Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mercredi 17 juin 2015


 Bnei Noah 
Une interview avec le rabbin Fleer 

Il y a des moments dans ma vie que je trouve réellement magnifiques ! Je me sens tellement bénie, tellement aimé par Hachem que mon visage me fait mal de tellement sourire. J'ai l'impression de passer à travers les montagnes comme la Maria de “Sound of Music” – remplie de bonheur et de sim'ha (joie). Je m'explique : récemment Hachem m'a offert un cadeau exceptionnel, celui d'étudier avec un grand rabbin, le rabbin Zvi Chapiro qui se trouve être le second cousin (né à une minute d'intervalle dans le même hôpital à New York) d'un géant du monde Breslev, le rabbin Gédaliah Fleer.
Le rabbin Fleer a été assez généreux pour se laisser questionner sur Rabbi Na'hman, la Tora et sa propre vie.
Le rabbin Gédaliah Fleer est l'auteur de plusieurs livres (en anglais) : “Healing in the Kabbalistic Tradition” (“La guérison selon la tradition kabbalistique”), “Rabbi Nachman’s Fire” (“Le feu de Rabbi Na'hman”), Rabbi Nachman’s Foundation : the Tikkun Haklali (“Rabbi Na'hman et le Tiqoun Haklali ”), et son autobiographie “Against All Odds” (“Contre vents et marées”). 
 
Il est un des grands experts dans le monde de Rabbi Na'hman de Breslev, l'histoire du 'hassidismebreslev et a courageusement aidé à ouvrir la porte de la tombe de Rabbi Na'hman à Ouman en Ukraine durant l'oppression religieuse intense de l'Union Soviétique. Il est un kabbaliste profond et respecté, un conteur d'histoire, un conseiller et un conférencier qui vit à Jérusalem.
     
D'ordinaire, j'enregistre les interviews afin de m'assurer d'avoir chaque mot, comme un greffier de tribunal nerveux et pointilleux. Cette fois-ci, il n'y avait que moi, mon carnet de notes et mon stylo ; je vais donc paraphraser ce que le rabbin Fleer m'a raconté. Je m'excuse des erreurs qui auraient pu se glisser par-ci ou par-là. Paraphraser les propos d'un rabbin tellement cultivé n'est pas chose aisée. J'ai couché sur le papier les pensées spontanées et la perspicacité du Rabbin Fleer.
 
Ce compte rendu est comme la photocopie d'une image d'un Monet. Je ne peux que vous recommander grandement de vous rapprocher du produit original dès que la chance se présente.
  
Est-ce que les personnes qui ne sont pas juives aident à faire venir le Messie ?
 
Je vais vous répondre avec un “oui” retentissant ! L'exemple parfait auquel je pense est le cas de Yitro, le beau-père de Moché (Moïse). Il était le Grand Prêtre des idolâtres et ensuite il s'est converti. Le Zoharrapporte que lorsque Yitro a dit : “Parce que je sais que D-ieu est plus grand que toutes les autres idoles”, à cet instant le nom de D-ieu a été glorifié sur terre et dans le Ciel. C'est grandiose ! Les dix Commandements ont été donnés dans la paracha Yitro. Le Don de la Tora, c'est dans la paracha Yitro !
 
Vous devez vous rendre compte que c'est quelque chose d'impressionnant. Nous devons reconnaître la Royauté de D-ieu dans les lieux les plus bas. Plus une personne est loin de D-ieu et plus sa reconnaissance envers le Créateur est révélée.
 
Rabbi Na'hman a-t-il écrit quelque chose à propos des Bnei Noa'h et des convertis-es ? 
 
Rabbi Na'hman n'a pas dit grand chose sur les Bnei Noa'h, mais ce qu'il a fait – et qui est inhabituel dans la pensée 'hassidique – c'est qu'il était très en faveur des non juifs convertis au judaïsme. Il ne s'agissait nullement de prosélytisme. Contrairement à la tradition juive, Rabbi Na'hman n'était particulièrement opposé aux personnes qui désiraient se convertir. Dans le Liqouté Moharan, plusieurs passages sont consacrés à une description de l'époque qui doit précéder l'arrivée du Messie. RabbiNa'hman a dit qu'à cette époque, il y aura de nombreux non juifs qui adopteront le judaïsme comme religion.
 
