naturelle de régler les conflits, il était désormais évident que la guerre n’était qu’une option de dernier ressort.
Le Rabbi de Loubavitch évoqua la création des Nations Unies comme annonciatrice de l’ère messianique. Il fit remarquer que, sur le mur faisant face à leur quartier général, sont gravés les mots « Et ils transformeront leurs épées en socs de charrue... », un verset de la prophétie d’Isaïe décrivant l’ère messianique. Le monde a été raffiné, dit le Rabbi, au point où la paix et la bienfaisance envers les nécessiteux sont devenues des nécessités évidentes dans la mentalité de la plupart de gens.
En février 1992, une conférence eut lieu aux Nations Unies qui réunissait les représentants de nombreuses grandes puissances. À l’issue de cette conférence, les chefs d’État résolurent de diminuer leurs dépenses militaires et de réaffecter ces ressources à la production alimentaire. De nouveau, le Rabbi souligna cette manifestation très concrète de la prophétie d’Isaïe, la transformation d’« épées » en « socs de charrue ». Et la prophétie continue de se réaliser. Des satellites conçus pour espionner l’ennemi depuis l’espace sont maintenant utilisés pour détecter les ressources souterraines et ainsi développer l’agriculture dans de nouveaux territoires. Des millions de dollars de budget pour la recherche en matière de défense sont désormais consacrés à adapter les technologies militaires à des usages civils et commerciaux.
C’est tellement évident. Pourtant, cette idée qui apparaît aujourd’hui tellement sensée semblait jadis irrationnelle.

La Torah fait allusion à l’évolution de l’éthique dans le premier verset de la paracha de Michpatim, qui traite de nombreux commandements divins rationnels.
D.ieu dit à Moïse :
« Et ceux-ci sont les préceptes que tu placeras devant eux. »
Le Midrache (cité par Rachi) délivre un enseignement basé sur les deux premiers mots de ce verset, « Et ceux-ci » :
« Partout où il est écrit : “et ceux-ci”, le texte implique un ajout à ce qui précède. De même que ce qui précède [les Dix Commandements] fut proclamé au Sinaï, ceux-là aussi furent proclamés au Sinaï. »
Il a façonné nos esprits de sorte qu’ils puissent comprendre une partie de Sa volonté et pas l’autreLa Torah inclut un « et » apparemment superflu pour souligner que ces préceptes rationnels furent également donnés au Sinaï. En d’autres termes, de peur que l’on s’imagine que ces lois sont un code d’éthique engendré par quelque conscience humaine, D.ieu précise qu’elles sont bien d’origine divine, tout autant que les lois « irrationnelles ». La seule différence est que D.ieu nous a fait la grâce de pouvoir saisir la raison de ces mitsvot, alors que la compréhension d’autres mitsvot nous est refusée.
Nous supposons naturellement que les rites du Judaïsme sont soit rationnels, comme donner la charité ou respecter ses parents, soit irrationnels, comme manger cachère ou s’immerger dans un bain rituel. Mais ici D.ieu remet en question nos idées reçues. « Ceux-ci aussi viennent du Sinaï » : toutes les mitsvot émanent d’une même source, la volonté et la sagesse de D.ieu. Il a façonné nos esprits de sorte qu’ils puissent comprendre une partie de Sa volonté et pas l’autre. Cette dernière, Il nous demande de l’accomplir parce que nous L’aimons, pas parce que nous Le comprenons.
Mais à mesure que nous progressons dans le continuum temporel et que nous approchons de l’ère messianique, nos esprits sont de plus en plus en phase avec la sagesse divine. Sa volonté nous apparaît de plus en plus naturelle. Par exemple, D.ieu nous dit de respecter les frontières, mais depuis toujours, les empires ont annexé des nations plus faibles dans leur désir d’hégémonie. Tel était la règle du jeu politique. Mais aujourd’hui, si un pays tente ce genre d’aventure, l’ONU envoie une armée en mission de maintien de la paix pour tenir en respect l’agresseur.
D.ieu demande d’aider ceux qui sont dans le besoin. Mais au cours de l’histoire, cette notion a toujours semblé absurde. Pourquoi devrions-nous investir nos ressources durement gagnées dans un autre pays où cela ne nous sera d’aucun bénéfice ? Qu’ils s’occupent eux-mêmes de leurs problèmes ! Et pourtant, aujourd’hui, c’est devenu presque instinctif : quelqu’un d’autre souffre, je dois ouvrir mon porte-monnaie. Après le tremblement de terre dévastateur en Haïti en janvier dernier, de nombreuses nations ont envoyé des centaines de sauveteurs et de militaires. Les États-Unis ont envoyé des milliers de soldats et promis 100 millions de dollars d’aide. En tout, c’est plus d’un milliard de dollars qui ont été promis par de nombreux pays. La mission de secours israélienne a couté à son gouvernement 40 millions de shekels. Des entreprises et des personnes privées ont aussi donné des millions aux diverses institutions caritatives impliquées en Haïti.
Aurait-on vu une réaction comparable il y a deux siècles, ou même seulement un siècle ?
Le Rabbi a dit que nous sommes au seuil d’un changement global, et bientôt le monde deviendra un endroit merveilleux. Et nous faisons avancer ce processus en faisant du bien aujourd’hui. C’est tellement évident.1

