Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mardi 22 novembre 2011

Un héritage de rire L’histoire de l’homme ? Un voyage de Toledot en Toledot...

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

25 Mar ‘Hechvan 5772

Avraham nomma le fils... que Sarah lui avait donné, Its’hak (« rire »). Et Sarah dit : « D.ieu m’a fait rire ; tous ceux qui l’entendront riront pour moi. »

                                                       (Beréchit 21, 3-6) 

Alors nos bouches seront remplies de rire et nos langues de chant.

(Tehilim 126, 2) 

La Torah se divise en 54 Parachas (« sections » ou « portions ») dont chacune est étudiée et publiquement lue à la synagogue, une semaine de l’année. Chaque Paracha possède un nom dérivé de ses versets d’ouverture. Mais rien ne détermine quel est le ou les mots choisis pour l’identifier. Pour donner un exemple, les sections commençant par les mots « et Kora’h prit... » et « et Balak vit... » sont respectivement dénommées Kora’h et Balak Mais la section débutant par « et Yaacov sortit... » est appelée Vayétsé (« et il sortit ») et celle qui s’ouvre sur « et Yéhouda s’approcha de lui... » est appelée Vayigach (« et il s’approcha ») et non Yaacov et Yéhouda.

Les Maîtres ‘hassidiques expliquent que le nom de chaque Paracha renferme une leçon qui est liée au thème majeur de la section en tant qu’entité et acquiert une signification éternelle pour chaque génération. Ainsi chaque Paracha reçoit le nom le plus approprié et le plus significatif pour notre vie.

La Paracha de cette semaine : Toledot (« les chroniques » ou « la progéniture ») prend son nom des mots qui l’amorcent : « et voici les chroniques de Its’hak ». Mais il y a cinq semaines, nous avons lu une Paracha qui commençait par « et voici les chroniques de Noa’h » et cette section était intitulée : Noa’h. Bien sûr, le même nom ne pouvait être donné à deux reprises. Mais si le choix de Toledot ne se situait que par rapport au premier mot adéquat dans le verset qui ouvre la Paracha, on aurait dû s’attendre à ce que la section Noa’h soit appelée Toledot et notre section, pour la distinguer, aurait dû être appelée Its’hak. Il est donc évident que quelque chose dans les chroniques de Its’hak en fait une source plus adéquate pour nommer la Paracha Toledot que celle de Noa’h.

Car Toledot n’est pas un simple nom : c’est un mot qui embrasse le cosmos, s’étend tout au long du cours de l’histoire et décrit notre but dans la vie. Après avoir relaté la création du monde par D.ieu en six jours et Sa désignation d’un septième jour de repos, la Torah commence l’histoire de l’homme par les mots : « Voici les Toledot du ciel et de la terre à leur création... ».

Dix-huit livres et trois mille ans plus tard, la Torah conclut le livre de Ruth par les versets suivants :

« Et voici les Toledot de Pérets : Pérets engendra ‘Hetsron, ‘Hetsron engendra Ram, Ram engendra Aminadav, Aminadav engendra Na’chon, Na’chon engendra Salmah, Salmah engendra Boaz, Boaz engendra Oved, Oved engendra Yichaï, et Yichaï engendra David ».

· Le Midrach explique :

Le mot Toledot apparaît partout dans la Torah avec une orthographe déficiente (c’est-à-dire qu’il y manque la lettre Vav), à l’exception de deux occurrences : « voici les chroniques de Pérets » et « voici les chroniques du ciel et de la terre à leur création ». Pourquoi dans les autres cas manque-t-il le Vav ? A cause des six (vav) choses prises à Adam : sa luminosité, sa vie, sa stature, le fruit de la terre, le fruit des arbres et les luminaires... Car bien que le monde eût été créé parfait, cela fut endommagé par le péché d’Adam, et cela ne sera restauré qu’avec la venue de Machia’h, le descendant de Pérets.

L’histoire de l’homme est un voyage de Toledot en Toledot, du monde parfait que D.ieu créa, à la perfection restaurée avec l’ère de Machia’h. Comme le déclare simplement Rachi: « Les Toledot des justes sont leurs bonnes actions ».

