Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 23 mai 2012

Une grande nation

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

3 sivan 5772

« Et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim», une nation sainte » (Exode 19,6)


Les enfants d'Israël sont arrivés au mont Sinaï le premier sivan. Dès le deux de ce mois, Moché leur enseigna le premier des enseignements nécessaire afin qu'ils puissent se préparer convenablement à recevoir la thora. Il leur déclara au nom de l'Eternel : « Et vous serez pour Moi un royaume de prêtres ».

« Mamlé'hét cohanim - Royaume de prêtres » c'est ainsi que l'a compris le Ramban. Pour Rachi, « cohanim » n'est pas à traduire ici comme à l'accoutumé par « prêtres » mais par «princes». « Vous serez pour Moi un royaume de princes » déclare donc l'Eternel, selon Rachi.

Pour autant qu'est-ce qui a poussé Rachi à adopter une autre traduction du mot «cohanim»?

Les prêtres ont été désigné pour servir D-ieu dans le Beth Hamikdach. C'est pourquoi leurs fonctions les invitent à se détacher de ce monde matériel et de ses tentations. En réalisant ce travail sur eux-mêmes, ils s'élèvent dans la sainteté. Ils deviennent alors une assemblée sainte qui ne vit que pour D-ieu. Cette notion est aussi évoquée pour les enfants d'Israël à travers la déclaration de D-ieu: « (et vous serez pour Moi). une nation sainte ».

En amont de cette autre déclaration vient l'affirmation : « et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim» ». Que vient-elle nous enseigner de plus ? Que nous devons avoir un comportement comparable à celui des prêtres ? Nous le saurons à travers les mots qui suivront et qui seront : « (vous serez pour Moi) une nation sainte », où l'injonction première sera de calquer notre mode de vie sur celui des prêtres : séparés du monde, unis à D-ieu.

L'injonction « Et vous serez pour Moi un royaume de « cohanim» » vient donc nous délivrer un autre enseignement. J'attends de vous déclare l'Eternel, que vous sachiez vous élever au-dessus du monde tout en vivant dans la société qui vous entoure. A vous de savoir mettre à profit tout ce que vous découvrez chaque jour pour mieux Me servir.

C'est ainsi que « vous serez pour Moi, un royaume de princes », une nation qui se distinguera par son aptitude à élever dans le spirituel tout ce qu'elle vit matériellement. Là est la traduction de Rachi de l'affirmation divine : «vous serez pour moi un royaume de cohanims».


Que D. fasse que grâce aux efforts que nous réalisons afin de recevoir la thora, nous ayons le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Hamohadims - H'ag Hachavouot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Les deux dimensions de Chavouot

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

2 sivan 5772

La fête de Chavouot est à notre époque associée au don de la Thora qui eut lieu le six sivan. A cette même date le roi David comme le Baal Chem Tov ont quitté ce monde. Les trois événements se sont donc produits le même jour. Dès lors ils doivent présenter un point commun. Quel est-il ?

Le travail d'Avraham fit connaître D-ieu. à l'être humain. Cette prise de conscience fut progressive et il fallut de nombreuses générations pour que le divin soit une notion familière à l'homme. Les patriarches œuvrèrent dans ce sens, l'esclavage égyptien comme les miracles associés au départ de ce pays amplifièrent cette idée. Elle atteignit son paroxysme lorsque D-ieu décida d'aller vers le peuple d'Israël pour lui donner la thora.

Avec la révélation de l'Eternel sur le mont Sinaï, Il brisa la barrière qui séparait les cieux de notre terre, le spirituel du matériel. Cette avancée de D-ieu vers l'homme était le premier pan du projet sinaïque. Le second volet, plus essentiel, de ce projet divin était que l'homme aille vers D-ieu. Mais d'une façon nouvelle, en réalisant les commandements inscrits dans la thora. A travers eux, l'homme reçut lors du don de la thora la possibilité de pouvoir sanctifier la matière et de révéler l'essence de D-ieu ici-bas. En somme, dévoiler l'Eternel sur notre terre devint la réelle expression d'une avancée vers Lui.

