Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 17 juin 2015


Humilité ou manque d’estime de soi?
par Naftali Silberberg


Moïse était extrêmement affligé, et il dit à l’Eternel : « N’accepte pas l’offrande [de Kora’h et de ses acolytes]. Je n’ai pas pris l’âne d’un seul d’entre eux, et je n’ai pas fait de mal à un seul d’entre eux. » – Nombres 16, 15
L’humilité était l’une des qualités de Moïse les plus remarquables. La Torah elle-même affirme d’ailleurs que « Moïse était extrêmement humble, plus que quiconque sur la face de la terre ». Pourtant, lorsque son leadership fut remis en question par son cousin Kora’h, un homme d’une prodigieuse érudition, Moïse afficha une indignation qui ne lui ressemblait pas. On aurait pu s’attendre à ce que Moïse se tourne vers D.ieu et Lui dise : « Tout Puissant ! Peut-être devrais-Tu envisager de permettre à Kora’h d’assumer ma position. Il est bien plus qualifié que moi ! Je renonce volontiers à ma fonction en faveur d’un meilleur postulant ! »
La véritable humilité n’est pas le résultat d’une sous-évaluation de ses propres talents et réalisations.
Toutefois, si l’on comprend bien ce que signifie l’humilité dans la Torah, on comprend également que la réaction de Moïse à la révolte de Kora’h n’était pas incompatible avec son exceptionnelle humilité.
Car la véritable humilité n’est pas le résultat d’une sous-évaluation de ses propres talents et réalisations. Une telle humilité est fausse, car elle est construite sur une base fausse. Au contraire, celui qui est véritablement humble est pleinement conscient de l’ensemble de ses forces et de ses qualités, mais il reconnaît en même temps que tous ces talents lui sont donnés par D.ieu et ne constituent donc pas une raison de se sentir supérieur à un autre à qui D.ieu n’a pas attribué de tels talents. « Peut-être, se dit la personne humble, que si cette personne avait été gratifiée des mêmes dons, elle aurait accompli la même chose que moi, voire plus encore ! »
Moïse reconnut que D.ieu l’avait doté de qualités de leadership hors du commun et, de ce fait, il rejetait totalement l’idée de renoncer à sa position en faveur de quiconque. Cette conscience n’interférait cependant pas avec sa véritable humilité et son respect pour chaque Juif.
À un niveau plus profond, celui qui est entièrement consacré à la réalisation de la volonté de son Créateur est naturellement sans ego, parce qu’il n’a pas d’ambition personnelle : son but est uniquement de faire avancer le projet de D.ieu dans ce monde. Alors que l’arrogance est une perception de sa propre importance, le dévouement à D.ieu signifie d’être conscient que la vie n’est pas centrée sur soi ou sur ce que l’on veut, mais vise à réaliser un but supérieur. Moïse, malgré toute sa grandeur dont il était parfaitement conscient, était un serviteur dévoué de D.ieu. Et quand Kora’h chercha à l’empêcher d’accomplir la mission de sa vie ordonnée par D.ieu – guider le peuple juif –, Moïse sortit l’artillerie.
Beaucoup confondent l’humilité avec la docilité. En vérité, une personne humble est très déterminée et ne fléchira devant aucune opposition. Elle n’est cependant pas mue par son propre ego, mais par le désir de mettre en œuvre le plan divin.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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mardi 16 juin 2015

Les sept mitswoth des Bnei Noah 


 
4.  Ne pas s'engager dans des unions illicites
 
Une conduite sexuelle immorale est interdite ; dans ce domaine, D-ieu exige de nous une attitude au-dessus de tout soupçon. Dans toute la Création, il n'existe aucune loi qui permet un individu d'enfreindre les lois sexuelles à cause de sa "vraie nature". Selon le rabbin Yirmeyahu Bindman, auteur de l'ouvrage (en anglais) “Les sept couleurs de l'arc en ciel”, "Il ne peut exister une telle chose que 'l'adultère' ou 'l'homosexualité', pas plus qu'il ne peut existe un 'voleur'”. Si une personne désire réellement respecter les lois de D-ieu, elle doit pouvoir  résister à la tentation de faire une action qui selon D-ieu est mauvaise.   
 