NOTES
1.Basé sur le discours du Rabbi de Loubavitch du Chabbat parachat Michpatim 5752 (1992).
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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Les avantages de l’anonymat
par Levi Avtzon

Pourquoi un auteur choisit-il de paraître sous un pseudonyme ? Voici quelques raisons possibles :
  1. Il n’est pas sûr que son livre se vendra et il ne veut pas mettre sa réputation en péril.
  2. Le livre dévoile des informations personnelles et sensibles et il ne veut pas qu’on le montre du doigt dans la rue en disant : « Regardez, c’est le pauvre type qui a fait telle et telle chose... »
  3. Son ouvrage s’en prend à des intérêts très puissants et l’auteur préfère qu’on ne sache pas qui il est...

Permettez-moi de vous présenter un autre genre d’auteur anonyme : Moïse.
Moïse était prêt à renoncer à son œuvre maîtresse, à effacer son nom des livres d’histoire
Il est celui qui a transcrit la Torah, d’où le nom des « Cinq Livres de Moïse ». La Torah était sa passion et son amour, sa vie et son héritage. Il a passé 40 jours et 40 nuits au ciel à apprendre la Torah de D.ieu Lui-même.
Il voulait en faire partie de tout son cœur.
Mais il était prêt à tout abandonner pour quelque chose qui lui était plus cher encore que la Torah : le peuple juif. Les mêmes gens qui, depuis le début de sa mission à leur tête, lui ont tant de fois craché au visage : « Pourquoi nous as-tu sortis d’Égypte ? », « Veux-tu que nous mourions dans le désert ? », « Nous sommes affamés ! »...
Pourtant, lorsque ces ingrats à la nuque roide commirent le péché du veau d’or et que D.ieu décida de les faire disparaître, Moïse Le supplia de pardonner à Son peuple. « Et si Tu décides de ne pas leur pardonner, efface-moi, de grâce, du livre que Tu as écrit ! »
Moïse était prêt à renoncer à son œuvre maîtresse, à effacer son nom des livres d’histoire, parce qu’il était un leader. Un vrai leader.
D.ieu pardonna finalement au peuple juif. Mais, afin d’enseigner aux générations futures ce que signifie le véritable leadership, le nom de Moïse est omis d’une section de la Torah tout entière : la lecture de Tetsavé.
Ironiquement, c’est la quête d’anonymat de Moïse qui lui a valu sa place d’honneur sans précédent dans les annales de l’histoire.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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Le chant du cygne

