Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mardi 14 août 2012

De la manne à la viande, Depuis quand les Juifs sont-ils carnivores ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

27 Menahem Av 5772

On peut concevoir la vie comme opérant selon deux modes : le premier consiste en l'immersion dans le spirituel, loin du monde. Il suggère que l'on se trouve dans un état de calme et de sérénité, dans une relative inactivité. Cela est comparable au Chabbat. Et puis entre en jeu le second mode, l'entrée dans le monde et l'implication dans la matérialité : il faut faire face à tous les problèmes qu'ils suscitent, se battre pour les améliorer et créer un environnement supérieur, une société plus entière, un monde meilleur.

Le Chabbat et les jours de la semaine nous donnent un exemple de ce double mode de vie. Un autre exemple nous en est fourni par la prière quotidienne, la récitation du Chema et des autres prières, comparée à l'activité incessante d'un jour besogneux.

Ce double processus se trouve illustré dans la Torah. Dans le livre de Devarim (le Deutéronome), le cinquième livre de la Torah, nous trouvons le peuple juif campant dans le désert, sur la rive est du Jourdain, non loin de Jéricho. Ils sont dans la dernière année de leur long séjour dans le désert et leur grand chef, Moïse, qui approche maintenant de l'âge de cent vingt ans, les prépare à entrer en Terre d'Israël.

L'atmosphère dans le vaste campement du peuple juif, comprenant six cent mille foyers et décrit par nos Sages comme s'étendant sur plus de trente kilomètres carrés, est extraordinaire. Au centre, se tient le magnifique Sanctuaire, fait d'or, d'argent de bois de cèdre et de riches tapisseries. Il s'agit du prototype du Temple qui sera plus tard édifié à Jérusalem. Une colonne de nuée les escorte le jour, et une colonne de feu la nuit, exprimant la Présence Divine. Bien souvent, le peuple se rassemble et écoute les paroles pleines d'inspiration que leur délivre Moïse, paroles qu'il a également consignées dans le livre de Devarim, une forme unique de transcription de la parole de D.ieu.

Que mange le peuple ? La manne des cieux. Chaque matin, à l'exception du Chabbat, la terre aride qui entoure le campement se trouve couverte de cette douce substance qui ressemble à du cristal et que le peuple va ramasser. C'est là leur alimentation. Elle est délicieuse et, en fait, nos Sages nous disent qu'elle prend le goût de ce que l'on désire manger. Consommer la manne, c'est sentir que l'on participe à une expérience spirituelle. Elle ne possède pas la qualité d'un aliment réel, désirée par des fonctions naturelles. Quand on consomme la manne, on se sent empli de sainteté.

L’atmosphère spirituelle qui règne dans le Camp du désert n'est pas destinée à durer éternellement. Le dessein que D.ieu assigne au Peuple Juif est de pénétrer dans la Terre d'Israël, de semer et de récolter, d'élever du bétail et des troupeaux et lorsqu'il mangera, ce sera, au moins de temps à autre, animé par un réel « désir ». Il appréciera ce qu'il consomme, non seulement spirituellement, mais également physiquement.

Ce changement est symbolisé par le fait que c'est seulement en entrant en Israël que les Juifs vont pouvoir manger de la viande ordinaire. Dans le désert, la viande n'était consommée que comme partie intégrante d'un acte d'offrande dans le Sanctuaire. La Torah comprend un commandement spécifique instruisant le peuple sur le fait de manger « la viande du désir » quand ils vont entrer en Terre Sainte, incluant les lois de la Che'hita, l'abattage rituel nécessaire pour rendre la viande cachère.

Notre tâche, en tant que Juifs, ne consiste pas à rester dans l'atmosphère spirituelle du désert ou à se délasser dans un Chabbat long de sept jours, pas plus que de passer toute notre vie immergés dans la prière. Certes, nous avons besoin de ces moments, dans notre histoire en tant que peuple et dans nos cycles de vie hebdomadaires et quotidiens. Mais nous devons également être capables de nous lever, d'aller de l'avant et de pénétrer dans le monde du quotidien, de travailler pour l'améliorer. Une partie de ce processus implique de jouir de la vie, y compris de la nourriture et des autres plaisirs, d'une manière pénétrée de sens.

