Machia'h arrive, le saviez-vous?
En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil

mardi 9 septembre 2014

Weight Watchers

Le juste poids

par Mendel Kalmenson


« J’ai passé les meilleures années de ma vie à procurer aux gens les meilleurs plaisirs, à les aider à passer du bon temps, et tout ce que j’obtiens c’est d’être maltraité, c’est l’existence d’un homme traqué. »
Ce sont les mots d’Al Capone.
Oui, Al Capone, l’un des plus célèbres ennemis publics de l’Amérique, le sinistre chef de gang qui a mis Chicago à feu et à sang, a prononcé ces paroles se considérait comme un bienfaiteur public, un bienfaiteur incompris et méconnu.

Perdre du poids

« Ne commettez pas d’iniquité dans le jugement, avec de [fausses] mesures de poids et de liquide. Vous devez avoir des balances exactes et des poids exacts... Je suis l’Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte. »1
« [Je vous ai fait sortir d’Égypte] à condition que vous ayez des poids et des mesures précises. »2
Si la perte financière peut être mesurée, la perte d’intégrité ne peut pas l’être
Étonnamment, nous apprenons que la sortie d’Égypte était conditionnelle. Le Midrash ajoute même : « Si une personne refuse la mitsva d’avoir des mesures précises, c’est comme si elle nie la sortie d’Égypte ! »3
Avoir des poids justes est tellement important dans la Torah que, selon un Midrash,4 les Amalécites purent attaquer les Israélites parce que ceux-ci s’étaient relâchés dans l’observance de ce précepte.
Pourquoi une telle obsession du weight watching, de la surveillance des poids ?
Fait intéressant, l’interdiction relative aux poids défectueux inclut non seulement leur emploi, mais même leur possession,5 et même la création de poids imparfaits, indépendamment de leur usage futur.
Ce n’est pas simplement une mesure de précaution de sorte à éliminer toute tentation, ou pour s’assurer qu’ils ne seront pas utilisés par erreur. C’est la manifestation d’une tolérance zéro pour la fausseté.
Le mal inhérent au fait de posséder des poids défectueux a moins à voir avec la perte financière qu’il peut potentiellement causer qu’avec la perte d’intégrité.
C’est la raison pour laquelle une action en justice ne peut être intentée contre un voleur que si son butin s’élève à un minimum d’une proutah (la plus petite unité monétaire à l’époque talmudique), tandis que dans le cas de poids et mesures défectueux, aucun minimum n’est fixé.6
Car si la perte financière peut être mesurée, la perte d’intégrité ne peut pas l’être.
Cette idée éclaire le surprenant commentaire d’un éminent commentateur talmudique : « Il est possible que le fait de fabriquer de faux poids soit encore pire que celui de les posséder et de les utiliser... »7
On peut discuter sur le fait de savoir si la création de faux poids est pire que leur possession, mais comment peut-on prétendre que leur création est pire que leur utilisation pour voler concrètement ?
Sur la base de la distinction évoquée plus haut entre la perte d’argent et la perte de l’innocence, cette déclaration devient étonnamment claire.
L’un peut facilement être remplacé tandis que l’autre ne peut pas l’être.

La duplicité

Mais la perte d’intégrité n’existe-t-elle pas aussi dans le vol ? Pourquoi les mesures frauduleuses méritent-elles un traitement plus sévère ?
Celui qui détient de fausses mesures, en revanche, affirme au monde qu’il est honnête
De fait, il y a une grande distinction : le forfait du voleur moyen relève d’une malhonnêteté et d’un mal assumés. Celui qui détient de fausses mesures, en revanche, affirme au monde qu’il est honnête. « Regardez, proclame-t-il, j’emploie des poids et des mesures pour m’assurer que je ne vole pas le moindre centime ! » Et pourtant, tout en disant cela, il vole son prochain.
C’est un acte de duplicité.
L’essence du péché des fausses mesures – et ce qui le distingue de toutes les autres lois de la Torah destinées à protéger les biens personnels – est la duplicité.
Et la Torah interdit non seulement l’acte, mais aussi le fait d’en détenir chez soi les outils.
Car il n’est pas suffisant de ne pas tromper les autres ; on ne doit pas non plus se tromper soi-même.8

