Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil
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mercredi 3 août 2011

D-ieu nous montre le troisième Beth Hamikdach


3 Av 5771 – Mercredi 3 Août 2011 / Paracha : Dévarim / Chabbat ‘Hazon


Période des 3 semaines : du 17 tamouz au 9 av : du 19 juillet au 9 août 2011.


Lors de chabbat 'Hazon (chabbat de la vision), D-ieu nous montre le troisième temple nous enseigne Rabbi Lévi Itsh'ak de Bérditchov. Ce chabbat tombe toujours paracha Devarim. Il précède la destruction du Beth-Hamikdach qui eut lieu le 9 Av.
Quel est le point commun qui unit ces deux événements : la sidra de Devarim et le chabbat 'Hazon ?
Le livre de Devarim est une suite de remontrances, de rappels et de directives que Moché adresse à la génération qui entre en Israël. Cette assemblée est moins méritante que celle qui a vécu et s'est éteinte dans le désert. Elle a une compréhension de la Torah assimilable à l'audition d'une idée. Tel un homme qui saurait décrire un objet dont on lui a conté les pourtours et les aspects. Elle sait reproduire un développement divin qu'elle a entendu. Une telle compréhension a ses limites et peut véhiculer des questions. Leur  ancêtres quand à eux saisissaient les idées de la Thora aussi facilement que l'on peut décrire un objet que l'on a vu.
Les conclusions qui découlaient d'une telle étude étaient bien plus élevées. Elles offraient à l'homme une compréhension sans limite de la torah. Tel un homme qui a vu un objet. Rien ni personne ne pourra lui faire croire l'inverse de ce qu'il a perçu.
C'est là la différence entre « entendre » des paroles de Thora et les « voir ». La génération qui entre en Israël sait les « entendre ». Ceux qui ont vécu dans le désert savaient les « voir ».
Pour autant, même si en ne sachant « qu'écouter » les paroles de Torah, ils se situaient à un niveau de compréhension inférieur à ceux qui savaient « voir » ces mêmes propos, ils avaient cependant une supériorité sur leurs ancêtres. En effet, ils sont ceux qui entrent en Israël. Ils connaîtront la  pleine quiétude en édifiant le tabernacle à Chilo et le temple à Jérusalem.
Chabbat 'Hazon reprend ces idées. Même s'il s'inscrit toujours dans une période marquée par le deuil et la destruction des deux premiers temples, il est annonciateur d'une nouvelle sans précédent, la vision du troisième temple. Telle cette génération qui entre en Israël. Elle ne sait que « comprendre » la Torah, et pourtant c'est elle qui va donner le jour à la Maison de D-ieu à Chilo et à Jérusalem.
En cela, la paracha Devarim - qui nous présente une génération qui entendait les paroles de Thora sans savoir les voir - et le Chabbat 'Hazon- qui tombe toujours durant les neuf jours - sont liés par un point commun : ils annoncent tous deux un merveilleux événement, le  tabernacle à Chilo et le temple à Jérusalem pour cette génération présentée dans paracha Devarim, comme le troisième temple pour nous qui allons vivre ce Chabbat 'Hazon. Il aura lieu ce Chabbat Devarim.     

Que D-ieu fasse que nous percevions très prochainement le troisième temple, avec la révélation dès aujourd'hui de notre juste Machia'h.
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ot Vol II - Paracha Devarim.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 1 août 2011

Notre alliance avec D-ieu

1er Av 5771 / Paracha : Dévarim

Période des 3 semaines : du 17 tamouz au 9 av : du 19 juillet au 9 août 2011.

Avishaï Menahem Ben Hanna -6ans- à besoin de nous.Alors, unissons-nous autour de l’étude de cette « lettre de Torah » et des mitsvots qu’elle génère pour sa guérison.


Lorsque deux amis établissent entre eux une alliance, elle est destinée à rappeler à chacun d'entre eux leurs engagements dans les moments les plus difficiles. Durant les instants où l'amitié qui les liaient n'apparaîtra plus, l'alliance contractée viendra leur rappeler qu'ils se sont jurés un jour d'être solidaire l'un de l'autre.
Lors de l'alliance que D-ieu établit avec Avraham (l'alliance des morceaux- brit ben abétarim), l'Eternel annonce à Avraham que sa descendance connaîtra l'exil.
Pourquoi D-ieu évoque et envisage lors de cette union, où l'amour qui unit les deux parties est à son zénith, l'exil et ses souffrances ?
Nous n'avons pas seulement été envoyés en exil pour pouvoir y expier nos péchés. Si tel était le cas, les souffrances propres à l'exil auraient du s'amoindrir au fil des années. Or bien au contraire, nous constatons qu'avec l'avancée de l'exil, le poids des épreuves est plus lourd. Il y a donc une autre raison qui justifie notre présence en terre étrangère. Quelle est- elle ?
Un maître enseigne à son élève une matière. Subitement, une nouvelle idée jaillit dans son esprit. Désirant saisir cette nouvelle réflexion, il détourne son attention de son disciple. Il pourra alors mieux cerner cette pensée. Plus cette nouvelle idée sera dense, plus l'enseignant se fera distant de l'écolier. Pour autant, le fossé qu'il instaure entre eux deux est doublement utile. Il permettra au maître de saisir l'idée et de la retransmettre par la suite à l'élève.
Le disciple ne doit donc pas être affligé de l'éloignement momentané de son instructeur.
D-ieu est ce maître et nous sommes cet élève. Il a détruit Sa maison et nous a envoyé en exil afin de nous placer un temps loin de Lui. Cette distance lui permet de nous rendre apte à vivre une autre période, celle des temps messianiques. Plus cette époque approche, plus les souffrances se font nombreuses car elles sont l'ultime expression de notre préparation à ces moments délicieux. Ces instants obscurs ne doivent donc pas nous affliger. Ils révèlent l'imminence de la délivrance ultime.
A nous de témoigner à D-ieu notre amour et notre désir ardent de Le revoir de nouveau parmi nous. Afin que la « préparation » cède la place à la délivrance avec la venue de notre juste Machia'h. C'est pourquoi D-ieu évoque l'exil lors de « l'alliance des morceaux ». Il ne contredit pas l'engagement mutuel. Son évocation nous enseigne que c'est « grâce » à l'exil, que nous connaîtrons les temps messianiques. 
Que D. fasse qu'aujourd'hui encore, la délivrance ultime succède à l'exil, en recevant dès à présent notre juste Machia'h.           

 Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ot Vol II Sih'a III - Paracha Devarim.
  En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.