Et c'est ainsi que nous faisons pénétrer la divinité et la sainteté dans le monde pratique, dans les royaumes de notre désir. Les lois de la Torah, comme celles de la Che'hita et de la Cacherout pénètrent nos activités pratiques et terrestres et les élèvent à un nouveau degré de sainteté.

Il ne s'agit pas de la sainteté des quarante années du désert avec les colonnes de nuées et de feu. Cela va au-delà. Il s'agit de transformer ce monde, un monde de plaisir et de désir (et parfois de tentation), en une résidence pour D.ieu. C'est là notre réelle tâche, symbolisée par le passage de la manne à la viande, la transition du mode spirituel vers celui de la vie pratique et de la réalité.


Que D… fasse que notre volonté à unir le spirituel et le matériel dans notre vie quotidienne nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Issu d’un Discours du Rabbi de Loubavitch : Likoutei Si’hot - vol. 4, pp. 1108-1114.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 13 août 2012

Ambition et bénédiction (III)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

26 Menahem Av 5772

Resituons notre étude dans son contexte : La paracha de Reéh est toujours lue dans un temps lié au mois d'Eloul : soit le Chabbat qui précède et bénit le mois d'Eloul, soit le Chabbat Roch 'Hodech Eloul.


Cela peut apparaître surprenant, car, à première vue, non seulement la paracha de Reéh et le mois d'Eloul n'ont-ils aucun rapport entre eux, mais, au contraire, ils sont porteurs de significations apparemment opposées :

En effet, dans le mois d'Eloul, l'accent est mis sur l'effort de l'homme pour se rapprocher de D.ieu, le « bien-aimé », selon le verset du Cantique des Cantiques qui est l'acrostiche du mot « Eloul » : d'abord « Ani Lédodi - Je suis à mon bien-aimé », en conséquence de quoi l'homme mérite l'aide de D.ieu : « Védodi Li - mon bien-aimé est à moi ». 

À l'inverse, la paracha de Reéh souligne l'assistance et la bénédiction divine : « Reéh Anokhi notène lifnékhem hayom berakha - Regarde, Je donne aujourd'hui devant vous une bénédiction. »

Pour autant, la vraie question qui reste posée est : Qu'est-ce qui relie la paracha de Reéh avec le service divin « d'en bas », dont l'homme est à l'initiative et qu'il accomplit avec ses propres forces ?

Pour répondre à cela, il est nécessaire de rappeler que le service divin qui est attendu au mois d'Eloul n'est pas « de bas en haut » ou « de haut en bas », mais la fusion de ces deux mouvements en un seul.

En effet, le service divin « d'en bas » a l'avantage de provenir de l'homme lui-même, mais il est, de ce fait, nécessairement limité et sa portée est donc également limitée. L'assistance divine qui se révèle « d'en haut » à l'avantage d'être bien au-delà des limitations humaines, mais elle ne correspond justement pas aux efforts investis par l'homme. Il s'agit d'un « cadeau » de D.ieu.

Ce que l'homme doit faire au mois d'Eloul, c'est de servir D.ieu de ses propres forces, «d'en bas» (« Ani lédodi - Je suis à mon bien-aimé »), mais d'une façon qui le place au-delà de toute limite et le résultat sera en conséquence. C'est ce à quoi les mots « (mon bien-aimé est) à moi » font allusion.

Cependant, pour pouvoir réaliser cela, l'homme doit se tenir dès le début à un niveau très élevé, au-delà de toute limite !

C'est la raison pour laquelle on lit la paracha de Reéh avant le mois d'Eloul en tant que préparation à ce service de D.ieu. Il y est dit à l'homme : « Regarde », comprends, sois conscient du fait que « Je donne aujourd'hui devant vous une bénédiction ». La conscience de recevoir dans son âme le dévoilement du degré de Anokhi, l'Essence du Créateur, permet au Juif de servir D.ieu « d'en bas » de façon illimitée.


Que D. fasse que notre approfondissement dans cette étude nous donnent le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même.