Il y a eu un village entier, pas très loin de la ville d'Ouman où les habitants – avec le prêtre du village – ont adopté le judaïsme. Tout le village s'est converti ! Pouvez-vous vous imaginer cela ? Les hommes âgés se firent circoncire et c'était à une époque où il n'y avait pas d'anesthésie locale ! Quel évènement exceptionnel.
 
[Pour en savoir plus sur cette histoire incroyable et pour connaître d'autres exemples de générosité que les 'hassidiques breslev ont montrés envers les Justes convertis, suivez ce lien. Les extraits sont tirés du livre du rabbin Lévi Bender Sia'h Sarfei Qodech, traduit en anglais par le rabbin David Sears.]
 
Rabbi Na'hman ne parle pas tellement des Bnei Noa'h. Pour expliquer cela, vous devez tenir compte de l'histoire. Les juifs n'ont jamais fait du prosélytisme. Certains commentaires du Talmud disent même que nous ne devrions pas encourager les gens à devenir des Bnei Noa'h. Pour quelle raison ? Parce qu'on ne devrait pas placer d'obstacle devant les non juifs. S'ils deviennent des B'nei Noa'h, que se passe-t-il ? Ils pourraient devenir des non-croyants avertis. Un païen honnête est préférable qu'un non-croyant averti.
 
Dans tous les cas, vous devez comprendre que les juifs n'ont jamais été dans une position où ils pouvaient encourager les non juifs à devenir des Bnei Noa'h. C'était assez difficile de vivre comme juif à cette époque.
 
Être Ben Noa'h signifie que vous êtes une personne qui possède une certaine morale, une éthique bien définie. Cela ne doit pas être une substitution au judaïsme. Toutes les nations ne peuvent pas être un peuple de prêtres. Dans la Tora, il est écrit : “Un royaume de prêtres et une nation sainte.” Tous les peuples ne peuvent pas être définis de la sorte. Lorsque les juifs se retrouvent dans le monde séculier que ce passe-t-il ? Ils rendent le monde meilleur. Mais cela fait l'effet de boomerang. Quand tout va mal, on les condamne.
 
Les B'nei Noa'h devraient éloigner les gens de l'hédonisme, de l'idolâtrie. Mais il faut rester simple. Je ne vois aucune raison de créer un rituel. C'est juste mon point de vue à ce sujet.
 
Est-ce que les personnes non juives peuvent élever leur âme ? Existe-t-il des choses dans la Tora que les non juifs ne devraient pas étudier ou est-ce plus un problème d'intention derrière l'étude ?
 
La conclusion c'est que n'importe qui – n'importe quelle personne, juive ou non juive – peut élever son âme. Dans le Zohar, nous apprenons qu'il existe dans le Gan Éden (le Paradis) une place réservée aux non juifs. Tout le monde peut toujours s'élever vers un niveau spirituel plus haut !
 
En ce qui concerne l'enseignement de la Tora, les juifs peuvent enseigner n'importe quel extrait qui est traduit dans une langue que les non juifs comprennent et lisent.
 
AJ: je remercie beaucoup le rabbin Fleer de m'avoir accordé cet entretien. Ce fut un honneur. Avec l'aide de D-ieu, je partagerais bientôt avec vous les pensées du rabbin Fleer sur les gens exceptionnels qui l'ont inspiré durant sa vie. Merci aux juifs simples, au rabbin Kassorla, au rabbin Chapiro et au rabbin David Sears pour leur aide pour la réalisation de cet article.
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Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


