Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

lundi 25 mars 2013

Le cinquième fils (absent) au Séder

14 Nissan 5773

Par la grâce de D.ieu
11 Nissan 5717
[12 avril 1957]
Brooklyn, N.Y.

Salutation et bénédiction,

La Fête de Pessa’h est introduite par le thème central « Lorsque ton fils te demandera », et la Haggadah est basée sur le commandement de la Torah « Alors tu diras à ton fils... »

Il existe différentes façons de poser des questions et de formuler des réponses selon que le fils appartient à la catégorie du « Sage », de l’« Impie », du « Simple » ou de « Celui qui ne sait pas interroger ».

Si les « Quatre Fils » diffèrent les uns des autres dans leur réaction au rituel du Séder, ils ont une chose en commun : ils sont tous présents au Séder. Même le soi-disant fils « impie » est là à manifester activement, quoique de façon rebelle, son intérêt pour le déroulement de la vie juive autour de lui. Cela, du moins, justifie l’espoir qu’un jour « l’Impie » lui aussi deviendra sage, et que tous les enfants juifs qui assistent au Séder deviendront des Juifs consciencieux qui observent la Torah et les Mitsvot.

Malheureusement, il existe, en cette époque de confusion et d’obscurité, une autre sorte d’enfant juif : l’enfant qui brille par son absence au Séder, celui pour qui la Torah et les Mitsvot, les lois et les coutumes juives, n’ont pas le moindre intérêt, celui qui n’est même pas conscient du Séder-chel-Pessa’h, de l’Exode d’Égypte et de la Révélation au Sinaï qui suivit.

C’est un grave problème, qui doit mobiliser toute notre attention, bien avant Pessa’h et le soir du Séder. Car aucun enfant juif ne doit être oublié et abandonné. Nous devons déployer tous les efforts possibles pour sauver aussi cet enfant « perdu » et le ramener à la table du Séder. Déterminés à accomplir cela, et mus par un profond sentiment de compassion et de responsabilité, nous ne devons pas avoir peur de l’échec.

Lorsqu’il s’agit de remédier à une situation indésirable de quelque nature que ce soit, il est nécessaire de s’attaquer aux racines du mal. C’est également vrai dans ce cas.

La regrettable vérité est que la responsabilité de cette « génération perdue » repose exclusivement sur les épaules des parents.

Celle-ci est le résultat d’une psychologie erronée et d’une politique malencontreuse de la part de certains immigrants arrivés dans un environnement nouveau et étranger. Lorsqu’ils se trouvèrent n’être qu’une petite minorité et qu’ils rencontrèrent certaines difficultés – en grande partie inévitables dans tous les cas de relocalisation –, certains parents eurent l’idée erronée, qu’ils inoculèrent également à leurs enfants, que la manière de surmonter ces difficultés serait de devenir rapidement assimilés à leur nouvel environnement, en rejetant l’héritage de leurs ancêtres et en abandonnant le mode de vie juif. Trouvant le processus qui suivit quelque peu déplaisant, car un tel itinéraire est voué à être plein de conflit spirituel, certains parents décidèrent que leurs enfants devraient se voir épargnés ce conflit du tout au tout. Afin de justifier leur désertion et apaiser leur conscience blessée, il leur était nécessaire d’imaginer quelque justification, et ils se leurrèrent eux-mêmes, et leurrèrent leurs enfants, en prétendant que le mode de vie juif, avec le respect de la Torah et des Mitsvot, ne cadrait pas avec leur nouvel environnement. Ils recherchèrent, et donc aussi « trouvèrent », des défauts dans le véritable mode de vie juif, alors que tout dans leur environnement non juif leur semblait bon et attrayant.

Par cette attitude, ces parents espéreraient assurer l’existence et la survie de leurs enfants dans le nouvel environnement. Mais de quel genre d’existence s’agit-il, si tout ce qui est spirituel et saint est troqué pour du matériel ? Quel genre de survie est-ce, si cela signifie le sacrifice de l’Âme pour le confort du corps ?

