Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 26 décembre 2012

Deux opinions contradictoires qui se respectent !

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

14 Tévet 5773

Yossef emmène ses deux fils chez leur grand-père Yaacov afin qu'il les bénisse avant de quitter ce monde. Il place Menaché sous la main droite du patriarche tandis qu'il approche Ephraïm de son bras gauche. Cette disposition respecte la hiérarchie. En effet selon la thora, l'aîné (Menaché) mérite de recevoir une plus grande bénédiction que le second (Ephraïm).


Pour Yossef cette façon de disposer ses enfants devant son père est juste. Il considère que Menaché n'est pas seulement l'aîné biologique d'Ephraïm. Il estime qu'il est aussi plus élevé spirituellement que son benjamin. Il mérite donc cette «double bénédiction» qui ne peut être attribuée qu'au premier-né.

Cette analyse comme cette disposition des enfants ne trouvèrent pas grâce aux yeux de Yaacov. Pour sa part il considérait qu'Ephraïm était bien plus élevé que Menaché. Il croisa donc ses mains afin que le plus jeune soit béni de sa main droite. Tandis que l'aîné sera béni de la main gauche.

C'est un fait, Yaacov va à l'encontre de Yossef dans sa répartition des bénédictions. Pour autant cela ne signifie pas qu'il considère caduque l'analyse que porte Yossef sur sa descendance. Même s'il la respecte, il n'abonde pas dans son sens. 

Ce respect des deux approches est du au fait que les patriarches comme les enfants de Yaacov étaient tous des Tsadikims. Cependant chacun d'entre eux avait une perception différente de la vie. C'est dans cet état d'esprit que Yaacov bénit les enfants de Yossef. Il suit sa vision des choses et non celle de Yossef.

Grâce aux bénédictions de leur grand-père Yaacov, Ephraïm et Menaché purent recevoir une partie de la terre d'Israël comme les douze autres tribus ! 


Que D. fasse que l'insistance de notre génération à vouloir recevoir le Machia'h nous donne le mérite de le vivre aujourd'hui même.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Likoutei Sih'ots Vol XV- Paracha Vayé'hi

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 25 décembre 2012

La décapitation d’Ésaü, Il avait depuis longtemps perdu la tête

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

13 Tévet 5773

Et Isaac aimait Ésaü parce que celui-ci l’avait nourri de son gibier, et Rebecca aimait Jacob.

Genèse 25, 28


Dans la caverne de Makhpélah, à Hébron (le lieu de sépulture des Patriarches)...la tête d’Ésaü est posée sur la poitrine de Isaac.

Targoum Yonathan sur Genèse 50, 13 


Jacob et Ésaü, les fils jumeaux d’Isaac et Rebecca, personnifient l’éternelle rivalité de l’esprit et de la matière, de la pensée et de la force brutale, de la parole et de l’épée. Jacob était un « homme intègre, celui qui résidait dans les tentes de l’étude » (Genèse 25, 27) ; Ésaü fut « un chasseur habile, un homme des champs » ( ibid.). « La voix est la voix de Jacob, et les mains sont les mains d’Ésaü » (Genèse 27, 22). 

Et pourtant, une relation très spéciale existe entre le matérialiste Ésaü et son père, le saint Isaac. La Torah décrit le plaisir de Isaac dans la dégustation des mets délicats qu’Ésaü avait préparés avec le produit de son glaive et de son arc. C’est Ésaü qu’Isaac appela quand il sentit sa fin proche et qu’il proposa de bénir avant sa mort. De toute évidence, il y avait plus en Ésaü que le bandit, l’assassin et le voleur d’épouses que nous connaissons. 


· Confrontation à Hébron 

Jacob et Ésaü ne partageaient pas seulement des parents et un anniversaire ; ils furent également ensevelis le même jour.

Le Midrach raconte que lorsque la procession funéraire de Jacob atteignit la Caverne de Makhpélah à Hébron, le lieu de sépulture d’Avraham, Sarah, Isaac et Rebecca, ils rencontrèrent Ésaü et ses hommes leur barrant le chemin. Ésaü clama que la seule place qui restait était la sienne, par héritage, puisque Jacob avait déjà pris possession de la sienne quand il avait enterré sa femme Léah dans la caverne. Quand les enfants de Jacob maintinrent que leur père avait acheté à Ésaü sa place, Ésaü le nia. La transaction avait été mise par écrit mais l’acte était resté en Égypte et l’on envoya le rapide Naphtali le chercher. ‘Houchim, le fils sourd de Dan, demanda pourquoi il y avait toute cette agitation et, quand il apprit qu’Ésaü retardait l’enterrement de son vénérable grand-père, il en devint furieux. D’un puissant coup de son épée, ‘Houchim trancha la tête d’Ésaü qui roula dans la Caverne de Makhpélah et vint reposer sur la poitrine d’Isaac où elle demeure jusqu’à ce jour. C’est ainsi que « la tête d’Ésaü repose sur la poitrine de Isaac ».