Le mystère

Mariage à Medziboz


Tous s’étonnaient de ces fiançailles inattendues. On lui avait proposé les meilleurs « partis » pour sa fille mais Rabbi Baroukh de Medziboz les avait tous refusés poliment. Cependant, quand on lui avait parlé du fils d’un riche notable de Zhitomir – un homme riche, certes, mais peu instruit – il l’avait accepté sans hésitation. Toute la communauté s’étonna : le fiancé avait des qualités effectivement, mais pas autant que les jeunes gens suggérés jusqu’à présent par le Chadkhane, l’entremetteur.
La semaine du mariage arriva et un cortège de ‘Hassidim accompagna le Rabbi et sa famille vers la ville de Zhitomir. La joie était palpable jusqu’à ce que...
Jusqu’à ce quelqu’un se souvint d‘un scandale qui avait éclaté une trentaine d’années auparavant et qui avait gravement éclaboussé le père du fiancé dans sa jeunesse. La rumeur circula vite et l’horreur suscitée par ce qu’on racontait frappa de stupeur les ‘Hassidim.
« Comment était-ce possible ? » se demandèrent les invités. Il était de leur devoir – n’est-ce pas – d’informer le Rabbi le plus délicatement possible, avant la cérémonie plutôt qu’après ! On se concerta et, finalement, on convint de demander à Reb Hershel d’Ostropol, connu pour son sens de l’humour, de trouver le moyen le plus judicieux.
Le matin du mariage, Reb Hershel s’arma de courage et frappa à la porte de la chambre de Rabbi Baroukh. Le sourire aux lèvres, Reb Hershel entra et s’écria : « Mazal Tov, Rabbi, Mazal Tov ! »
Le Rabbi le regarda avec étonnement et Reb Hershel continua : « Nous venons d’apprendre une nouvelle union ! Vraiment conclue par la Providence Divine ! Le bon D.ieu qui décide des mariages a associé le long « Vehou Ra’houm » (la longue prière de supplication récitée les lundis et jeudis) avec le « Al ‘Heth » la prière de confession des fautes de Yom Kippour !
Et pourquoi ne pas informer le Rabbi de cette grande joie ?  »
Rabbi Baroukh comprit le sous-entendu, mais intima à son ‘Hassid l’ordre de révéler tout ce qu’il savait. Prudemment celui-ci répéta – avec de grandes précautions oratoires – « l’affaire » telle qu’il l’avait entendue de la bouche de plus anciens ‘Hassidim.
« Quand on apprit la terrible faute dont s’était rendu coupable le père de votre futur-gendre, il fut puni en public, humilié au point qu’il fut obligé par la suite de s’enfuir de la ville. Ce n’est que des années plus tard qu’il revint, une fois que le scandale s’était apaisé ».
Le front du Rabbi se couvrit de plis tandis que son regard se perdait au loin. Reb Hershel attendait avec angoisse une réaction plus énergique. Mais, soudain, le Tsadik se secoua de sa rêverie apparente et déclara d’une voix ferme : « Cette union a été décidée au ciel et puisque telle est la volonté de D.ieu, le mariage sera célébré ce soir comme prévu, de façon très joyeuse. Que D.ieu fasse que tout se passe en son temps et que le jeune couple puisse construire dans la sérénité un foyer fidèle sur les bases éternelles de la Torah ! Que ce soit une réussite ici et dans les sphères supérieures ! »
Effectivement le mariage fut célébré avec une joie particulière ; les sept jours de « Cheva Bra’hot » des « sept bénédictions » se déroulèrent dans l’allégresse ‘hassidique typique puis les ‘Hassidim s’apprêtèrent à rentrer chez eux.
Avant le départ, on annonça à Rabbi Baroukh la venue d’un messager spécialement envoyé par la Rabbanit, l’épouse déjà bien âgée de Rabbi Zeev Wolf de Zhitomir, un des disciples les plus distingués du Maguid de Mézeritch. Elle exprimait le désir que Rabbi Baroukh s’arrête chez elle lors de son retour : à cause de son grand âge et d’une certaine faiblesse, elle ne pouvait pas se rendre chez lui comme cela aurait convenu.
Rabbi Baroukh accepta de s’arrêter devant chez elle pour rendre visite à cette personne respectable.
Accompagné de quelques-uns de ses proches, il entra.
« Soyez les bienvenus ! s’exclama la veille dame. D.ieu soit loué, j’ai eu le privilège d’accueillir un des Grands de notre génération ! »
Rabbi Baroukh comprit qu’elle pesait chacun de ses mots et il demanda : « Et comment savez-vous qui figure parmi les Grands de notre génération ? »
La Rabbanit réfléchit et déclara : « C’est une longue histoire ! Qui s’est produite il y a bien longtemps, mais je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui. Un jour, on entendit dans la rue un grand vacarme. Je me suis approchée de la fenêtre et j’ai aperçu un spectacle effrayant : un jeune homme, entouré d’une foule en colère, était abreuvé d’injures et traité de façon humiliante par tous, jeunes et vieux. On lui lança même de la boue et des ordures... J’ai bien regardé cet homme et j’ai aperçu un visage aux traits distingués qui reflétait une grande conscience de la Présence de D.ieu. Je ne pouvais pas admettre qu’un homme si pur soit ainsi traîné dans la boue !
Soudain, j’ai réalisé que mon mari – que D.ieu bénisse sa mémoire – contemplait lui aussi avec effroi cette scène et soupirait : « Si seulement je méritais d’être aussi pur et saint que ce jeune homme si remarquable ! Il ne peut pas prouver son innocence face à cette foule furieuse, influencée par de la médisance et des mensonges aussi grossiers ! »
Puis il ajouta : « Je suis persuadé que ce jeune homme a un mérite extraordinaire puisqu’il est écrit : « Heureux celui que l’on soupçonne pour rien ! » A la suite de cette terrible humiliation, il méritera un grand privilège : son fils épousera la fille d’un Grand de la génération ! »
Et la Rabbanit âgée conclut : « Sachez, Rabbi, que ce jeune homme n’est autre que le père de votre gendre ! La prophétie de mon défunt mari s’est donc réalisée. Vous comprenez maintenant comment j’ai pu affirmer que vous étiez l’un des Grands de la génération ! »
Le mystère de cet étrange mariage était enfin résolu !


