Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil
Affichage des articles dont le libellé est Tsédaka. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tsédaka. Afficher tous les articles

mercredi 31 août 2011

A Qui Est Cet Argent ?

2 Elloul 5771

La guemara Baba Batra (10a) rapporte une discussion entre Turnus Ruffuss et Rabbi Akiva. Ils s’interrogeaient sur l'attitude à avoir à l'égard des gens nécessiteux.

Turnus Ruffuss affirmait: «D.... dirige le monde. Une personne dans le besoin est l’expression de la volonté de son
créateur. Nous ne pouvons pas intervenir pour modifier cet état. Ne serait-ce pas contredire par là même les plans de D... que de l’aider ?».
Selon lui, chaque maillon de notre peuple est apparenté à un serviteur d’Hachem. Si notre maître, L’éternel en l’occurrence, a décidé de placer l’un d’entre nous dans une situation précaire, quelle opinion aura-t-Il d’un bienfaiteur potentiel, venu aider cet homme mis à l’écart par D…, son propre maître ! Ne risque t-il pas de s’attirer la foudre du créateur en aidant cette personne dans le besoin ?

L’analyse de Ruffus n’a de sens que si l'on considère la richesse d’une personne comme un bienfait lui étant du.
Elle en est la seule détentrice et en dispose à son gré. Rien ne l’invite à devoir partager cet argent avec quiconque, fût-ce-t-il dans le besoin.

Rabbi Akiva a sur la question une vue diamétralement opposée. Chaque juif est le fils de D…, le roi de l’univers. Même si le maître du monde s’irrite contre son rejeton, combien sera-t-il heureux de voir une tierce personne venir à sa rescousse. Tout particulièrement en cet instant où la clémence du Roi n’est pas révélée à l’égard du prince.

En ayant de la sorte une attitude clémente à l’égard d’autrui, c’est sur nous même que nous attirons la grâce de D…


Que D... fasse que nos actions quotidiennes pour prodiguer du bien à autrui nous donnent le mérite de voir la clémence de D..se révéler sur notre peuple aujourd’hui en recevant dès à présent notre juste Machia’h.


Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch –Chaarei Tsédaka

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu.

  • MESDAMES (vous qui êtes mariées), MESDEMOISELLES (dès l’âge de trois ans) : Pensez à allumer les Bougies de Chabbat et de Yom Tov (jours de fêtes juives) avant l’entrée de Chabbat et des jours de fêtes.
  • MESSIEURS :
      Pensez à dire au moins le passouk « Chéma Israël… » avec les Tefillins chaque jour (sauf Chabbat et Yom Tov (jours de fêtes)).

En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 22 mars 2011

Combien faut-il donner ?

16 Adar II 5771 –  Paracha : Chémini / Chabbat Para

« Dès que rentre le mois d'Adar, nous cherchons à être plus joyeux »