Adapté d'un Discours du Rabbi de Loubavitch : Chabbat Reéh 1er jour de Roch 'Hodech Eloul 5751 (1991)

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu




En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Ambition et bénédiction (II)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

25 Menahem Av 5772


Resituons notre étude dans son contexte : La paracha de Reéh est toujours lue dans un temps lié au mois d'Eloul : soit le Chabbat qui précède et bénit le mois d'Eloul, soit le Chabbat Roch 'Hodech Eloul.

Cela peut apparaître surprenant, car, à première vue, non seulement la paracha de Reéh et le mois d'Eloul n'ont-ils aucun rapport entre eux, mais, au contraire, ils sont porteurs de significations apparemment opposées :

En effet, dans le mois d'Eloul, l'accent est mis sur l'effort de l'homme pour se rapprocher de D.ieu, le « bien-aimé », selon le verset du Cantique des Cantiques qui est l'acrostiche du mot « Eloul » : d'abord « Ani Lédodi - Je suis à mon bien-aimé », en conséquence de quoi l'homme mérite l'aide de D.ieu : « Védodi Li - mon bien-aimé est à moi ».

À l'inverse, la paracha de Reéh souligne l'assistance et la bénédiction divine : « Reéh Anokhi notène lifnékhem hayom berakha - Regarde, Je donne aujourd'hui devant vous une bénédiction. »

En fait, il semble plus logique de dire que Reéh est liée aussi avec le service divin qui se fait « de bas en haut » (bien qu'elle soit lue pendant les mois d'été dans lesquels le service de D.ieu est essentiellement « de haut en bas »), pour les raisons suivantes :

1. Bien qu'elle soit toujours lue pendant le mois de Av, elle est toujours liée à Eloul dans lequel le service divin se fait principalement « d'en bas », soit en le bénissant, soit en faisant partie de Roch 'Hodech Eloul.

2. Le mois de Av lui-même est lié au mois de Tichri (auquel Eloul est une préparation). 
En effet, on commence à se souhaiter « Ktiva ve'hatima tova », d'être inscrit et scellé pour le bien dans le livre de la vie, à partir du quinze Av.

D'autre part, les lettres du mot Aryeh, le lion (qui est la constellation dominante - le «mazal» du mois de Av), sont les initiales de Eloul (alef), Roch Hachana (rech), Yom Hakipourim (youd), Hochaana Rabba (hé), les étapes principales du mois de Tichri.

3. La conclusion de la paracha de Reéh traite des lois relatives à la fête de Souccot qui, comme tous les évènements des mois de l'hiver, relève du service divin qui se fait «d'en bas». 

Ainsi, la vraie question qui reste posée est : Qu'est-ce qui relie la paracha de Reéh avec le service divin « d'en bas », dont l'homme est à l'initiative et qu'il accomplit avec ses propres forces ?



Nous nous permettrons de prolonger l'étude de sujet dans la prochaine «Lettre de Torah» intitulée « Ambition et bénédiction (III) ». 

Que D. fasse que notre approfondissement dans cette étude nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même.

Adapté d'un Discours du Rabbi de Loubavitch : Chabbat Reéh 1er jour de Roch 'Hodech Eloul 5751 (1991) 


Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Ambition et bénédiction (I)

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

24 Menahem Av 5772

La paracha de Reéh est toujours lue dans un temps lié au mois d'Eloul : soit le Chabbat qui précède et bénit le mois d'Eloul, soit le Chabbat Roch 'Hodech Eloul.


Cela peut apparaître surprenant, car, à première vue, non seulement la paracha de Reéh et le mois d'Eloul n'ont-ils aucun rapport entre eux, mais, au contraire, ils sont porteurs de significations apparemment opposées :

En effet, dans le mois d'Eloul, l'accent est mis sur l'effort de l'homme pour se rapprocher de D.ieu, le « bien-aimé », selon le verset du Cantique des Cantiques qui est l'acrostiche du mot « Eloul » : d'abord « Ani Lédodi - Je suis à mon bien-aimé », en conséquence de quoi l'homme mérite l'aide de D.ieu : « Védodi Li - mon bien-aimé est à moi ».

À l'inverse, la paracha de Reéh souligne l'assistance et la bénédiction divine : « Reéh Anokhi notène lifnékhem hayom berakha - Regarde, Je donne aujourd'hui devant vous une bénédiction. »

Dans ce verset, chacun des mots exprime la qualité de la bénédiction qui émane d'En-Haut pour descendre sur le peuple juif : 

* « Reéh - Regarde » exprime une intériorisation du message beaucoup plus profonde, qui découle de la supériorité de la vision sur l'écoute. 