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

3 Tamouz 5754 (1994) : Le vrai sens de cette date

En 1927 Rabbi Yossef Its'hak fut emprisonné dans la prison de Chpalerka à Leningrad pour avoir diffusé le judaïsme en Russie. Condamné originellement à la peine de mort, sa peine fut commuée en exil. C'est le 3 tamouz 5687 (1927) qu'il put quitter ses geôliers pour être dirigé vers sa ville d'exil, Kostroma.
Arrivé à destination, il apprit neuf jours plus tard qu'il était libre. Un an plus tard en 1928, Rabbi Yossef Its'hak déclara : « à travers ma libération les 12 et 13 tamouz de l'année échue, c'est chaque membre du peuple juif qui a été libéré ». Ces deux jours sont depuis lors, sources de grandes réjouissances au sein de multiples communautés de notre peuple.
Avec le recul, il apparaît que le 3 tamouz fut le point de départ de ce grand miracle. Alors que de nombreux 'hassidims étaient retenus pour des décennies en exil, Rabbi Yossef Itzhak fut libéré après quelques jours.
Cependant, une question se pose à nous. Etant donné que D-ieu avait prévu de libérer Rabbi Yossef Its'hak de façon miraculeuse, pourquoi divisa t-il l'événement en deux temps ? Quitter miraculeusement la prison de Chpalerka le 3 tamouz pour l'exil, puis libérer de façon tout aussi surnaturelle Rabbi Yossef Itsh'ak d'exil neuf jours plus tard ? Il aurait été plus simple que D-ieu le libère définitivement de toute emprise le 3 tamouz ?
L'Eternel désire être révélé ici-bas grâce à nos actes. C'est dans ce même esprit qu'il recrée le monde à chaque instant souligne la 'hassidout afin justement que chacune de nos actions souligne avec plus d'intensité notre lien avec le créateur. L'attachement qui nous unit à D-ieu aurait été moins fort, si l'Eternel avait d'emblé donné la possibilité à la création d'exister pour un certain temps, sans qu'Il n'intervienne. Mais cela n'est pas le cas. En recréant le monde à chaque instant, Il désire que nous ressentions le lien étroit qui nous lie à Lui.
Le monde et son habitacle naturel sont donc par excellence le lieu où l'Eternel désire que nous lui fassions honneur. Cette dimension ne peut être atteinte, que si l'Eternel intervient en « évitant » d'occulter le cours naturel des choses.
C'est pourquoi il libéra Rabbi Yossef Its'hak en deux temps. En effet, pour que les mêmes hommes qui s'étaient battus pour l'emprisonner, contribuent pleinement à sa libération, il fallait que Rabbi Yossef Its'hak parte en exil (le 3 tamouz), et que le puissant régime communiste qui l'avait contraint à quitter sa famille, soit celui qui oeuvre pour le ramener parmi les siens (les 12 et 13 tamouz).
A travers ce miracle qui emprunta les voies de la nature, l'honneur de D-ieu fut grandi dans une dimension bien plus élevée que si un prodige « pleinement »  surnaturel s'était produit.
Ce grand miracle débuta le 3 tamouz ! 
De 1927 à 1994 biens des années s'écoulèrent. L'actuel Rabbi de Loubavitch succéda à Rabbi Yossef Its'hak, et dirigea à son tour les 'Hassidims avec brio. Le 3 Tamouz 5754 (1994), nos yeux crurent saisir que l'actuel Rabbi de Loubavitch s'était voilé pour un instant. Pour autant la 'Hassidout nous enseigne qu'en ce saint jour il se révéla davantage matériellement. A l'image de ce 3 tamouz 1927 où nous surent rétroactivement (dès les 12 et 13 tamouz 1927) qu'il était la date où débuta la libération de Rabbi Yossef Its'hak.
 Que D-ieu fasse que ce dévoilement qui a débuté le 3 Tamouz 5754 (1994) se cristallise pleinement en la veille de ce 3 tamouz 5775 en recevant pleinement le  Rabbi qui est notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Séfer Hitvaadouyot 5751- Paracha Korah'



