Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

lundi 7 novembre 2011

Avraham notre père vit D... « Et D.ieu lui apparut dans les plaines de Mamré » - Genèse 18, 1

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

10 Mar ‘Hechvan 5772

C'était le troisième jour après qu'Abraham fut entré dans une alliance éternelle avec D.ieu. A l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, à la requête de D.ieu, Abraham s'était lui-même circoncis. Maintenant, alors qu'il était assis à l'entrée de sa tente, D.ieu lui apparut. Il est intéressant de noter que le verset ne dit pas que D.ieu apparut à Abraham, mais « D.ieu "lui" apparut. »

À la lecture de ce verset, il nous faut comprendre qu'en tant que descendant d'Abraham, en tant qu'individu ayant été introduit dans « l'Alliance de notre Père Abraham », chacun de nous est un héritier de tout son patrimoine spirituel, y compris du fait que D.ieu se révèle à « lui » le jour de sa circoncision tout comme Il se révéla à Abraham. « Lui » signifie donc vous et moi. La différence ? Abraham vit concrètement cette révélation, contrairement à la plupart d'entre nous.

Le 20 'Hechvan, qui tombe toujours à proximité de la paracha de Vayéra, est le jour de l'anniversaire du cinquième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Chalom DovBer (1860-1920). Alors qu'il était un jeune garçon de cinq ou six ans, il se rendit chez son saint grand-père, Rabbi Mena'hem Mendel, le troisième Rabbi, lors du Chabbat Parchat Vayéra, à l'occasion de son anniversaire. L'enfant éclata en pleurs : « Pourquoi, sanglota-t-il, D.ieu se révéla-t-il à Abraham et pas à nous ?! »

Le Rabbi répondit : « Quand un Juif juste, à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, décide de se circoncire, il mérite que D.ieu se révèle à lui. »

L'histoire fut plus tard relatée par Rabbi Chalom DovBer et rendue célèbre par son fils, Rabbi Yossef Its'hak, le sixième Rabbi de Loubavitch.

Mais pourquoi nous dire que D.ieu se révèle seulement « à un Juif juste qui décide de se circoncire à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans » ? Pourquoi la Torah nous raconte-t-elle un épisode que ne semble pas concerner le Juif moyen ?

Le petit Chalom DovBer avait bien compris à quel point Abraham était grand par rapport à nous. Mais, arguait-il, Abraham était notre père et, en tant que ses héritiers, nous avons reçu toute la grandeur spirituelle qu'il a accumulée, y compris la récompense qu'il reçut pour avoir courageusement choisi de se circoncire à un âge avancé. Dès lors, pourquoi ne pouvons-nous percevoir D.ieu comme Abraham le put ?

Rabbi Mena'hem Mendel expliqua : Certes, nous avons tous reçu les mêmes sublimes niveaux de divinité que ceux qu'Abraham reçut et intériorisa en ce jour décisif. Mais pour percevoir cette révélation, il nous faut nous-mêmes être méritants. Nous pouvons hériter d'un cadeau, mais le raffinement nécessaire pour le percevoir ne peut pas venir de quelqu'un d'autre : cela, il nous faut l'accomplir nous-mêmes.

Que D. fasse que toutes les prières que nous adressons à l'Eternel afin qu'Il nous libère de cet exil nous donnent le mérite de recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Chabbat Vayéra 5752 (1991).

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 6 novembre 2011

Avraham avait raison d'insister

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

9 Mar ‘Hechvan 5772

Avraham révélait l'existence de l'Eternel à toutes les personnes qu'il rencontrait. Il recevait des gens à sa table et leur demandait de bénir l'Eternel à la fin du repas. Si ses hôtes refusaient de remercier le Maître de l'univers, il leur demandait une somme excessive pour les mets copieux qu'il leur avait servi. Devant de telles exigences, les hôtes obtempéraient et bénissaient le créateur de l'univers.


Pour autant quelle valeur peut avoir une bénédiction arrachée de la sorte aux invités ? Tandis que dans leur fort intérieur ils n'étaient pas enclins à admettre l'existence d'un D. unique et omniprésent ?

Le cerveau comme le coeur de l'homme désirent ardemment saisir les idées nouvelles qui se présentent à eux. Pour autant il peut arriver que la grossièreté du corps soit un obstacle à ce nouveau message.

Dès lors, comment cet individu peut-il de nouveau devenir sensible à ces enseignements ?

Sa vulgarité étant une barrière au message de la thora, il se doit de la briser. C'est dans cet état d'esprit qu'Avraham abordait parfois ses invités. Lorsqu'il les recevait chez lui, son premier but était de leur faire prendre conscience de l'existence de l'Eternel. S'ils refusaient d'adhérer à cette idée, il se devait de briser ce blocage en exigeant de leur part une importante somme d'argent pour le repas qu'ils avaient consommé.