S'élever dans la sainteté en pénétrant la matière prit du temps. Cette dimension atteignit son paroxysme du temps du roi David qui régna sur tout Israël et prépara la construction du Beth Hamikdach (temple). En fait, lorsque durant tout son règne, il soumit le peuple à ses ordres, c'est à D-ieu qu'il le soumit. De sa part il ne pouvait pas en être autrement, lui qui était entièrement annulé à l'Eternel.

Comme le règne du roi David, la présence du Beth Hamikdach, maison de D-ieu à Yerouchalayim, témoigna à combien les éléments matériels qui composaient physiquement le temple révélaient le divin ici-bas. Même si le Beth Hamikdach ne fut pas construit par le roi David, mais par son fils Chlomo, le mérite lui fut compté, pour avoir préparé sa construction.

A travers le règne du roi David et la réalisation du Beth Hamikdach se réalisa pleinement la deuxième partie du projet sinaïque : l’élévation de l'homme vers D-ieu.

Plus tard, les enseignements du Baal Chem Tov nous préparèrent à la révélation, en un seul mouvement, des deux pans du projet sinaïque. En effet, en nous livrant les secrets les plus profonds de la Thora (expressions de la descente de D-ieu vers nous), il nous fit prendre conscience combien, seules les dix paroles par lesquelles le monde fut créé, permettent à la matière d'exister à chaque instant (élévation de l'homme vers D-ieu). Ceci se produisit en un seul mouvement : à travers les paroles de thora du Baal Chem Tov.

Cette préparation préfigure des temps messianiques où les deux pans du projet sinaique se révèleront pleinement en même temps.

Le premier projet (D-ieu vient vers nous) qui se révéla sur le mont Sinaï, le second (nous vers Lui) que le roi David porta à son apogée, comme l'union des deux que mis en lumière le Baal Chem Tov, connaîtront leur pleine expression avec la révélation de notre Juste Machia'h, que nous souhaitons recevoir aujourd'hui même. 


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Hamohadims - H'ag Hachavouot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 21 mai 2012

Un vrai changement

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1er sivan 5772

Les enfants d'Israël arrivèrent le premier jour du mois de sivan devant le mont Sinaï. Cette étape marquait un tournant dans leurs pérégrinations à travers le désert. Ils étaient arrivés dans le lieu où ils allaient recevoir la thora. Ce moment, ils l'attendaient depuis longtemps. Dès la sortie d'Egypte, ils avaient compté les jours qui les séparaient de cet événement.


Arrivés au lieu-dit, on put constater un changement radical dans leurs comportements. Autant ils étaient divisés dans leurs approches du service de D-ieu durant les étapes précédentes, autant ils se révélèrent unis les uns aux autres devant le mont Sinaï. Cette proximité se traduisit par une même perception de l'accomplissement des mitsvots comme par les sentiments à avoir à l'égard de l'Eternel.

Pour autant, en ce premier jour de Sivan, Moché ne donna aux enfants d'Israël aucune instruction, quant aux préparatifs à entamer pour recevoir la thora le six sivan.

Le traité Chabbat (86b) justifie ce silence en soulignant qu'il leur permis de se reposer, eux qui étaient si fatigués du voyage qu'ils venaient de réaliser.

Cette étape n'était pourtant pas si fatigante. Ils avaient quitté Réfidim (l'étape précédente) un dimanche ou lundi après s'être reposé chabbat. La nuée céleste avait aplani les montagnes et relevé les vallées. Dès lors pourquoi une telle fatigue ? A l'inverse leur réelle impatience de recevoir la thora aurait dû gommer cette « dite fatigue ». De plus qu'est ce qui incita Moché à abonder dans leur sens, en leur délivrant les premières instructions propres aux préparatifs pour recevoir la thora seulement le deux Sivan et non le premier du mois?

La distance parcourue n'est pas toujours matérielle. Elle peut être aussi spirituelle. Désireux d'être les plus à même possible de recevoir la thora, ils venaient de réussir un changement radical dans leurs personnes, en arrivant devant le mont Sinaï. Ils avaient gommé tous les différents qui les opposaient. Ils avaient maintenant une vision commune du service de D-ieu dans l'action comme dans les sentiments. Les hommes sont de nature différente dans la façon d'agir comme dans le ressentir des choses. Pour autant, ils avaient réussi cet exploit d'être un peuple uni qui vient recevoir la thora de D-ieu.