Héroïsme pendant la Shoah

par Nissan Mindel

Réouben Gross était un « enfant prodige » ; sa voix était merveilleuse. Il était la vedette du chœur de la synagogue et c'était une joie de l'entendre chanter les belles mélodies des prières – en « solo ».
« Un don divin ! » murmuraient, en quittant la synagogue, les fidèles encore sous le charme de la voix magique de Réouben,
Des années passèrent pendant lesquelles le jeune garçon chanta, remuant le cœur de milliers de Juifs et ranimant d'une flamme nouvelle la foi vacillante de certains d'entre eux.
Réouben ne songea jamais à se servir de sa voix que pour louer le Seigneur et inspirer Son peuple. Il n'oubliait pas que sa voix était un don de Dieu ; il fallait, par conséquent, la consacrer à Son service.
Il était maintenant un tout jeune homme et l'une des plus importantes synagogues de Cracovie, en Pologne, l'avait nommé 'Hazane (chantre). Plus d'une fois les situations les plus alléchantes, mais étrangères à son office religieux, lui étaient proposées ; régulièrement Réouben les refusait. Il ne voulait pas échanger cette vie dédiée au service de Dieu contre les honneurs et l'argent.
« Quelle folie ! » disaient les hommes de la profession. « Rejeter ainsi de telles chances d'entrer dans le monde de l'art et de la célébrité ! Personne ne se contenterait, comme lui, des perspectives étroites qu'offre la synagogue. » Et ils haussaient les épaules. Comment auraient-ils pu le comprendre ?
Mais Réouben était heureux d'être différent d'eux et plus que satisfait de la vie qu'il avait choisie. Il pouvait consacrer tout son temps à la religion qu'il aimait et à l'étude si paisible du Talmud – les deux occupations qui lui tenaient le plus à cœur.
Puis vint ce terrible jour où les hordes de Hitler envahirent la Pologne, tuant, sans raison ni pitié, des milliers de Juifs innocents. Ce pays qui était jusqu'alors l'un des centres les plus importants du Judaïsme devint une gigantesque chambre de torture et un cimetière.
Devant la poussée de l'armée allemande, Cracovie fut, parmi les grandes villes, la première à tomber. Réouben était en train d'étudier au Beth Hamidrache quand l'un de ses amis vint l'avertir précipitamment qu'on s'attendait à voir d'un moment à l'autre les Allemands entrer dans la ville et qu'il fallait fuir.
Réouben se hâta vers la maison où il savait qu'il trouverait ses vieux parents. En un clin d'œil, il empaqueta quelques effets et des provisions, puis tous trois se mirent en route, se joignant à la masse des Juifs terrorisés qui abandonnaient leurs maisons et fuyaient la ville menacée.
Encore si on les laissait tranquilles sur la route ! Mais la Luftwaffe (l'aviation allemande) les poursuivit, tournoya et gronda au-dessus de leurs têtes et les bombes qui explosaient remplirent les citadins de panique.
Réouben oublia même d'avoir peur tant était grande sa compassion pour les vieux – vieux comme ses parents –, pour les femmes si frêles et les petits enfants. Tous n'avaient d'autre choix que de déserter leurs foyers et d'aller chercher refuge loin de la ville, ils ne savaient où.
Un sur quatre seulement de ceux qui étaient partis parvint jusqu'aux montagnes. Ceux qui eurent cette chance espéraient y trouver une sécurité relative en se cachant dans les forêts qui, à leurs yeux, prenaient allure d'oasis dans un désert.
Mais bientôt des problèmes alimentaires se posèrent. Le peu de nourriture que les réfugiés avaient emportée s'épuisa bien vite et il devint nécessaire que des volontaires se risquassent jusqu'au village voisin pour que tout le monde ne mourût pas de faim.
Quelquefois la chance leur sourit. Souvent ils revinrent les mains vides et il n'était pas rare qu'ils ne revinssent pas du tout.
Dans cette situation pénible entre toutes, dans cette épreuve propre à briser les nerfs les plus solides, Réouben avait un moral magnifique et ne cessait de remonter celui de ses pauvres coreligionnaires. Ils en avaient besoin. Le découragement s'emparait souvent d'eux ; alors, notre 'hazane commençait à chanter ; et il le faisait comme si aucune peine ni aucun souci ne pesaient sur son cœur. D'autres fois, selon l'humeur qu'il observait chez ses compagnons, il chantait des extraits des Tehilim, et la douce mélodie et les paroles réconfortantes agissaient comme un baume sur leur âme blessée. Réouben remerciait Dieu de la magique puissance de sa voix et ses amis remerciaient Dieu de leur avoir donné Réouben.
Un jour c'était le tour de ce dernier d'aller au village à la recherche de nourriture. Il embrassa donc ses parents et prit congé d'eux avec la légèreté qui lui était coutumière, comme s'il partait tout naturellement pour un jour et non comme s'il risquait de ne plus revenir. Car le risque était grand et aucun de ceux qui partaient ne pouvait être sûr de son retour.