Cet électrochoc les ramenait aux vraies valeurs de la vie. Un D. unique dirige le monde et c'est vers Lui qu'il faut se tourner pour le remercier de tous les bienfaits qu'Il nous prodigue.

C'est alors que ces itinérants adressaient à l'Eternel une bénédiction qui émanait du fond de leur coeur. Cette analyse nous montre combien Avraham avait raison d'insister auprès de ses invités afin qu'ils bénissent D.

Que D. fasse que toutes les prières que nous adressons à l'Eternel afin qu'Il nous libère de cet exil nous donnent le mérite de vivre dès aujourd'hui la délivrance ultime en recevant notre juste Machia'h dès à présent.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XV - Paracha Vayéra.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

vendredi 4 novembre 2011

Etre fort

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7 Mar ‘Hechvan 5772

Les relations diplomatiques constituent aujourd'hui la règle première qui orchestre les rapports entre deux états. Dans ces sphères d'échanges où la défense de ses propres intérêts prime sur toutes autres considérations, il peut arriver que les politiciens adoptent des attitudes contraires à la thora. Leurs raisonnements les mèneront à des conclusions opposées à nos valeurs juives.

La Thora nous interdit de rester insensibles à la mort de notre prochain. Que ce soit en se détournant de ses problèmes comme des dangers qui le menacent. Elle a exprimé cet interdit à travers les termes : «Tu ne seras pas tenu pour responsable de la mort de ton prochain».

Cette exigence constitue pour le Rabbi de Loubavitch, le point de départ de toute réflexion, quand à l'attitude à avoir à l'égard des pays qui nous entourent. Dans cet optique, les compétences de l'armée, l'analyse des experts militaires comme l'expérience des généraux doivent être mis à contribution afin de préserver et d'assurer la sécurité, de plus de quatre millions de juifs vivant en Israël.

Dans ce schéma, toute considération d'ordre financière, diplomatique, relationnelle ne peuvent que venir contredire cette démarche. Notre devoir à nous est donc de savoir faire preuve de détermination et de fermeté, dans les projets que nous entamons, comme dans les décisions que nous considérons devoir prendre, pour le bien des habitants de notre terre.

Sans ne jamais se soucier du quand dira-t-on international. Il n'a jamais eu le pouvoir de rendre la vie à un homme tué, suite à une attaque meurtrière. Il ne peut donc pas peser dans la balance, quand à la décision à prendre pour la sécurité des habitants de notre pays.

Les Etats-Unis ont toujours privilégié cette attitude. Se soucier de leur devenir sans ne jamais tendre l'oreille aux nations, fusse face à la France ou l'Angleterre qui furent en leur temps de très grandes puissances devant les Etats-Unis qui étaient en train de naître en terme de nation. Ce choix leur a permis de devenir une importante puissance économique. Ils demeurent aujourd'hui encore, fidèles à ce principe.

Que D. fasse que nos prières et nos démarches soient entendues. Que notre terre demeure pleinement entre nos mains et que nous ayons le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chlémout Haarets- Y.Y Goutnick

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

jeudi 3 novembre 2011

La pérennité de notre identité juive

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6 Mar ‘Hechvan 5772

Lors de sa conclusion, le traité H'aguiga évoque la pureté et l'impureté des ustensiles du Beth Hamikdach. Il y est enseigné que le « Mizbéah' Hazaav-l’autel en or » comme celui en « Neh'ochét-en cuivre » ne pouvaient pas devenir impurs. Rabbi Eliézer et les Sages s’accordent sur la loi : les deux autels ne peuvent pas devenir impurs. Mais ils discutent sur la raison de cette décision.

Penchons nous sur leur divergence d’opinion à ce propos.

Pour Rabbi Eliézer ces deux autels sont comparés à la terre. De même que la terre ne peut pas être souillée par une impureté ainsi ces deux autels ne peuvent pas être rendus impurs. Pour les sages les deux autels sont dissociables. Seules leurs couvertures sont susceptibles de devenir impures. Elles qui sont faites en or ou en cuivre. Pour autant cela ne pourra jamais nous mener à une situation où l’ensemble de l’édifice puisse devenir impur. Le cœur de la construction étant fait d’une autre matière. Ces couches superficielles de minerais ne pourront donc jamais menacer la pureté de l’édifice. C’est pourquoi ces deux autels demeureront toujours purs.

Quelle leçon peut-on tirer de cette divergence d’opinions dans notre service de D… ?