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



La personnalité du Machia’h
par Menahem Brod

Que savons-nous du Machia’h ? Quel genre de personnage sera-t-il ?
Il ressort des différentes sources en la matière qu’il s’agira d’une personnalité d’une envergure telle qu’il n’en a jamais existé dans l’histoire. Sur le verset d’Isaïe (52,13) : « Voyez, Mon serviteur prospèrera ; il s’élèvera, grandira, sera placé très haut. », le Midrache1 commente :
« Il s’élèvera » plus haut qu’Abraham... il « grandira » plus que Moïse... il « sera placé très haut », plus haut que les anges du service divin.
Il est également expliqué que, dans l’expression « il sera placé très haut », le mot « très », en hébreu « méod », fait allusion au fait qu’il sera d’un niveau supérieur même à celui d’Adam, le premier homme (méod ayant en hébreu les mêmes lettres que adam).
Il apparaît également que le Machia’h n’atteindra pas ce niveau d’un seul coup. Il s’élèvera progressivement à mesure qu’avancera le processus de la Délivrance, jusqu’à atteindre sa plénitude lorsque celle-ci aura totalement abouti. Sur le verset des Psaumes (2,7) : « Je t’ai aujourd’hui enfanté », qui fait référence au Machia’h, le Midrache Téhilim enseigne qu’au moment de la Délivrance, le Machia’h sera comme une personne qui naît de nouveau, car il recevra alors des forces nouvelles : « Lorsque viendra son heure, D.ieu leur dira : “Je dois faire de lui une créature nouvelle.” » Il ressort que le Machia’h lui-même connaîtra des transformations – au point d’être une « créature nouvelle » – dans le processus messianique.

Et lui ne le saura pas...

Dans les ouvrages de Kabbale,2 ce sujet est rapporté de manière encore plus explicite :
Le roi Machia’h sera assurément un tsadik [un homme vertueux], fruit de l’union d’un homme et d’une femme, mais en ce jour sa vertu s’accroîtra... et alors, en ce jour-là, l’échéance arrivée, l’âme de son âme qui se trouvait jusqu’alors dans le Jardin d’Éden sera donnée à ce tsadik et il deviendra alors le Libérateur. Il sera à l’image de notre maître Moïse, qui était un être humain et qui s’éleva petit à petit jusqu’à atteindre la plénitude de son âme.
Le verset « Je t’ai aujourd’hui enfanté » y est interprété comme se rapportant « au degré de “l’âme de son âme” qui naîtra alors. »
Le ‘Hatam Sofer3 écrit dans le même esprit :
Tout comme notre maître Moïse, le premier libérateur, qui atteint l’âge de 80 ans sans savoir et sans ressentir qu’il serait le libérateur d’Israël... ainsi sera, si D.ieu le veut, le dernier libérateur... Et lorsque le moment sera venu, D.ieu se révélera à lui, suscitant ainsi l’esprit du Machia’h qui demeure caché et enfoui En Haut jusqu’à sa venue... Et ce tsadik lui-même ne sait pas... Cependant, quand viendra le moment, si D.ieu le veut, D.ieu se révélera à lui comme Il s’est révélé à Moïse dans le buisson.
Le livre Or Ha’hama précise la nature de ce processus. Dans son commentaire sur le Zohar, il rapporte au nom de Rabbi ‘Haïm Vital que, lorsque le Zohar parle de la révélation du Machia’h en terme d’« éveil », la raison en est que :
C’est comme si le Machia’h était en sommeil, et quand il recevra « l’âme de l’âme », il recevra le don de prophétie et s’éveillera de son sommeil... Alors le Machia’h recevra ce degré de l’âme, celui-ci se révélera en lui et il aura alors conscience qu’il est le Machia’h, car cela n’était pas perceptible en lui jusqu’alors, toutefois les autres hommes ne le reconnaîtront pas encore... Ensuite, le Machia’h se révélera totalement et tout Israël le reconnaîtra alors et se ralliera à lui.
Il apparaît donc que le processus de la révélation du Machia’h sera graduel, depuis l’état de tsadik qui n’a pas conscience d’être le Machia’h, jusqu’à s’élever de plus en plus, au point de recevoir des forces très hautes ainsi que l’âme du Machia’h qui demeurait jusqu’alors sous le Trône Céleste. À ce stade, il saura qu’il est le Machia’h, mais le peuple ne le saura pas, jusqu’à ce qu’il se révèle en parvenant à sa plénitude.