Par ailleurs, dans leur fuite de la Yiddishkeit (ndt- identité juive), ils transformèrent ce qu’ils pensaient être une « fuite vers la liberté » en une fuite vers la servitude, en essayant pathétiquement d’imiter l’environnement non juif, sans voir qu’une telle imitation, par sa dimension caricaturale et le complexe d’infériorité qui l’accompagne, ne peut que susciter la moquerie et la dérision, et ne peut que heurter la sensibilité de ceux dont ils essaient si désespérément de gagner le respect et l’acceptation.

La même fausse approche du problème des minorités, dans laquelle la minorité malavisée cherche à assurer son existence à travers l’autodissolution, ce qui signifie essentiellement le suicide, ou, à tout le moins, l’automutilation, s’est non seulement imposée à des individus, mais est malheureusement devenue le credo commun de certains groupes qui se sont retrouvés rassemblés par un ensemble de circonstances. Cela a donné lieu à certains mouvements dissidents sur la scène juive qui, soit ouvertement, soit par la ruse, cherchent à saper la Torah que Moïse nous a ordonnée, telle qu’il la reçut du D.ieu Un et la transmit à notre peuple ; la Torah divine qui donne à notre peuple son caractère unique et distinctif parmi les nations du monde. En vérité, ces mouvements, tout en différant les uns des autres, ont une idéologie sous-jacente en commun, celui de « Nous serons comme les nations, comme les familles des pays, pour servir le bois et la pierre » (Ézéchiel 20, 32).

Les conséquences désastreuses de cette approche éminemment fallacieuse furent que des milliers et des milliers de Juifs furent déconnectés de leur source de vie, de leurs coreligionnaires et de leur vraie foi. Privés de vie et de contenu spirituel, ils élevèrent des enfants qui ne faisaient plus partie des « Quatre Fils » de la Haggadah, pas même de la catégorie de « l’Impie ». Ils sont presque totalement perdus pour eux-mêmes, pour leurs frères juifs et pour la vraie Yiddishkeit, qui sont indissociables.

L’événement de l’Exode d’Égypte et la Fête de Pessa’h sont des rappels opportuns, entre autres choses, que ce n’est pas dans la tentative d’imiter son environnement que réside l’espoir de survie, de délivrance et de liberté, mais plutôt dans la loyauté indéfectible à nos traditions et au véritable mode de vie juif.

Nos ancêtres en Égypte étaient une petite minorité, et vivaient dans les circonstances les plus difficiles. Pourtant, comme nos Sages le rapportent, ils préservèrent leur identité et, avec fierté et dignité, demeurèrent tenacement attachés à leur mode de vie, à leurs traditions et à leur spécificité ; et c’est précisément ainsi que leur existence fut assurée, de même que leur véritable libération de l’esclavage, physique et spirituel.

C’est l’une des tâches essentielles de notre temps que de déployer tous les efforts possibles pour éveiller chez la jeune génération, ainsi que chez ceux qui sont avancés en âge, mais encore immatures dans la compréhension profonde, une meilleure appréciation des vraies valeurs juives, de la Torah, d’une Yiddishkeit fidèle à la Torah, une Yiddishkeit pleine et véritable ; non pas ce qui est présenté sous une fausse étiquette de « Judaïsme » déformé, compromis, ou édulcoré, quelle que soit la marque. Avec cette appréciation viendra la prise de conscience que seule la vraie Yiddishkeit peut garantir l’existence de l’individu, de chaque Juif, à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance.

Il n’y a pas de place pour le désespoir dans la vie juive, et aucun Juif ne doit jamais être abandonné comme une cause perdue. Grâce à une approche compatissante appropriée de Ahavat Yisrael, même ceux de la génération « perdue » peuvent être ramenés à l’amour de D.ieu (Ahavat HaChem) et à l’amour de la Torah (Ahavat HaTorah), et non seulement figurer dans la communauté des « Quatre fils », mais, en temps voulu, être élevé au rang du fils « Sage ».