Qu'est-ce que cela signifie ?
 
1. Un homme ne doit pas avoir une relation avec sa mère.
2. Un homme ne doit pas avoir une relation avec sa sœur.
3. Un homme ne doit pas avoir une relation avec la femme de son père (même s'il ne s'agit pas de sa mère biologique).
4. Un homme ne doit pas avoir de relation avec la femme d'un autre.
5. Un homme ne doit pas avoir de relation avec un animal.
6. Un homme ne doit pas avoir de relation avec un homme.
7. Nous devons nous abstenir d'un acte qui nous conduirait à avoir une relation interdite.
 
L'homosexualité féminine est également considérée comme étant une "abomination."
 
Bien qu'il ne soit pas interdit aux non-juifs d'avoir des relations sexuelles avant le mariage, ils sont encouragés à les éviter. Grâce au mariage, nous développons un comportement adéquat en ce qui concerne les rapports qui existent entre un homme et une femme. De plus, en construisant un mariage solide et affectueux, notre vie acquiert une nouvelle dimension et nous transmettons également aux générations futures les fondations nécessaires pour qu'elles deviennent remplies d'êtres humains qui possèdent un aspect spirituel. 

                                                        Breslev Israël 2004 – 2014 © Tous droits réservés                                                                 
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



Les oies et les rabbins

Ou la puissance de la Torah


En Europe, il était de coutume d’engraisser les oies dans les mois précédant Pessa’h, puisque de nombreuses familles ne consommaient pas d’autre matière grasse que la graisse d’oie. Pendant six ou huit semaines, les oies devaient manger une bassine de maïs deux fois par jour, si bien que vers le début de la fête, elles étaient si énormes qu’elles pouvaient à peine marcher.
Deux sommités rabbiniques, le ‘Hatam Sofer (Rabbi Moché Sofer) et le Yisma’h Moché (Rabbi Moché Teitelbaum) différaient dans leurs opinions : la pratique du gavage rendait-elle les oies non-cachères ? La question tournait autour du fait que les grains pointus du maïs qui étaient introduits de force dans la gorge des volailles abîmaient sans doute l’œsophage, ce qui rendait les animaux non cachères (car incapables de vivre encore un an). Le ‘Hatam Sofer tranchait que l’œsophage n’était pas nécessairement abîmé et il estima donc que cette pratique était permise. (Bien sûr, les oies devaient être examinées soigneusement après l’abattage pour prouver qu’elles étaient effectivement cachères, par la procédure décrite plus loin.) Son contemporain, le Yisma’h Moché estimait que certainement l’œsophage devait être blessé par les pointes des céréales : il déclara donc ce procédé strictement interdit.
Les deux célèbres rabbins échangèrent plusieurs lettres, apportant à chaque fois d’autres arguments, d’autres preuves trouvées dans d’autres livres deresponsa. Leur discussion restait toujours courtoise car tous deux cherchaient uniquement à définir la Halakha pour le Nom de D.ieu et non pour leur gloire personnelle. Finalement, le ‘Hatam Sofer suggéra qu’au lieu de rester au niveau de la théorie, ils devaient passer à la pratique : chacun des deux devait faire engraisser dix oies puis procéder à la Che’hita (l’abattage rituel). Ensuite, lors de l’examen des organes internes, ils dégageraient les œsophages, les rempliraient d’air et les ferait flotter dans une bassine pleine d’eau. Si les œsophages étaient troués, des bulles d’air s’échapperaient dans l’eau, apportant ainsi la preuve que les volailles n’étaient pas cachères. L’absence de bulles les rendrait cachères.
Le Yisma’h Moché accepta le test, mais le résultat de la procédure fut des plus étonnants : tous les volatiles engraissés et abattus sous l’autorité du ‘Hatam Sofer étaient cachères sans l’ombre d’un doute alors que ceux du Yisma’h Moché étaient tous, absolument tous blessés et donc taref, non cachères.
On expliqua alors que, de fait, la décision et la parole de ces deux sommités rabbiniques avaient changé la réalité physique : leur appréhension de la Halakha (la loi juive) avait influencé la situation concrète !
* * *
On raconte à ce sujet une histoire à propos d’un célèbre Rabbi qui avait des milliers de ‘Hassidim, le Maguid de Zidochov.
Un vendredi, alors qu’il enseignait la Torah à ses disciples, une femme entra dans la pièce avec un poulet qu’elle désirait faire cuire pour Chabbat. Or le Cho’het (abatteur rituel) avait déclaré que la cacherout du poulet était problématique et elle venait donc demander l‘opinion du Rav. De fait, le poulet présentait d’importantes lésions sur les poumons, ce qui le rendait Taref pour ainsi dire automatiquement. Mais, à la grande surprise de ses élèves, le Maguid réfléchit longuement, regarda dans un livre, puis dans un deuxième jusqu’à ce qu’une pile impressionnante de livres se forma sur son bureau. On voyait qu’il cherchait par tous les moyens à déclarer ce poulet cachère. « Il serait tellement plus simple de donner à cette femme un rouble pour qu’elle s’achète un autre poulet » pensaient les disciples, vaguement ennuyés de ce contretemps. Finalement, après plusieurs heures passées à consulter tous les livres possibles, le Maguid se leva et déclara que le poulet était cachère ! Ses disciples n’en croyaient pas leurs oreilles, mais il leur prouva par divers arguments la justesse de sa décision. Soulagée, la femme repartit avec son poulet pour préparer ses repas de Chabbat et les élèves purent reprendre leur étude.
Mais pas pour longtemps.
Une autre femme complètement hystérique entra peu après : « Rabbi, Rabbi ! » s’écria-t-elle, puis elle s’évanouit. Quand on réussit à la ranimer, elle se mit à pleurer et à implorer : « Rabbi ! Aidez mon mari ! Les médecins affirment qu’il n’y a plus d’espoir ! » Le Maguid lui demanda calmement : « Racontez-moi donc de quoi souffre exactement votre mari ».
Elle expliqua, tout en s’essuyant les yeux, qu’il présentait de sérieuses lésions aux poumons. En entendant cela, le Rabbi s’exclama joyeusement : « Je viens de trancher que ce type de maladie est cachère ! Rentrez chez vous et ne vous inquiétez pas. Votre mari vivra encore de nombreuses années ! »
C’est effectivement ce qui se passa.
Ce n’est qu’alors que les étudiants comprirent que, par son roua’h hakodech,l’inspiration sainte qui l’animait, le Rabbi avait su qu’il était vital de trancher la Halakha dans le bon sens. En déclarant que la maladie du poulet ne l’empêchait pas d’être cachère, malgré toutes les apparences contraires, il avait aussi annulé les effets néfastes de la maladie d’un Juif.