Interdit aux imbéciles

« Un ‘hassid n’est pas un imbécile », affirme un adage (évidemment) ‘hassidique.
Cette déclaration ne se réfère pas aux aptitudes intellectuelles, mais à une inébranlable conscience de soi.
Les ‘hassidim avaient coutume de dire que le seul crime qui soit pire que de tromper les autres, c’est de se tromper soi-même.
Dans une histoire, Rabbi Chmouel, le quatrième Rabbi de ‘Habad-Loubavitch, dit un ‘hassid à qui il manquait cette qualité ‘hassidique de base et qui croyait avoir tout le monde dans sa késhené (sa poche arrière) :
« Seul un imbécile croit qu’il dupe le monde. Il se trompe, évidemment, car le seul qu’il réussit à duper, c’est lui-même. Est-ce un grand kuntz [exploit ou astuce] que de duper un imbécile ? »
Dans les mots du Talmud : « La connaissance de la maladie est la moitié de la guérison. »
Sur une note plus légère, un homme d’affaires ignora une fois les conseils qu’il avait reçus de son Rabbi pour ses affaires. Malheureusement, il perdit une fortune et se retrouva avec d’énormes dettes.
Honteux et n’ayant pas d’autre choix, il se rendit chez son Rabbi pour solliciter une bénédiction.
« Comment puis-je t’aider ? » demanda le Rabbi, qui était au courant de sa perte.
Le ‘hassid lui répondit avec un conte :
« Le voleur du village s’introduisit une nuit dans une maison en passant par la cheminée.
Si vous tombez dans une cheminée, nettoyez-vous, et cherchez une sortie
« Après avoir secoué la suie et la poussière dont il était recouvert, il fut choqué de se retrouver face à face avec le rabbin du village qui avait passé la soirée à étudier.
– Puis-je vous aider ? demanda le rabbin distraitement.
– J’ai eu une question que je voudrais vous poser, répondit le voleur.
– Dites.
– Vi krikht men aroys foun danet ? (« Comment sort-on d’ici ? »)
Le Rabbi sourit.
Si vous tombez dans une cheminée, nettoyez-vous, et cherchez une sortie.

Quelle leçon pour nous ?

Un journaliste yiddish rendit une fois visite au Rabbi. Il parla du « vieux monde » et ils évoquèrent des souvenirs. Au passage, le Rabbi déclara : « Ici, en Amérique, quelques-uns des mois juifs du calendrier auraient besoin d’être renforcés. »
Le Rabbi poursuivit avec un jeu de mots : « Prenez, par exemple, le mois de‘Hechvan, qui vient de ‘Hechbone Hanefech » qui signifie auto-évaluation.
Si seulement nous renforcions notre introspection, notre auto-évaluation et notre prise de conscience, notre monde serait bien meilleur.
Imaginez ce que Chicago aurait été si Al Capone avait pratiqué une certaine dose de ‘Hechbone Hanefech.

NOTES
1.Lévitique 19,35-36.
2.Rachi sur le verset.
3.Torat Cohanim. Voir Korban Aaron sur ce passage.
4.Tan’houma 8. Voir aussi Rachi sur Deutéronome 25,17.
5.Même si on n’a aucune intention d’employer une mesure défectueuse pour une quelconque transaction commerciale et même, affirment nos Sages, si ce récipient de mesure sert dans l’immédiat seulement de pot de chambre ! (Maïmonide, Lois Relatives au Vol 7:3).
6.Maïmonide, ibid., 8:7.
7.Min’hat ‘Hinoukh, mitsva 258.
8.Basé sur un discours du Rabbi, publié dans Likoutei Si’hot vol. 27.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



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lundi 8 septembre 2014

Le don du pauvre

Ne pas le sous-estimer

par Mendel Kalmenson



Au bout de trois millénaires, la mitsva de charité, donnée par D.ieu à nos ancêtres dans le désert, a doucement commencé à s’installer dans la réalité du monde.
La société d'aujourd’hui commence heureusement à mettre en valeur les actes de philanthropie.
Et bien que beaucoup de ces dons soient motivés par la publicité – les publicistes intelligents de notre époque savent que les actes charitables améliorent de façon substantielle la popularité de leurs clients –, cela même est édifiant sur la progression des valeurs morales de la civilisation moderne et de ses attentes vis-à-vis de ceux qu’elle adule.
La charité ne signifie pas seulement remplir des estomacs vides, mais également nourrir les cœurs malheureux...Ce que l’on perd souvent de vue, cependant, est le fait que la charité ne signifie pas seulement remplir des estomacs vides, mais également nourrir les cœurs malheureux, les esprits ignorants, les consciences perdues et les âmes stagnantes.
Alors qu’une désormais célèbre sentence juive statue : « Celui qui sauve une vie est considéré comme s’il avait sauvé un monde entier »,1 selon l’un des Sages du Talmud, « Celui qui enseigne la Torah au fils de son voisin est considéré par l’Écriture comme s’il l’avait créé. »2
En clair, la sagesse juive voit le sauvetage de la vie physique et le don de la vie spirituelle comme les deux côtés de la médaille de la charité. À certains, on donne de l’argent, à d’autres, on donne du sens.