Roi et prophète

Le Machia’h sera un roi, un prophète et un guide. Maïmonide décrit la personnalité du Machia’h en deux endroits : à la fin des Lois des Rois,4 il le décrit comme un roi qui « s’adonnera à l’étude de la Torah et accomplira les mitsvot comme son ancêtre David », il ramènera le peuple juif dans le chemin de la Torah, il combattra les peuples qui persécutent Israël, pour finalement préparer « le monde entier à servir D.ieu ensemble » ; dans les Lois du Repentir,5 il le décrit comme un grand prophète et comme un guide : « Ce roi qui se lèvera de parmi la descendance de David sera sage, plus encore que Salomon, ainsi qu’un grand prophète, proche de notre maître Moïse. C’est ainsi qu’il enseignera à tout le peuple et lui indiquera le chemin de D.ieu. »
De fait, le processus messianique connaîtra deux périodes6 :
Dans une première période, le Machia’h aura pour tâche de ramener le peuple juif dans le chemin de la Torah, d’affronter certaines nations et d’éliminer le mal du monde, il se manifestera essentiellement en tant que « roi » ; lorsque le monde aura été amendé et élevé, cette démarche de « royauté » deviendra alors secondaire et ce sont alors ses qualités de « prophète » et de « rav » qui deviendront prépondérantes.7 Il enseignera à tout le peuple et l’amènera à ce que « les Juifs seront tous de grands Sages, connaissant les choses cachées, comprenant l’intention de leur Créateur comme ce que peut en saisir l’Homme ».8
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

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Humilité ou manque d’estime de soi?
par Naftali Silberberg


Moïse était extrêmement affligé, et il dit à l’Eternel : « N’accepte pas l’offrande [de Kora’h et de ses acolytes]. Je n’ai pas pris l’âne d’un seul d’entre eux, et je n’ai pas fait de mal à un seul d’entre eux. » – Nombres 16, 15
L’humilité était l’une des qualités de Moïse les plus remarquables. La Torah elle-même affirme d’ailleurs que « Moïse était extrêmement humble, plus que quiconque sur la face de la terre ». Pourtant, lorsque son leadership fut remis en question par son cousin Kora’h, un homme d’une prodigieuse érudition, Moïse afficha une indignation qui ne lui ressemblait pas. On aurait pu s’attendre à ce que Moïse se tourne vers D.ieu et Lui dise : « Tout Puissant ! Peut-être devrais-Tu envisager de permettre à Kora’h d’assumer ma position. Il est bien plus qualifié que moi ! Je renonce volontiers à ma fonction en faveur d’un meilleur postulant ! »
La véritable humilité n’est pas le résultat d’une sous-évaluation de ses propres talents et réalisations.
Toutefois, si l’on comprend bien ce que signifie l’humilité dans la Torah, on comprend également que la réaction de Moïse à la révolte de Kora’h n’était pas incompatible avec son exceptionnelle humilité.
Car la véritable humilité n’est pas le résultat d’une sous-évaluation de ses propres talents et réalisations. Une telle humilité est fausse, car elle est construite sur une base fausse. Au contraire, celui qui est véritablement humble est pleinement conscient de l’ensemble de ses forces et de ses qualités, mais il reconnaît en même temps que tous ces talents lui sont donnés par D.ieu et ne constituent donc pas une raison de se sentir supérieur à un autre à qui D.ieu n’a pas attribué de tels talents. « Peut-être, se dit la personne humble, que si cette personne avait été gratifiée des mêmes dons, elle aurait accompli la même chose que moi, voire plus encore ! »
Moïse reconnut que D.ieu l’avait doté de qualités de leadership hors du commun et, de ce fait, il rejetait totalement l’idée de renoncer à sa position en faveur de quiconque. Cette conscience n’interférait cependant pas avec sa véritable humilité et son respect pour chaque Juif.
À un niveau plus profond, celui qui est entièrement consacré à la réalisation de la volonté de son Créateur est naturellement sans ego, parce qu’il n’a pas d’ambition personnelle : son but est uniquement de faire avancer le projet de D.ieu dans ce monde. Alors que l’arrogance est une perception de sa propre importance, le dévouement à D.ieu signifie d’être conscient que la vie n’est pas centrée sur soi ou sur ce que l’on veut, mais vise à réaliser un but supérieur. Moïse, malgré toute sa grandeur dont il était parfaitement conscient, était un serviteur dévoué de D.ieu. Et quand Kora’h chercha à l’empêcher d’accomplir la mission de sa vie ordonnée par D.ieu – guider le peuple juif –, Moïse sortit l’artillerie.
Beaucoup confondent l’humilité avec la docilité. En vérité, une personne humble est très déterminée et ne fléchira devant aucune opposition. Elle n’est cependant pas mue par son propre ego, mais par le désir de mettre en œuvre le plan divin.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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mardi 16 juin 2015