Ésaü possédait un corps et une tête. Le « corps » d’Ésaü est la masse de sa vie matérialiste. Mais une vie matérialiste n’est pas nécessairement une vie profane. Intrinsèquement, la réalité physique n’est pas moins une création divine que l’existence spirituelle la plus élevée. Quand elle est correctement contrôlée et dirigée, la matérialité peut être la plus grande expression de la vérité divine. La « tête » d’Ésaü est la conscience qui procure connaissance, sens et direction à la matière brute.

Le matérialiste saint est un « chasseur habile », expert dans l’art de la fuite, de l’embuscade et du piège. La réalité physique ne connaît aucun maître ni autorité et elle ne se reconnaît aucune autre fonction ou but que sa propre perpétuation et expansion. Ainsi, vivre une vie matérielle comme une entreprise divine est un acte de subterfuge. On mange, en apparence pour nourrir son corps ; on fait des affaires, apparemment pour augmenter sa fortune ; on construit une carrière et une place dans la communauté, apparemment pour gagner prestige et puissance, mais tout cela n’est que faux semblant et ruse pour se saisir de la matérialité et l’exploiter à une fin divine.

C’était là le chasseur et le joueur que Isaac aimait. Il aimait son fils matérialiste qui avait appris à persévérer et à profiter du monde matériel. Il aimait Ésaü qui battait les champs des entreprises matérialistes et ne manquait jamais de rapporter à la maison un morceau savoureux pour son spirituel de père.


· Jacob déguisé 

Mais la vie matérielle est remplie d’écueils à la mesure de ses potentialités et Ésaü, le maître suprême de la matérialité, en fut aussi la victime suprême. Sa « tête » cessa de diriger son « corps » et en devint l’esclave et l’outil. Au lieu d’exploiter sa personnalité matérialiste, ses facultés plus élevées en devinrent les esclaves. Le grand chasseur fut attrapé par sa proie et descendit dans une vie d’hédonisme et de violence.

Isaac, aspirant aux délices spirituels recelés dans le royaume matériel, espérait pouvoir toujours mettre à profit les talents de chasseur d’Ésaü pour les en extraire. Mais Rebecca comprit que son fils aîné faisait désormais trop profondément partie du monde matériel pour pouvoir l’exploiter. Elle comprit que seul celui qui relève d’un niveau spirituel plus élevé peut espérer révéler les potentiels sublimes de la matérialité tout en résistant à son influence corruptrice. C’est ainsi qu’elle vêtit Jacob des habits d’Ésaü et l’envoya recevoir la bénédiction d’Isaac pour recevoir « la rosée du ciel et le gras de la terre ».

C’est ainsi que débuta la lutte des deux frères « pour les deux mondes » de la matière et de l’esprit. Avec colère, Ésaü observa l’empiètement de son frère sur « son » royaume, lorsque ce dernier obtint les bénédictions, par ruse et dissimulation. Il vit l’érudit naïf devenir un entrepreneur, rendant au fourbe Lavan la monnaie de sa pièce et amassant une grande richesse matérielle.

Ésaü avait toujours sa « tête », seulement maintenant son moteur spirituel avait rendu sa corporalité encore plus virulente. Un corps « sans tête » – soit une vie physique dépourvue de tout idéal ou direction – est quelque chose de négatif. Mais quand une tête est corrompue par son corps, quand la sensibilité et la vitalité spirituelles d’un individu ont été détournées au service de ses penchants matériels, il s’agit alors d’un matérialisme fatal, qui s’infiltre dans les recoins les plus profonds de l’âme et empoisonne ce qu’il y a de meilleur dans l’homme et dans son monde.

Le jour où Jacob fut enseveli, la tête d’Ésaü fut détachée de son corps. Le corps, séparé de sa vitalité spirituelle alla nourrir le matérialisme sans âme qui constitue l’opposition habituelle à la voix de Jacob. La tête, libérée de la domination matérielle, fut réunie à sa source et son origine spirituelle sur la poitrine de Isaac.


Que D… fasse que nos efforts pour faire usage de ce monde matériel pour servir D…. nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h aujourd’hui même.

Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch – Paracha Vayé’hi

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

samedi 22 décembre 2012

Le message du 10 Tévet

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

10 Tévet 5773

Nabuchodonosor, l'envahisseur venu de Babylone, se dirigea vers la Terre d'Israël. Conquérant pays après pays, soumettant peuple après peuple, il s'avança vers Jérusalem. Ce fut le 10 du mois de Tévèt qu'il établit le siège de la ville et on sait le dénouement tragique qui mit alors fin au royaume d'Israël. Nous le commémorons d'année en année le 17 Tamouz et le 9 Av.

Que se passa-t-il vraiment en ce jour du 10 Tévèt ?

Le mot hébreu pour «faire le siège» s'apparente aussi, étymologiquement, au terme qui se traduit par « s'approcher, soutenir ». Ainsi une même action accomplie par Nabuchodonosor et ses troupes peut être interprétée de manière négative - le début du siège de Jérusalem - ou positive- le soutien à Jérusalem. Est-ce seulement possible ? C'est précisément là que tient, plus qu'un enseignement, une manière de considérer le monde. Le destin d'un peuple, le sort de l'homme ne sont pas dirigés par une force aveugle, par une sorte de puissante mécanique qui écraserait les faibles et grandirait les forts jusqu'à ce que ceux-ci, à leur tour, perdent leur superbe et finissent dans les oubliettes de l'Histoire. L'avenir est fait de ce que chacun tisse, jour après jour, par ses actions quotidiennes.

A propos de l'invasion babylonienne, les commentateurs déduisent de l'ambivalence du mot cité que, si les Juifs étaient alors revenus à D.ieu de tout leur cœur, la menace serait devenue soutien. Si elle est restée menace, c'est donc par une certaine défaillance des hommes qui auraient pu, par l'esprit et par l'âme, s'y opposer.

C'est donc à travers chacun de nos actes quotidiens que peut jaillir la lumière et c'est grâce à eux qu'il est possible de révéler dès aujourd'hui un ère nouveau, celui des temps messianiques avec la réception dès à présent de notre juste Machia'h.


Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - 10 Tévèt 5752 (1991)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 20 décembre 2012

Dialoguer et aimer autrui (III)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

8 Tévet 5773 


Durant son voyage vers l'Égypte, Jacob eut une vision au cours de laquelle D.ieu le rassura : « Ne crains pas la descente en Égypte », et Il lui promit « Je descendrai en Égypte avec toi et Je m'assurerai que tu en remonteras ». Bien que Jacob eût conscience de ce qu'il pourrait réaliser en Égypte, il était réticent à l'idée de ce déplacement. Car la prospérité en exil, même si elle est utilisée pour créer un modèle d'existence spirituelle, n'est pas le but de la vie juive. 

La véritable vie d'un Juif se trouve en Terre d'Israël et plus particulièrement dans la Terre d'Israël telle qu'elle existera à l'Ère de la Rédemption. Telle est la promesse que reçut Jacob de D.ieu : ses descendants seraient sauvés d'Égypte et vivraient en Terre d'Israël avec Machia'h.

Pourquoi alors descendit-il en Égypte ? Parce qu'il avait compris que la Rédemption doit être apportée par le service divin de l'homme. L'établissement d'une société orientée vers la spiritualité au sein de la prospérité matérielle procure un avant-goût de la Rédemption et prépare le monde à un temps où cette Rédemption sera manifeste. Telle était la finalité de la vie de Jacob en Égypte.

Le thème de la Rédemption est également souligné par la Haftara qui évoque la réunion future entre Joseph et Judah : « Je prendrai les enfants d'Israël parmi les nations... et Je les conduirai vers leur propre terre. J'en ferai une nation unique sur la terre... Ils ne seront plus deux nations, divisées en deux royaumes », et la promesse : « Et Mon serviteur David sera leur prince à tout jamais », car à l'Ère de la Rédemption, l'aspiration altruiste pour l'unité recevra la prééminence qu'elle mérite.


Que D. fasse que notre attachement à la thora et aux mitsvots même dans l'opulence matérielle nous permette de recevoir notre juste Machia'h dès aujourd'hui.

Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch - Sefer HaSi'hot 5750 ( 1990), p. 212ff ; Sefer HaSi'hot 5751( 1991), p. 206ff

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu 




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Dialoguer et aimer autrui (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

7 Tévet 5773

La spirale amorcée par l'approche de Yéhouda vers Joseph eut des ramifications plus grandes (« Et il s'approcha » : Yéhouda s'approcha de Joseph.) Le Zohar décrit en effet leur union comme symbolisant le rapprochement entre le monde matériel et le monde spirituel.