· Les accomplissements de l’homme apparaissent sous deux formes : « les chroniques de Noa’h » et « les chroniques de Its’hak ».

Le nom « Noa’h » signifie « tranquillité ». Its’hak signifie « rire » Nombreux sont ceux qui rêvent de tranquillité et dévouent leur vie au but de transformer le chaos et le combat qui définissent notre existence présente en un monde tranquille. En fait, « la Torah fut donnée pour faire la paix dans le monde », pour unir ses forces et ses aspirations divergentes en un miroir harmonieux de la perfection de son Créateur.

Mais l’on peut également arguer que l’existence la plus tranquille n’est pas une existence, que si le but de la création était la tranquillité, ce but aurait été également (ou mieux) atteint en ne créant pas du tout de monde. Il est peu étonnant, dans ces circonstances, que bien peu d’entre nous n’obtiennent de satisfaction durable de la tranquillité. Nous voulons plus de la vie que l’absence de désaccord. Nous voulons la joie, nous voulons le rire dans notre vie.

C’est là le but ultime de la création : faire du monde une source de joie pour D.ieu et pour l’homme.

Ainsi, s’il existe une section de la Torah appelée « Toledot », il s’agit des Toledot de Its’hak plutôt que celles de Noa’h. S’il existe une «chronique» qui porte l’histoire de l’homme et la « progéniture » qui résume les fruits de son labeur, c’est une chronique de joie et une progéniture de rire.

Que D…fasse que notre engagement quotidien dans l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvots nous donne le mérite de recevoir dans la joie notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch – Chabbat Paracha Toledot 5744 (1983)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu





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lundi 21 novembre 2011

Essav était un homme très rusé

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

24 Mar ‘Hechvan 5772

Its'hak est en admiration devant son fils Essav pour sa précision dans la pratique des mitsvots. Essav est tellement zélé qu'il demande à son père : Comment prélève t-on la dîme sur le sel et sur la paille !? (Rachi 25.27)

Cependant il est difficile de comprendre en quoi une telle question sublime Its'hak !?

Aux yeux d'Its'hak, Essav doit savoir que la dîme se prélève en prenant 1/10eme de la quantité récoltée. Dès lors pourquoi dérange t-il son père pour une question aussi simple !? Désirerait-il passer pour un ignorant notoire ?!

Plus précisément, comment Its'hak peut voir en Essav à travers cette question, un homme zélé pour les mitsvots ? Au contraire son interrogation vient souligner qu'il ne connaît pas les lois de la Thora et qu'il ignore que le sel comme la paille sont dispensés du prélèvement de la dîme ! Dès lors qu'est-ce qui suscite chez Its'hak de l'admiration pour Essav ?

En fait Essav vient demander à son père une question beaucoup plus subtile. Il sait que le sel comme la paille sont dispensés de la dîme lorsque ces deux produits sont issus d'une récolte. Pour autant il « désire prolonger » un comportement ancestral. Son grand-père Avraham avait réalisé un autre prélèvement après avoir amassé un butin issu des combats. Il avait alors donné un 1/10 eme de sa fortune à Chem qui était prêtre (cohen). Cette dîme s'étendait à tous ses biens et ne concernait pas que la récolte.

De plus le dixième de ce patrimoine pouvait être calculé de deux façons. Soit en considérant la valeur brute du produit à l'instant présent, soit en l'estimant fonction de la valeur ajoutée qu'il serait capable d'apporter à un deuxième produit. Prenons le cas du sel et de la paille. Une quantité donnée de sel ou de paille se vend à un prix établi sur le marché. C'est là sa valeur pécuniaire. Prélever la dîme revient à donner 1/10 eme de ce montant estimé.

Cependant sa valeur monétaire peut être établie selon un autre mode de calcul. Le sel donne à un plat une saveur que rien ne sait égaler. Sans cet accompagnement le met serait fade. Dans ce nouveau schéma, de par la valeur ajoutée qu'apporte le sel, il a une valeur pécuniaire supérieure à celui de son coût au kilo par exemple. Le montant de la dîme sera donc beaucoup plus élevé.

Il en de même pour la paille qui permet de réaliser des briques. Considérée sous cet angle elle acquiert dès lors une « autre » valeur pécuniaire!