Une leçon de charité

Plusieurs fois dans l’année, en général à l’époque de Roch Hachana et de Pessa’h, le Rabbi adressait une lettre ouverte « aux fils et filles d’Israël, où qu’ils se trouvent ». Elle était imprimée et distribuée aux communautés juives à travers le monde, traduite, publiée dans les journaux, etc. Ce qui suit est un extrait, en traduction libre, de la toute première « lettre collective » écrite par le Rabbi, datée du 18 Eloul 5710 (31 août 1950), quelques mois après la disparition de son beau-père, le précédent Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn.3
L’homme, comme toutes les créatures... possède à la fois un corps et une âme. Et tout comme il y a ceux qui sont pauvres dans leur corps et dans leurs besoins physiques, il y a aussi des pauvres dans l’esprit et dans les besoins spirituels. Aussi, la mitsva de la charité comprend-elle à la fois la charité matérielle et la charité spirituelle. Selon les paroles de nos Sages : « [Il est écrit :] “Si tu vois une personne dénudée, tu dois la couvrir.”4 Qu’est-ce que cela signifie ? Si tu vois une personne nue de paroles de Torah, emmène-la chez toi, apprends-lui à lire le Chéma et la prière, enseigne-lui... et enjoins-la d’accomplir les mitsvot... »5
Et voici la « bombe », un enseignement qui, à mon sens, défie l’intuition :
« Il n’existe pas dans le peuple d’Israël d’homme ou de femme qui ne puisse, d’une manière ou d’une autre, influencer son prochain juif » – Le RabbiEn ce qui concerne la charité matérielle, la loi stipule que le pauvre a aussi l’obligation [de donner], car même la personne la plus nécessiteuse peut trouver un moyen d’aider un autre pauvre.6 La même chose s’applique à la charité spirituelle. Il n’existe pas dans le peuple d’Israël d’homme ou de femme qui ne puisse, d’une manière ou d’une autre, influencer son prochain juif et le rapprocher de la crainte du Ciel, de la Torah et des mitsvot.
Dans le même esprit, le Rabbi citait souvent la merveilleuse parole ‘hassidique : « Si tu ne connais que aleph (la première lettre de l’alphabet hébreu), enseignealeph ! »
Mais comment est-ce possible ? nous demandons-nous immédiatement.
« Comment, moi qui suis un étudiant en difficulté avec peu d’éducation, un débutant, tout au plus, puis-je avoir la ‘houtspah d’enseigner à d’autres ce que je ne connais moi-même que si peu ? » sommes-nous tentés de demander.
Une bonne question, effectivement. Et, à la célèbre manière juive, on peut y répondre par une meilleure question encore, posée par le Rabbi dans l’entrevue suivante :
Herb Brin, un auteur réputé et rédacteur dans quatre journaux, rencontra le Rabbi après être devenu le rédacteur en chef du journal juif basé à Los AngelesHeritage. L’entrevue privée dura six heures. À un moment donné, l’échange suivant eut lieu : 
« Rabbi, je viens d’être nommé rédacteur en chef d’une publication juive. Le problème est que je ne connais que très peu de choses sur mon peuple et son héritage. Ai-je le droit d’émettre des jugements dans mes éditoriaux alors que je ne comprends pas l’hébreu, que mon éducation juive a été tronquée et que je ne sais que quelques fragments de Yiddish ? »
Le Rabbi le regarda dans les yeux et lui dit : « Avez-vous le droit de taire la part que vous connaissez ? »
Comment puis-je promouvoir la pratique d’un style de vie avec lequel je ne suis pas encore en phase ?Magnifique, mais qu’en est-il de cette question : disons qu’en tant qu’étudiant, j’ai le droit, voire l’obligation d’enseigner, d’informer, d’éduquer, de partager desinformations avec ceux qui ne sont pas informés. Mais comment oserais-je encourager les autres à observer lespratiques juives ? Comment promouvoir la pratique d’un style de vie avec lequel je ne suis pas encore bien en phase ?
Voilà encore une bonne question ; à laquelle on peut réponde par une meilleure question.
Un étudiant s’approcha du Rabbi au milieu d’un rassemblement ‘hassidique pour dire le’haïm. Le Rabbi se tourna vers lui et lui demanda s’il encourageait et aidait ses amis étudiants à mettre les Téfilines chaque jour.  « Mais, Rabbi, reconnut le jeune homme, moi-même je ne mets pas les Téfilines tous les jours ! »
« En quoi est-ce de leur faute... ? » répliqua le Rabbi avec un sourire.
En somme, le Judaïsme nous enseigne qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour donner au pauvre, d’être érudit pour enseigner à celui qui ne sait pas et d’être parfait pour aider les autres à se perfectionner.