Prêter de l’argent à autrui n’est pas une éventualité que la thora a émise. C’est une obligation. De même elle enjoint chacun d’entre nous de ne pas ignorer le devenir de notre prochain en lui donnant de l’argent s’il en a besoin. Pour autant, quelle somme maximale doit-on donner ? Est-ce 1/10 voir 1/5 de nos gains ? La ‘Hassidout souligne combien il est bien d’être capable de donner sans compter ses deniers, au delà de tous repères.
Dès lors quelle voie doit-on choisir ?
Chaque moment de la vie est propice à une attitude bien précise. Un homme ayant fauté qui désire revenir vers D-ieu pourra délivrer son âme divine de l’étau dans lequel il l’a enfermé par sa transgression, en donnant à outrance la charité. Pour autant, cette démarche est temporaire.
De même que durant l’année, un mois a été consacré à la pénitence, celui d’éloul, les onze autres étant dévoués à nos devoirs religieux quotidiens. De même, donner la tsédaka sans compter se limite à la période où nous nous tentons d’effacer nos fautes. Recherchant à travers cette attitude à apparaître devant D-ieu tels que nous étions avant la faute.
Cette idée d’action temporaire nous la retrouvons dans l’étude de la thora. Durant toute l’année, nous avons le commandement positif d’étudier toutes les parties de la thora. Que ce soit la thora écrite, la loi orale, les lois propres à chacune de nos fêtes...
Pour autant arrirve un moment dans l’année où la thora nous enjoint de nous limiter dans notre étude. Elle désire que nous nous consacrions exclusivement à l’étude des lois propres à une fête avant la venue de celle-ci. Par exemple : Connaître les lois de Pessa’h avant Pessa’h… .Etudier alors tous les domaines de la thora apparaît inapproprié.
Ainsi en est-il pour la Tsédaka. Réaliser de grosses entailles dans son budget, jusqu’à ne plus connaître de limites dans les dons pour les œuvres charitable est valable un temps. Celui nécessaire pour effacer nos fautes. Une fois cette période échue, nous nous devons de revenir vers un niveau de don à la tsédaka qui s’inscrit entre 1/10 et 1/5 de nos revenus.
Ces deux exemples soulignent à combien il faut donner la charité sans limite, lorsque la situation l’exige. Après cela, 1/5 ou 1/10 de nos gains sont les ratios vers lesquels la thora nous demande de tendre.
Que D-ieu fasse que les vies comme les efforts comme les sommes que notre peuple a donné depuis maintes générations afin de rester fidèle aux lois de la thora nous donnent le mérite de pouvoir vivre dès aujourd’hui les temps messianniques avec la venue de notre juste Machia’h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Chaarei Tsédaka-Chiourei Netina.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

jeudi 10 février 2011

Comment donner la Tsédaka ?

"Dès que rentre le mois d'adar, nous cherchons à être plus joyeux"

Différentes conditions accompagnent le don de la Tsédaka:
1. Nous ne devons pas être désobligeants envers quelqu’un qui tendrait la main.
2. Nous devons subvenir à ses besoins à hauteur de nos moyens.
3.Plus que tout nous devons le recevoir avec bienveillance. 
La première exigence de la Thora : Ne pas être désagréable se comprend. Gêner quelqu’un revient à transgresser un interdit de la Thora « ne pas faire honte à son prochain ». Pour autant le cœur de la charité semble évoluer autour de la seconde règle : subvenir aux besoins de son prochain.
S’il en est ainsi, pourquoi la Thora insiste plus que tout sur la nécessité d’avoir un visage souriant à l’égard d’une personne qui serait dans le besoin ?
Le traité Baba Battra (9b) enseigne que celui qui donne une pièce à un nécessiteux reçoit six bénédictions. Par contre celui qui saura lui parler avec douceur recevra onze bénédictions.
Pourquoi la Thora accorde-t-elle une telle importance à une parole amicale ?
C’est que le donateur investit toute sa personne pour pouvoir donner un sourire à son hôte. Par contre lorsqu’il lui remet de l’argent, il ne consacre à cette mitsva que ses gestes. Ceux qu’il a réalisés pour lui donner cette somme.
Pour autant un sourire ne peut contenter les besoins de notre prochain. C’est pourquoi nous devons toujours allier le geste concret à l’investissement global. Le don à la gentillesse.
La mitsva de Tsédaka est un acte fondamental dans la Thora. Nous devons donc apprécier à sa juste mesure le mérite que nous donne une personne qui nous demande la charité. En effet c’est grâce à elle que nous pouvons réaliser cette grande mitsva.
Nous comprenons dès lors pourquoi la mitsva de Tsédaka s’articule en trois points.

Que D.ieu fasse que le bon cœur et la générosité d’esprit dont a su faire preuve notre peuple au fil des générations intercèdent auprès du Créateur afin qu’Il accepte d’être charitable avec nous en retour, en nous délivrant de cet exil dès aujourd’hui grâce à la révélation de notre juste Machia’h.
  
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch - Chaarei Tsédaka.



 En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.