C'est dans cet esprit qu'Essav vient voir son père. Il désire donner 1/10eme de toute sa fortune comme le fit son grand-père Avraham. Cependant il ne sait pas quel mode de calcul appliquer ! C'est pourquoi il demande à Its'hak de l'aiguiller.

Cette question suscita chez Its'hak du respect pour son fils Essav. Même si ce dernier n'avait pas l'intention de réaliser ce qu'il énonçait, Its'hak vit en lui un homme qui désirait être le  « plus juste » dans le calcul des prélèvements auxquels il s'était astreint. C'est ce que souligne Rachi (25.27) « un homme pointilleux (à comprendre comme précis) dans l'accomplissement des mitsvots ».

   
Que D. fasse que l'intégrité avec laquelle notre peuple a depuis toujours servi le créateur nous donne le mérite de recevoir dès aujourd'hui notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Paracha Toldot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



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Its’hak ressemble vraiment à Avraham

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

23 Mar ‘Hechvan 5772


D... donna à Its'hak les mêmes traits de visage qu'à son père Avraham. Selon Rachi (25.19) ce miracle venait répondre aux moqueurs de cette génération qui prétendaient qu'Its'hak n'était pas issu de l'union d'Avraham et de Sarah, mais plutôt du passage de Sarah dans le palais d'Avimélè'h. Pour répondre à cet affront, D. créa Its'hak à l'image d'Avraham. Afin que tout un chacun puisse témoigner en le voyant qu'il est le fils de son père Avraham.

Pour autant qu'y a t-il de miraculeux à ce qu'un fils ressemble physiquement à son père ? N'est-ce pas là une loi naturelle qui s'exprime à travers cette ressemblance filiale ?

Un enfant qui ressemble physiquement à son père a les mêmes traits de caractère que lui. Mais cela n'est pas le cas dans notre situation. Avraham était l'expression de la bonté et de l'amour, que ce soit envers autrui ou à l'égard de D. . Its'hak reflétait la sévérité, il servait donc D. dans la crainte.

C'est pourquoi seul un miracle de D. pouvait permettre qu'ils aient la même apparence. Pour autant, cette similitude ne s'arrêtait pas à l'aspect physique. Elle s'étendait aussi aux traits de l'âme d'Avraham que nous retrouvons chez Its'hak. En effet c'est grâce à son père Avraham que la bonté devint une partie intégrante de la personnalité d'Its'hak. Son prénom le révèle, Il est associé au rire et à la joie (Itsh'ak-tsh'ok). Ces deux qualités ne purent se développer chez lui que grâce au fait qu'il était quelqu'un empli de bonté et de générosité. Ce bagage était le patrimoine de son père Avraham.

A l'inverse, la rigueur prit quand à elle place dans le coeur d'Avraham. En effet D. vit en lui un homme qui Le craignait. Ce fut lorsqu'il sut mettre de côté son amour filial, en acceptant de mener son fils Its'hak sur l'autel du sacrifice. Il était prêt à le tuer bien qu'il l'aimait plus que tout au monde. En surmontant cette épreuve, D. put affirmer au monde entier : Non seulement Avraham M'aime mais plus encore il Me craint et respecte mes commandements.

En cela Rachi (25.19) a raison d'affirmer qu'Avraham et Itsh'ak se ressemblaient de façon miraculeuse. Les sentiments d'amour et de crainte habitaient les deux patriarches.

Que D. fasse que notre peuple qui a tout particulièrement été dessiné à l'image de D. puisse connaître dès aujourd'hui la délivrance ultime en grâce à la révélation de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol XX-Sih'a I-Paracha Toldot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

vendredi 18 novembre 2011

La place de Sarah dans la vie d’Avraham (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

21 Mar ‘Hechvan 5772

Nos Sages déclarent qu’Adam et ‘Hava, ancêtres de toute l’humanité, sont enterrés à Makhpélah. Ainsi, avant l’enterrement de Sarah, la grotte de Makhpélah avait un lien avec l’humanité tout entière. L’enterrement de Sarah dans ce lieu, dans la continuité de la démarche qui fut la sienne durant toute sa vie, établit ce site comme l’héritage exclusif du peuple juif.