NOTES
1.Sanhédrine 37a.
2.Ibid. 99b.
3.Publiée dans Iguerot Kodech vol. 3, p. 463-4.
4.Isaïe 58,7.
5.Tanna Devei Eliyahou Rabbah, chap. 27.
6.Code de Loi Juive, Yoreh Deah 248:1.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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vendredi 5 septembre 2014

Trouver son compte dans la charité
par Yossy Gordon


Un collecteur de charité rendit un jour visite à un homme fortuné, dans l’espoir de recevoir un don. Le riche lui expliqua poliment combien il aurait aimé lui donner, mais qu’il ne le pouvait pas, ayant déjà donné sa part de charité pour l’année. Comme preuve, il lui désigna un tas de reçus d’institutions de bienfaisance sur son bureau.
Le collecteur regarda la pièce autour de lui, remarquant le luxe du mobilier de cette riche demeure. Respectueusement, il demanda à son hôte s’il pouvait partager un mot de Torah avec lui. L’homme riche acquiesça.
 « À l’époque de notre Saint Temple à Jérusalem, commença-t-il, un Juif propriétaire de bétail avait l’obligation de donner la dîme de son troupeau. Comment cela se faisait-il ? Il parquait le bétail dans un enclos et en ouvrait la porte, ne les laissant sortir qu’un par un. Alors que les animaux sortaient de l’enceinte, il comptait : un, deux, trois, etc. Quand il comptait le dixième, il marquait l’animal avec de la teinture rouge. Cet animal était alors mis de côté pour être emmené à Jérusalem.
« Une question est posée au sujet de cette façon de faire, poursuivit le collecteur. Pourquoi faire endurer à l’éleveur tout ce processus de parquer les animaux, puis de les faire sortir et les compter un par un ? Pourquoi ne pas plutôt prélever d’emblée dix pour cent du troupeau, en y ajoutant quelques bêtes supplémentaires pour être certain de ne pas donner moins que la dîme, et éviter ainsi cet exercice en apparence aussi fastidieux qu’insensé ?
« La réponse, conclut le collecteur, est qu’un message très profond est communiqué à l’éleveur à travers ce processus. À chaque animal qui sort de l’enclos, c’est comme si le Tout-Puissant lui disait : “Le premier est pour toi, le second est pour toi, le troisième est pour toi...” Après avoir donné au propriétaire neuf bêtes, le Tout-Puissant n’en demande qu’une seule. Et après avoir obtenu de garder neuf bêtes sur dix, l’éleveur est satisfait, et prend conscience que toute sa richesse vient de D.ieu et que, bien qu’il donne, il reçoit beaucoup plus. »
Le message fut compris. Le riche homme pris conscience de combien il était béni et fit, de bon cœur, un généreux don au collecteur.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



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jeudi 4 septembre 2014

Votre glace intérieure

Combattre la glace par la glace

par Naftali Silberberg



La glace.
Froide. Gelée. Polaire. Dure, rigide et inébranlable.
Sur le plan humain, la glace représente l’indifférence, la froideur émotionnelle, l’imperméabilité au changement, la résistance à l’inspiration.
Il n’est donc pas surprenant que l’ennemi suprême de notre peuple, la nation d’Amalek, soit associé à la froideur.
« Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek, sur le chemin, lorsque tu sortais d’Égypte. Comment il t’a rencontré en chemin... » (Deutéronome 25,17)
Le mot hébraïque pour « rencontré » est kar’ha, qui peut également être traduit pas « qui t’a refroidi ».
Après avoir vécu le miraculeux Exode, la non moins impressionnante ouverture de la mer et avoir été nourris quotidiennement par de la manne tombée du ciel, nos ancêtres baignaient dans une vague de chaleur spirituelle. Chauds, excités, inspirés, au sommet des sommets.
Il n’est pas surprenant que l’ennemi suprême de notre peuple soit associé à la froideur.Leur chaleur, et leur aura d’invincibilité, irradiait alentour, de sorte qu’aucune nation n’osait les affronter. Aucune nation, sauf une. Amalek fut insensible à cette chaleur, et se lança à l’attaque des Israélites pour mettre un paquet de glace sur leur brûlant enthousiasme. Miracles ? Quels miracles ?...
Ils entreprirent de refroidir notre passion, et il nous est enjoint de ne jamais oublier ce glacial coup de poignard, et de les éradiquer de la surface de la terre.
Et, au plan personnel, il y a un Amalek infiltré à l’intérieur de chacun d’entre nous. C’est cette voix froide qui tente de nous inoculer une indifférence glacée et de nous immuniser contre la passion et l’inspiration. Cet Amalek-là, aussi, doit être détruit.
Comment cela ?
Il semblerait que l’antidote le plus évident à la glace soit la chaleur. Avec suffisamment de chaleur, vous pouvez faire fondre un glacier.
Mais il y a un autre moyen...