Puisse D.ieu accorder que tous les fils et filles d’Israël se rassemblent à la même table du Séder, pour célébrer la Fête de Pessa’h dans son véritable esprit et selon sa manière véritable, en conformité avec « les témoignages, les statuts et les lois que l’Éternel notre D.ieu nous a commandés ».

Puisse le rassemblement de ces « tribus perdues d’Israël », elles aussi, et leur réunion à la table du Séder, hâter le début de la véritable et complète Rédemption de notre peuple, à travers notre juste Machia’h, rapidement et de notre temps.

Avec la bénédiction d’un Pessa’h Cachère et Joyeux,

Lettre du Rabbi de Loubavitch – Pessa’h



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Les quatre enfants du séder

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

13 Nissan 5773

Commentaire de la Haggadah sur le passage: «'Ha'ham, Racha, Tam (le sage, le mécréant, le simple).»

Les quatre enfants sont assis ce soir à la table du séder :
Le sage a pour voisin le mécréant. Pourquoi le doter d'un tel compagnon pour ce moment? Il aurait préféré avoir un interlocuteur ayant les mêmes aspirations que lui. Mais la présence de son voisin (le racha) lui rappelle qu'il doit toujours se soucier d'autrui. Même si celui-ci révèle une profonde adversité au judaïsme, cette opposition n'est pas le fait de sa personne. Il est prisonnier de son mauvais penchant, dont il désirerait lui aussi se libérer. 

En ce soir de séder, les questions posées par le sage sont fondées. Pour autant, il doit être vigilant. Vouloir obtenir une explication pour continuer à progresser n'est pas la meilleure attitude à avoir.

En fait c'est « celui qui ne sait pas demander » (chééno yodéah licheol) qui a la démarche la plus juste. En effet, il pratique la Torah sans s'interroger. Contrairement au juste, il n'est pas menacé par le danger de ne plus pouvoir progresser s'il ne comprend pas. C'est que ''Pourquoi'' n'a pas toujours sa place dans la vie juive.

Cependant le sage doit savoir que la meilleure façon d'échapper aux écueils de son mauvais penchant se trouve dans l'aide qu'il portera à autrui. Grâce au secours porté à un second juif, D. lui donnera en retour la force de se libérer de ses difficultés personnelles.

Nous sommes à proximité du 11 Nissan, anniversaire de la naissance du Rabbi. A cette occasion tout un chacun aura à cœur d'offrir en cadeau, des heures d'études de torah et des mitsvots supplémentaires.

Aujourd'hui encore, chacun d'entre nous peut encore offrir quelque chose au Rabbi pour son anniversaire qui s’est déroulé le vendredi 11 Nissan – 22 mars 2013, lui qui a tellement fait pour nous depuis près de 63 ans !


Que D. fasse que de même que l'Eternel a libéré en son temps ses enfants de l'esclavage égyptien, qu'ainsi aujourd'hui encore le moment soit venu qu'Il nous libère de cet exil et nous emmène en Israël, par l'intermédiaire de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Chaarei Haggada

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 21 mars 2013

L’ambition du Rabbi

11 Nissan 5773 

C'est la jeunesse qui préoccupe le Rabbi. Lors de l'une de ces longues nuits qu'il consacre aux entretiens particuliers, il reçoit le député israélien Guéoula Cohen et lui confie son inquiétude en termes pathétiques :

« Ce que la jeunesse attend actuellement, c'est une directive qui ait la vigueur de toutes celles qui furent données au peuple juif. Ils l'accepteront ou ne l'accepteront pas, mais ils l'attendent et personne n'est là pour la lancer. Où sont-ils tous ? Le salut ne viendra pas de ceux qui empruntent les sentiers battus, mais de ceux qui en frayeront de nouveaux. Où sont ceux qui, jadis, brûlaient du feu sacré de livrer une guerre sainte et qui, désormais, se préoccupent de peccadilles, au lieu de s'inquiéter de l'avenir des juifs en tant que peuple ? Où sont tous ceux qui savaient lancer des ordres ? Je crois la physique lorsqu'elle affirme que l'énergie se conserve. Les forces qui ont existé existeront toujours. C'est ce qui me fait croire à l'éternité du peuple juif. La vigueur qui, un jour, anima sa jeunesse est toujours là qui attend d'être sollicitée. Jadis certains savaient le faire ; où sont-ils ? [...]