L'explication de cela est que, en son essence, le monde dans son ensemble ne fait qu'un avec D.ieu. C'est là le sens de la phrase : « D.ieu est un » dans le Chéma. Cela ne signifie pas simplement qu'il y a un D.ieu unique, mais que toute existence ne fait qu'un avec Lui. Toutefois, l'unité qui imprègne la création n'est pas révélée ouvertement. Bien au contraire, le monde apparaît comme n'étant qu'une collection d'entités distinctes et séparées.

Exprimer l'unité intrinsèque qui existe entre les hommes sert d'élément catalyseur pour parvenir à l'unité dans le monde, permettant à celui-ci d'exprimer la vérité spirituelle. C'est ce qui apparaît dans la conduite de Jacob et de ses fils en Égypte : bien que s'installer dans ce pays impliquât une descente en exil et que l'Égypte fût un pays moralement dépravé, ils y établirent un modèle de vie orientée vers la spiritualité. Le Pharaon leur accorda la meilleure partie de la terre, leur promettant « le meilleur de l'Égypte sera vôtre ».

Jacob et ses fils utilisèrent au mieux cette opportunité. Nos Sages enseignent que ce furent là les meilleures années de Jacob. Tout au long de sa vie, il avait cherché à exprimer des valeurs spirituelles au sein des réalités quotidiennes de la vie. En Égypte, l'occasion lui fut donnée d'accomplir pleinement cet idéal.

Ce qui précède ne concerne pas uniquement les époques où la Présence Divine apparaissait ouvertement. Bien au contraire, le récit commence dans l'obscurité la plus absolue. Yehouda ignorait qu'il s'adressait à Joseph. Il pensait être face au vice-roi égyptien qu'il devait implorer pour qu'il laisse Benjamin en liberté alors que celui-ci se trouvait dans une situation compromettante. Malgré la faiblesse de sa position, Yehouda avança en direction de l'unité (« Et il s'approcha ») et c'est cette approche qui permit la révélation que le gouverneur de l'Égypte était en fait Joseph.

De la même façon, bien qu'aujourd'hui les Juifs puissent avoir besoin de l'aide de gouvernements non-juifs pour leur sécurité, ils doivent prendre conscience qu'une dynamique subtile et intérieure est à l'œuvre. Ce n'est pas un Égyptien qui détermine notre destinée : «Les cœurs des rois et des ministres sont entre les mains de D.ieu.». C'est D.ieu, et non les puissances du monde, qui contrôle le destin de notre peuple tout entier et de chaque individu en particulier.

Notre conduite et notre choix des priorités doivent se structurer de la même manière. Nul besoin d'accepter les standards du monde. En imitant l'exemple de Yehouda et en aspirant à l'unité du sein même de notre situation présente, nous pouvons initier un processus qui mènera à l'expression manifeste de la nature divine de notre monde.


Que D. fasse que notre attachement à la thora et aux mitsvots quotidiennement nous permette de recevoir le juste Machia'h dès à présent.

Nous nous permettrons de prolonger cette explication dans la prochaine lettre de Torah intitulée « Dialoguer et aimer autrui (III)


Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch - Sefer HaSi'hot 5750 ( 1990), p. 212ff ; Sefer HaSi'hot 5751( 1991), p. 206ff 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu 



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 19 décembre 2012

Dialoguer et aimer autrui (I)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » 

6 Tévet 5773

Dans son Sidour, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi écrit : Avant de prier, il convient de dire : J'accepte sur moi le commandement positif : "Aime ton prochain comme toi-même."

Témoigner de l'amour envers son prochain prépare l'homme à intensifier sa relation avec D.ieu. Car un engagement sincère envers toute l'humanité requiert un véritable altruisme et c'est là l'approche qui devrait caractériser notre relation avec D.ieu. Mais pourquoi nous en demande-t-on la déclaration verbale ? Pourquoi l'accent n'est-il pas plutôt placé sur la méditation sur cette idée ?

On peut expliquer qu'au niveau de l'essence, l'unité existe dans tout notre peuple : « Ils sont tous complémentaires et ont tous un même Père. Grâce à cette racine commune dans le D.ieu unique, tous les membres d'Israël sont appelés 'frères' au plein sens du terme. »

Bien trop souvent, cependant, cette unité n'est pas manifeste dans les relations que les hommes entretiennent entre eux. En prononçant ces mots à voix haute, nous concrétisons ce potentiel, lui donnant une expression dans notre réalité matérielle.

L'importance de cette déclaration dépasse largement les quelques mots qui la composent. Son objectif est qu'un acte en entraîne un autre dans un cercle vertueux qui motive une personne à exprimer son amour pour ses prochains qui seront à leur tour enclins à la réciproque. Faire cette déclaration de principe ouvre un canal à travers lequel nos sentiments profonds peuvent s'exprimer, afin qu'ils se manifestent ensuite dans des actions concrètes en faveur d'autrui.