* « Anokhi - Je » exprime un degré du divin bien plus essentiel et élevé que lorsque D.ieu se révèle par l'autre terme pour « Je », à savoir « Ani ». En effet, la lettre khaf qui se rajoute à ce dernier pour former Anokhi représente le degré infini de Kéter (couronne) dont elle est l'initiale. 

* « Notène - donne » exprime le don divin qui se fait dans la joie. 

* « Lifnékhem - devant vous » signifie « au dedans de vous », car l'influence divine venue d'En-Haut se révèle d'abord dans les profondeurs de l'être et ensuite seulement dans sa partie superficielle. 

* « Hayom - aujourd'hui », exprime le dévoilement lié à la lumière du jour ainsi que l'éternité (car « aujourd'hui » désigne chaque jour) liée au dévoilement divin d'En-Haut. 

* « Berakha - bénédiction » désigne aussi une influence divine qui vient d'En-Haut, voire même une influence si élevée qu'elle ne peut se révéler dans notre monde de façon positive, mais seulement d'une façon qui semble être une malédiction (que D.ieu nous en préserve) comme le dit la fin du verset. 

Dès lors, comment peut-il exister un lien entre cette paracha qui exprime le dévoilement divin d'En-Haut avec le mois d'Eloul dont le sujet est l'effort de l'homme ici-bas ?

On peut a priori justifier cela par le fait que le mois d'Eloul doit constituer un bilan du service divin de l'homme envers D.ieu, pas seulement dans l'effort qui est fait «d'en bas», mais aussi de l'effort dans la révélation des forces de son âme, qui est un travail que l'homme effectue « d'en haut ». 


Nous nous permettrons de prolonger l'étude de sujet dans la prochaine «Lettre de Torah» intitulée « Ambition et bénédiction (II) ».

Que D. fasse que notre approfondissement dans cette étude nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia'h aujourd'hui même. 

Adapté d'un Discours du Rabbi de Loubavitch : Chabbat Reéh 1er jour de Roch 'Hodech Eloul 5751 (1991) 

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

mardi 7 août 2012

Rabbi Lévi Its'hak, Père de l'actuel Rabbi de Loubavitch

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

20 Menahem Av 5772

Rabbi Lévi Its'hak est le père de l'actuel Rabbi de Loubavitch. Il est né à Podovronka, en Russie Blanche et décédé à Tsaéli en 1944.

Il naquit le 18 Nissan 5638 (1878), à Podobranka, près de Homil, ville dont le Rav était son oncle maternel, Rav Yoël 'Haïkin. Il reçut le nom de son grand père. Dès son plus jeune âge, il accumula d'énormes connaissances de Torah et reçut, étant un jeune homme, l'ordination rabbinique des douze plus hautes autorités de la Russie, y compris de celles qui n'appartenaient pas au monde de la 'Hassidout.

Il épousa la Rabbanit 'Hanna, fille de Rabbi Meïr Chlomo Yanowsky, le Rav de Nikolaiev, à la veille d'un Chabbat précédant Chavouot. Le mariage fut célébré par le Rabbi Rachab qui, en maintes occasions, témoigna pour lui de la plus profonde estime. Dans un premier temps, Rabbi Lévi Its'hak vécut près de son beau-père et se consacra à l'étude, pendant près de dix-huit heures par jour. Puis, en 5669 (1909), à la demande du Rabbi Rachab, il devint le Rav de Yekatrinoslav, alors qu'il était tout juste âgé de trente et un ans. Il se consacra à cette tâche avec toute son ardeur. On raconte en particulier qu'il jeûnait le jour où il devait prononcer un divorce.