De même, concernant le mariage d’Its’hak, c’est le fait que les vertus spirituelles de Sarah se reflétaient chez Rivkah qui poussa Its’hak à la chérir. Lorsqu’il vit que ses lumières du Chabbat brûlaient d’un Chabbat à l’autre, que la pâte de son pain levait avec une bénédiction particulière et qu’une nuée de gloire planait au-dessus de sa tente, il sut que l’œuvre de sa mère n’avait pas pris fin. C’est alors que « Its’hak fut consolé ».

Plus encore, le récit tout entier du voyage d’Eliézer et du choix de Rivkah s’inscrivent dans la démarche de Sarah, s’agissant de garantir que l’épouse choisie pour Its’hak serait un digne réceptacle des bénédictions de la maison d’Abraham. C’est pour cette raison que, bien qu’Eliézer fût un serviteur dévoué et un disciple zélé d’Abraham, ce dernier refusa de prendre sa fille pour Its’hak. La femme d’Its’hak devait être issue des mêmes racines que celles qui avaient rendu possible le dessein spirituel et la bonté personnifiés par Abraham et Sarah.

Enfin, le dernier événement de cette paracha, la naissance des autres enfants d’Abraham, montre tout autant l’influence de Sarah. Car bien qu’Abraham eût engendré ces enfants, « il donna tout ce qu’il possédait à Its’hak. ». À ces enfants, « il fit des dons et, tandis qu’il vivait encore, il les relégua loin de son fils Isaac, vers l’orient, dans le pays de Kédem. ». S’inscrivant dans l’influence continue de Sarah, Abraham démontrait ainsi qu’il considérait Its’hak seul comme son véritable héritier.

Bien plus, Ichmaël lui-même reconnut cette distinction et, lors des funérailles d’Abraham, bien que plus âgé, il donna la préséance à Its’hak. En concédant que c’était à Its’hak que revenait le devoir d’enterrer Abraham, il soulignait le fait que c’était Its’hak qui perpétuait l’héritage spirituel d’Abraham.

Telle fut la contribution de Sarah. Quand Ichmaël s’était vanté d’être l’aîné et de mériter ainsi une double portion de l’héritage d’Abraham, ce fut elle qui fit en sorte qu’il comprenne qu’Its’hak serait le seul héritier d’Abraham.

Le nom de Sarah (שרה) est associé au mot hébreu serarah (שררה) qui signifie «domination». Car Sarah consacra sa vie à montrer la suprématie de l’esprit d’Abraham et à révéler que le but de son existence était d’exprimer cet esprit. Sa mort n’interrompit pas son influence. Comme l’indiquent les événements relatés dans la Torah, son « arbre » continua à donner des fruits, sa vie transcendait les limites de l’existence matérielle.

Les actions qu’une personne accomplit de son vivant en entraînent d’autres par la suite. Ainsi, la bonté dont une personne fait bénéficier sa famille et son environnement crée une dynamique bénéfique perpétuelle. Et cette dynamique continue de donner des fruits même après le décès de la personne, contribuant à augmenter le bien et la vertu dans le monde jusqu’à l’Ère de la Rédemption, où ces forces imprégneront toute existence.



Que D… fasse que les efforts réalisés par l’ensemble des générations de notre peuple pour recevoir le Machia’h se cristallisent aujourd’hui même.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - Dvar Mal’hout Paracha 'Hayé Sarah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

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jeudi 17 novembre 2011

Les deux grandes réalisations du Rabbi Rachab

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20 Mar ‘Hechvan 5772

Le Rabbi Rachab naquit le 20 'Héchvan 5621 (1860) et quitta ce monde le 2 Nissan 5680 (1920). Il fut le cinquième Rabbi de Loubavitch. Son règne fut marqué par deux grandes oeuvres. Il expliqua la 'Hassidout dans un style nouveau. Fidèle à ses prédécesseurs, il sut présenter les idées les plus profondes qui traitent du divin à travers des mécanismes intellectuels.


Pour autant il donna à ses enseignements un style particulier. Bien qu'emprunts de profondeurs, ses développements aboutissaient toujours sur une application concrète. Ses conclusions étaient pragmatiques. Leur clarté permettait à l'auditeur de les mettre en application immédiatement. Il devint alors plus aisé de se rapprocher de D. .