L'or et le cuivre représentent la richesse et la pauvreté. Chacune de ces deux situations peuvent mener l'homme à oublier D... . Que ce soit par excès d'opulence ou à cause des difficultés qu’il rencontre pour gagner sa vie. Selon cette lecture du texte, en quoi divergent Rabbi Eliézer et nos Sages ?

Rabbi Eliézer comme les Sages s'accordent sur le fait qu'aucun de ces écarts ne peut souiller l'étincelle divine d'un juif. Pour Rabbi Eliezer cela est du à l'intense attachement à D... qui réside au fond de nous. Pour lui même lorsque la terre est piétinée elle n'exprime aucune volonté, ainsi l'unique désir qui sommeille en chacun de nous est l'attachement à la thora. C’est pourquoi ni la richesse ni la pauvreté ne peuvent entacher notre union à D… .

Pour les Sages les écarts de l'homme envers D.... ne sont que superficiels. Ils n'entachent en rien les profondeurs d'un juif d'où brille un perpétuel amour pour l’Eternel. Pareils à ces couches d'or et de cuivre superficielles qui ne peuvent conduire l'impureté vers l'intérieur de l'édifice demeuré pur. C’est pourquoi un juif ne peut se détourner de son créateur, quelle que soit la situation dans laquelle il est placé.

Que D… fasse que notre attachement à l’Eternel depuis la nuit des temps nous donnent le mérite de connaître la délivrance ultime en recevant notre juste Machiah’ aujourd’hui même.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch – Likoutei Sih’ot Vol III – Paracha Léh’ Leh’a.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu 

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 2 novembre 2011

L'utilité des biens matériels

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5 Mar ‘Hechvan 5772

Pour libérer de captivité son neveu Loth, Avraham se lance dans une guerre contre quatre rois et leurs armées. Ils sont puissants puisqu'ils ont vaincus auparavant une armée à la tête de laquelle marchaient cinq rois. Pourtant Avraham gagne miraculeusement cette bataille. A travers cet événement, le monde entier découvre que l'Eternel est à ses côtés. Cependant notre ancêtre Avraham s'interroge : Pour avoir eu D. à mes côtés de façon surnaturelle, mon mérite a t-il été consommé ? Ayant connu une telle victoire sur mes adversaires, puis-je encore aspirer à connaître la gloire et les honneurs ?

Cette interrogation nous semble difficile à comprendre. Avraham sert D. par amour. Son seul but est d'accomplir la volonté de son Créateur. Ses aspirations ne sont pas d'ordres matériels ou sociaux. Pourquoi se soucie t-il d'un bienfait qu'il ne recherche nullement ?

A travers cette victoire militaire Avraham a pu sanctifier le Nom de D. . Là se trouve son véritable but. L'argent et les honneurs ne sont là que pour servir ce projet. Dès lors nous comprenons mieux sa réflexion. Dépourvu de tout mérite signifie pour lui, ne plus avoir l'assurance de pouvoir montrer au monde entier combien D. est le maître du monde !

Pour répondre à cette crainte D. lui fit savoir qu'après sa victoire miraculeuse sur les quatre rois, nombreux étaient les mérites qui demeuraient à son actif. Avraham fut rassuré. Il savait à présent qu'il recevrait de nombreuses autres récompenses matérielles qui lui permettraient de sanctifier à maintes reprises le Nom de D. ici-bas.

Que D. fasse que les nombreuses promesses matérielles faites par nos sages sur les temps messianiques se réalisent dès aujourd'hui, afin que le nom de l'Eternel puisse être pleinement sanctifié à travers nos actions, en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XX - Paracha Lé'h Le'ha.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu

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mardi 1 novembre 2011

La quête de soi

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4 Mar ‘Hechvan 5772

Lékh Lékha, ces mots qui débutent l'appel de D.ieu à Abraham, qui mit en route et définit l'histoire juive, signifie littéralement « Va vers toi ». «Va vers toi, ordonna D.ieu au premier Juif, de ta terre, de ton pays natal et de la maison de ton père, vers la terre que Je te désignerai. »

Quand l'appel divin résonna, Abraham pouvait se prévaloir d'une vie de découvertes et d'accomplissements autour de lui sans précédent. Il était l'homme qui avait découvert la vérité du D.ieu Unique, celui qui avait affronté le roi le plus puissant de son temps, bravé la mort dans une fournaise ardente au nom de ses croyances et converti des milliers de gens à la foi et aux valeurs monothéistes. Tout cela, il y était arrivé entièrement par lui-même, sans maître, guide ou voix divine pour le diriger, avec rien d'autre que son immense esprit et sa quête passionnée de la vérité pour le conduire.