« Ce qui importe, c'est le réveil, c'est l'esprit pionnier. Des bannières, il y en a beaucoup mais à quoi servent-elles si personne ne sait les tenir ? Tenez, par exemple, ces jeunes gens qui en Israël jettent des pierres sur ceux qui transgressent le Chabbat. Je ne dis pas – à D.ieu ne plaise ! – qu'ils aient raison de le faire. Mais je vois que quelque chose les préoccupe, quelque chose brûle en eux. Aussi, je peux tenter de l'infléchir en leur expliquant que leur méthode n'est pas la bonne.

« Prenez nos élèves de Yéchiva, ils étudient comme les autres. Mais ils vont partout dans le monde où se trouvent des juifs pour établir de nouvelles écoles. Ils frappent à toutes les portes, jusqu'aux kibboutzim israéliens et aux foyers assimilés de la diaspora. Ils s'en vont diffuser les seules valeurs juives qui n'aient jamais péri et que rien ne saura jamais remplacer. [...] 

« Vous le savez comme moi, rien n'est aussi médiocre que le conformisme auquel la communauté s'est actuellement résolue. Et personne n'est là pour en indiquer l'issue. [...] « À aucune époque, le judaïsme ne s'est vu offrir autant de possibilités qu'à l'heure actuelle et aucune époque n'en a tant gâchées. »

Dans ces moments où tant d’énergie sommeille en nous, que D… fasse que notre volonté toujours intact à vouloir réaliser les paroles de nos maîtres nous donne le mérite de vivre dès aujourd’hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia’h.


Adapté de « l'Âme d'Israël » - Editions du Rocher de Schlomoh Brodowicz


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mercredi 20 mars 2013

Nous contons tous ce soir-là les miracles de D.

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

10 Nissan 5773 

Commentaire de la Haggadah sur le passage: « Avadims Ayinou. (Esclaves (à Pharaon) nous avons été.)»

Le narrateur qui conduit le Séder le soir de Pessa'h invite les convives à conter la sortie d'Egypte. «Vehafilou koulanou 'ha'hamims - même si nous étions tous des sages versés dans la Thora» déclare-t-il, nous aurions eu l'astreinte de développer verbalement ce soir, tous les miracles qui ont accompagné notre libération.

Ces propos concernent ceux qui auraient pu être aujourd'hui esclaves en Egypte, mais qui par la grâce de D. ne le sont pas. En signe de reconnaissance, ils doivent ce soir-là conter les miracles, que l'Eternel a faits à leurs ancêtres lors de leur libération.

Par la suite, le narrateur de la haggadah souligne de nouveau l'importance de multiplier ce soir les récits qui content notre libération : «VE'hol amarbé lessapér biyetsihat mitsrahim - et tout celui qui multiplie les récits sur la sortie d'Egypte est digne de louanges» déclare-t-il à l'assemblée.

Pour autant, n'est-ce pas se répéter que d'inviter de nouveau les convives à parler de la sortie d'Egypte ?

En fait cette seconde citation s'adresse à ceux qui n'auraient pas été esclaves même s'ils avaient vécu en Egypte à l'époque des Pharaons. Les personnes concernées sont les cohanims, les léviims et les convertis. Ils ne furent jamais astreints en Egypte à servir la nation comme esclave. Pour autant, en ce soir de Pessa'h eux aussi sont invités à travers cette seconde déclaration, à prendre place à la table du séder et à conter les miracles que D. a réalisé pour faire sortir nos ancêtres d'Egypte.