Ces deux qualités qui sont la profondeur du raisonnement et la netteté de la conclusion valurent au Rabbi Rachab le titre de « Rambam de la 'Hassidout ». En effet, Rabbi Moché Ben Maïmon (le Rambam) présenta lui aussi son oeuvre « Yad 'Hazaka » comme un édifice où la maîtrise du talmud et des décisionnaires côtoyaient la limpidité du raisonnement. C'est pourquoi ces deux grands hommes sont mis sur un même piédestal. Le premier est le Rambam dans la partie révélée de la Thora, le second est le Rabbi Rachab pour la partie cachée de la thora.

Une deuxième grande réalisation est l'oeuvre du Rabbi Rachab. La fondation de la yéchiva «Tom'héi Tmimim». Sa première spécificité fut d'inviter les élèves à étudier conjointement la partie révélée (niglé) et cachée ('Hassidout) de la thora. Sa seconde particularité fut d'exiger de chacun de ses étudiants de partager avec l'extérieur leurs connaissances. Ils devaient amener la chaleur du judaïsme et l'amour de la Thora dans tous les lieux où ces valeurs s'étaient estompées.

Fondée le 15 éloul 5657 (1897), cette institution se développe aujourd'hui encore dans le monde entier. En France, en Israël, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et partout dans le monde où la lumière de la 'hassidout se doit de briller, cette institution affirme son existence par sa présence.

Que D. fasse que les efforts que les Rébbéims ont investi pour fonder cette yéchiva, comme l'énergie que les élèves de ces institutions ont développé pour accomplir les directives des Rébbéims permettent à tout notre peuple de recevoir notre juste Machiah' dès aujourd'hui.        

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Séfer Hitvaadout 5751(1991)- Paracha Vayéra

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



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mercredi 16 novembre 2011

La place de Sarah dans la vie d'Avraham

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19 Mar ‘Hechvan 5772

La paracha 'Hayé Sarah (« La vie de Sarah ») commence par relater la mort de Sarah, qui va marquer la plus grande partie de la suite du récit. Ceci suscite une question évidente : pourquoi cette paracha s'intitule-t-elle « La vie de Sarah » ?

On peut répondre à cette question sur la base de la déclaration de nos Sages : «Yaakov, notre Patriarche, n'est pas mort. » Bien qu'il fût pleuré et enterré, ses descendants perpétuent son héritage spirituel. Ainsi donc, Yaakov est toujours vivant.

La même chose est vraie de chacun. C'est le contenu spirituel de notre vie, non notre existence physique, qui est fondamental. Cette dimension spirituelle n'est pas restreinte par les limites de l'existence mortelle.

C'est là le message caché dans le nom de cette portion de la Torah : l'idée que « l'arbre » spirituel de Sarah a continué à donner des fruits longtemps après que sa vie physique se soit achevée. Les trois éléments principaux de cette paracha sont : l'acquisition de la grotte de Makhpélah, la mission d'Eliézer de trouver une épouse pour Its'hak et le remariage d'Abraham avec la naissance de sa nouvelle progéniture - tous sont l'effet de la poursuite de l'oeuvre de l'esprit de Sarah.

Quelle était l'essence du service divin de Sarah ? Elle était l'épouse d'Abraham. En tant que telle, elle entretenait son potentiel, faisant en sorte qu'il soit concrètement utilisé de la manière la plus bénéfique.

Abraham pratiquait une bienfaisance totalement désintéressée, offrant l'hospitalité à tous les voyageurs, même à ceux qui déifiaient la poussière sur leurs pieds. Il donnait généreusement, sans se préoccuper de savoir si l'influence qu'il exerçait sur ses invités serait durable. Sarah, en revanche (et tout particulièrement à partir de la naissance d'Its'hak), aspirait à canaliser l'influence de son mari. Elle cherchait à la diriger vers ceux des bénéficiaires qui exprimeraient dans la sainteté les effets de cette influence.