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Le Machia'h vient "par surprise"

Dans ce cas, pourquoi l'attendre ?

par Menahem Brod


Il arrive que des gens demandent comment l'attente impatiente du Machia'h peut-être compatible avec l'annonce du Talmud selon laquelle « C'est seulement si l'on n'y pense pas (« Be-essia'h hadaat ») que le descendant de David viendra. » Cette question représente un bon exemple d'une rhétorique qui découle d'un manque de compréhension des sources et des principes d'étude de la Torah.
Même en admettant qu'il existe un enseignement talmudique qui exige qu'on se « désintéresse » du sujet de la Délivrance messianique, cela n'efface pas l'abondance de versets, de paroles des Sages et de lois (halakhot) qui stipulent le caractère essentiel de l'attente impatiente du Machia'h, ni les innombrables prières des jours de semaines comme du Chabbat et des fêtes qui expriment notre hâte de voir la Délivrance, ni le grand nombre de maîtres de la Torah qui, à toutes les époques, furent des exemples vivants de l'expectative de la Guéoula.
Sans calculs
En réalité, il n'est pas nécessaire de déployer de grands efforts pour résoudre cette apparente contradiction. Les mots exacts du Talmud sont : « Trois choses viennent quand on n'y pense pas : le Machia'h, une trouvaille et un scorpion. » (Traité Sanhédrine 97a). Cela signifie que, à l'instar d'une trouvaille à laquelle on ne s'attend pas, le Machia'h se révélera soudainement, sans que l'on n’ait pu déterminer précisément ce moment à l'avance.
Certains objectent qu’il est rapporté dans cette discussion talmudique que lorsque Rabbi Zeyra a entendu les Sages débattre du thème de la Délivrance, il leur a dit « De grâce, ne l'éloignez pas ! », justifiant ses propos par le fait que le Machia'h doit venir « quand on n'y pense pas ». Cependant, ceci est éclairci par le commentaire de Rachi qui explique que ces Sages étaient en train de calculer des échéances pour savoir quand le Machia'h viendra. Rabbi Zeyra a donc voulu signifier que calculer des dates repousse la venue du Machia'h car celui-ci viendra « par surprise », sans que l'on s'attende à sa venue à un moment précis.
Nous prions pour la Délivrance, nous l'espérons à chaque instant de la journée (selon le texte de la prière de la Amida), mais, de même qu'il est impossible de déterminer le moment où l'on fera une trouvaille ni celui où on croisera le chemin d'un scorpion, il est impossible de savoir quand la Délivrance messianique interviendra.
Au contraire, les deux autres sujets mentionnés, la trouvaille et le scorpion, soulignent à quel point la conscience de l'attente du Machia'h ne peut se faire en s'en désintéressant : un homme peut passer sa journée à chercher un objet perdu, il ne sera pas moins surpris de l'instant et de l'endroit où il le trouvera. De la même façon, un homme avançant avec précaution dans un endroit qu'il sait infesté de scorpions ne sait pas à quel moment il va se faire piquer. Ainsi en va-t-il de la Délivrance : nous y pensons, nous l'attendons, nous prions pour sa venue et nous nous y préparons, il est néanmoins clair que le moment précis de son avènement nous surprendra.
Le Maharcha explique le lien entre le Machia'h, une trouvaille et un scorpion dans un commentaire extraordinaire : « Si le Juif est méritant, la venue du Machia'h le surprendra comme le ferait une bonne trouvaille, elle le réjouira et lui profitera. S'il n'est pas méritant, la venue du Machia'h sera pour lui comme la mauvaise surprise d'une piqûre de scorpion. »
Toujours surpris
Les textes de la 'Hassidout donnent des interprétations encore plus profondes de ce passage du Talmud. L'une d'entre elles est que lorsqu'un Juif considère le monde qui l'entoure et arrive à la conclusion qu'il est logiquement impossible que le Machia'h vienne dans ces conditions mais, malgré cela, conserve toute sa foi en l'imminence de la Délivrance, il accomplit alors Essia'h hadaat, car sa foi en la Délivrance « dépasse sa pensée » et son intellect.
Il est expliqué dans le Tanya que le dévoilement du Machia'h est un évènement qui transcendera les limites de la raison, ce sera « le dévoilement de l'essence commune à toute chose ». Ce sera un cadeau d'En-Haut auquel l'homme ne peut parvenir par la seule force de son esprit. D.ieu le lui donnera d'une manière qui transcendera la logique humaine.
Le Rabbi de Loubavitch explique que Essia'h hadaat est une forme d'attente de la Délivrance messianique. Nous ne devons pas attendre la venue du Machia'h sur la base de notre compréhension des bienfaits que nous retirerons de l'ère messianique. Nous devons « écarter notre pensée » de tous les bienfaits matériels et spirituels que la Délivrance amènera pour nous concentrer sur son véritable objet : que la volonté divine soit réalisée, « que les mondes inférieurs soient une résidence pour D.ieu ».
Que D.ieu nous préserve donc « d'écarter notre pensée » de la Délivrance elle-même. Au contraire, l'attente impatiente est la meilleure expression de la foi en son avènement.