Cet effort, Moché l'avait constaté. Il leur donna donc le premier jour de campement devant le mont Sinaï pour se reposer de ce très bel effort !

Inspirons nous de cette « distance parcourue », et soyons unis pour recevoir la thora ce 6 Sivan 5772 dans toutes nos synagogues !


Que D-ieu fasse que notre préparation à la fête de Chavouot nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui la délivrance ultime en recevant dès à présent notre juste Machia'h. 

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Hamohadims - H'ag Hachavouot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

dimanche 20 mai 2012

Une vraie préparation

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29 Iyar 5772

La loi juive nous invite à nous préparer au don de la thora. C'est aussi pour cela que nous ne disons pas de supplications ni ne jeûnons du un au douze Sivan. Pour autant comment faire pour pleinement se préparer à ce grand moment qui se reproduit chaque année ?


Inspirons-nous de la préparation de nos aïeux, lorsqu'ils sortirent d'Egypte. D-ieu avait déjà annoncé à Moché bien des années auparavant, qu'Il nous libérerait afin de nous donner la thora. Dans cet esprit, tous les miracles qui accompagnèrent la sortie d'Egypte étaient là pour briser l'oppresseur égyptien et pour nous montrer l'amour que D-ieu nous porte. A travers les prodiges qu'Il réalisa pour nous, Il permit aux enfants d'Israël d'emplir leurs esprits et leurs coeurs de sentiments d'amour et de crainte pour D-ieu encore plus prononcés.

Après avoir quitté l'Egypte la tête haute, les enfants d'Israël commencèrent à compter le nombre de jours qui les séparaient du moment où l'Eternel lui-même viendrait leur remettre la thora sur le mont Sinaï. Ce précieux joyau caché dans les cieux.

Dirigés, encouragés et aidés par Moché dans cette préparation au don de la thora, les enfants d'Israël s'élevèrent de niveau en niveau dans la sainteté, jusqu'au moment où ils arrivèrent au pied du mont Sinaï.

Pour leur témoigner Son amour durant cette période entre la sortie d'Egypte et le don de la thora, D-ieu leur donna la manne (nourriture céleste), fit sortir de l'eau d'un rocher (le puits de Myriam), les entoura de nuées célestes et les guida dans le désert, loin des futilités de ce monde.

Arrivés au pied de la montagne, Il instaura trois jours de préparation afin qu'ils puissent progresser dans leurs préparatifs et recevoir ainsi la thora dans la joie et avec profondeur.

Nous ne sommes pas forcement à même de pouvoir réitérer un tel niveau de préparation au don de la thora. Cependant, rappelons-nous qu'avant même que D-ieu nous ait offert la thora, il a nous a donné les forces et les capacités de pouvoir la vivre pleinement. En effet lors de la sortie d'Egypte, l'accompagnement de D-ieu durant les quarante-neuf jours qui nous menèrent au mont Sinaï furent autant de forces données aux enfants d'Israël pour pouvoir recevoir la thora. Aujourd'hui encore laissons éclore ce potentiel qui sommeille en chacun de nous !


Que D. fasse que notre préparation à la fête de Chavouot nous donne le mérite de vivre dès aujourd'hui la délivrance ultime en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Hamohadims - H'ag Hachavouot

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Dans le désert, ...est-on à son aise ?

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28 Iyar 5772

Bamidbar se lit aussi « Dans le désert ». Dans le désert, il n’y a pas de bureaux ni d’usines. Ainsi, si vous vivez dans le désert, vous ne pouvez travailler. Il n’y a pas de patron pour vous dominer et personne n’est sous vos ordres.

Dans le désert, il n’y a pas de villes ni de voisins, vous ne pouvez être sur le bon ou sur le mauvais côté de la rue. Il n’y a pas de grands magasins ni d’épiciers, vous mangez la manne qui tombe du ciel et portez la même paire de chaussures pendant quarante ans.