Les éclaireurs étaient toujours deux quand ils effectuaient leurs sorties. Cela présentait un avantage dont l'expérience leur avait montré l'importance : si l'un était pris, il y avait des chances que son camarade réussît à fuir et allât porter les nouvelles aux réfugiés.
Réouben et son compagnon avaient à peine quitté la zone de sécurité de l'épaisse forêt quand ils furent pris par les sentinelles allemandes qui semblaient surveiller chaque mètre de terrain entourant la dense végétation. Le camarade de Réouben essaya de s'enfuir, on tira sur lui et on le tua. Réouben fut conduit au quartier général nazi dans le village. Là on lui fit subir des tortures indicibles afin de lui arracher le secret de l'endroit où se cachaient les réfugiés.
Mais, en dépit des plus cruels sévices, Réouben ne desserra pas les lèvres. On ne tira pas de lui le moindre mot qui pût mettre en danger la vie de ses frères juifs.
Il ne lui échappait que des gémissements à mesure que, sous l'effet des souffrances, ses forces l'abandonnaient. De guerre lasse et voyant qu'ils ne pourraient rien obtenir de lui par ce moyen, les nazis eurent recours à un stratagème dont ils espéraient plus de résultats.
L'officier dit à haute voix en allemand que le « prisonnier » était dans un état lamentable, que, de toute manière, il était perdu et qu'il ne pouvait leur être d'aucune utilité, puis il cria l'ordre qu'on le laissât mourir. Ceci dit, il partit avec les autres.
Rompu, sans réaction aucune et anéanti par la souffrance, Réouben se serait à peine soucié de ce qui lui arrivait si la pensée de ses frères attendant dans leur cachette qu'il leur apportât de quoi manger n'avait ranimé sa volonté. Il n'avait pas le droit de renoncer ; il devait tenir et tenter encore.
Comme il se traînait par terre – car il n'avait même pas la force de marcher –, il trébucha tout à coup sur un paquet. Fiévreusement, rendu malhabile par l'espoir, il l'ouvrit et n'en crut pas ses yeux. Devant lui s'étalaient quelques grosses miches de pain et des légumes ! Il n'en fallait pas tant pour lui faire oublier ses souffrances. Aussitôt il se remit debout ; il fallait à tout prix porter sa trouvaille à ses amis.
Dans son impatience, il oublia toute prudence et ne prit aucune précaution avant de s'engager sur le chemin qui conduisait au refuge. Il en était déjà très proche quand il se rendit compte – trop tard, hélas ! – qu'il était suivi. C'était la catastrophe ! Au lieu d'apporter de l'aide à ses frères, il servait de guide à l'ennemi et lui montrait leur secrète cachette !
Soudain une idée vient à Réouben. Faisant mine de ne pas s'apercevoir qu'on le suivait, il fit retentir un chant pendant qu'il poursuivait plus vite sa marche. Les Allemands ne comprenaient point qu'il hâtât subitement le pas, mais ils firent de même.
Entre-temps les réfugiés ayant perçu le chant qui annonçait l'arrivée tant attendue de Réouben envoyèrent quelqu'un à sa rencontre. Ils furent surpris de le voir revenir presque immédiatement. La gravité qui se lisait sur son visage ne laissa pas de les inquiéter.
« Réouben est en train de chanter en hébreu », leur dit-il. « Il nous avertit qu'il est suivi par les nazis et qu'il les dirige vers les rochers qui surplombent le précipice ; il demande que les garçons les plus solides parmi nous les suivent tout de suite à leur tour. Allons-y, les amis, nous n'avons pas de temps à perdre. » Ayant parlé, il saisit les armes fabriquées de leurs propres mains, et s'élança, suivi par une poignée de jeunes gens décidés.
Quand Réouben fut près des rochers, ses amis entendirent son chant se muer soudain en « Chema Israël ». De leur côté, les Allemands le virent tout à coup disparaître de leur vue et se regardèrent ahuris. Ils ne se rendaient pas encore compte qu'il les avait conduits au bord d'un précipice et coururent à sa poursuite. C'est alors qu'intervinrent ses compagnons. Ils se trouvèrent à point nommé pour « aider » les poursuivants à s'élancer dans  le vide.
Jusqu'au moment où il rendit son âme à Dieu, Réouben continua à chanter, reconnaissant envers son Créateur de lui avoir donné la force de sacrifier sa vie pour sauver celle de ses frères juifs. Pendant ce temps, les nazis qui n'eurent que trop tard conscience du danger qui les menaçait roulèrent vers une mort certaine et leurs hurlements terrifiés retentirent jusqu'au fond de la vallée.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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jeudi 19 février 2015