La glace.
Froide. Gelée. Polaire. Dure, rigide et inébranlable.
Sur le plan du service spirituel, la glace représente un engagement absolu et immuable envers D.ieu.
Pas un engagement basé sur des émotions (la chaleur), pas un engagement fondé sur l’amour et la crainte du Créateur ou sur la conscience de l’importance et de la beauté de Son service. Car, en définitive, une telle relation est basée sur une perception de soi : j’aime, je crains, je ressens, j’apprécie, je comprends...
Et quand mon service de D.ieu dépend de ma chaleur et de mon excitation, il fluctue de jour en jour, voire de minute en minute. Certains jours seront chauds et ensoleillés ; d’autres seront froids et nuageux.
Mais si l’engagement n’est pas mû par la chaleur et la passion, par ce que je veux et ce que je ressens, mais par ce qui est voulu de moi, alors il est régulier et constant, et non sujet à des remous et des variations. Parce que ce dont on a besoin de ma part ne change pas.
Dans sa description du char céleste, Ézéchiel décrit la « terrible glace » qui se tient au-dessus des saintes ‘Hayot (Ézéchiel 1, 22).
Quand mon service de D.ieu dépend de mon excitation, certains jours seront chauds et ensoleillés, d’autres seront froids et nuageuxLes ‘Hayot sont des anges qui, comme nous le disons dans notre prière chaque matin, servent leur Maître dans un « grand tumulte ». Leur excitation lorsqu’ils chantent les louanges de D.ieu et proclament Sa sainteté est au-delà de toute description.
Mais il y a quelque chose au-dessus d’eux, un service supérieur au leur.
La glace.
Et ne prenez pas celui qui sert D.ieu avec une détermination glacée pour une mauviette. Ne pensez pas que son manque d’égo ou d’ambition personnelle fait de lui une bonne poire.
C’est tout le contraire : sa détermination n’est pas mitigée par des considérations d’égo et de fierté personnelle. Il tient ferme, quoi qu’il puisse survenir. Sa détermination peut faire couler des navires réputés insubmersibles.
Alors, si vous voulez faire fondre votre glace intérieure, faites donc.
Mais je vous recommande de combattre la glace par la glace.1

NOTES
1.Basé sur un discours du Rabbi, parachat Vayichla’h (14 Kislev) 5744 (1983). Publié dans Hitvaadouyot 5744 (vol. 2) p. 806-808.



Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



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mercredi 3 septembre 2014


Amalek

L’ennemi juré du divin

Basé sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch
Merci à  MeaningfulLife.com


Toute l’assemblée des Enfants d’Israël voyagea... et ils campèrent à Refidim...
[Moïse] appela l’endroit « Épreuve et Querelle » à cause de la querelle des Enfants d’Israël et parce qu’ils avaient éprouvé l’Éternel en disant : « D.ieu est-Il parmi nous ou non ? »
Et Amalek survint et attaqua Israël à Refidim...(Exode 17,1-8)
Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek sur la route, lorsque vous sortiez d’Égypte. Qu’il t’a rencontré en chemin et s’est jeté sur tous ceux qui trainaient derrière toi, quand tu étais fatigué et épuisé ; il ne craignait pas D.ieu. Aussi... tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. N’oublie pas. (Deutéronome 25,17-19)
Le peuple juif venait de vivre l’une des plus grandes manifestations de la puissance divine de l’histoire. Dix fléaux surnaturels avaient contraint la plus puissante nation sur terre de les libérer de leur servitude. La mer se fendit devant eux et la manne tombait du ciel pour les nourrir. Comment ont-ils pu demander : « D.ieu est-Il parmi nous ou non ? »
Pourtant, telle est la nature du doute. Il y a celui qui doute sur la base d’un questionnement rationnel. Il y a celui qui doute du fait de ses motivations et de ses désirs subjectifs. Mais il y a aussi celui qui doute, purement et simplement. C’est un doute irrationnel, plus puissant encore que la raison. Un doute qui neutralise les arguments les plus convaincants et les expériences les plus inspirantes d’un simple haussement d’épaules cynique.
Tel fut le doute qui rendit les Juifs susceptibles d’être attaqués par Amalek. Amalek, dans le domaine spirituel, est l’essence même de l’indifférence irrationnelle, une indifférence sans aucun fondement. Dans les mots du Midrache :
À quoi l’incident (d’Amalek) est-il comparable ? À un bain brûlant dans lequel personne n’aurait pu entrer. Vint un scélérat qui sauta dedans. Bien qu’il s’y brûlât, il le refroidit pour les autres.
De même, quand Israël sortit d’Égypte et que D.ieu fendit la mer devant eux et y noya les Égyptiens, les nations furent prises de terreur devant eux. Mais quand Amalek vint et les défia, bien qu’il reçût d’eux son dû, il refroidit1 la crainte des nations du monde à leur égard.2
C’est pourquoi Amalek et ce qu’il représente constitue l’ennemi ultime du peuple juif et de sa mission dans la vie. Comme Moïse le proclama à la suite de la guerre contre Amalek : « D.ieu a juré par son trône ; D.ieu est en guerre avec Amalek pour toutes les générations. »3 La vérité peut réfuter les arguments logiques qu’on lui oppose. La vérité peut même l’emporter sur les instincts et les désirs égoïstes de l’homme, car intrinsèque à la nature de l’homme est l’axiome selon lequel « l’esprit domine le cœur », c’est-à-dire qu’une personne est capable d’apprécier si fort une vérité que celle-ci en devient enracinée dans son caractère et accomplie dans son comportement. Mais les facultés rationnelles de l’homme sont impuissantes contre un Amalek qui saute dans un bain bouillant, qui se moque effrontément de la vérité et refroidit les moments les plus exaltés de l’homme en lâchant avec dédain un simple « Et alors?... ».