Ce sont les raisons pour lesquelles, affirment nos Sages, D.ieu nous donna la Torah dans le désert.

S’Il nous l’avait donnée dans le quartier des affaires, Il aurait dû décider qui nommer à la direction et qui empêcher de s’en mêler. S’Il nous l’avait donnée en Terre Sainte, Il aurait dû décider s’Il la voulait dans la Jérusalem religieuse, la mystique Safed, la Tel Aviv hi-tech ou complètement ailleurs !

D.ieu ne voulait aucun actionnaire dans Sa Torah, aucune structure corporative, aucun contexte social ou politique. En fait, Il ne voulait aucun contexte du tout. Juste nous et la Torah.

N’aurait-il pas été merveilleux, alors, de rester dans le désert ?

Mais dès que D.ieu fut sûr que nous avions reçu le message, que nous avions compris que la Torah n’est le produit d’aucune époque, d’aucun environnement ou d’aucun milieu culturel en particulier, et qu’elle appartient, de façon absolue et sans équivoque, à tout un chacun, Il nous envoya dans les cités et les villes de Son monde, dans les fermes et les marchés, dans les universités et les bureaux. Il nous dit que maintenant, Il avait joué Son rôle et qu’il nous revenait à nous de faire en sorte que Sa Torah soit importante dans ces lieux et dans ces contextes.

Mais, parfois, il est agréable de revenir de temps à autre dans le désert ! Tout au moins pour le visiter !


Que D… fasse que la simplicité avec laquelle D… nous a donné la Torah dans le desert, qui nous accompagne dans nos voyages dans nos villes, nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - Paracha Bamidbar

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 17 mai 2012

Une fierté qui transcende l’être, Où et comment placer son orgueil? (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

26 Iyar 5772

· Le message profond du débat de nos Sages

Le Talmud rapporte le débat suivant :

Rav ‘Hiya bar Achi déclare au nom de Rav : « un érudit dans la Torah devrait posséder une part de 1/64ème [de fierté], [de sorte que ceux qui ont un esprit léger ne se comportent pas avec arrogance à son égard et qu’ils acceptent ses paroles (Rachi).] »

Rav Houna, le fils de Rav Yehochoua, affirme : « [Cette petite mesure de fierté] l’embellit comme un poil décore un épi de blé. »

Rava statue : « Celui qui possède [de l’orgueil] mérite d’être mis au ban de la société. [En revanche,] celui qui en est totalement dépourvu mérite d’être mis au ban. [S’il ne possède pas un petit degré de fierté, ses voisins ne le craindront pas et il n’aura pas la capacité de leur adresser des remontrances (Rachi).] »

Rav Na’hman bar Its’hak soutient : « Ni cela [l’orgueil], ni aucune part de cela. Est-ce une petite chose, ce que dit le verset : “Tous ceux qui sont fiers dans le cœur sont une abomination pour D.ieu.” ? »

Quelle est le raisonnement du texte que Rav Na’hman bar Its’hak avance comme preuve ? L’orgueil naît de l’appréciation, parfois réaliste et parfois pas, de nos actes et de nos potentiels. Quand quelqu’un ressent de la fierté devant ses accomplissements, même si ce sentiment est justifié, il renie, dans une certaine mesure, la providence divine. Car en s’enorgueillissant, la personne attribue son succès à ses propres efforts. Si elle était consciente qu’en réalité, toute sa réussite est un don de D.ieu, et que c’est Lui qui lui accorde le potentiel de réussite, elle ne serait pas fière. Au contraire, elle reconnaitrait avec gratitude l’œuvre de D.ieu.

Il ne s’agit pas ici de minimiser l’importance des efforts humains. Il est écrit : «Et l’Eternel ton D.ieu te bénira dans tout ce que tu entreprendras», ce qui implique que les efforts sont nécessaires. Sans eux, il manquerait un vecteur à travers lequel la bénédiction divine pourrait se révéler. Mais ces efforts ne sont rien de plus qu’un moyen, la source du succès restant dans les bénédictions divines. Et quand le succès provient des bénédictions de D.ieu, il n’y a aucune raison pour que l’individu en ressente une fierté personnelle.