Que faire pour que le Machia’h vienne?

Pirkei Avot 2:1

Adapté d'un discours du Rabbi de Loubavitch
Rabbi disait : « Quel est le droit chemin que l’homme doit choisir ? Toute action qui est tiféret – gloire – pour celui qui en est l’auteur et qui est pour lui tiféret – gloire – de la part des hommes. » (Pirkei Avot 2:1)
« L’homme » dont il est ici question et qui doit opérer ce choix est l’homme qui a achevé de parfaire sa personnalité et dont seuls les aspects les plus superficiels n’ont pas encore été totalement raffinés, et ce, non du fait d’un quelconque manque ou manquement de sa part, mais du fait de l’exil qui perdure.
Rabbi – Rabbi Judah le Prince, auteur de cette Michna – était à un tel niveau et le Talmud atteste qu’il aurait été digne, en sa génération, d’être le Machia’h.
Le Rabbi de Loubavitch enseigne qu’au terme des si nombreuses générations de l’histoire juive dont le travail de raffinement du monde s’est accumulé au fil du temps, le peuple juif dans sa dimension globale a atteint ce niveau et est désormais prêt pour la venue du Machia’h : la tâche impartie au peuple juif dans son exil a été achevée, le monde a été raffiné et transformé dans ses structures spirituelles profondes et il ne reste à régler que des problèmes superficiels. Le « travail en exil » est terminé, et il ne reste plus qu’à terminer l’exil lui-même.
Dès lors, la question qui se pose concrètement est : « Quel est le droit chemin – parmi ceux que propose la Torah – que l’homme – le peuple juif – doit choisir » pour déclencher la venue du Machia’h et la rédemption pour toute l’humanité ?
Ce à quoi la Michna répond : « Toute action qui est tiféret – gloire – pour celui qui en est l’auteur et qui est pour lui tiféret – gloire – de la part des hommes. »
L’attribut de « tiféret », qui signifie « gloire », « splendeur » ou « harmonie », symbolise dans la tradition mystique l’étude de la Torah. Ainsi, l’étude dans la Torah des thèmes du Machia’h et de la délivrance messianique est le chemin le plus droit pour amener à la révélation et à la venue du Machia’h, et à la délivrance messianique de manière concrète.
Adapté du discours du Rabbi de Loubavitch
du Chabbat Tazria-Metsora, 6 Iyar 5751-1991
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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Le monde comme demeure

Dites «Bonjour» et changez le monde

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Yanki Tauber

Pourquoi sommes-nous là ?
Cette question – la source de toutes les questions –  a été successivement traitée par les diverses écoles de pensées de la Torah, chacune selon sa propre optique.
Le Talmud déclare, simplement et succinctement, « J’ai été créé pour servir mon Créateur. » Les œuvres moralistes du Moussar décrivent le but de la vie comme étant de raffiner ses traits de caractère. Le Zohar dit que D.ieu nous a créés « afin que Ses créatures Le connaissent. » La maître kabbaliste Rabbi Isaac Louria donna la raison suivante pour la création : D.ieu est l’essence du bien, et la nature du bien et de prodiguer le bien. Mais le bien ne peut être prodigué si personne n’est là pour le recevoir. D.ieu a ainsi créé notre monde pour qu’il y ait quelqu’un qui reçoive Sa bonté.
L’enseignement ‘hassidique explique que toutes ces raisons, ainsi que celles que l’on trouve dans d’autres ouvrages kabbalistiques et philosophiques, sont toutes des facettes différentes d’un même désir divin de la création, tel qu’il se décline dans les différents « mondes » ou domaines de la création. Le ‘Hassidisme offre également sa propre formulation de ce désir divin : que nous « fassions une demeure pour D.ieu dans le monde matériel. »