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La grandeur d’Aharon

Kora'h conteste la suprématie d'Aharon en tant que grand prêtre. Dans sa révolte, il lève une assemblée de 250 personnes qui viennent chez Moché demander la révision de son statut. « Nous sommes tous identiques » affirment-ils. Pourquoi Aharon désire t-il s'élever au dessus de l'assemblée à travers ses fonctions ?
La question de Kora'h est difficile à comprendre. Il désirait supplanter Aharon dans ses fonctions. Cependant en quoi se distinguera sa prêtrise qui se veut  exclusive de celle d'Aharon ?
Le peuple juif a de tout temps été divisé en deux groupes. Ceux qui étudient la Thora et ceux qui pratiquent les mitsvots. Les premiers sont retranchés du monde tandis que les seconds vivent au coeur de notre société. Pour Kora'h, le second groupe était le plus important des deux. Ceux qui pratiquent les mitsvots révèlent l'essence de D-ieu sur terre comme le souligne l'Admour Hazaken (tanya chap. 37).
L'événement des explorateurs précédant sa révolte confirmait sa conclusion. Les explorateurs refusèrent d'entrer en Israël. Ils fuyaient le monde matériel et ses actions pour se réfugier dans le monde de la pensée et de la parole en demeurant dans le désert. Pour autant ils avaient été punis pour avoir aspiré à un tel mode de vie. Cela signifie que l'action est essentielle conclua Kora'h. Or dans les actes, nous sommes tous identiques souligna t-il. Rien ne justifie donc la suprématie d'Aharon sur le peuple.
Pour autant, Kora'h convoitait la prêtrise d'Aharon. Cependant il présentait un programme différent. Il serait certes grand prêtre. Mais il serait l'égal du peuple qui comme lui réalise par l'action, les commandements de D-ieu.
En fait son erreur fut la suivante. En étant séparé du monde, plongé dans l'étude de la thora, le service du grand prêtre Aharon donnait au peuple la possibilité de révéler l'essence de D-ieu ici-bas. Sans lui, le peuple ne pouvait rien révéler. Il était donc impossible de supprimer le statut particulier d'Aharon. Si ce n'est au risque de priver le peuple de son mérite, celui de révéler l'Eternel à travers les actes quotidiens. C'est pourquoi sa proposition n'était pas envisageable.
Aujourd'hui encore, ce sont les grands de notre génération qui, séparés du monde, plongés dans la thora, nous permettent de révéler l'Essence de D-ieu à travers nos actes quotidiens.
 Que D-ieu fasse que notre assiduité à mettre en application les paroles de notre Thora nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.
 Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol IV et VIII, Sih'a I - Paracha Kora'h 