· Des principes personnifiés 

Moïse notre maître fut l’incarnation parfaite de ce type de confiance en soi. Il affirma lui-même au Peuple Juif : « C’est moi qui me tiens entre D.ieu et vous », et c’est lui qui écrivit le verset: « Et il ne se leva jamais en Israël un prophète comme Moïse. » Et cependant, il était « plus humble que tous les hommes sur la face de la terre. »

Moïse ne considérait pas l’orgueil et l’humilité comme des tendances contradictoires. Bien qu’il connût la grandeur de sa mission et réalisât qu’il avait été doté d’aptitudes exceptionnelles pour pouvoir l’accomplir, cela ne suscita pas chez lui un orgueil égocentrique. Au contraire, il réalisait que ces qualités lui avaient été conférées par D.ieu. Elles n’étaient pas le fruit de ses propres efforts. Bien plus encore, il estimait que si ces dons avaient été attribués à quelqu’un d’autre, cette personne aurait été encore plus performante que lui.

C’est justement à cause de cette humilité que Moïse put mettre pleinement à profit tous les potentiels dont il avait été doté.

· Le symbolisme du Sinaï

Les concepts qui précèdent se reflètent dans le nom de la Paracha de cette semaine: Behar. Behar signifie « sur la montagne ». Et plus particulièrement, comme le dit la suite du verset, il s’agit du Mont Sinaï sur lequel fut donnée la Torah.

Le Mont Sinaï représente la synthèse des deux potentiels évoqués plus haut. D’une part, il est « la plus basse de toutes les montagnes », symbolisant de ce fait l’humilité, ” et cependant, il est bien une montagne, incarnant la fierté et la force. C’est la fusion de ces deux contraires qui fit de Sinaï la « montagne de D.ieu », le lieu où D.ieu choisit de manifester Sa présence et de donner Ses enseignements.

Il subsiste cependant une légère difficulté. La Paracha ne s’intitule pas Behar Sinaï – «sur le Mont Sinaï», mais Behar, «sur la montagne». Dans ce nom, les qualités de fierté et de courage sont mises en valeur, mais pas l’influence modératrice de l’humilité de Sinaï, «la plus basse de toutes les montagnes».

La raison en est que la phrase « Behar Sinaï », « sur le mont Sinaï », se réfère à une personne qui se rappelle la nécessité de travailler sur son amour-propre. Le fait même que ces efforts soient encore nécessaires indique que l’humilité n’imprègne pas encore tout son être.

En revanche, lorsqu’une personne a complètement sublimé son identité à la mission que D.ieu lui a confiée, nul n’est besoin de lui rappeler la nécessité d’être humble. Elle ne s’intéresse plus du tout à elle-même. C’est là le sens du nom Behar, « sur la montagne »: un serviteur de D.ieu se tient avec fierté, fermement enraciné dans la force de sa mission.


Que D… fasse que la force et l’humilité qui nous portent pour servir D…. au quotidien nous donnent le mérite de recevoir dès cet instant notre juste Machia’h.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - Paracha Behar

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 16 mai 2012

Une fierté qui transcende l’être, Où et comment placer son orgueil ? ( I )

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

25 Iyar 5772

· Le message profond du débat de nos Sages

Le Talmud rapporte le débat suivant :

Rav ‘Hiya bar Achi déclare au nom de Rav : « un érudit dans la Torah devrait posséder une part de 1/64ème [de fierté], [de sorte que ceux qui ont un esprit léger ne se comportent pas avec arrogance à son égard et qu’ils acceptent ses paroles (Rachi).] »

Rav Houna, le fils de Rav Yehochoua, affirme : « [Cette petite mesure de fierté] l’embellit comme un poil décore un épi de blé. »

Rava statue : « Celui qui possède [de l’orgueil] mérite d’être mis au ban de la société. [En revanche,] celui qui en est totalement dépourvu mérite d’être mis au ban. [S’il ne possède pas un petit degré de fierté, ses voisins ne le craindront pas et il n’aura pas la capacité de leur adresser des remontrances (Rachi).] »