Cette démarche se reflète dans la progéniture d'Abraham. Il engendra de nombreux enfants. Sarah, en revanche, enfanta seulement Its'hak. La générosité illimitée d'Abraham le poussait à considérer comme méritant même Ichmaël. Après que D.ieu lui eut annoncé la naissance imminente d'Its'hak, il pria : « Puisse Ichmaël puisse vivre devant Toi. » Par la suite, bien que D.ieu lui eût promis : « Je maintiendrai Mon alliance avec [Its'hak] comme alliance éternelle », Abraham, continua d'aimer Ichmaël et souhaitait l'élever sous son toit.

Ce fut Sarah qui demanda : « Renvoie cette servante et son fils, car [il]... n'héritera pas avec mon fils, avec Its'hak. » Sarah avait compris que tous les membres du foyer d'Abraham devaient être des personnes dont le comportement reflète l'héritage spirituel d'Abraham.

C'est sur cette base que nous pouvons apprécier l'influence de Sarah sur les événements décrits dans notre paracha. Abraham avait déjà reçu la promesse qu'il recevrait Erets Israël en héritage, mais cette promesse devait encore se réaliser. C'est par l'acquisition de la grotte de Makhpélah, manifestement associée à Sarah qu'une partie d'Erets Israël devint pour la première fois un héritage éternel pour le peuple juif. Pour la toute première fois, la nature spirituelle de notre Terre Sainte trouvait là une expression concrète.

Que D. fasse que les efforts réalisés par l'ensemble des générations de notre peuple pour recevoir le Machia'h se cristallisent aujourd'hui même. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch – Dvar Mal’hout Paracha 'Hayé Sarah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu

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mardi 15 novembre 2011

Le choix d'une épouse pour Its'hak

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18 Mar ‘Hechvan 5772

Avraham fait jurer à son serviteur Eliézer de lui ramener une épouse pour son fils Itsh'ak exclusivement de sa famille habitant 'Haran. De plus il ne désire pas qu'Eliézer emmène Itsh'ak en Canaan pour rencontrer sa future épouse.


Avraham explique à son serviteur le bien-fondé de ses exigences. Lorsque je vivais à 'Haran j'enseignais aux habitants du pays l'existence d'un D. unique. Cette population a adhéré à cette idée aussi longtemps que je me trouvais parmi eux. A présent, je vis depuis de nombreuses années en Canaan. En mon absence les gens de 'Haran n'ont pas pu prolonger un tel mode de vie. C'est pourquoi je ne désire pas que mon fils se mêle à ces personnes qui ne sont pas emplis de la crainte de D. .


Cette explication généra chez Eliézer une question. Pourquoi ne pas rechercher dès lors un parti pour Its'hak parmi les filles qui vivent en Canaan ? Etant donné qu'Avraham vit parmi eux et leur enseignent l'unicité de D., elles seront empreintes de la crainte de l'Eternel.


Pour autant Avraham pressentit cette éventualité et désirait l'éviter. C'est à travers les enseignements qu'il livra à son serviteur avant que ce dernier se mette en chemin, qu'il éluda cette proposition.


C'est pourquoi il lui souligna qu'il est vrai qu'il avait accoutumé les gens qui vivaient ici à associer D. à leurs discussions, pour autant ils n'étaient pas suffisamment emplis de la crainte de D. pour être considérés comme un bon parti pour son fils Itsh'ak. Voilà pourquoi il désirait une fille issue de sa propre famille.


En optant pour un tel choix il était assuré qu'elle serait dotée de bonnes qualités. Il est certain que le fait qu'elle vivait actuellement parmi des gens qui n'évoquaient pas l'Eternel lorsqu'ils discutaient entre eux était un handicap. Pour autant Avraham préférait s'appuyer sur les qualités héréditaires de sa famille. Seul ce critère de sélection lui donnait la certitude qu'Eliézer ferait un bon choix pour son fils Itsh'ak.


C'est pourquoi Eliézer ne put prendre une fille de Canaan pour Its'hak



Que D. fasse que de même qu'Eliezer mena à bien sa mission en trouvant une fille pour Itsh'ak, qu'ainsi le Machiah' qui vit déjà parmi nous puisse réussir à nous sortir d'exil dès aujourd'hui. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Likoutei Sih'ots Vol XV-Paracha 'Hayé Sarah

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

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