Le goulot d’étranglement

Amalek a attaqué Israël « sur la route, lorsqu’[ils] sortaient d’Égypte », alors qu’ils se dirigeaient vers le mont Sinaï pour y recevoir la Torah de D.ieu et leur mandat comme Son peuple. Ici aussi l’histoire reflète les rouages ​​de l’âme : le moment de l’attaque historique d’Amalek décrit les circonstances internes dans lesquelles la plaie du doute sans fondement se manifeste.
Dans la Haggadah de Pessa’h, nous disons : « Dans chaque génération, on doit se considérer comme était soi-même sorti de Mitsraïm. » Mitsraïm, le nom hébraïque de l’Égypte, signifie « étroitesse » ; sur le plan personnel, cela fait référence à ce que l’enseignement ‘hassidique appelle « l’étroitesse du cou » qui s’interpose entre l’esprit et le cœur.
Tout comme, sur le plan physique, la tête et le cœur sont reliés par un passage étroit, le cou, il en est de même dans le sens spirituel et psychologique. Car, s’il est vrai que l’esprit possède une supériorité innée sur le cœur, exercer cette supériorité – c’est-à-dire diriger et façonner ses sentiments et ses désirs pour qu’ils soient conformes à ce que l’on sait être juste – est une tâche difficile et éprouvante. C’est l‘« Exode de Mitsraïm » qui incombe à chaque génération : le défi individuel de négocier l’étroitesse de son « cou » psychique pour surmonter les tentations matérielles, la subjectivité émotionnelle, l’ego et l’intérêt personnel qui minent l’autorité de l’esprit sur le cœur et entravent son influence sur le caractère et le comportement de la personne.
Tant qu’une personne demeure prisonnière de sa mitsraïm personnelle, elle fait face à de nombreuses atteintes à son intégrité. Tant qu’elle n’a pas réussi à faire de son esprit l’axe autour duquel tout tourne, ses instincts et ses traits de caractère – telles que la cupidité, la colère, la quête du pouvoir et du plaisir immédiat  – peuvent l’emporter sur elle. Mais une fois qu’elle réalise son « Exode » personnel de l’étroitesse de son psychisme, une fois qu’elle fait de sa connaissance et de sa compréhension de la vérité la force déterminante dans sa vie, la bataille est presque gagnée. Elle pourra être confrontée à des idées et des rationalisations négatives, mais sans les distorsions qui découlent de l’intérêt personnel, la vérité triomphera. Elle pourra être tentée par des instincts et des désirs négatifs, mais si l’esprit gouverne le cœur dans sa vie, il y mettra un frein et, finalement, les transformera.
Mais il reste un ennemi qui continue de menacer même après l’Exode : Amalek. Amalek « connaît son Maître et se rebelle consciemment contre Lui ». Amalek ne conteste pas la vérité avec des arguments, ni même avec des motivations égoïstes. Il n’en tient tout simplement pas compte. À l’axiome « Faites la vérité parce qu’elle est vraie », Amalek répond : « Et alors ?... » Armé de sa seule‘houtspah, Amalek saute dans la baignoire bouillante et conteste l’incontestable. Et, ce faisant, il en refroidit l’impact.