Un jour, en 5695 (1935), le gouvernement d'Ukraine convoqua une réunion de Rabbanim pour obtenir, sous la menace, qu'ils soutiennent le régime bolchevique. Le seul à leur tenir tête fut Rabbi Lévi Its'hak et, grâce à lui, aucun document ne fut signé. Une autre fois, Rabbi Lévi Its'hak dut célébrer un mariage en cachette et, pour compléter le Minyan, il appela un cadre du parti communiste, responsable de la surveillance du quartier. Il put le convaincre de venir et le mariage eut effectivement lieu. Plus tard, Rabbi Lévi Its'hak fut jugé parce qu'il continuait ses activités rabbiniques, malgré l'interdiction qui lui en avait été signifiée. Cet homme vint alors témoigner pour la défense de Rabbi Lévi Its'hak, affirmant que son comportement était irréprochable. Malgré les nombreuses pressions dont il faisait l'objet, il n'acceptait de donner sa garantie qu'aux Matsot fabriquées sans le moindre compromis avec la Hala'ha (loi juive) et, en Russie, tous savaient qu'à Pessa'h, il fallait se procurer des Matsot de Yekatrinoslav.

Rabbi Lévi Its'hak était d'une humilité hors du commun. Grand érudit de la Hala'ha, il savait trancher les problèmes les plus ardus et, versé dans la Kabbala, il pouvait donner l'explication profonde de chaque chose. Rabbi Lévi Its'hak fut arrêté le 9 Nissan 5699 (1939). Il passa neuf mois en prison, dans des conditions particulièrement dramatiques et, à la fin du mois de Kislev, fut condamné à cinq ans d'exil dans la partie asiatique de l'Union Soviétique. Il fut envoyé àTchaïly, dans le Kazakhstan. Là, il se trouva être le seul Juif et, dans les conditions les plus difficiles, continua à accomplir la Torah et les Mitsvot sans le moindre compromis. Grâce aux démarches des 'Hassidim, il put quitter Tchaïly et s'installer à Alma Atta, capitale du Kazakhstan. Quelques 'Hassidim se trouvaient déjà là, qui purent l'accueillir et bénéficier de son enseignement.

Malheureusement, il tomba très vite malade, usé par les souffrances et devint particulièrement faible. Il quitta ce monde le 20 Mena'hem Av 5704 (1944), peu avant le coucher du soleil. Il fut enterré à Alma Atta.


Que D. fasse que grâce aux efforts que nous développons afin de marcher sur les pas de Rabbi Lévi Its'hak comme de tous les Rébbéims, nous ayons le mérite de vivre dès aujourd'hui les temps messianiques en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

Un judaïsme dynamique, Et vous ?

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

19 Menahem Av 5772

Il existe des systèmes statiques et d’autres dynamiques. Le système statique semble avoir une structure solide et stable. Mais parce que, par définition, il ne change pas, après un certain temps, il peut arriver à se détériorer voire à s’effondrer. Par contre, un système dynamique est celui du mouvement, du changement et de la découverte.

Si vous deviez vous investir dans une affaire commerciale, vous pourriez vous demander: « statique ? Ou dynamique ? » Cela risquerait d’influencer votre décision, vous faire réfléchir si oui ou non vous allez prendre la direction de la société, ou, si vous étiez un banquier, y investir ou non de l’argent. Vous pourriez avoir la même approche à l’égard d’une communauté que vous voudriez rejoindre : « statique ? Ou dynamique ? » Y a-t-il une ambiance de dynamisme sain, une volonté d’avancer ou est-elle plutôt sage, plutôt ennuyeuse et fuie par la jeunesse ?

La même question peut se poser sur la vie juive de chacun. Nous pouvons être installés dans un mode statique, immuable. Nous sommes dans une « case » : nous gardons ce commandement, mais pas celui-là. Nous nous livrons à certains rituels juifs, régulièrement, mais pas à d’autres. De toutes les manières, pourrions-nous avancer, nous ne les avons jamais pratiqués, pourquoi commencer maintenant ? De toutes les façons, ce n’est pas grave, ce sont des sujets secondaires.

« Des sujets secondaires » ? C’est précisément ce dont il s’agit dans la Paracha de cette semaine (Eikev, Devarim 7, 12; 11, 25). Elle nous parle, et d’emblée, de cela. En fait, nous explique le Rabbi, la Torah nous met devant le défi de devenir plus dynamique dans notre approche de la vie juive.

Le commencement de la Paracha stipule : « En résultat d’avoir obéi à ces lois, de les avoir gardées et observées, D.ieu gardera pour vous l’alliance et l’amour qu’il a promis à vos Patriarches ».