Le même cheminement se retrouve dans la paracha de cette semaine. Vayigach signifie «Et il s'approcha» : Yehouda s'approcha de Joseph. Mais ce mouvement vers son frère avait pour Yehouda un but autre qu'un simple rapprochement physique. Rachi explique que Yehouda dit à Joseph : « Que mes mots puissent pénétrer dans tes oreilles », c'est-à-dire qu'il désirait initier une véritable communication.

Le geste de Yehouda eut d'immenses répercussions. Le récit poursuit « Joseph ne put plus se retenir ». Après des années de séparation, les frères s'étreignirent, s'embrassèrent et s'exprimèrent librement. Les fils de Jacob revinrent chez leur père en apportant la nouvelle que Joseph était toujours vivant, suite à quoi Jacob descendit en Égypte pour le rejoindre, rétablissant l'unité parmi tous les Juifs.


Que D. fasse que l'amour qui soude notre peuple nous permette de recevoir le juste Machia'h dès à présent.

Nous nous permettrons de prolonger cette explication dans la prochaine lettre de Torah intitulée « Dialoguer et aimer autrui (II)

Issu de Discours du Rabbi de Loubavitch - Sefer HaSi'hot 5750 ( 1990), p. 212ff ; Sefer HaSi'hot 5751( 1991), p. 206ff

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.
L

lundi 17 décembre 2012

La main de D.ieu

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

5 Tévet 5773

Yossef se révèle à ses frères alors qu'ils l'avaient vendu vingt-deux ans plus tôt comme esclave. Il est maintenant vice-roi d'Egypte et dirige toute une nation. Il leur explique qu'il ne voit pas dans cette « vente » la main de ses frères mais celle de D.ieu. A ses yeux l'Eternel l'a envoyé en Egypte afin de subvenir aux besoins de sa famille bien des années plus tard.


La famine sévissait alors dans le monde entier et le seul homme à avoir anticipé cette «crise alimentaire» c'était Yossef Hatsadik.

Pour autant Yossef souffrit énormément durant les premières étapes de cette «vente». Cependant l'Eternel n'entendait pas le laisser dans de telles conditions. Sa situation devait s'améliorer afin qu'elle s'inscrive dans un contexte plus agréable, la gestion du pays.

Cette accession au trône aurait pu être le fruit d'étapes moins douloureuses. Pour autant sous l'auspice de la miséricorde comme de la sévérité, le but à atteindre fut le même. Yossef devait devenir et devint vice-roi d'Egypte. Seule la façon changea.

Ce rôle inévitable que devait jouer Yossef au niveau mondial raisonne pour nous de façon toute particulière cette semaine. En effet il y a de cela près de vingt-six ans, le 5 tévét 5747 (1986), la cour fédérale américaine délivrait une décision lourde de sens. Elle statuait que la bibliothèque de Rabbi Yossef Yitsh'ak (précédent Rabbi de Loubavitch) était la propriété de toute la communauté 'Hassidique et non celle d'une unique personne physique.

En effet certains individus avaient cru pouvoir tirer un profit pécuniaire de la vente de ces précieux ouvrages. Cependant ces livres avaient et ont un but auquel nul ne pourra les soustraire. Ils sont destinés à être étudiés par le plus grand nombre de personnes. Bon nombre de ces manuscrits sont des textes de 'Hassidout. Là encore, ils ont vu le jour pour que le plus grand nombre de cercles d'études puissent en bénéficier.

La possibilité de pouvoir avoir de nouveau accès à ces ouvrages fut donnée aux 'Hassidims le 5 tévét 5747 (1986). A travers cette victoire matérielle nous devons percevoir la main de D. qui nous fit ce grand miracle. De même que Yossef vit dans sa «vente» la main de D.ieu afin qu'il devienne vice-roi d'Egypte, de même nous devons être conscient que seule l'intervention de D.ieu a permis à ces livres sacrés de pouvoir retrouver leur place dans le monde de la thora et de son étude.

Un miracle ne se produit jamais en vain nous enseigne le talmud. Si ces précieux ouvrages nous ont été rendu, c'est pour que nous les étudiions. C'est pourquoi il est une coutume d'acheter de nouveaux livres de thora chaque année à cette date afin de se découvrir davantage l'envie d'étudier.


Que D. fasse que ce 5 Tévét soit le jour de la victoire. Qu'en cette date la lumière prenne pleinement le dessus sur l'obscurité avec la réception dès à présent de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Séfer Hitvadouyot- 5 tévét 5747 (1986)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.