Une demeure pour D.ieu

Que signifie faire de notre monde une demeure pour D.ieu ?
Une des principes essentiels de notre foi est que « le monde entier est rempli de Sa présence » et qu’« il n’est pas un endroit vide de Lui ». Il ne s’agit donc pas de faire venir D.ieu dans le monde matériel : Il s’y trouve déjà. Mais D.ieu peut se trouver dans le monde sans y être « chez Lui ».
Être « chez soi » signifie être dans un lieu qui réceptif votre présence, un lieu dédié à satisfaire vos désirs et pourvoir à vos besoins. C’est être quelque part où vous pouvez être le « vrai vous », contrairement à l’attitude « publique » que vous empruntez en d’autres circonstances.
Le monde matériel, dans son état naturel, n’est pas un environnement hospitalier pour D.ieu. S’il y a un point commun entre toutes les choses matérielles, c’est bien leur égocentrisme intrinsèque, l’établissement de l’ego en tant que fondement et but de leur existence. Avec chaque iota de sa masse, la pierre proclame : « je suis. » Chez l’arbre comme chez l’animal, la préservation et la reproduction de soi est au centre de chaque instinct et est l’objet de chaque développement, de chaque action. Et qui plus que l’être humain a fait de l’ambition un art, et du carriérisme un idéal universel ?
Le seul problème de tout cet égoïsme, c’est qu’il masque la vérité sous-jacente à l’existence : la vérité selon laquelle la création n’est pas une fin en elle-même, mais le produit et le vecteur de son Créateur. Et cet égocentrisme n’est pas un aspect marginal ou secondaire de notre monde, mais sa caractéristique la plus fondamentale. Dès lors, pour faire de notre monde une « demeure » pour D.ieu, c’est sa nature même que nous devons transformer. Nous devons reconstruire les fondements mêmes de son identité et donner à cette entité égocentrique une existence vouée à un dessein qui la dépasse.
Chaque fois que nous saisissons un objet matériel ou que nous utilisons une aptitude et que nous les engageons dans le service de D.ieu, nous opérons une telle transformation. Quand nous prenons un morceau de cuir et en faisons une paire de Téfilines, quand nous prenons une pièce de monnaie et la donnons à la charité, quand nous employons notre esprit à l’étude d’un chapitre de Torah, nous opérons une telle transformation. Le morceau de cuir qui disait à l’origine « J’existe », dit maintenant « J’existe pour servir mon Créateur ». Une pièce dans une poche dit « J’aime l’argent » ; dans une boite de charité, elle dit « Le but de la vie n’est pas de recevoir, mais de donner. » Le cerveau humain dit « Enrichis-toi » ; le cerveau qui étudie la Torah dit « Connais ton Créateur. »

La frontière du moi

Notre effort de faire de notre monde une résidence pour D.ieu se décline en deux étapes. La première est de faire des ressources matérielles « un réceptacle pour la Divinité » : façonner le cuir en Téfilines, donner l’argent à la charité, programmer du temps pour l’étude de la Torah. La seconde consiste à employer effectivement ces « réceptacles » à la réalisation de la volonté divine : attacher les Téfilines sur le bras et sur la tête, utiliser l’argent donné à nourrir les affamés, étudier la Torah, etc.
À première vue, il semble que la deuxième étape soit la plus importante, alors que la première ne fait que permettre la seconde. Mais, lorsque la Torah évoque la première demeure pour D.ieu construite dans notre monde, elle insiste beaucoup plus sur la construction de la « demeure » que sur son utilisation effective comme résidence divine.
Une partie importante du livre de l’Exode est dédiée à la construction du Sanctuaire érigé par les enfants d’Israël dans le désert. Sur ce sujet, la Torah, généralement économe de ses mots au point que de nombreuses lois sont parfois contenues dans un seul mot, voire une seule lettre, est inhabituellement prolixe. Les quinze matériaux employés à la construction du Sanctuaire sont énumérés à trois reprises ; ses éléments et ses ustensiles, huit fois ; et chaque détail de l’édification du Sanctuaire, depuis les dimensions de chaque panneau de bois, de chaque pilier, jusqu’à la couleur de chaque tapisserie, est explicité non pas une, mais deux fois, d’abord dans le récit du commandement de D.ieu à Moïse, puis de nouveau dans le récit de la construction du Sanctuaire.
En tout, ce sont treize chapitres qui décrivent comment certains matériaux appartenant au monde physique furent façonnés en un édifice consacré au service de D.ieu, ainsi que la formation des Kohanim (prêtres) qui devaient y officier. (Par contraste, la Torah ne consacre qu’un unique chapitre au récit de la création de l’univers, trois chapitres à la description de sa révélation au mont Sinaï et onze chapitres à l’histoire de l’Exode.)
Le Sanctuaire est le modèle et le prototype de toutes les demeures ultérieures de D.ieu, construites sur le sol terrestre. Ainsi, la considérable importance attribuée à l’étape de sa « construction » (contrairement à l’étape de la « mise en œuvre ») implique que, dans notre vie également, transformer nos ressources personnelles en éléments ayant le potentiel de servir D.ieu est quelque chose de fondamental. Faire de nous-mêmes des « réceptacles  » pour la Divinité est, en un certain sens, plus important que d’apporter effectivement la Divinité dans notre vie.
Car là le véritable enjeu de la transformation : le passage d’un être centré sur lui-même à un être dévoué à quelque chose de plus grand que lui. Si D.ieu avait seulement désiré un environnement hospitalier, Il n’avait pas besoin d’un monde matériel ; un monde spirituel aurait pu tout aussi bien Le servir. Ce que D.ieu désirait était la transformation elle-même : le défi et l’accomplissement de la transcendance du moi et de la redéfinition de la matérialité. Cette transformation et cette redéfinition s’effectuent lors de la première étape, lorsque l’objet matériel est fait instrument du divin. La seconde étape consiste seulement à réaliser un potentiel déjà établi, en donnant à l’objet ce qui est désormais son usage naturel.