Les sept mitswoth des Bnei Noah 


 
4.  Ne pas s'engager dans des unions illicites
 
Une conduite sexuelle immorale est interdite ; dans ce domaine, D-ieu exige de nous une attitude au-dessus de tout soupçon. Dans toute la Création, il n'existe aucune loi qui permet un individu d'enfreindre les lois sexuelles à cause de sa "vraie nature". Selon le rabbin Yirmeyahu Bindman, auteur de l'ouvrage (en anglais) “Les sept couleurs de l'arc en ciel”, "Il ne peut exister une telle chose que 'l'adultère' ou 'l'homosexualité', pas plus qu'il ne peut existe un 'voleur'”. Si une personne désire réellement respecter les lois de D-ieu, elle doit pouvoir  résister à la tentation de faire une action qui selon D-ieu est mauvaise.   
 
Qu'est-ce que cela signifie ?
 
1. Un homme ne doit pas avoir une relation avec sa mère.
2. Un homme ne doit pas avoir une relation avec sa sœur.
3. Un homme ne doit pas avoir une relation avec la femme de son père (même s'il ne s'agit pas de sa mère biologique).
4. Un homme ne doit pas avoir de relation avec la femme d'un autre.
5. Un homme ne doit pas avoir de relation avec un animal.
6. Un homme ne doit pas avoir de relation avec un homme.
7. Nous devons nous abstenir d'un acte qui nous conduirait à avoir une relation interdite.
 
L'homosexualité féminine est également considérée comme étant une "abomination."
 
Bien qu'il ne soit pas interdit aux non-juifs d'avoir des relations sexuelles avant le mariage, ils sont encouragés à les éviter. Grâce au mariage, nous développons un comportement adéquat en ce qui concerne les rapports qui existent entre un homme et une femme. De plus, en construisant un mariage solide et affectueux, notre vie acquiert une nouvelle dimension et nous transmettons également aux générations futures les fondations nécessaires pour qu'elles deviennent remplies d'êtres humains qui possèdent un aspect spirituel. 

                                                        Breslev Israël 2004 – 2014 © Tous droits réservés                                                                 
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