Les sages évoqués par la suite dans la haggadah, qui contèrent la sortie d'Egypte à Bné Brak sont l'exemple vivant de cette situation. Rabbi Eliézer et Rabbi Yehochoua étaient des léviims, Rabbi Eléazar Ben Hazaria un cohen, Rabbi Akiva fils de convertis. S'ils avaient vécu en Egypte ils n'auraient pas été concernés par l'esclavage, pourtant ils contèrent les miracles qui accompagnèrent la libération de nos ancêtres durant toute une nuit.


Que D. fasse que de même que l'Eternel a libéré en son temps ses enfants de l'esclavage égyptien, qu'ainsi aujourd'hui encore le moment soit venu qu'Il nous libère de cet exil et nous emmène en Israël, par l'intermédiaire de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Chaarei Haggada

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu 


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

D. est avec nous

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

9 Nissan 5773

Commentaire de la Haggadah sur le passage: " Vehi Chéameda. (Et c'est lui qui s'est (toujours) tenu (à nos côtés)).

Nous remercions l'Eternel à travers ce passage, pour avoir toujours été présent dans le passé comme au présent, en nous ayant toujours sauvé des mains de ceux qui ont désiré nous détruire. Cette déclaration nous interpelle :

1. Nos ennemis sont-ils plus méritants que nous, pour que D. refuse de venir à notre secours?!

2. Nous évoquons en ce soir de séder tous ceux qui ont tenté de nous anéantir au cours de l'histoire mais qui ont vu leurs plans annulés par l'Eternel qui veille sur nous. Cependant Pharaon n'a pas cherché à tous nous tuer directement ! Seuls les garçons étaient concernés par son décret d'extermination ! Dès lors pourquoi évoquer ces menaces éludées par D. en ce soir de séder ?

Notre libération de l'exil égyptien n'a pas été totale. Nous n'y sommes plus esclaves, c'est un fait. Cependant, les tractations fomentées par Pharaon se sont reproduites au fil des générations. Leurs conspirateurs portent des noms tels qu'Haman, Lavan, ou bien d'autres encore.

C'est pourquoi nous remercions D. en ce soir de séder. Lui qui veille sur nous depuis l'aube de l'histoire. Bien que nous ne soyons pas encore complètement sortis de cet exil, qui prolonge la servitude égyptienne, D. nous protège toujours.

Dès lors, il apparaît au grand jour que nous sommes bien plus méritants que nos ennemis et que D. dans sa grande miséricorde entend nos demandes et écarte leurs conspirations. Pour autant, tant que notre juste Machia'h ne nous aura pas libéré de cet ultime exil, nous devons être reconnaissant à D. de nous protéger. Cette attitude revêt tout son sens le soir du séder. C'est pourquoi nous remercions D. à travers les mots" Vehi Chéameda.(Et c'est lui qui s'est (toujours) tenu (à nos côtés))".


Que D. fasse que de même que l'Eternel a libéré en son temps ses enfants de l'esclavage égyptien, qu'ainsi aujourd'hui encore le moment soit venu qu'Il nous libère de cet exil et nous emmène en Israël, par l'intermédiaire de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Chaarei Haggada

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 18 mars 2013

Etre libre

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » ! 

8 Nissan 5773

Commentaire de la Haggadah sur le passage: «Avadims Hayinou (nous avons été esclaves).»

Ce passage débute en nous rappelant que nous étions asservis à Pharaon en Egypte. Le narrateur souligne que si D. ne nous avait pas libéré, nous serions aujourd'hui encore esclaves comme l'auraient aussi été nos enfants et petits-enfants. Souligner que nos descendants auraient été menacés par ce décret a son importance.

De nature, l'homme est plus soucieux de ses rejetons que de lui-même. Dès lors, lui rappeler que même ses enfants auraient été aujourd'hui encore asservis à Pharaon en Egypte suscite en lui une plus grande joie, lorsqu'il réalise que ses enfants aussi sont ce soir libérés d'Egypte.