Faire des réceptacles

Vous rencontrez une personne qui n’a pas encore invité D.ieu dans sa vie. Une personne dont les entreprises et accomplissements – quelque prospères et louables qu’ils soient – n’ont pas encore transcendé son moi et ses desseins égocentriques.
Vous voulez élargir son horizon, lui montrer le chemin d’une vie qui dépasse les restrictions du moi. Vous souhaitez mettre les Téfilines avec lui, partager la sagesse divine de la Torah avec elle.
Mais cette personne n’est pas prête. Vous savez que le concept du service de D.ieu lui est encore étranger dans une vie habituée et conditionnée à tout considérer à travers le spectre de l’ego. Vous savez qu’avant de pouvoir lui faire découvrir le monde de la Torah et des Mitsvot, vous devez d’abord la rendre réceptive au divin, à une vie d’intimité avec le divin.
Ainsi, quand vous la rencontrez dans la rue, vous souriez simplement et dîtes « Bonjour! » Vous l’invitez chez vous à prendre un café ou à un repas de Chabbat. Vous parlez de tout et de rien. Vous ne suggérez aucun changement dans son mode de vie. Vous voulez simplement que cette personne soit ouverte à vous et à ce que vous représentez.
Apparemment, vous n’avez rien « fait ». Mais profondément, une transformation essentielle et radicale a eu lieu. La personne est devenue un « réceptacle » pour la Divinité.
Bien sûr, le but d’un récipient est d’être rempli avec un contenu ; le but d’une maison est d’être habitée. Le Sanctuaire fut érigé pour abriter la Présence de D.ieu. Mais c’est la fabrication des réceptacles de la Divinité qui présente le plus grand défi de la vie et son accomplissement le plus révolutionnaire.1

NOTES
1.Basé sur Likoutei Si'hot, vol. 25, pp. 424-435.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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 L'apparition du monothéisme 

Il défit toute logique de croire que la croyance d'une élite égyptienne se serait répandue en peu de temps dans l'ensemble du peuple juif.

(Nous vous conseillons de lire l'introduction à cette série d'articles qui décrit la pensée du Rav Elie Benamozegh.)
L'idée maîtresse du monothéisme – religion qui n'admet l'existence que d'un D-ieu Unique – apparaît avec le judaïsme. Auparavant, toutes les religions anciennes s'adressaient à un peuple en particulier et ne se préoccupaient nullement de la notion d'universalisme. Ces religions concernaient un empire, un royaume, un peuple ou une ethnie. En aucun cas, le concept du “bien de l'humanité” apparaît dans leurs écrits.
 
Pour ces religions, il n'y avait pas de contradiction à croire en une certaine forme d'un dieu, tout en sachant que la nation voisine croyait en une divinité différente. À la façon de deux personnes dont chacune possède son artiste préféré et qui accepte que son voisin pense autrement, les religions de l'antiquité vivaient dans un relativisme d'avant la lettre.
 
La situation change diamétralement avec l'apparition de la Loi de Moché (Moïse). Une lecture – même superficielle – de la Bible ne laisse planer aucun doute : D-ieu est Un et Unique. Les exhortations à se séparer de toute forme d'idolâtrie abondent et les exemples de croyances polythéistes sont dénoncées les unes après les autres.
 
La révolution est double : si l'idée de multiples dieux s'efface, c'est également une vision englobante qui apparaît. De fait, la lecture de la Bible doit s'effectuer en deux niveaux : le premier concerne ce qui est demandé aux juifs et qui ne s'adresse donc qu'à ces derniers, ainsi qu'à ceux qui voudraient les rejoindre.
 
Cependant, la Bible s'adresse également à l'humanité toute entière. Ici se révèle également la nouveauté. Avec la Bible, c'est l'idée d'universalisme qui descend sur terre. Un universalisme bien différent de ce que le christianisme et l'islam prôneront des siècles plus tard. Point de conversion forcée, de croyance imposée. D-ieu – dans Sa compassion infinie – sait parfaitement qu'il ne sait à rien de vouloir imposer. Il est donné au genre humain le temps pour apprécier à sa juste valeur le monde nouveau qu'on lui propose.
 