Rav Na’hman bar Its’hak soutient : « Ni cela [l’orgueil], ni aucune part de cela. Est-ce une petite chose, ce que dit le verset : “Tous ceux qui sont fiers dans le cœur sont une abomination pour D.ieu.” ? »

Quelle est le raisonnement du texte que Rav Na’hman bar Its’hak avance comme preuve? L’orgueil naît de l’appréciation, parfois réaliste et parfois pas, de nos actes et de nos potentiels. Quand quelqu’un ressent de la fierté devant ses accomplissements, même si ce sentiment est justifié, il renie, dans une certaine mesure, la providence divine. Car en s’enorgueillissant, la personne attribue son succès à ses propres efforts. Si elle était consciente qu’en réalité, toute sa réussite est un don de D.ieu, et que c’est Lui qui lui accorde le potentiel de réussite, elle ne serait pas fière. Au contraire, elle reconnaitrait avec gratitude l’œuvre de D.ieu.

Il ne s’agit pas ici de minimiser l’importance des efforts humains. Il est écrit : «Et l’Eternel ton D.ieu te bénira dans tout ce que tu entreprendras», ce qui implique que les efforts sont nécessaires. Sans eux, il manquerait un vecteur à travers lequel la bénédiction divine pourrait se révéler. Mais ces efforts ne sont rien de plus qu’un moyen, la source du succès restant dans les bénédictions divines. Et quand le succès provient des bénédictions de D.ieu, il n’y a aucune raison pour que l’individu en ressente une fierté personnelle.


· Drainer un potentiel plus profond

Néanmoins, comme l’indiquent les autres Sages mentionnés plus haut, il existe un avantage à posséder une petite quantité de fierté, car si la personne ne s’exprime pas avec assurance, ses paroles n’auront pas de poids. Et sans une certaine mesure de confiance en soi, cette personne ne sera pas à même de persévérer face aux difficultés de la vie. De plus, les sentiments de satisfaction et de fierté encouragent la joie, qui est l’un des éléments fondamentaux dans le service divin.

Il est toutefois possible de bénéficier des avantages de la fierté sans subir ses inconvénients. Car il est une source plus profonde de fierté que notre égo, nos propres qualités ou nos accomplissements. D.ieu « nous a rendus saints par [Ses] commandements et nous a rapprochés de [Son] service », nous gratifiant d’un lien de proximité avec Lui et de la mission de raffiner et d’élever le monde entier. La conscience de ce lien et l’identification avec cette mission engendrent une fierté et une satisfaction profonde et un sentiment d’accomplissement.

· La synthèse pas le conflit

Cette approche permet de considérer l’humilité et la fierté comme des qualités complémentaires. Développer une humilité altruiste encourage la personne à renforcer son lien avec D.ieu et Son service, ce qui, à son tour, engendre une source plus profonde de fierté et d’estime de soi.

De fait, cette sorte de fierté est plus puissante que celle qui découle de l’appréciation de ses propres qualités. L’orgueil égocentrique est limité et peut être diminué par une forte opposition ou un défi considérable. En revanche, la force personnelle qui dérive de l’engagement à accomplir la volonté de D.ieu reflète la nature infinie de son objectif. Rien ne peut l’arrêter.

Nos Sages ont fait allusion à cette idée lorsqu’ils ont dit : « Le serviteur d’un roi est tel un roi lui-même. » Un serviteur n’est pas considéré comme une entité distincte de son maître: il est comme une extension de la personne de son maître. Ainsi la confiance en soi manifestée par le serviteur n’est-elle pas la sienne propre, mais celle de son maître, et véhicule tout le pouvoir de la position de son maître.

Une personne totalement dévouée au service divin révèle ainsi des ressources intérieures bien plus puissantes que celles qu’elle possède de par elle-même. Elle déborde de force et d’énergie et s’avère apte à canaliser ces énergies et à les transformer en entreprises productives.


Que D… fasse que la force et l’humilité qui nous portent pour servir D…. au quotidien nous donnent le mérite de recevoir dès cet instant notre juste Machia’h.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch- Paracha Behar

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.