Pour autant la sortie d'Egypte eut lieu le 15 Nissan 2448 et non en 5773 ?! Dès lors comment peut-on affirmer qu'en ce 15 Nissan 5773 nous quitterons l'exil égyptien ? Etre libéré de l'étau égyptien fait partie des actions qui se reproduisent à chaque instant. Contrairement à certains événements qui eurent lieu de façon unique.

Matériellement, c'est l'existence de cette perpétuelle sortie qui nous permet d'affirmer, que nous comme nos enfants sortons d'Egypte en ce soir du séder. Spirituellement, l'Egypte est synonyme d'étroitesse. En nous libérant chaque jour des limites qui nous assaillent, nous quittons l'Egypte à chaque instant.

En ce soir du séder nous fêtons donc une double libération, à la fois matérielle et spirituelle. C'est pourquoi nous devons pleinement nous en réjouir.


Que D. fasse que de même que l'Eternel a libéré en son temps Ses enfants de l'esclavage égyptien, qu'ainsi aujourd'hui encore le moment soit venu qu'Il nous libère de cet exil et nous emmène en Israël, par l'intermédiaire de notre juste Machia'h

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Commentaires sur la Haggadah de Pessa'h

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Fêtons notre délivrance

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7 Nissan 5773

Commentaire de la Haggadah sur le passage: " Hé La'hma aneya.. (Voici le pain de misère)"


Dès le début de ce passage, nous évoquons les matsots que nos aïeux ont consommés en Egypte.

1. Lors de cette lecture, une question s'éveille. En effet, les matsots que nous mangeons ce soir de séder sont celles que nos pères consommèrent après avoir été chassé de ce pays, et non celles absorbées en Egypte ! Dès lors pourquoi le texte parle-t-il du pain azyme mangé en Egypte ?

2. Nous déclarons dans ce passage : « cette année nous sommes esclaves, l'année prochaine nous serons libres ». Pour autant ne sommes-nous pas réunis ce soir afin de fêter la fin de notre esclavage en Egypte ! Dès lors pourquoi nous définissons-nous à cet instant comme des esclaves !

3. Nous sommes rassemblés ce soir de séder afin de fêter le départ d'un pays, que nous avons quitté étant riches ! Mais quel sens a cette célébration, à un moment où nous invitons des pauvres qui n'ont pas de quoi manger. En effet nous déclarons dans ce même texte : «Tout celui qui désire, qu'il vienne manger»!

Il est vrai que les matsots évoquées ce soir de séder sont celles consommées après notre sortie d'Egypte. Pour autant, elles sont définies comme ayant été mangées sur cette terre de servitude. Pourquoi ? Car nous sommes toujours en exil ! Même si nous avons été libérés physiquement de cet esclavage, spirituellement nous sommes toujours assujettis. En cela, nous n'avons toujours pas quitté ce pays étranger. C'est pourquoi nous nous définissons tels des esclaves qui seront libres l'année prochaine !

Toutefois il est de notre devoir de fêter notre sortie physique d'Egypte. Cette libération est la première étape d'un long chemin. Celui de notre affranchissement de toute forme d'esclavage, matériel ou spirituel, imposant ou minime.

Attendant le Machia'h à chaque instant, nous affirmons souhaiter être déjà libre l'année prochaine lors du prochain séder, car la délivrance ultime fera de nous un peuple libre pour toujours. C'est pourquoi nous devons fêter Pessa'h avec la plus grande largesse. Tout en ayant conscience de l'étape ultime qu'il nous reste à atteindre : Celle de notre délivrance par le juste Machia'h.


Que D. fasse que de même que l'Eternel a libéré en son temps ses enfants de l'esclavage égyptien, qu'ainsi aujourd'hui encore le moment soit venu qu'Il nous libère de cet exil et nous emmène en Israël, par l'intermédiaire de notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch -Chaarei Haggada

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.