Les oies et les rabbins

Ou la puissance de la Torah


En Europe, il était de coutume d’engraisser les oies dans les mois précédant Pessa’h, puisque de nombreuses familles ne consommaient pas d’autre matière grasse que la graisse d’oie. Pendant six ou huit semaines, les oies devaient manger une bassine de maïs deux fois par jour, si bien que vers le début de la fête, elles étaient si énormes qu’elles pouvaient à peine marcher.
Deux sommités rabbiniques, le ‘Hatam Sofer (Rabbi Moché Sofer) et le Yisma’h Moché (Rabbi Moché Teitelbaum) différaient dans leurs opinions : la pratique du gavage rendait-elle les oies non-cachères ? La question tournait autour du fait que les grains pointus du maïs qui étaient introduits de force dans la gorge des volailles abîmaient sans doute l’œsophage, ce qui rendait les animaux non cachères (car incapables de vivre encore un an). Le ‘Hatam Sofer tranchait que l’œsophage n’était pas nécessairement abîmé et il estima donc que cette pratique était permise. (Bien sûr, les oies devaient être examinées soigneusement après l’abattage pour prouver qu’elles étaient effectivement cachères, par la procédure décrite plus loin.) Son contemporain, le Yisma’h Moché estimait que certainement l’œsophage devait être blessé par les pointes des céréales : il déclara donc ce procédé strictement interdit.
Les deux célèbres rabbins échangèrent plusieurs lettres, apportant à chaque fois d’autres arguments, d’autres preuves trouvées dans d’autres livres deresponsa. Leur discussion restait toujours courtoise car tous deux cherchaient uniquement à définir la Halakha pour le Nom de D.ieu et non pour leur gloire personnelle. Finalement, le ‘Hatam Sofer suggéra qu’au lieu de rester au niveau de la théorie, ils devaient passer à la pratique : chacun des deux devait faire engraisser dix oies puis procéder à la Che’hita (l’abattage rituel). Ensuite, lors de l’examen des organes internes, ils dégageraient les œsophages, les rempliraient d’air et les ferait flotter dans une bassine pleine d’eau. Si les œsophages étaient troués, des bulles d’air s’échapperaient dans l’eau, apportant ainsi la preuve que les volailles n’étaient pas cachères. L’absence de bulles les rendrait cachères.
Le Yisma’h Moché accepta le test, mais le résultat de la procédure fut des plus étonnants : tous les volatiles engraissés et abattus sous l’autorité du ‘Hatam Sofer étaient cachères sans l’ombre d’un doute alors que ceux du Yisma’h Moché étaient tous, absolument tous blessés et donc taref, non cachères.
On expliqua alors que, de fait, la décision et la parole de ces deux sommités rabbiniques avaient changé la réalité physique : leur appréhension de la Halakha (la loi juive) avait influencé la situation concrète !
* * *
On raconte à ce sujet une histoire à propos d’un célèbre Rabbi qui avait des milliers de ‘Hassidim, le Maguid de Zidochov.
Un vendredi, alors qu’il enseignait la Torah à ses disciples, une femme entra dans la pièce avec un poulet qu’elle désirait faire cuire pour Chabbat. Or le Cho’het (abatteur rituel) avait déclaré que la cacherout du poulet était problématique et elle venait donc demander l‘opinion du Rav. De fait, le poulet présentait d’importantes lésions sur les poumons, ce qui le rendait Taref pour ainsi dire automatiquement. Mais, à la grande surprise de ses élèves, le Maguid réfléchit longuement, regarda dans un livre, puis dans un deuxième jusqu’à ce qu’une pile impressionnante de livres se forma sur son bureau. On voyait qu’il cherchait par tous les moyens à déclarer ce poulet cachère. « Il serait tellement plus simple de donner à cette femme un rouble pour qu’elle s’achète un autre poulet » pensaient les disciples, vaguement ennuyés de ce contretemps. Finalement, après plusieurs heures passées à consulter tous les livres possibles, le Maguid se leva et déclara que le poulet était cachère ! Ses disciples n’en croyaient pas leurs oreilles, mais il leur prouva par divers arguments la justesse de sa décision. Soulagée, la femme repartit avec son poulet pour préparer ses repas de Chabbat et les élèves purent reprendre leur étude.
Mais pas pour longtemps.
Une autre femme complètement hystérique entra peu après : « Rabbi, Rabbi ! » s’écria-t-elle, puis elle s’évanouit. Quand on réussit à la ranimer, elle se mit à pleurer et à implorer : « Rabbi ! Aidez mon mari ! Les médecins affirment qu’il n’y a plus d’espoir ! » Le Maguid lui demanda calmement : « Racontez-moi donc de quoi souffre exactement votre mari ».
Elle expliqua, tout en s’essuyant les yeux, qu’il présentait de sérieuses lésions aux poumons. En entendant cela, le Rabbi s’exclama joyeusement : « Je viens de trancher que ce type de maladie est cachère ! Rentrez chez vous et ne vous inquiétez pas. Votre mari vivra encore de nombreuses années ! »
C’est effectivement ce qui se passa.
Ce n’est qu’alors que les étudiants comprirent que, par son roua’h hakodech,l’inspiration sainte qui l’animait, le Rabbi avait su qu’il était vital de trancher la Halakha dans le bon sens. En déclarant que la maladie du poulet ne l’empêchait pas d’être cachère, malgré toutes les apparences contraires, il avait aussi annulé les effets néfastes de la maladie d’un Juif.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.


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