Au-delà de la raison

Comment répondre à Amalek ? Comment affronter l’apathie, le cynisme, le doute insensé à l’intérieur de soi ? La formule que propose la Torah est contenue dans un seul mot : Zakhor – « Souviens-toi ».
Dans le Tanya,4 Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi traite de la foi en D.ieu inhérente à l’âme juive. La foi n’est pas quelque chose qu’il faut atteindre. Elle doit seulement être révélée, car elle fait partie du tissu même de l’essence de l’âme. La foi, continue Rabbi Chnéour Zalman, transcende la raison. Par la foi, on s’attache à la vérité infinie de D.ieu dans sa totalité, contrairement à la perception atteinte par la raison, qui est définie et limitée par la finitude de l’esprit humain.
Ainsi Rabbi Chnéour Zalman explique le fait étonnant que, tout au long de l’histoire juive, des milliers de Juifs ont sacrifié leur vie plutôt que de renoncer à leur foi et à leur lien avec le Tout-Puissant, parmi lesquels beaucoup qui n’avaient que peu de connaissance et d’appréciation conscientes de leur judéité, et qui ne la pratiquaient pas dans leur vie quotidienne. Lors de leur moment de vérité, quand ils se rendaient compte que leur identité en tant que Juifs était en jeu, leur foi intrinsèque – une foi qui ne connaît pas de limites ou d’ambiguïté – se manifestait, et l’emportait sur tout le reste.
Amalek est irrationnel et totalement insensible à la raison et la réponse à Amalek est également supra-rationnelle. La réponse du Juif à Amalek est de se souvenir : d’invoquer les réserves de foi supra-rationnelle dans son âme, une foi qui peut rester enterrée et oubliée sous la masse des implications et des imbroglios de la vie dans ce monde. Une foi qui, lorsque l’on s’en souvient, peut relever tous les défis moraux, rationnels ou pas.

NOTES
1.Le mot hébraïque karkha qui signifie “il t’a rencontré”, employé par le verset pour décrire l’attaque d’Amalek contre Israël, se traduit aussi : “il t’a refroidi”.
2.Midrache Tan’houma, Ki Tetsé 9.
3.Exode 17,16.
4.Chapitres 18-19.

Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



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mardi 2 septembre 2014


Le repentir quantique

Le photon et vous

par Arnie Gotfryd


Imaginez que vous puissiez transformer vos plus grandes dettes en vos plus précieux actifs. Un beau rêve, n’est-ce pas ?
Eh bien sachez que cela ne relève pas de la divagation fantaisiste, mais que telle est la réalité au quotidien, aussi bien d’après les dernières avancées scientifiques que d’après le Judaïsme.
Pour comprendre cela, tournons-nous vers le monde subatomique, vers le domaine quantique, et considérons une fascinante propriété de la nature, un fait des plus étranges : la dualité onde-particule.
L’idée en est que les choses sont ce que vous choisissez qu’elles soient, littéralement. Par exemple, lorsque des photons traversent une barrière percée de deux fentes, vous pouvez choisir de les observer en tant qu’onde, auquel cas ils sont nécessairement passés par les deux fentes, ou en tant que particules, auquel cas ils ne sont passés que par une seule des deux fentes. C’est vous qui déterminez la réalité.
Mais il y a encore plus étrange. Une implication de ce « pouvoir de l’observateur » est qu’une fois que vous avez choisi de considérer le photon comme une onde, il aura été une onde depuis le moment où il a été émis. De même, si vous choisissez de l’observer comme une particule, il n’est pas seulement une particule au moment où vous l’observez, mais rétroactivement depuis son origine.
« Wow ! » s’écrie l’esprit logique. « Comment est-il possible qu’une observation que je fais maintenant change ce qu’il y a eu auparavant ? Cela n’a aucun sens. Il y certainement une erreur dans cette théorie. »
Mais il n’y a pas d’erreur. En 1978, le physicien John Wheeler imagina une expérimentation cognitive pour tester cet effet de « voyage temporel » que les observateurs ont sur les systèmes quantiques et, en 1984, cela fut prouvé en laboratoire et reproduit depuis des dizaines de fois. Il n’y a, aujourd’hui, plus aucun doute à ce sujet. Les choix de l’observateur déterminent l’histoire passée des quanta, sur des nanosecondes, des minutes ou des millénaires.
Nous recréons toute l’histoire et même la préhistoire quand nous ouvrons nos yeux le matin !Et ce n’est pas seulement affaire d’un proton ou d’un neutron de-ci de-là. L’univers entier est fait de cela, de sorte que toutes les observations partagent cette propriété remarquable. Nous recréons toute l’histoire et même la préhistoire quand nous ouvrons nos yeux le matin !
Toutefois, sur le plan du Judaïsme, ce n’est pas si étrange que cela. Les Juifs célèbrent le renouvellement de l’univers chaque jour dans leur prière du matin, où l’on glorifie D.ieu qui « renouvelle quotidiennement et constamment l’œuvre de la Création ». Et tout ceci à cause de nous, puisque le Talmud déclare que « chaque personne à le devoir de dire : “C’est pour moi que le monde a été créé.” »
Mais toute cette histoire de réalité rétroactive a une portée spirituelle encore plus profonde. Elle évoque le pouvoir de la techouvah, « le repentir », traduit avec plus d’exactitude en « retour » ou encore « restauration ».
Nous avons tous certaines choses à réparer en préparation pour la Nouvelle Année. Mais il y a en cela différents niveaux. Il y a une réparation basique qui consiste à rectifier une erreur, réparer un dégât, payer une dette, revenir à zéro. Mais il y a un autre mode de techouvah, plus élevé, dans lequel le négatif est transformé en positif. Une techouvah dans laquelle les erreurs deviennent des atouts et où même les fautes intentionnelles deviennent des mérites. Où l’obscurité est transformée en lumière.
Et c’est là que les photons peuvent illuminer également notre vie spirituelle. En choisissant de revenir de la meilleure manière possible, nous démontrons à notre Créateur que nous sommes en phase avec la possibilité de nous réinventer, de transcender la résilience, de surpasser même le tikoun olam et d’atteindre une perfection en nous-mêmes et dans le monde.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