C'est ce temps qui fera défaut aux religions qui suivront et qui chercheront à bousculer les convictions des peuples, à forcer les cœurs à croire. Comme si cela était possible, souhaitable.           
 
Nous avons déjà noté dans notre introduction le service qu'à rendu le christianisme à l'humanité : celui de répandre dans le monde le concept du monothéisme. De nos jours, environ quatre milliards d'individus savent qu'il n'y a qu'un D-ieu et qu'Il est le Créateur du monde. Quelle avancée ! Si nous admettons que le monde a été créé dans le but de révéler la gloire de D-ieu, savoir que la majorité de la population mondiale croit en un seul D-ieu est à apprécier à sa juste valeur.
 
Certes, tous ne croient pas de la même façon, mais peu importe : chacun de ces individus établit sa propre relation avec le Maître du monde, essaie de vivre tant bien que mal selon les Principes divins plutôt que les siens. Ainsi, la première étape a été franchie : celle où nous réalisons que nous ne sommes pas nos propres patrons et que notre objectif dans le monde n'est pas de vivre selon nos désirs avides et futiles, mais selon des principes plus élevés, plus nobles.
 
Le monothéisme est l'héritage spirituel légué par le judaïsme au monde entier. Ici, il nous semble approprié de marquer une pause afin de nous poser la question suivante : se pourrait-il que le monothéisme dont nous parlons fut celui hérité par les juifs de la part des égyptiens, lors du séjour des hébreux dans le pays des pyramides ?
 
La question peut surprendre, mais à entendre certains, cela aurait été le cas. Pour répondre à cette question, nous devons d'abord analyser le monothéisme égyptien. Force est de constater qu'à l'exception de la courte période du règne du pharaon d'Akhenaton (14ième siècle avant ère commune), les Égyptiens ont toujours cru en une multitude de dieux. Il est d'ailleurs intéressant de relever que la période à laquelle Akhenaton a régné correspond à celle où les juifs séjournaient en Égypte.
 
Ainsi, le monothéisme égyptien avant l'époque du pharaon Akhenaton n'existait pas réellement. De plus, la fin du règne de ce pharaon a signifié également la fin de ce monothéisme égyptien de courte durée. De la sorte, il semble difficile d'admettre que les juifs ont été influencés d'une façon aussi importante par un concept religieux qui n'a pas duré dans le pays même où il serait apparu.
 
Ne semble-t-il pas plus logique de dire que c'est précisément sous l'influence des hébreux que les égyptiens ont goûté au monothéisme ? Implanté récemment dans leur culture, ce monothéisme n'aurait pas survécu au départ des juifs, voyant les égyptiens revenir à une croyance en des dieux multiples.
 
Il faut également savoir que le monothéisme égyptien en était un d'élite plutôt que de masse. Ceci est exactement l'opposé de ce qu'on trouve chez les juifs. Même si l'on admet que le séjour des hébreux en Égypte n'a pas toujours été marqué par une terrible oppression, il défit toute logique de croire que la croyance d'une élite égyptienne se serait répandue en peu de temps dans l'ensemble du peuple juif.
 
Certes, les juifs ont pu emprunter certaines valeurs de la culture égyptienne. N'est-ce pas là le lot de toutes minorités ? Cette culture a même pu sembler attirante à certains juifs. N'oublions pas que lors de la sortie des juifs d'Égypte, ce sont 4/5 du peuple juif qui refusa de quitter le pays où ils vivaient depuis plusieurs générations ! Lorsque la porte de la prison s'ouvre, rares sont les prisonniers qui se retiennent pour s'en échapper.
 
S'il est possible de penser que les juifs n'ont pas toujours vécu les pires souffrances entre les mains des égyptiens – même s'il y eut des périodes de douleurs intenses – il est d'autant probable qu'ils aient été influencés par les mœurs de ces derniers. Cependant, au-delà de certains apports marginaux, il nous semble improbable que les juifs aient reçu en héritage égyptien le monothéisme.
 
Plutôt, il faut convenir que ce dernier correspond à la tradition patriarcale inaugurée par Avraham. De fait, certains historiens de l'Égypte ont suggéré que le “premier ministre” choisi par le pharaonAkhenaton était ni plus ni moins Yossef, le fils d'Yits'haq, fils d'Avraham. Il importe peu que cette hypothèse soit exacte ; ce qui nous semble plus important de retenir est qu'elle correspond à ce qui est certainement arrivé : les hébreux eurent une influence non négligeable en Égypte et cela leur permit de donner en héritage le monothéisme au peuple égyptien.
 
À suivre...   

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

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