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


Trois miracles naturels

Transcender le surnaturel

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch

Dans notre Paracha, on relate l’histoire du bâton d’Aharon qui fleurit. Kora’h et sa faction rebelle avaient contesté le droit d’Aharon à la Kéhounah Guedola (Grande Prêtrise). Afin de réitérer Son choix d’Aharon pour Le servir dans le Sanctuaire, en tant que représentant de la nation juive, D.ieu ordonna à Moïse :
« Prends… un bâton de chaque chef (de tribu)… chacun écrira son nom sur son bâton… Ecris le nom d’Aharon sur le bâton de Lévi… et l’homme que Je choisirai verra son bâton fleurir... »
Moïse plaça chaque bâton devant D.ieu dans le Sanctuaire… Le jour suivant… voici que le bâton d’Aharon était en fleurs : des fleurs surgissaient, produisant des fruits et portant des amandes mûres » (Bamidbar 17, 16-24).
Dans un discours qu’il prononça Chabbat Kora’h, en 1991, le Rabbi cita l’incident décrit ci-dessus comme un exemple classique de ce qu’il appela un « miracle naturel ». D.ieu ne fit pas seulement en sorte que des amandes apparaissent sur le bâton d’Aharon. Mais Il stimula tout le processus de l’éclosion, de l’apparition et de la maturation du fruit. Comme l’indique le verset, toutes ces phases se produisirent simultanément sur le bâton d’Aharon. Le bâton d’Aharon défiait les lois de la nature et ses restrictions, tout en se conformant aux phases naturelles par lesquelles passe la croissance de l’amande. Il transcendait la nature mais selon les propres termes de cette nature.
En d’autres termes, dit le Rabbi, il existe deux types de miracles :
  1. le miracle qui renverse et déplace les normes naturelles, créant une réalité complètement opposée aux lois de la nature
  2. le miracle naturel, pas moins « impossible » selon les normes naturelles, et donc preuve de la main de D.ieu, mais qui a lieu dans le cadre de phénomènes naturels.
Pour comprendre les différences entre ces deux types de miracles, il nous faut tout d’abord examiner le but des miracles, en général.
Le mot hébreu pour miracle, Ness, signifie « spirituel » et « élevé ». La régularité et la prédictibilité de la nature créent ce que l’on appelle des « lois ». « C’est ainsi », stipule l’ordre naturel, et l’on ne peut que se conformer à cette réalité limitée et définie. Néanmoins, la vérité est toute autre. Le monde et l’homme ont été imprégnés par leur Créateur d’un potentiel pour s’élever et élever leur existence, pour se porter au-delà de ce qu’implique la phrase : « c’est comme ça ». Un miracle, avec son déploiement de force divine, peut élever ceux qui l’expérimentent, leur permettant de voir à travers la façade de la nature et les inspirant à s’élever au-delà des limites de leur propre nature et des normes acceptées dans leur société.
A première vue, il peut sembler que le « besoin » du miracle naturel de se servir des processus naturels en fait moins un miracle. En réalité, un miracle qui agit par la nature est encore plus « miraculeux » qu’un miracle qui la dépasse. Un changement soudain, bouleversant ne transforme pas la nature : il la dépasse. Mais un miracle intégré dans les œuvres de la nature, non seulement la dépasse mais élève la nature elle-même. Un miracle surnaturel libère la personne qui le vit de l’ordre naturel. Un miracle naturel libère la substance de la nature elle-même.
Le jour où le soleil s’arrêta
On lit généralement la Paracha de Kora’h la première semaine du mois de Tamouz. Le Chabbat où le Rabbi parla du bâton d’Aharon était le 3 Tamouz et le Rabbi cita deux exemples historiques de « miracles naturels »s qui eurent lieu, tous les deux, en ce jour.
Le 3 Tamouz 2488 depuis la Création (en 1273 avant l’ère commune), Yehochoua conduisait le Peuple Juif dans l’une de ses batailles pour conquérir la terre d’Israël. La victoire était imminente mais l’obscurité allait tomber. « Soleil ! Arrête-toi à Givon ! Lune ! A la vallée d’Ayalon ! » s’écria Yehochoua (Josué 10, 12). Les corps célestes acquiescèrent, arrêtant leur progression dans le ciel jusqu’à ce que l’armée d’Israël conclut victorieusement la bataille.