En chaque génération vit un homme qui attend avec impatience de pouvoir libérer son peuple de l’exil.



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lundi 1 septembre 2014


Le mois d'Eloul - en bref

Le mois de la miséricorde divine



Sonnerie du Choffar à la synagogue pendant le mois d'Eloul - peinture par l'artiste 'hassidique Zalman Kleinman
Sonnerie du Choffar à la synagogue pendant le mois d'Eloul - peinture par l'artiste 'hassidique Zalman Kleinman

En tant que dernier mois de l’année juive, Eloul est traditionnellement une période d’introspection et de bilan, propice à passer en revue ses actions et ses progrès spirituels de l’année écoulée et à se préparer pour les « Jours Solennels » de Roch Hachana et Yom Kippour.
Étant le mois de la « Miséricorde et du Pardon Divin », Eloul est un temps particulièrement propice à la Téchouva (« retour » à D.ieu), à la prière, à la charité, et à un regain d’Ahavat Israël (l’amour envers son prochain juif) dans le souci de s’améliorer et de se rapprocher de D.ieu.
Pour décrire la teneur spirituelle du mois d'Eloul, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a donné une parabole édifiante :
D.ieu est tel un roi qui parcourt la campagne à la rencontre de son peuple, réservant à tous ceux qui s'approchent de lui un accueil bienveillant et souriant. Cette proximité avec le roi élève les paysans de leur condition et, lorsque le roi part vers la ville, les gens du peuple le suivent.
Il les laisse l'accompagner dans toutes les étapes de sa progression, jusqu'à pénétrer dans le palais où il se révèle dans toute sa royale splendeur.
Ainsi, au mois d'Eloul D.ieu est proche de nous, accueillant et bienveillant. Cette proximité nous donne les forces spirituelles de nous élever de notre quotidien, de sanctifier encore plus notre vie. C'est ainsi que nous méritons d'être avec Lui lorsqu'Il se révélera comme Roi de l'univers, lors de Roch Hachana et Yom Kippour.
Voici quelques coutumes et pratiques du mois d’Eloul :
  • Chaque jour du mois d’Eloul (excepté le Chabbat et le dernier jour du mois) nous sonnons le Choffar (corne de bélier) en appel au repentir.
  • En écrivant une lettre ou en rencontrant un ami, nous nous bénissons mutuellement en nous souhaitant ketiva va’hatima tova, ce qui signifie « Puisses-tu être inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année ».
  • Le chapitre 27 du Livre des Psaumes et ajouté aux prières quotidiennes, le matin et l’après-midi.
  • Le Baal Chem Tov a institué la coutume de lire trois chapitres de Psaumes supplémentaires chaque jour, depuis le 1er Eloul jusqu’à Yom Kippour (à Yom Kippour les 26 chapitres restant sont récités de sorte à finir le livre).
  • Eloul est un temps approprié pour faire vérifier ses téfilines et ses mézouzot par un scribe certifié pour s’assurer de leur bonne condition et qu’ils sont aptes à l’usage.
  • Les prières de Séli’hot sont récitées, pour les Séfarades, durant tout le mois, et pour les Ashkénazes (et c’est également la coutume ‘Habad), durant la dernière semaine d’Eloul, lors des jours qui mènent à Roch Hachana, la première nuit à minuit puis, les autres jours, tôt le matin.
Enfin, le 18 Eloul, ou « 'Haï Eloul », est le jour anniversaire de la naissance duBaal Chem Tov, le fondateur du 'Hassidisme, en 1698 et de Rabbi Chnéuor Zalman de Lyadi, fondateur du 'Hassidisme 'Habad, en 1745. C'est un jour particulièrement puissant, qui insuffle une vitalité redoublée au service divin du mois d'Eloul.
Que D-ieu protège et guérisse miraculeusement tous nos soldats comme chacun des enfants d'Israël, partout dans le monde, Qu'il venge leur sang, et qu'Il ne nous prodigue à partir de maintenant que des douceurs palpables à l’œil nu.


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