Et puis, dans sa soixante-quinzième année, survint le commandement divin: « Va vers toi-même! » Maintenant que tu as achevé tes explorations et atteint tes objectifs, tourne-toi vers l'intérieur et entame un voyage dans l'essence de ton propre être. Paradoxalement, plus notre voyage est personnel, plus nous avons besoin d'être guidés et aidés.

Ce paradoxe est implicite dans la première directive au premier Juif mentionnée dans la Torah. Quand il est ordonné à Abraham « Va vers toi-même », il est enjoint à cet homme ingénieux, artisan de sa propre réussite, de mettre de côté ses talents innés (« ta terre »), la personnalité qu'il a développée pendant sept décennies et demie d'interaction avec son environnement (« ton pays natal ») et la sagesse découverte et formulée par son esprit phénoménal (« la maison de ton père ») et de suivre « aveuglément » D.ieu « vers la terre que Je te désignerai ».

Dans nos voyages extérieurs, notre savoir, nos talents et notre personnalité sont les instruments de notre exploration du monde autour de nous. Mais dans la quête de notre véritable soi, ces mêmes instruments - qui constituent en eux-mêmes un « soi » extérieur et superposé à notre essence - dissimulent autant qu'ils révèlent, déforment alors même qu'ils éclaircissent.

Nous utilisons ces instruments dans notre quête - nous n'en avons pas d'autres. Mais si notre voyage doit nous conduire à l'essence de nous-mêmes plutôt que vers un mirage, il doit être guidé par Celui qui nous a créés à Son image et a inscrit le schéma de nos âmes dans Sa Torah.


Que D... Fasse que ce voyage que D. nous enjoint de faire dans notre sidra, « Va vers toi » soit éclairé par le luminaire de la torah, la 'hassidout, et que cette démarche nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Paracha Lé'h Le'ha.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

La circoncision d'Its'hak et d'Ichmaël

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3 Mar ‘Hechvan 5772

Avraham reçoit de D. l'ordre de circoncire sa propre personne comme les gens de sa maison. Son fils Ichmaël réalise ce commandement à l'âge de treize ans tandis qu'Its'hak subit cet acte à huit jours. Plus tard souligne Rachi ces deux enfants se disputeront le privilège d'avoir réalisé le commandement de D. au bon moment.

Ichmaël affirmera qu'en s'étant circoncis à treize ans il a été celui qui a réalisé la plus belle mitsva. Consciemment il a accepté d'entailler sa chair. Ce geste lui a permis d'entrer dans l'alliance de D. . Its'hak arguera l'inverse. A ses yeux il est le plus méritant des deux. En effet il s'est uni à l'Eternel dès le huitième jour de sa vie.

A première vue nous comprenons l'argumentation rationnelle d'Ichmaël. Cependant comment saisir la supériorité du geste d'Itsh'ak en ayant subi la circoncision, malgré lui, huit jours après sa naissance ?

La circoncision (brit milah) ôte à l'homme le prépuce de sa chair. Pour autant ce n'est pas l'enfant qui entre à cet instant dans l'alliance de D. . C'est l'Eternel qui le fait pénétrer dans Son alliance éternelle.

Pour autant quelles sont les conditions requises par l'Eternel pour s'allier à Lui à ce moment?

L'acceptation comme la soumission à l'événement sont les deux aptitudes requises. Par contre l'ego et la perception intellectuelle de cette union perturbent l'alliance qui voit le jour entre l'Eternel et l'homme.

C'est pourquoi Its'hak a eu raison d'affirmer que son acte était plus élevé que celui d'Ichmaël. Agé de huit jours lorsqu'il fut circoncis il ne mêla pas à l'événement une façon de le saisir ou un sentiment qui aurait pu motiver une telle décision. Il était entièrement effacé devant l'Eternel. Lui qui était présent pour l'accueillir dans Son alliance.

Ichmaël quand à lui eut une attitude différente. Il participa à l'évènement en livrant sa perception du sujet. Qu'elle soit intellectuelle ou émotionnelle. La place qu'il fit à l'Eternel fut donc de moindre importance. L'alliance qui en découla ne pouvait donc avoir qu'une dimension plus faible, comparée à celle que l'Eternel avait réalisé avec Its'hak, qui avait «su» complètement s'effacer.

En ce sens Its'hak avait en effet réalisé une plus belle mitsva qu'Ichmaël.


Que D. fasse que nos efforts emplis de soumission et emprunts de compréhension qui trouvent grâce devant l'Eternel nous donnent le mérite de recevoir aujourd'hui même notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ot Vol XXV - Paracha Lé'h Le'ha.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.