Nos Sages ont dit que D.ieu n’accomplit pas de miracle en vain. Qu’accomplirent donc ces changements drastiques des astres ? N’aurait-il pas suffi d’accomplir un miracle plus limité, comme par exemple une illumination soudaine du champ de bataille de Givon ?
Mais une lumière « artificielle » aurait alors signifié que les lois de la nature étaient simplement ignorées et non transformées. Pour que le peuple d’Israël soit inspiré, non seulement à transcender sa nature mais aussi à la transformer et la sublimer, D.ieu insista pour que la lumière naturelle qui leur était donnée soit une véritable lumière du soleil, même si cela supposait que soit créé un nouvel ordre naturel dans les cieux.
Un miracle par étapes
Le second « miracle naturel » dont il est question se situe 3199 ans plus tard, mais cette fois ci en termes encore plus naturels (et donc plus miraculeux).
Le 3 Tamouz 5687 (1927) fut le jour où le sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak, fut libéré de la prison de Spalerna à Léningrad (aujourd’hui Petersbourg).
Rabbi Yossef Its’hak avait été arrêté par des agents de la GPU (police secrète soviétique, précurseur du KGB) et la Yevsektsia (la section juive du parti communiste) pour les efforts qu’il déployait pour soutenir et promouvoir la vie juive sous le régime communiste. Il avait été condamné à mort . Mais sous les pressions internationales, le régime soviétique avait commué cette peine en sentence de dix ans de travaux forcés en Sibérie puis en en exil de trois ans à Kostroma, ville intérieure de la Russie. Le 3 Tamouz, il fut libéré de prison et envoyé en exil. Neuf jours plus tard, le 12 Tamouz se produisit une nouvelle phase de la libération du Rabbi : un ordre le libérant et lui permettant de regagner son domicile de Leningrad. Quelques mois plus tard, il fut autorisé à quitter le pays. En dehors des frontières de la Russie, le Rabbi continua à diriger ses réseaux souterrains d’émissaires et d’activistes qui apportèrent et continuent d’apporter de l’aide matérielle et spirituelle aux Juifs dans tous les recoins de l’empire soviétique.
Dans une lettre écrite lors du premier anniversaire de sa libération, Rabbi Yossef Its’hak écrit : « Ce n’est pas seulement moi que D.ieu a libéré ce jour, mais également tous ceux qui s’appellent Israël ». Rabbi Yossef Its’hak s’en était pris au parti tout puissant et il l’avait emporté. Ceux qui cherchaient à détruire la vie juive en Union Soviétique furent eux-mêmes obligés de concéder qu’ils n’avaient pas le droit d’empêcher un Juif de pratiquer sa foi.
Maintenant, conclut le Rabbi, en 1991, «  après plus de six décennies, nous avons eu le privilège d’assister à une autre réalisation de la victoire du Rabbi et du judaïsme soviétique. La transformation miraculeuse qui est en route dans ce pays est le développement consécutif au miracle du 3 Tamouz.  »
Nous avons ici un « miracle naturel » des plus grands. D’une part, c’est une chaîne d’événements qui transcendent l’ordre et les termes naturels. Suggérer dans les heures les plus noires du stalinisme qu’un individu unique pouvait contrer tous les droits du parti tout puissant pour déraciner le Judaïsme en Union Soviétique et persévérer en affirmant que l’étranglement de millions de personnes cesserait, autrement dit, prévoir 1991 en 1927, était aussi prodigieux que le fait que le soleil change sa course. Toutefois et en même temps, c’était un miracle naturel comme le montrent tout d’abord le fait que le sauvetage du Rabbi put avoir lieu avec le consentement de ceux-là mêmes qui l’avaient condamné (un changement de l’intérieur) et d’autre part le fait que la victoire ne fut ni immédiate ni complète d’emblée, mais qu’elle survint par phases et continua à se déployer durant de nombreuses années.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