Cela semble direct. Si l’on garde Ses lois, D.ieu veillera sur nous. C’est d’ailleurs une idée répétée à de nombreuses reprises dans la Torah. Il se peut que nous ayons des questions à ce propos, mais en soi, cette idée semble aisée à saisir.

Pourtant, le mot Eikev, ici traduit par « en résultat » possède plus d’un sens. C’est comme si, sur votre ordinateur, vous cliquez avec le curseur sur le mot et il s’ouvre sur autre chose. Eikev signifie également « talon ».

Le commentateur Rachi utilise ce sens du mot et l’explique dans le contexte : « Si vous gardez les lois mineures que les gens piétinent sous leurs talons », alors D.ieu vous donnera Son amour tout particulier. La conclusion est simple : le Juif doit observer non seulement les lois les plus importantes, mais également celles qui lui paraissent moindres.

Ainsi donc, il existe énormément de lois à observer : les plus importantes et les moins importantes ! Le Rabbi pose alors une question. Pourquoi disons-nous que certaines lois sont plus importantes et d’autres moins ? Parce que nous voyons une belle et solide structure dans le Judaïsme et que nous avons tendance à nous situer par rapport à un certain niveau de cette structure, de façon immuable. Nous nous disons : j’observe les commandements les plus importants, le reste n’a pas d’importance.

Cependant, poursuit le Rabbi, le Judaïsme est dynamique. Il nous faut toujours aller de l’avant. Ce que nous avons considéré comme « mineur » est, en fait, très important : sortez de vos petites cases et amorcez quelque chose de nouveau. Cela peut être mettre les Tefilines, pour un homme, aller au Mikvé, pour une femme mariée, étudier davantage la Torah, pour tous. Rachi nous explique que ce pas en avant dans notre conception de nous-mêmes et, en fait, de tout le Judaïsme, réalisera la promesse de D.ieu et l’expression de Son amour.


Que D… que notre investissement dynamique dans le service de D… nous donne le mérite de recevoir notre juste Machia’h en cet instant.

Adapté d’un Discours du Rabbi de Loubavitch - vol. 19, p. 86-93

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.

lundi 6 août 2012

Nos priorités dans notre service de D-ieu

Donnons la Tsédaka avant d’étudier notre « lettre de Torah » !

18 Menahem Av 5772

Moché nous enseigne quelles sont les mitsvot que nous devons particulièrement choyer. Quelles sont-elles ? Ceux sont celles que nous avons l'habitude de piétiner explique Rachi (7,12).


Le Midrach Tan'houma est le commentaire originel sur lequel Rachi appuie cet explication. Le consultant, il s'avère que le Midrach désigne les mitsvot que l'on relaie à plus tard comme étant celles que nous devons privilégier.

Finalement, quelles sont les mitsvot que nous devons particulièrement chérir. Celles que nous délaissons, ou celles que nous reportons ?

Toutes les mitsvot n'ont pas la même importance. A l'image d'un corps, certaines d'entre elles sont l'équivalent de la tête. D'autres sont aussi importantes que le coeur. D'autres enfin sont comparables au talon du pied. Un homme censé envisagera de réaliser en priorité les commandements comparés à la tête.

Celles-ci assurent à la néchama (âme divine) sa pérennité dans le corps. Selon cette même analyse, les mitsvot de moindre importance seront relayées à plus tard. Pour autant, cette approche est tronquée. Un juif se doit de considérer avec la même importance les mitsvot primordiales comme celles que nous « aurions pu » reporter à plus tard.

En agissant de la sorte, un juif est assuré de recevoir toutes les bénédictions de D-ieu. Qu'elles soient d'ordre matériel ou spirituel. C'est pourquoi Rachi souligne finalement que le respect immédiat de toutes les mitsvot ouvrira à l'homme toutes les portes.



Que D-ieu fasse qu'aujourd'hui encore, notre assiduité dans le respect de tous les commandements de la Torah, nous ouvre les portes de la délivrance ultime en recevant dès à présent notre juste Machia'h.

Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch- Likoutei Sih'ots Vol XIX, Si'ha I - Paracha Ekev

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l'oeil nu



En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.