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lundi 15 juin 2015

 
Les sept mitswoth des Bnei Noah

2. Il ne faut pas jurer au nom de D-ieu
 
Maudire le Créateur – ou utiliser Son Nom pour maudire une de Ses créations – c'est une manière de faire preuve d'une foi incomplète (ou la croyance incomplète de son Absolue Unicité). C'est la seule interdiction qui implique le discours plutôt que l'acte et qui prouve l'importance de l'attribut humain unique qui est la parole. 
 
3. Ne pas tuer
 
Il nous est interdit de commettre un homicide. D-ieu nous a chargé de protéger et de sauvegarder la vie humaine, la nôtre et également celle des autres personnes. À l'exception des cas de légitime défense et des actions qui sont commises pendant les guerres, la punition pour le meurtre est la peine capitale. De fait, il est écrit : "Celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé ; car l'homme a été fait à l'image de D-ieu." (Genèse 9:6).
 
Il est également interdit de faire du mal à une autre personne, y compris à un fœtus. C'est pour cela que l'avortement est interdit. À propos du verset que nous venons de citer, le Talmud nous enseigne que cela concerne aussi “un homme qui est dans un homme." (Sanhédrin 57b).
 
Une personne malade ou blessée ne devrait pas voir sa vie écourtée. "Et à l'homme qui frappe son frère, Je redemanderai la vie de l'homme." (Genèse 9:5). Cela veut dire que même si nous ressentons énormément de compassion pour une personne qui souffre, il est interdit de faire quoi que ce soit pour raccourcir sa vie. En d'autres termes, l'euthanasie et “tuer par pitié” sont interdits.
 
D-ieu nous a demandé de sauver la vie humaine, y compris la nôtre. Il est écrit : "Toutefois encore, votre sang, de votre vie, J'en demanderai compte." (La Genèse 9:5). Par conséquent, le suicide est interdit.
 
La masturbation masculine (répandre sa semence en vain) est aussi désapprouvée car considérée comme un acte à caractère meurtrier, comme on le voit dans l'histoire de Er et Onan qui devaient respecter les sept mitswoth des Bnei Noah. La masturbation est punie par une sanction divine.

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Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.